Danger : les mauvaises pratiques avec un chien ne sont pas toujours volontaires, mais leurs effets peuvent être profonds. Entre méconnaissance, conseils d’un autre temps et réactions émotionnelles, il est facile de tomber dans des travers éducatifs qui abîment la relation sans qu’on s’en rende compte. Comprendre pourquoi ces méthodes posent problème, et comment les remplacer par des approches plus respectueuses, est essentiel pour le bien-être du chien… et celui de l’humain.
Crier, perdre patience, rappeler en punissant… et autres travers éducatifs courants
On vous a peut-être dit qu’il fallait “s’imposer”, “ne pas se laisser faire”, “être le chef”. On vous a peut-être conseillé d’ignorer, de crier, de secouer la laisse, d’utiliser une saccade “pour qu’il comprenne”. Et pourtant, bien souvent, le résultat est l’inverse de ce que l’on espérait : un chien qui se crispe, qui n’ose plus, qui évite… ou qui “désobéit” davantage. Cet article clarifie ce que vit le chien, ce qui se passe côté humain, et comment faire autrement, avec des repères issus de l’éthologie, de la psychologie de l’apprentissage et des sciences humaines.

D’où viennent ces mauvaises pratiques ?
Les mauvaises pratiques avec un chien ne viennent pas de la malveillance. Elles s’enracinent souvent dans des théories anciennes, des réflexes humains et une pression sociale bien réelle.
Pendant longtemps, l’éducation canine s’est construite sur un modèle hiérarchique : celui du mythe du “chef de meute”. On croyait qu’il fallait “dominer” son chien pour qu’il obéisse. Cette idée, issue d’observations menées sur des loups captifs dans les années 1970, a pourtant été remise en cause depuis. Les loups sauvages ne fonctionnent pas selon une logique de domination permanente, mais selon des liens familiaux et une communication fine. Transposée au chien de compagnie, cette vision du rapport de force a créé des attentes irréalistes et souvent injustes.
Une autre influence majeure vient de ce qu’on appelle “l’école du faire cesser”. Dans cette approche, on cherche avant tout à inhiber un comportement indésirable, par un “non !”, un coup de laisse, ou une punition, plutôt qu’à enseigner un comportement de remplacement. Résultat : le chien comprend qu’il doit s’arrêter, mais pas ce qu’il devrait faire à la place. Cela bloque l’apprentissage et crée souvent de la confusion.
Enfin, la confusion entre punition et apprentissage reste très fréquente. Punir peut effectivement interrompre une action sur le moment, mais cela n’apprend rien au chien. Pire : cela peut associer la situation ou la personne à une émotion négative, rendant les interactions futures plus difficiles.
Toi aussi…
Côté humain, plusieurs facteurs expliquent ces dérapages. Le stress et la fatigue font perdre patience : on hausse la voix, on tire sur la laisse, on réagit au lieu d’agir. Le cerveau, en surcharge, revient à des comportements réflexes. À cela s’ajoute le biais de confirmation : “j’ai crié et il s’est arrêté, donc ça marche”. En réalité, le chien s’est souvent figé sous l’effet du stress, voire, de la peur, sans avoir réellement appris.
La pression sociale joue aussi un rôle important. Au parc, dans la rue, sous le regard des passants ou de la famille, la honte ou la peur d’être jugé pousse à réagir plus fort. Enfin, nos objectifs sont parfois flous : on veut un chien “sage”, sans toujours savoir ce que cela signifie concrètement. Cette absence de clarté rend la communication confuse et fragilise la relation.
Ce que comprend (vraiment) un chien
Pour bien éduquer un chien, il faut d’abord comprendre comment il apprend. L’apprentissage canin ne repose pas sur la domination, mais sur des mécanismes simples et puissants que la science du comportement a largement étudiés.
Le premier pilier est le conditionnement opérant. C’est le principe selon lequel un comportement suivi d’une conséquence agréable a plus de chances de se reproduire. Si le chien obtient une récompense après une action, il l’intégrera rapidement. À l’inverse, une conséquence désagréable peut freiner ce comportement, mais au prix d’effets secondaires : peur, évitement, voire agressivité défensive. Punir “fonctionne” parfois à court terme, mais dégrade la confiance et la sécurité émotionnelle du chien.
Le second pilier est le conditionnement classique. Il agit sur le plan émotionnel : le chien associe des sensations ou des émotions à des situations, des personnes ou des lieux. Par exemple, si un rappel est souvent suivi d’une frustration (la laisse, la fin de la promenade), le mot “viens” peut devenir désagréable à ses yeux. Il n’ignore pas par défi, mais par association négative.
L’accumulation de stress influence aussi fortement le comportement. Ce phénomène, appelé trigger stacking, correspond à l’empilement de petites tensions qui réduisent la tolérance du chien. Une simple stimulation peut alors déclencher une réaction excessive. Apprendre à repérer ces signaux précoces aide à éviter les débordements et à préserver la sérénité du duo humain-chien.
Enfin, il ne faut pas négliger les besoins fondamentaux de l’espèce : flairer, explorer, mâcher, bouger, se reposer. Ce sont des activités vitales. Les empêcher sans offrir d’alternative génère frustration et tension. Permettre à un chien d’exprimer ces comportements naturels, dans un cadre sécurisé, renforce l’équilibre émotionnel et facilite l’apprentissage.
La clé à retenir : un chien répète ce qui fonctionne pour lui et ce qui apaise son état interne. Notre rôle n’est pas de “casser” un comportement, mais de rediriger vers des options compatibles avec la vie humaine, puis de renforcer chaque progrès.
dES travers fréquents (et quoi faire à la place)
Certaines habitudes paraissent anodines, mais peuvent saboter les apprentissages du chien sans qu’on s’en rende compte. Voici les travers les plus courants et des pistes simples pour faire autrement, avec respect et efficacité.
Le rappel
Beaucoup de personnes rappellent leur chien sur un ton fâché, juste avant de rattacher la laisse. Le chien finit par comprendre que “venir” marque la fin de la liberté. Dans sa tête, rappel = punition. Résultat : il hésite, traîne, ou reste à distance.
Pour changer la donne, faites du rappel un moment joyeux et gratifiant. Associez-le à une pluie de récompenses : friandises, caresses, jeu, enthousiasme. Et surtout, ne faites pas du rappel la fin systématique de la balade : dans 80 % des cas, rattachez, récompensez… puis relâchez-le avec un “Va !”. Cette alternance entretient la motivation. Utilisez un mot-clé court ou un sifflet associé à du positif, variez les récompenses, et transformez le rappel en petit jeu dynamique (“viens et repars”). Si vous devez rattacher définitivement, ajoutez toujours une activité sympa juste après (flairage, mini-jeu). Le chien ne doit plus craindre d’obéir.
Avec Queeny, j’ai essentiellement travaillé au sifflet pour des raisons logistiques. Notre terrain de jeu étant la plage, par le bruit des vagues et le vent, ma voix était souvent masquée par ces bruits environnants, le sifflet est donc une bonne solution. Cela étant, chacun doit trouver l’outil le plus adapté à son duo.
Tirer en laisse
Face à un chien qui tire, beaucoup réagissent par des saccades, des cris ou un collier coercitif. Or, cela ne fait qu’aggraver la tension : le chien tire davantage, le stress monte, et l’environnement devient source d’inconfort. D’autant que soyons cash … Quasi tous les chiots tirent en laisse, c’est l’impatience et la joie de la jeunesse et des découvertes, pas la fin du monde !!
Pour rétablir une marche sereine, changez de stratégie. Optez pour un harnais confortable en Y et, si possible, une longe pour lui offrir un peu de liberté. Marquez et récompensez chaque instant où la laisse reste détendue, même une seconde ! Vous pouvez aussi utiliser la méthode du “stop-and-go” : on s’arrête quand la laisse tend, on repart dès qu’elle se détend.
Autre astuce : le “U-turn joyeux”, qui consiste à changer de direction en invitant le chien d’un ton gai. Et surtout, pensez à récompenser la marche calme… par la permission d’aller flairer. Ce principe, appelé Principe de Premack, transforme la balade en apprentissage coopératif.
C’est ce que j’ai utilisé avec Queeny car la plage est vaste et pour sa sécurité, je voulais rester éloignée des sorties, donc entre deux sorties, nous nous installions pour travailler. On pratiquait des changements de direction façon jeu, en courant, en marchant, au ralenti, on se posait au sol pour un câlin ou un temps d’observation …
Sauter sur les invités
Un chien qui saute cherche souvent le contact. Même un “non” ou un geste brusque peut renforcer le comportement, car cela reste une interaction sociale. Plus on le repousse, plus il revient à la charge.
Mieux vaut scénariser les arrivées : placez un tapis cible et déposez quelques friandises au sol avant l’entrée des invités. Expliquez leur de saluer seulement quand les quatre pattes sont au sol. Ainsi, le chien apprend que le calme permet la rencontre. Renforcez les postures incompatibles avec le saut : un “assis” ou un simple regard posé devient le sésame pour recevoir attention et caresses.
Aboiements à la fenêtre ou à la porte
Beaucoup de chiens aboient pour prévenir d’un mouvement dehors ou d’une présence inconnue. Crier “tais-toi !” ne fait qu’ajouter du bruit et de la tension. Le chien pense que vous participez à l’alerte : il aboie davantage.
Commencez par gérer l’environnement : un film occultant, un éloignement du point de vue, ou une pièce plus calme peuvent réduire les stimulations. Puis enseignez un comportement alternatif, comme “viens” ou “tapis”, renforcé systématiquement.
Enfin, montrez votre intérêt pour l’alerte (“merci, j’ai vu”), puis redirigez vers une tâche calme. Cette simple validation suffit souvent à apaiser le chien et à préserver sa confiance. Perso, je prenais l’habitude de m’assoir à côté et de commérer avec elle … en surjouant « Oh regarde, il fait quoi tu crois ? il nettoie sa voiture … Ohlala on devrait le faire aussi, non? » Note à moi-même … En y songeant… clairement elle en a besoin notre voiture, en ce moment … On repartait vaquer à d’autres occupations … Cela ne dure que 5 minutes mais ça contribue à renforcer la confiance de mon chien… En elle, sur sa capacité à être utile en prévenant. Aussi, envers moi, sur ma capacité à prendre en considération ses alertes et donc son jugement.
Protection de ressources
Quand un chien grogne près d’un os ou d’un jouet, le réflexe humain est souvent de lui retirer brutalement l’objet. C’est une erreur. Punir le grognement, c’est supprimer un signal d’avertissement précieux. Le chien apprend alors à ne plus prévenir, augmentant le risque de morsure “sans signe avant-coureur”.
La bonne approche consiste à rétablir la confiance. Mettez en place des échanges gagnant-gagnant : offrez une friandise de grande valeur en échange de l’objet, puis rendez le. Ces échanges progressifs installent la sécurité. Aménagez aussi des zones calmes où le chien peut mâcher sans être dérangé. Et surtout, considérez le grognement comme une information, pas une provocation : il vous guide vers un apprentissage plus sûr.
Peur et réactions phobiques
Feux d’artifice, aspirateur, vétérinaire… La peur fait partie de la vie d’un chien, mais la forcer à disparaître est contre-productif. Les expositions massives (“flooding”) ou les réactions du type “il doit s’habituer” aggravent la détresse.
La solution repose sur la désensibilisation et le contre-conditionnement : présenter le stimulus de façon très progressive, toujours à une intensité que le chien peut gérer, et l’associer à quelque chose d’agréable. Offrez-lui des échappatoires, un coin refuge, et restez un soutien calme et présent. Contrairement aux idées reçues, réconforter un chien effrayé ne renforce pas la peur : cela renforce sa sécurité émotionnelle. Enfin, question de bon sens, lorsqu’un chien a peur de quelque chose, exemple, la foule ou les congénères … Il semble cohérent de ne pas utiliser la surexposition, la contrainte, et d’autres procédés de tordus pour régler le problème. Cela revient à cette pratique archaïque humaine qui visait à jeter à l’eau un enfant qui en avait peur … Faut combattre le mal par le mal, qu’ils disaient…
Tu vas devenir un « bonhomme mon gars »…
Regarde … comme un poisson dans l’eau !
Je crois qu’il coule ? Il coule non ?
Mais non… il apprend !
Bref… Il est donc temps de sortir de la caverne, non ?
“On a tous crié un jour” : lecture psycho & socio
Crier sur son chien, perdre patience, se sentir dépassé… cela arrive à tout le monde. Ce n’est pas un signe de malveillance, mais un indicateur d’émotion, de surcharge ou de malaise. Comprendre ce qui se joue derrière ces réactions humaines permet de sortir du jugement et d’entrer dans une vraie compréhension mutuelle.
Côté psychologique
Un chien perçoit tout : notre ton de voix, notre posture, notre respiration, notre tension corporelle. Lorsqu’on crie, il n’entend pas seulement le son, il reçoit une alerte. Dans son langage émotionnel, un cri équivaut à un signal de danger. Il passe alors en hypervigilance, prêt à réagir plutôt qu’à apprendre.
Sur le plan psychologique, ces moments traduisent souvent une difficulté de régulation émotionnelle. Le chien ne “désobéit” pas par défi ; il fait ce qu’il peut dans un contexte précis. Mais l’humain, lui, vit une dissonance cognitive : “je l’aime, mais je crie”. Ce conflit intérieur génère de la culpabilité, parfois compensée par plus de rigidité, pour se “rassurer”. C’est une spirale bien connue : plus on se sent coupable, plus on tente de justifier notre réaction.
Perso, j’ai crié une seule fois et je me suis sentie mal après. Elle approchait d’une procession de chenilles processionnaires … J’ai hurlé de peur pour qu’elle revienne. Evidemment, elle s’est figée par peur, non pas des chenilles mais de moi… Je me suis rapidement reprise et j’ai réajusté. En lui montrant la procession comme étant le danger ! Depuis, elle connait le mot « dangereux » et s’éloigne immédiatement pour se coller à mes jambes lorsque je l’utilise. Cela a pris du temps mais nous avons travaillé et trouvé une méthode, notamment, parce que j’ai géré mes peurs en ritualisant l’alerte …
S’ajoute la projection : nous prêtons au chien des intentions humaines, “il se moque”, “il sait très bien ce qu’il fait”. En réalité, il agit selon sa motivation, son émotion et son apprentissage du moment. Nommer ces mécanismes aide à replacer la situation dans son juste cadre : celui d’un être vivant en apprentissage, pas d’un adversaire.
Côté sociologique
Nos comportements envers les chiens sont aussi façonnés par la société. Le regard des autres pèse lourd. Dans la rue, au parc, en famille, chacun porte en lui un script culturel : “un chien bien élevé ne tire pas”, “il doit obéir”. Ces normes implicites poussent à la performance immédiate, souvent au détriment de la pédagogie.
Certaines méthodes “dures” restent valorisées parce qu’elles offrent une illusion de contrôle. Un chien figé ou silencieux “fait bonne impression”. Pourtant, apprendre ne consiste pas à éteindre un comportement, mais à le rendre compréhensible et gérable pour les deux partenaires. Reconnaître cette pression sociale aide à se détacher du regard extérieur et à revenir à l’essentiel : la relation.
Les alternatives qui construisent vraiment l’apprentissage
Éduquer, c’est enseigner, pas contraindre. Pour que le chien comprenne et prenne plaisir à coopérer, quelques repères simples changent tout.
Clarifier le comportement cible
Dire “sois sage” ne veut rien dire pour un chien. Il a besoin d’actions concrètes et observables : venir quand on l’appelle, poser les pattes au sol, marcher deux mètres sans tirer, aller sur son tapis. Ce qui se définit clairement peut se renforcer efficacement.
Fractionner les apprentissages
Un rappel dans un parc plein d’odeurs ne s’improvise pas. Comme pour tout élève, il faut des paliers progressifs : commencer dans le salon, poursuivre dans le jardin, puis dans une rue calme, avant d’affronter l’environnement stimulant du parc. La progressivité protège la motivation et la confiance.
Renforcer intelligemment
Le renforcement n’est pas qu’une friandise. C’est tout ce que le chien trouve agréable : jouer, explorer, courir, être félicité. Variez les récompenses pour entretenir l’intérêt. Utilisez un marqueur clair, un “Oui !” ou un clic, au moment précis où le chien réussit. Et pensez au principe de Premack : ce que le chien veut faire peut devenir la meilleure récompense. Par exemple, attendre calmement avant d’aller flairer un arbre.
Soigner l’hygiène émotionnelle
Un bon apprentissage repose sur un bon état interne. Un chien fatigué, stressé ou surexcité n’apprend pas. Préférez de courtes séances, bien rythmées, avec des pauses et des moments de repos. Offrez lui toujours une issue apaisante, un tapis, une pièce calme, et repérez les signes d’agacement avant qu’ils ne débordent. Intervenir avant la crise, c’est préserver la relation.
Le saviez-vous ?
Quelques repères simples changent tout dans la relation avec votre chien.
Un grognement n’est pas un signe d’agressivité, mais une information. C’est une alarme bienveillante qui dit “je ne suis pas à l’aise”. Le punir, c’est couper ce signal et rendre les situations futures plus risquées.
Le calme n’est pas un “non comportement”. C’est une action apprise, observable : respiration apaisée, posture relâchée, chien posé sur son tapis. Et comme tout apprentissage, il se renforce.
“Ignorer” un comportement ne suffit pas. Cela n’enseigne pas ce qu’il faut faire à la place. Proposez toujours une alternative claire et réalisable : aller sur le tapis, venir au rappel, prendre un jouet.
Enfin, on peut réconforter un chien peureux sans “renforcer la peur”. Une émotion ne s’apprend pas comme un comportement. Offrir du soutien, c’est nourrir la sécurité intérieure, pas la crainte.
Check-list anti-dérapage
À garder sous la main, à relire avant chaque séance d’éducation, ou quand la tension monte :
- Respirez profondément avant d’agir. Trois secondes suffisent à remettre du calme dans le lien.
- Nommez clairement l’objectif : “je veux des pattes au sol”, “une laisse détendue”, “un rappel joyeux”.
- Choisissez une alternative à renforcer, plutôt qu’un comportement à punir.
- Réduisez la difficulté : moins de distance, moins de distractions, plus de chances de réussite.
- Récompensez chaque micro-progrès, même discret.
- Terminez toujours sur une réussite : c’est elle que le chien retiendra.
En conclusion : enseigner plutôt que contraindre
Crier, punir, serrer les dents… sur le moment, cela soulage. Mais cela n’enseigne rien. Ces réactions abîment la confiance et érodent la relation. L’éducation moderne du chien ne cherche pas à produire un animal “parfait” : elle construit un binôme qui se comprend.
Un chien n’essaie pas de “tester vos limites”. Il cherche des solutions qui soulagent son état interne : se rassurer, obtenir de la clarté, retrouver de la cohérence. Notre rôle est de rendre ces solutions compatibles avec le monde humain, tout en les rendant désirables pour lui. C’est ainsi que naît une véritable coopération, celle où chacun apprend de l’autre, sans peur, sans rapport
Annexes pratiques
Matériel recommandé: Harnais en Y, laisses de 2 à 3 mètres, longe de 10 à 15 mètres, tapis-cible, pochette à friandises avec deux compartiments (valeur “standard” et “jackpot”).
Vocabulaire utile
Marqueur : mot ou clic qui “photographie” le bon comportement au moment précis où il se produit.
Principe de Premack : utiliser ce que le chien veut faire (explorer, courir, flairer) comme récompense d’un micro-comportement.
Désensibilisation / contre-conditionnement : exposer faiblement à ce qui inquiète, associer à du positif, et progresser lentement.
Rappel : les 6 règles d’or pour éduquer sans nuire
- Observer avant d’agir. Chaque comportement a une raison. Comprendre le pourquoi évite de réagir sur le comment.
- Prévenir plutôt que punir. On apprend mieux quand on se sent en sécurité. Un cadre cohérent vaut mille “non” criés.
- Remplacer, pas supprimer. Plutôt que d’interdire, proposez une alternative claire et désirable. (Ex : “Va sur ton tapis” plutôt que “Ne saute pas !”)
- Valoriser le calme. Le calme n’est pas un état vide : c’est un comportement à renforcer activement.
- Penser relation, pas contrôle. L’éducation, c’est un dialogue, pas un bras de fer. Votre cohérence construit sa confiance.
- Finir sur une réussite. Toujours clore une séance sur un moment positif. L’émotion finale est celle qui s’ancre.
En résumé : Enseigner, c’est guider vers la bonne réponse, pas sanctionner la mauvaise.

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AU SUJET DE L’AUTEUR

QUEENY & JULIE
Julie a fondé MDIAQ en 2016. Amoureuse des chiens depuis sa plus tendre enfance, elle a souhaité partager sa passion en l’alliant à son domaine de prédilection; à savoir, l’écriture. En 2024, afin d’ouvrir le blog a des contenus plus « humains », elle décide de développer BIAW. L’objectif étant de partager également des thématiques féminines ancrées dans l’ère du temps. Qui est Julie ? Passionnée de littérature, arts, photographie et shopping. Historienne de formation, curieuse, et animée constamment par l’envie d’enrichir ses connaissances. Ce blog était donc une évidence. Toujours en duo, elle partage son quotidien avec une adorable croisée border collie, prénommée Queeny, depuis 10 ans. Suivre le duo sur Instagram


