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Le chien cet être sociable ou pas !

Le chien cet être sociable ou pas ! Sociable, oui… mais pas avec tout le monde !

Avec Queeny, j’ai appris que la sociabilité n’est pas une question de quantité, mais de qualité. Elle adore certains chiens, en ignore d’autres, et préfère souvent l’humain calme et patient à celui qui se penche sur elle en tapant des mains. Et c’est très bien ainsi.

Pourtant, j’entends souvent cette phrase : “Oh, elle n’est pas très sociable, votre chien ?” Comme si le chien idéal devait aimer tout le monde, tout le temps. Cette idée, profondément ancrée, traduit une confusion entre sociabilité et disponibilité permanente. Mais un chien, comme un humain, a le droit d’avoir ses affinités, ses limites, et même… ses moments. Les besoins d’espace, d’observation ne doivent jamais être ignorés …

Sociable ne veut pas dire universellement disponible.

Être sociable, ce n’est pas tout aimer

En éthologie, un animal sociable est un individu capable de communiquer correctement avec ses congénères, de gérer les interactions et d’éviter les conflits. Cela ne veut pas dire qu’il recherche systématiquement le contact : un chien peut être parfaitement équilibré et préférer observer de loin plutôt que jouer.

La sociabilité, c’est la compétence relationnelle, pas la promiscuité forcée. Un chien qui s’éloigne, se détourne ou choisit ses partenaires exprime une forme d’intelligence sociale : il s’autorégule.

L’éducation ne consiste pas à rendre le chien amical avec tout le monde, mais à lui apprendre à gérer les interactions sans stress.

Quand l’humain confond éducation et performance sociale

Nous projetons souvent nos propres attentes sociales sur nos chiens : il “doit dire bonjour”, “doit jouer”, “ne doit pas grogner”. Mais ces injonctions viennent de notre regard, pas du sien.

Le besoin de “montrer un chien parfait” crée parfois une pression invisible : celle de forcer la sociabilité. Sur les réseaux, dans la rue, dans les clubs, on voit des chiens crispés qu’on pousse vers d’autres, alors qu’ils auraient préféré détourner le regard. Résultat : incompréhension, tensions, et parfois morsures évitables.

Un chien équilibré n’est pas celui qui aime tout le monde, mais celui qu’on laisse choisir ses relations.

Savoir communiquer, c’est déjà être sociable

Les chiens possèdent un langage subtil, souvent méconnu des humains : les signaux d’apaisement. Découverts et décrits par Turid Rugaas, ils servent à prévenir les conflits : bâiller, détourner le regard, s’ébrouer, s’éloigner, renifler le sol… Ce sont des manières polies de dire : “je ne veux pas d’ennui, laissons tomber.” Queeny approche toujours les chiens que l’on croise en effectuant un arc de cercle … parfois elle reste à distance et s’éloigne dans la direction opposée, parfois elle fait des appels au jeu ou à l’interaction … Il n’y a pas de règle ou de manuel pour son fonctionnement … Du coup, je m’adapte en permanence !

SignalSignification probable
Détourner le regard“Je ne te menace pas.”
Bâiller, s’ébrouerDétente, évacuation du stress.
Renifler le solApaisement, désintérêt.
Faire un arc de cercleApproche polie et pacifique.
Se figer ou s’éloignerBesoin d’espace.

Un chien qui s’écarte communique . C’est qu’ il n’ignore pas, il évite un conflit.

Forcer l’interaction, ignorer ces signaux ou les « corriger » empêche le chien de s’exprimer. Et un chien qui n’a plus la possibilité de communiquer… finit souvent par mordre pour se faire comprendre. C’est souvent là que le bât blesse : quand les autres ne respectent pas l’éloignement de nos chiens, en incitant les leurs à aller au contact.

Sociabilité VS exposition forcée

Certains programmes d’éducation recommandent encore des séances d’“immersion sociale” : faire côtoyer plusieurs chiens en liberté pour “qu’ils apprennent à s’entendre”. Mais cette surstimulation est souvent une fausse bonne idée : le chien y subit plus qu’il n’apprend.

La vraie socialisation repose sur la progressivité et le respect du seuil de tolérance. Un chien “sélectif” n’est pas difficile : il sait avec qui il se sent bien. Et c’est une compétence précieuse.

Forcer la sociabilité, c’est nier la personnalité.

La fausse sociabilité

On pense parfois qu’un chien qui saute sur tous les congénères “aime tout le monde”. En réalité, il s’agit souvent d’un manque de codes sociaux : excitation, maladresse, voire anxiété. Un chien véritablement sociable sait s’ajuster : il observe, temporise, et ne s’impose pas. Un chien calme n’est pas froid. Il est compétent socialement.

Cultiver une sociabilité saine

La clé n’est pas de multiplier les rencontres, mais de choisir les bonnes.

  • Offrir des interactions équilibrées, avec des chiens tolérants et calmes.
  • Lire les signaux et intervenir avant le conflit.
  • Récompenser les comportements posés et la politesse canine (“bravo, tu as choisi de t’éloigner”).
  • Apprendre au chien qu’il peut dire non sans crainte, et qu’on le protégera si l’interaction devient inconfortable.

Un chien qui fait confiance à son humain pour gérer les situations n’a plus besoin de se défendre seul. Il faut intervenir lorsque nos chiens nous sollicitent !

C’est toute la difficulté de doser… Intervenir trop tôt risque d’être contreproductif, trop tard risque de faire régresser. D’où, il faut connaitre son chien, les signaux et être à l’écoute de ses sollicitations pour intervenir lorsqu’il souhaite être exfiltré de la situation. J’entends, écouter son chien pas les gens,… Il m’est déjà arrivé que Queeny me sollicite et l’humain d’en face me disait « non mais laisser, ils vont s’habituer » … Si mon chien marque le stop, c’est stop ! Je me fous de l’avis de Jean-Patrick !

Conclusion

Être sociable, pour un chien, ce n’est pas aimer tout le monde. C’est savoir communiquer, choisir, et respecter l’espace des autres. Notre rôle d’humains, c’est d’écouter ces nuances et de les défendre, même quand le monde autour nous juge.

Avec Queeny, j’ai appris que la vraie réussite éducative, ce n’est pas la performance sociale, mais l’équilibre émotionnel. Un chien bien dans ses pattes n’est pas celui qui dit bonjour à tous les passants, c’est celui qui se sent compris, respecté, et libre d’être lui-même.

Elle a peu d’amis canins, mais ce sont des amitiés « relax » : ils jouent, s’écoutent, se respectent, se promènent ensemble sans être intrusifs. Du coup, la qualité prime sur la quantité, et je ne laisse personne remettre en question la sociabilité de mon chien… Elle gère ses amitiés et ses interactions avec bon sens, à sa convenance !

Respecter un chien, c’est accepter qu’il n’ait pas envie et le féliciter quand il le dit avec douceur

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AU SUJET DE L’AUTEUR

QUEENY & JULIE

Julie a fondé MDIAQ en 2016. Amoureuse des chiens depuis sa plus tendre enfance, elle a souhaité partager sa passion en l’alliant à son domaine de prédilection; à savoir, l’écriture. En 2024, afin d’ouvrir le blog a des contenus plus « humains », elle décide de développer BIAW. L’objectif étant de partager également des thématiques féminines ancrées dans l’ère du temps. Qui est Julie ? Passionnée de littérature, arts, photographie et shopping. Historienne de formation, curieuse, et animée constamment par l’envie d’enrichir ses connaissances. Ce blog était donc une évidence. Toujours en duo, elle partage son quotidien avec une adorable croisée border collie, prénommée Queeny, depuis 10 ans. Suivre le duo sur Instagram

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