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L’Arthrose chez le chien

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Abordons la questions de l’arthrose chez le chien; mieux comprendre pour mieux accompagner sa boule de poils

La maladie et ses traitements

Vieillesse et douleurs ne sont malheureusement pas que monnaie courante chez les bipèdes que nous sommes… elles concernent aussi nos poilus, canins ou félins. Une des douleurs les plus répandues dans le règne des mammifères ? La douleur arthrosique.

Elle n’est pas l’apanage des humains, et tous les mammifères peuvent en effet en souffrir un jour ou l’autre. Mais qu’est-ce que l’arthrose ? Peut-on l’éviter ? la soigner ? Comment est-elle prise en charge pour nos compagnons à fourrure ?

Depuis peu, les problèmes de douleurs sont heureusement pris en charge en compte également chez nos poilus, et leur douleur ne doit donc plus être leur quotidien. Les avancées sont nombreuses dans ce domaine, et c’est tant mieux !

Avant l’été, nous avons été contactées par Zoétis, un laboratoire qui développe et commercialise de nombreux médicaments à destination de nos poilus, dans le cadre du lancement d’un nouveau produit révolutionnaire dans le traitement des douleurs arthrosiques.

Après avoir participé à leur conférence de presse, et discuté avec le Dr Antoine Fordin, vétérinaire de l’équipe de recherche, nous avons décidé de vous parler sur le blog non seulement de ce traitement, mais aussi de l’arthrose plus généralement chez nos poilus. Celle-ci est en effet, malheureusement, largement répandue et trop peu diagnostiquée et traitée. 

Le dossier qui suit comprendra donc deux parties : une première partie informative, sur l’arthrose et la prise en charge de cette pathologie chez nos compagnons à 4 pattes, et, une seconde partie, dédiée à ce nouveau traitement antidouleur, le Librela, lancé par le laboratoire Zoétis.

Nota Bene : Il était prévu que nous écrivions beaucoup plus tôt sur le sujet, mais il s’agit d’un très gros dossier et le temps me manquait pour écrire correctement, en faisant suffisamment de recherche en amont pour être la plus juste, la plus complète, tout en restant dans la médiation scientifique pour être compréhensible par tous… et puis… peut-être une part du destin ? En effet, nous n’avions pas prévu de tester le Librela puisqu’il s’agit d’un médicament, seulement vous le présenter. Cependant, la vie en a décidé autrement puisque, pour raison de douleurs à l’épaule de Luna, une injection de ce traitement lui a été administrée par notre vétérinaire traitant.

Nous ferons donc un retour également du côté « patient » sur ce traitement anti-douleurs.

Note Bene 2 : Nous remercions Zoétis pour leur confiance dans nos capacités, et nos connaissances professionnelles annexes, pour traiter ce sujet, et nous avoir permis d’avoir accès à la conférence de presse pour le lancement du Librela.

L’arthrose chez le chien, qu’est-ce que c’est ?

L’arthrose est la pathologie ostéo-articulaire la plus fréquente chez les mammifères. Elle peut concerner tout un chacun, Homme ou animaux. Nos fidèles compagnons à 4 pattes ne sont donc malheureusement pas épargnés par cette douloureuse pathologie.

La prévalence de cette maladie, c’est-à-dire la probabilité de développer la maladie, augmente avec l’âge. Ainsi, plus l’individu vieillit, plus les risques de développer une arthrose augmentent. Cependant, il n’est pas rare de voir des individus plutôt jeunes développer une arthrose, selon les facteurs génétiques, épigénétiques ou environnementaux.

Il est estimé, selon les études épidémiologiques menées, qu’elle toucherait jusqu’à 70% des chiens de plus de 8 ans et des 90% chats de plus de 12 ans ; parmi les animaux touchés 40% environ présenteraient des symptômes, mais seulement 13% des chats et 23% des chiens seraient diagnostiqués !

L’arthrose est une maladie dégénérative, douloureuse, et actuellement incurable : ne sont disponibles que des traitements symptomatiques.

Les mécanismes physiopathologiques

L’arthrose ou ostéoarthrose est donc une maladie dégénérative très largement répandue.

Il s’agit d’une affection des articulations, conduisant à la destruction du cartilage articulaire, à un remodelage osseux « approximatif », mais elle touche aussi tous les tissus adjacents, dits péri-articulaires, comme la synoviale, l’os sous-chondral, les muscles, les tendons et les ligaments). Est aussi associée à l’atteinte osseuse, une inflammation modérée.

L’arthrose n’est pas, comme souvent perçue à tort, une maladie du cartilage, mais une affection de l’articulation dans son ensemble : tous les tissus de l’articulation sont impactés.

Elle se définie par 2 étapes : la première, dite inflammatoire, avec des premiers signes cliniques, mais pas de lésions proprement installées. Elle est suivie par la phase « destructive » avec un remaniement de la synovie, des atteintes osseuses, articulaires visibles. Les lésions sont alors visibles par imagerie médicale. 

Quelle que soit l’espèce, les mécanismes physiopathologiques sont identiques. Humains et poilus auront les mêmes atteintes, les mêmes types de symptômes, etc…

Toutefois, les localisations diffèrent entre humains et poilus : les bipèdes que nous sommes auront des atteintes articulaires majoritairement situées au niveau des chevilles, genoux, doigts et colonne vertébrale, alors que chez nos poilus, l’arthrose touchera principalement les hanches, coudes, épaules et genoux.

Les symptômes et diagnostic de l’arthrose chez le chien

Le symptôme n°1 et le « grand gagnant », c’est la douleur… les douleurs sont dites arthrosiques.

A cause d’elles, l’arthrose est la première cause de boiterie chez le chien. Mais d’autres signes peuvent vous alerter sur la présence d’une douleur, et l’apparition de l’arthrose chez votre ami à 4 pattes. Ainsi, guetter les signes suivants pourra vous orienter, et surtout, orienter votre vétérinaire vers la pose de diagnostic :

  • Diminution de l’activité : poilu devient réticent tout effort qui le mobiliserai de trop comme marcher, courir, monter les escaliers, sauter, jouer, ou alors il devient beaucoup plus lent lors des promenades par exemple.
  • Des signes de raideurs articulaires et/ou de boiterie
  • Des difficultés à se lever d’une position allongée, comme s’il fallait
  • Mise en évidence de la douleur par jappements ou gémissements de douleur, des douleurs au toucher, lorsque vous souhaitez lui faire des câlins par exemple, ou le porter.
  • Des attitudes agressives ou de retrait, l’envie qu’on le laisse tranquille.
  • Un changement de comportement global : il n’est plus aussi enjoué, il préfère rester seul/loin de vous, il arrête les câlins, il arrête de vous solliciter pour sortir/jouer, tout signe qui pourrait vous faire penser que quelque chose ne va pas. Une fatigue importante, des signes de dépression…

Pour vous aider dans la détection des douleurs arthrosiques, Zoétis a mis en ligne des grilles d’évaluation de la douleur pour les chiens et les chats .

Les signes cliniques évocateurs d’arthrose sont donc la douleur, mais aussi les craquements et l’amyotrophie (perte de masse musculaire). L’articulation peut aussi augmenter de volume en raison du nouvel os fabriqué autour (remodelage osseux). Un recueil précis de l’anamnèse (l’historique d’apparition des symptômes, des changements comportementaux) avec vous ainsi qu’un examen clinique complet permettent de suspecter la présence d’arthrose. Les examens d’imagerie médicale permettent une confirmation de l’affection : les lésions osseuses sont mises en évidence par radiographie.

Les causes de l’arthrose

On distingue deux types principaux d’arthrose : la « chondrose structurale » et la « chondrose mécanique ». Les deux conditions induisent un déséquilibre dans le fonctionnement mécanique de cartilage, et le fonctionnement global de l’articulation, qui évolue alors vers une dégénérescence de cette dernière.

Les « chondroses structurales » sont des « arthroses dites primaires ». Dans ce cas, c’est l’articulation en elle-même qui est initialement anormale. Cette arthrose dite « primaire » peut être due à une arthrite auto-immune, une inflammation articulaire séquelle d’OstéoChondrite Disséquante (O.C.D.), des facteurs métaboliques ou liée à la génétique.

Les « chondroses mécaniques » sont des « arthroses dites secondaires ». Le cartilage est initialement normal, mais des contraintes mécaniques anormales s’exercent sur lui : le cartilage devient anormal avec le temps. Les arthroses secondaires sont elles-mêmes réparties en deux principaux groupes :

  • Les malformations congénitales : touchent des chiens jeunes avec une malformation anatomique. Ce sera le cas de la dysplasie de la hanche, la plus fréquente ou d’autres, moins fréquentes, dont la luxation de la rotule, la luxation coxo-fémorale, ou des dysplasies du coude.
  • Les arthroses acquises apparaissent lors du vieillissement ou suite à un traumatisme tel qu’une rupture de ligament ou des fractures impliquant les articulations

Dans le développement de l’arthrose, il y a donc des causes sur lesquelles nous ne pouvons pas agir en amont, notamment dans les arthroses primaires. Dans le cas des arthroses secondaires, il est possible d’agir en ne faisant pas se reproduire une lignée avec des malformations congénitales par exemple, et en faisant attention aux facteurs externes qui pourraient entrainer des contraintes mécaniques sur les articulations.

C’est notamment le cas avec l’obésité, qui est un facteur augmentant le risque, et aggravant une arthrose déjà installée. Il convient donc de surveiller le poids de son animal durant toute sa vie, contrôler son alimentation, mais aussi son exercice physique : trop peu, et le surpoids guette, trop fort/trop longtemps, et c’est l’usure des articulations précoce qui guette.

Nos pistes pour éviter l’obésité 

Les traitements actuels et prise en charge de la douleur arthrosique

Il n’existe pas, à l’heure actuelle, de traitement pour lutter contre l’arthrose. La chirurgie pourra être la solution dans le cas d’une arthrose uniquement dans le cas de malformations congénitales, afin de rendre à l’articulation, une anatomie normale.

Seuls des traitements symptomatiques sont disponibles. Il est aussi à noter que plus le diagnostic est précoce (plus le terme « arthrose » est mis sur la douleur ressentie par poilu), plus les actions pour pallier à l’évolution et aux symptômes seront efficaces.

La prise en charge de la douleur n’est que récente chez nos poilus, mais elle est extrêmement importante, et celle-ci ne doit pas être prise à la légère. Elle ne doit plus être une fatalité.

Ainsi, il s’agit souvent d’une prise en charge multimodale qui est proposée, incluant un contrôle médicamenteux de la douleur arthrosique, et en compléments, la prise de compléments alimentaires, de la physiothérapie, de l’ostéopathie, des massages, etc…

Documents et liens complémentaires pour la détection et la prise en charge de la douleur vétérinaire :

Pour en savoir plus sur la prise en charge de la douleur animale ; dossier par le Dr Thierry Poitte : https://dea.revuesonline.com/articles/lvdea/pdf/2019/03/lvdea_2019_sprdoul000631.pdf

CAP douleur :

Le réseau CAP douleur : https://www.capdouleur.fr/un-projet-conjucturel-et-strategique/

Et les articles sur le blog le concernant  https://mydogisaqueen.com/une-application-revolutionnaire-pour-le-suivi-de-la-douleur/ et https://mydogisaqueen.com/journee-douleur-conference-du-19-novembre-2019/

  • Traitements Traditionnels : anti-inflammatoires

Le traitement traditionnel contre la douleur arthrosique repose sur l’administration d’anti-inflammatoires. L’usage des anti-inflammatoires a pour but de diminuer la douleur et l’inflammation, et ainsi briser le cercle vicieux de l’arthrose. La majorité des traitements repose sur les anti-inflammatoire non stéroïdiens (AINS). Les traitements anti-inflammatoires stéroïdiens seront utilisés uniquement dans certains cas, sur du court terme. Il s’agit des corticoïdes.

Cependant, les effets secondaires sont nombreux, notamment digestifs (ulcères), rénaux (insuffisance rénale : les reins ne fonctionnent plus correctement) et hépatiques (lésions du foie).

Il convient donc de les administrer avec précautions, notamment sur du long terme.

D’autres molécules peuvent être proposées selon les cas : l’acétaminophène, des opioïdes et des co-analgésique dans certains cas, mais également que sur du très court terme.

  • Les compléments alimentaires

L’approche multimodale consiste, en plus des traitements médicamenteux, à proposer des compléments alimentaires, en vue de protéger/renforcer les articulations, et aider à une réduction de la douleur. Ces compléments contribuent donc à la protection active des articulations.

Parmi les compléments utilisés dans le cadre de l’arthrose : la phytothérapie (en utilisant les plantes, telles que l’harpagophytum – utilisée aussi chez l’humain), et d’autres molécules diverses, notamment les chondroprotecteurs (chondroïtine) associés ou non à la glucosamine, les oméga 3 et 6, les moules vertes en poudre, les injections d’acide hayluronique, …

D’après https://www.myhappypet.fr/les-articulations/article/larthrose-de-lhomme-et-du-chien-est-ce-que-cest-pareil

Toutefois, tous ne se valent pas et n’ont pas prouvé scientifiquement leur efficacité.

Certains compléments alimentaires proposent les mêmes ingrédients, mais à diverses concentrations, ce qui jouera aussi sur leur efficacité ou non. Il convient donc de se faire conseiller par un professionnel (vétérinaire, ostéopathe, physiothérapeute) afin de choisir un complément adapté et efficace. 

Il semblerait que plus ils soient administrés tôt, en traitement de fond, plus ils soient efficaces.

Ils peuvent être utilisés en cure et/ou sur le long terme, puisque les effets secondaires ne sont restreints qu’à des cas particuliers (d’où l’intérêt aussi de se faire conseiller par son vétérinaire avant de vouloir donner un complément alimentaire – les plantes ne sont pas toujours anodines, même si naturelles).

Les compléments alimentaires sur le blog

Les omégas 3 et 6 : https://mydogisaqueen.com/doxel-complements-alimentaires/ et https://mydogisaqueen.com/quelle-huile-de-saumon-pour-mon-chien/

La moule verte : https://mydogisaqueen.com/les-bienfaits-de-la-moule-verte/

Phytothérapie : https://mydogisaqueen.com/cure-joint-de-biogance/

A venir sur le blog : Element.vet – Cure Articulation renforcée (Chondroprotecteurs + harpagophytum) et Cure vitalité

  • La physiothérapie et l’ostéopathie

La physiothérapie et l’ostéopathie peuvent être de bons alliés également dans la prise en charge multimodale de l’arthrose. Elles permettent une réduction de la douleur, l’atténuation des processus inflammatoires aigus et chroniques, l’amélioration de la perfusion sanguine et donc la guérison tissulaire, la prévention des adhésions et rétractions tissulaires, une réduction des tensions et des contractures musculaires, un renforcement musculaire, et une rééducation proprioceptive.

Les exercices de physiothérapie ont pour but d’augmenter la force musculaire de l’animal, et ainsi de renforcer la stabilité articulaire, d’élargir l’amplitude de mouvement, dans le but d’obtenir une diminution de la douleur et du handicape liée à l’arthrose. Les exercices peuvent être actifs ou passifs, aider ou non d’appareils (TENS, ultrasons, tapis roulant, hydrothérapie, massage, lasers, etc…)

L’ostéopathie consistera en des manœuvres destinées à corriger les compressions articulaires et les tensions excessives qui fixent l’articulation. En complément de la physiothérapie, elle permettra au muscle de retrouver de sa souplesse. L’ostéopathie permet aussi de redonner de la mobilité en favorisant le jeu articulaire, l’irrigation et la circulation des liquides dans la zone.

  • Les pistes de traitements novateurs

Ces dernières années, de nombreuses recherches ont été mises en avant dans le cadre de l’arthrose.

Parmi ces recherches, voici quelques pistes qui ont été, ou sont encore, étudiées, avec plus ou moins de succès.

  • L’injection de concentré plaquettaire

L’intérêt de cette technique repose sur le plasma. Composé d’eau, d’ions, de protéines (telles que globulines, fibrinogène et facteurs de coagulation), et de plaquettes, les effets bénéfiques du plasma sont principalement dus aux facteurs de croissance qu’il contient, relargués par les plaquettes.

Ces facteurs de croissance ont différentes cibles parmi elles, les cellules souches ou encore les chondrocytes.

Sous leur action, on observe une diminution de l’inflammation et une accélération de la cicatrisation.

L’injection intra-articulaire pourrait avoir des effets bénéfiques dans le cadre de l’arthrose en stimulant l’anabolisme du cartilage (en limitant les lésions) et en diminuant l’inflammation.

Pourtant, et même si les protocoles sont clairs chez l’Homme, chez nos poilus, aucun consensus clair n’est établi.

  • L’injection de cellules stromales mésenchymateuses

L’injection de cellules souches mésenchymateuses, dans les articulations touchées par l’arthrose, a été tentée par plusieurs équipes de recherche depuis 2007. Toutefois, les résultats ne sont pas probants… Une étude comparative récente a d’ailleurs suggéré que les résultats en postopératoire de l’injection de cellules stromales auraient le même effet que le traitement classique par AINS. Il semblerait qu’il n’y ait donc pas de bénéfices à l’utilisation de cette technique complexe. 

  • L’injection de cellules gingivales – Laboratoire Scarcell Therapeutics

En attente d’autorisation de mise sur le marché, ce traitement a toutefois été proposé à certains vétérinaires avant autorisation de commercialisation. 

Les cellules souches gingivales fraiches sont capables de régénérer beaucoup plus rapidement les tissus que les autres cellules souches de l’organisme. Les effets de ce traitement porteraient sur un effet anti-douleur et anti-inflammatoire durable, et sur la restauration de la matrice extra-cellulaire, via une action chondroprotectrice et une lubrification des tissus.

Affaire à suivre !

Pour en savoir plus : https://scarcellvet.com/sante

  • Les anticorps monoclonaux anti-NGF – Laboratoire Zoétis

Le laboratoire Zoétis a travaillé sur une nouvelle piste : la voie du NGF (Nerve Growth Factor), molécule impliquée dans le circuit neuronal de la douleur. Cette molécule médiatrice de l’information de la douleur, dans le viseur afin de l’empêcher de faire son « travail » a vu arriver l’émergence d’un nouveau biomédicament.

Ainsi, un nouveau médicament anti-douleur a récemment obtenu une autorisation de mise sur le marché, le Librela/Solensia, du laboratoire Zoétis, à base d’anticorps monoclonaux. Avec une efficacité redoutable sur les douleurs, une amélioration de la qualité de vie des poilus traité, et sans effets secondaires, ce traitement est comme une révolution dans le domaine des douleurs arthrosiques.

Pour en savoir plus sur ce dernier… lire la suite de cet article et notre test !

Zoétis et le Librela/Solensia, traitement novateur par Anticorps Monoclonaux

Le laboratoire et ses recherches

Le laboratoire sous l’appellation Zoétis, existe depuis 2012. Cependant, il s’agit de la filiale Pfizer Santé Animale, active depuis plus de 60 ans. Sous cette bannière, le laboratoire développe des innovations destinées aux vétérinaires et éleveurs d’animaux de rente. 

Le réseau de recherche Zoetis est mondial, et comprend des équipes de R&D sur le territoire Américain, au Canada, en Europe (Belgique, France et Espagne), en Australie, au Brésil, en Inde et en Chine.

« Zoetis est une entreprise mondiale de santé animale qui s’efforce de soutenir ses clients et leurs entreprises de manière toujours plus efficace. Forts de plus de 65 ans d’expérience, nous sommes le leader mondial dans l’innovation et la fourniture de vaccins, de médicaments et de produits de diagnostic vétérinaires de qualité, ainsi que des dispositifs d’administration, de tests génétiques et de dispositifs pour l’élevage de précision. Nous nous efforçons chaque jour de mieux comprendre et de relever les défis auxquels sont confrontés ceux qui élèvent et prennent soin des animaux de la façon la plus pertinente possible. »

Source : https://www2.zoetis.fr/nous-connaitre/

La recherche et développement chez Zoétis couvre différents domaines, chez différentes espèces (chiens, chats, chevaux, ovins, porcins, volailles).

Parmi ses nombreux axes de recherches, des pathologies communes telles que l’arthrose.

« L’arthrose est une affection dégénérative dont les symptômes peuvent être “silencieux” en début d’évolution ou confondus avec les signes de vieillesse. La perte de qualité de vie est pourtant associée à un handicap fonctionnel et des répercussions émotionnelles rendant l’animal arthrosique douloureux. Cette perte de bien-être est aujourd’hui combattue avec efficacité par les vétérinaires avec l’implication des propriétaires et l’arrivée des biothérapies révolutionnaires ». Thierry Poitte DVM, CES de chirurgie Ostéoarticulaire, DIU Douleur, fondateur du Réseau CAPdouleur

La voie du NGF comme cible thérapeutique pour Zoétis

La dégradation du cartilage dans l’arthrose entraine la libération de plusieurs substances chimiques et notamment de Nerve Growth Factor (NGF – Facteur de croissance nerveuse). A l’origine présent en très faible quantité dans les articulations saines, la quantité explose en cas d’arthrose. Le NGF fait partie d’une réaction en chaine qui transmet le signal douloureux. Ces signaux douloureux sont des signaux d’alarme pour l’organisme : il y a un problème quelque part.

Comme mentionné, cette molécule est impliquée dans le circuit neuronal de la douleur : c’est-à-dire qu’elle va agir en permettant à l’information douloureuse de remonter au niveau du cerveau. Le NGF agit en se fixant sur les terminaisons nerveuses.

Mais ce n’est pas tout. Sa libération dans l’articulation a aussi pour conséquence d’entretenir l’inflammation, et donc d’aggraver la douleur ressentie. La molécule agit donc à différents niveaux pour activer et suractiver le processus douloureux.

A l’origine un signal permettant de souligner un problème, le NGF va finir par faire évoluer la douleur localisée en douleur généralisée. En effet, en plus de ces effets à court terme, le NGF agit également à long terme. La douleur ressentie ne vient donc plus seulement de l’articulation touchée, mais de tout l’organisme : la douleur devient diffuse, chronique, avec tous les effets néfastes qui l’accompagnent (fatigue, changement comportementaux, etc…).

C’est ainsi en partant de ce constat alarmant que Zoetis a développé la première biothérapie permettant d’inhiber la production de NGF (c’est-à-dire d’empêcher au NGF d’être libérer et d’être actif) au niveau des articulations touchées afin de limiter la chaine de transmission de la douleur et d’éviter l’aggravation de cette douleur, en la rendant chronique.

Pour se faire, le laboratoire s’est basé sur la technique des anticorps monoclonaux, une biothérapie novatrice dans le domaine de la santé.

Source : https://www.zoetis.fr/douleur-osteoarthrose/img/pdf/mm-11338-adv-pret-pour-la-revolution-anti-douleur.pdf

Le mécanisme d’action des anticorps monoclonaux

La définition scientifique d’un anticorps monoclonal : ce sont des anticorps produits naturellement par une même lignée de lymphocytes B activés ou plasmocytes, reconnaissant le même épitope d’un antigène. En plus clair, ce sont des anticorps qui sont identiques à ceux produits dans notre organisme, mais que l’on sélectionne pour qu’ils soient spécifiques d’une molécule particulière : ils ne reconnaitront et ne se fixeront qu’à cette molécule. Les chercheurs les font reproduire dans des cellules de l’immunité spécialisées dans la production d’anticorps. Ce sont des sortes « d’élevages d’anticorps spécifiques ».

Les applications des anticorps monoclonaux varient de l’usage en laboratoire à l’application clinique. Les anticorps monoclonaux ont de multiples applications en recherche et en diagnostic, en exploitant la reconnaissance de protéines, ou peuvent être utilisés comme biomédicaments, comme dans le cas de l’arthrose.

Dans le cas de l’utilisation des anticorps monoclonaux en thérapie, ils reconnaissent la molécule et vont inhiber son action, l’empêcher de transmettre l’information dans le cas du NGF.

Le NGF ne pourra pas se fixer sur ses récepteurs, et ne pourra pas entrainer la réaction en chaine qui conduit au signal douloureux.

Les anticorps développés sont spécifiques à l’espèce. Ainsi, Zoétis a développé différents anticorps monoclonaux pour pallier aux spécificités des espèces : le Bedinvetmab pour le chien, le Frunévetmab pour le chat. La molécule canine est 100% canine, la molécule féline est 100% féline.

Si les anticorps n’étaient pas spécifiques de l’espèce, une réaction immunitaire entrainant leur dégradation précoce interviendrait. De cette façon, en développant plusieurs anticorps spécifiques de l’espèce, Zoétis élimine cet effet délétère.

« Le bédinvetmab est un anticorps monoclonal (mAb) destiné aux chiens. Il neutralise le facteur de croissance nerveuse (NGF), qui joue un rôle majeur dans les douleurs liées à l’arthrose chez le chien, leur apportant un soulagement. Le bédinvetmab étant un anticorps, il est éliminé de l’organisme de la même manière que les protéines endogènes, avec une très faible sollicitation du foie et des reins. Librela a démontré son efficacité jusqu’à neuf mois dans le soulagement des douleurs chez le chien, lors d’études cliniques. » Source : https://www.zoetis.fr/news-and-media/zoetis-obtient-une-autorisation-de-mise-sur-le-marche-delivree-par-la-commission-europeenne-pour-librela_bedinvetmab.aspx

Les anticorps monoclonaux fonctionnant comme des anticorps naturels, ils suivent la même voie d’élimination par l’organisme : la voie d’élimination des protéines, sans implication majeure du foie ou des reins comme avec des médicaments classiques.

D’autre part, les anticorps monoclonaux, en n’agissant que sur leur cible, ne vont pas avoir d’activité systémique. Cette grande spécificité leur confère donc non seulement un avantage en termes d’action : toute leur action est dirigée vers la cible, mais aussi en termes d’effet secondaires : n’agissant pas sur d’autres cellules de l’organisme, et grâce à la voie d’élimination des protéines, pas d’effets secondaires avec ce type de biomédicament. Une vraie révolution !

« Le bédinvetmab a été administré sous forme d’injections mensuelles lors de l’étude pivot sur le terrain (trois mois avec contrôle par placebo, suivis de six mois en traitement de continuation), avec comme résultat observé une réduction des douleurs liées à l’arthrose par comparaison aux chiens du groupe placebo. Cette réduction de la douleur a d’autre part été confirmée tout au long de l’étude de continuation d’une durée de six mois, démontrant une efficacité durable du bédinvetmab pendant au moins neuf mois. Des réactions bénignes ont été observées dans quelques rares cas au site d’injection (par ex. zone enflée et chaude). Chez un sous-ensemble de chiens observés dans le cadre d’une étude de continuation à une branche réalisée sur un maximum de neuf mois, aucune perte d’efficacité ni modification du profil de sécurité n’a été observée. Librela est généralement bien toléré à la dose recommandée et aucun effet secondaire autre n’a été observé en surdosage. » Source : https://www.zoetis.fr/news-and-media/zoetis-obtient-une-autorisation-de-mise-sur-le-marche-delivree-par-la-commission-europeenne-pour-librela_bedinvetmab.aspx

L’info en + : un versant humain de ce produit est à l’étude. Cependant, les résultats à long terme ont montré, contrairement à ce qui a été observé chez nos poilus, des effets néfastes, tels que des ostéonécroses. La balance bénéfices/risques n’étant pour le moment pas bonne, les recherches continuent…

Pour en savoir plus : https://rhumatos.fr/wp-content/uploads/2017/04/RH124_P69A75_COR.pdf

Le Librela/Solensia en pratique vétérinaire

Pour le chien

Formulation du Librela :

Substance active : Bedinvetmab* (5 mg, 10 mg, 15 mg, 20 mg ou 30 mg)

Excipients : L-histidine, Chlorhydrate d’histidine monohydraté, Tréhalose dihydraté, Edétate disodique, Méthionine, Poloxamère 188, Eau pour préparations injectables

5 formulations galéniques sont disponibles : des flacons de 5mg, 10mg, 15mg, 20mg et 30mg de Librela.

Administration :

Le Librela est administré par les vétérinaires en une injection mensuelle en sous-cutanée (sous la peau). La dose injectée dépend du poids de poilu, il est recommandé d’injecter 0,5-1,0mg/kg de poids corporel.

D’après : https://www.med-vet.fr/medicament-librela-p7064

Pour le chat

Formulation du Solensia :

Substance active : Frunévetmab* 7 mg

Excipients : Chlorhydrate d’histidine monohydraté, D-sorbitol, Polysorbate 20, Eau pour préparations injectables, Acide chlorhydrique (pour l’ajustement du pH), Hydroxyde de sodium (pour l’ajustement du pH)

Administration :

Le Solensia est administré par les vétérinaires en une injection mensuelle en sous-cutanée (sous la peau). La dose injectée dépend du poids du chat, il est recommandé d’injecter 1,0-2,8mg/kg de poids corporel.

D’après : https://www.med-vet.fr/medicament-solensia-p7065 

Les tarifs dépendent du poids de poilu. Comptez entre 50 et 100€ l’injection mensuelle, dépendant des vétérinaires également…

Bientôt 1 an de prescription : les retours des vétérinaires, et des bénéficiaires

De l’avis général des vétérinaires prescripteurs, ce médicament est vraiment très très efficace sur les douleurs arthrosiques.

Ce retour sur l’efficacité m’a été mentionné par Antoine Fordin, de Zoétis, lors de notre entretien téléphonique, mais il m’a aussi été confirmé par des vétérinaires que j’ai eu l’occasion de croiser pour Luna (cf ci-dessous).

Un anti-douleur, sans effet secondaire, en une seule administration mensuelle, avec autant d’efficacité, c’est clairement un traitement extrêmement efficace. Une vraie innovation thérapeutique dans la douleur arthrosique.

J’ai aussi, pour vous, écumé les avis sur la toile (vive les forums !) pour avoir l’avis de personnes dont les poilus, chiens et chats, ont bénéficié du traitement par anticorps monoclonaux.

Ce qui revient le plus dans les commentaires : « il/elle a retrouvé une seconde jeunesse ». Les avis sont unanimes : les poilus revivent normalement, sont soulagés sur le long terme, et n’ont plus aucun problème d’estomac avec ce traitement (ce qui était le cas avec les anti-inflammatoires).

Beaucoup parlent d’un peu plus d’un mois d’efficacité, après une première injection où le délai est un peu plus long pour que les effets se fassent ressentir (après une première injection, certains poilus ne montrent plus de signes de douleurs au bout de 2 semaines, rarement plus).

Le test chez Luna :

Action du Librela sur des douleurs, de localisation suspectée épaule droite

Retour sur les évènements qui nous ont amené à administrer le Librela à Luna :

Il y a quelques temps, nous nous sommes rendus compte que Luna était devenue douloureuse…

Le premier évènement qui m’a mis la puce à l’oreille : elle s’est un jour réveillée brusquement d’une sieste en chouinant… puis est partie se prostrer dans un coin…

Les jours suivant, son comportement a complètement changé, et elle poussait des petits cris de douleurs quand on souhaitait la porter par exemple, quand elle se grattait les oreilles par exemple, ou même quand on s’approchait trop d’elle et qu’on ne l’avait pas vu (si elle était dernière nous). Elle s’est alors mise à nous fuir, elle qui nous saute dessus pour des attaques de léchouilles permanentes. Elle restait dans son coin, s’est arrêtée de jouer, et a arrêté de prendre soin de Nalie et petit bouchon… En bref, elle n’était plus elle-même, et on sentait dans son regard qu’elle allait mal.

Après 2 premiers traitements aux anti-inflammatoires qui la soulageaient sur du court terme (dès que le traitement était fini, elle redevenait douloureuse), et sur conseils de notre vétérinaire, nous avons consulté une vétérinaire-ostéopathe dans une clinique spécialisée. La question se posait entre douleurs dorsales ou ailleurs ? Sachant qu’aucune boiterie n’a été détectée, qu’elle continuait de marcher correctement, de sauter, monter les escaliers. Pas de symptômes apparents à la mobilisation.

Après deux séances d’ostéopathie, un mieux, mais pas nickel… retour donc chez notre vétérinaire pour un examen radiologique, mais sans anesthésie, difficile de prendre des images correctes de son dos (et au cas où, on le rappelle, une hernie discale ne peut pas se voir sur une radio simple, il faut un scanner), et de son épaule droite (zone douloureuse suspectée par la vétérinaire-ostéopathe). Pas de grosse lésion à l’imagerie, mais pas de netteté et d’assurance qu’il n’y ait rien non plus…

C’est alors que ma vétérinaire nous propose de tester un nouveau médicament révolutionnaire, selon ses mots, sans aucuns effets secondaires, et toujours selon ses dires, est absolument incroyable : tous les animaux avec douleurs articulaires de type arthrose qu’elle traite avec (y compris sa poilue vieillissante), ont retrouvé une nouvelle jeunesse. Et paf ! dans le mile, elle me parle du Librela !

Pas besoin de me faire la présentation, je lui explique que j’ai alors participé à la conférence de presse, mais ne m’attendais pas à tester sur une de mes filles aussi rapidement… Luna n’a que 6 ans…

Bref : Luna a eu une injection. 53€ l’injection selon son poids (9kg). Durée d’action annoncée : 1 mois, voir plus selon ce que notre véto a pu observer. 

Observations suite à l’injection :

En 4-5 jours, nous avons retrouvé notre coton d’amour joueur, joyeux, calinou et qui gigote dans tous les sens !!

Franchement, étant donné qu’on ne sait toujours pas si Luna a une arthrose débutante ou une hernie discale débutante, je ne m’attendais pas à grand-chose. Je ne voulais pas me faire de fausse joie, en me disant que l’injection allait la soulager pour de bon. Et pourtant ! C’est bien le cas, et je suis clairement impressionnée. Je ne m’attendais pas à autant d’efficacité en si peu de temps, et sur du long terme.

Zoétis a vraiment lancé un produit révolutionnaire dans le traitement antidouleur, ça, c’est certain ! Et je ne le dis pas juste parce que j’ai assisté à la conférence de presse, je le dis surtout en temps que chercheur, mais aussi en tant que maman d’une poilue qui en a donc bénéficié.

Aucun effet secondaire, mais c’est logique, on ne cible que la protéine impliquée dans le circuit de la douleur, pas d’effet systémique donc. Et le prix est clairement correct aux vues de la durée d’action du produit. Et pourtant, quand j’ai entendu « anticorps monoclonal » la première fois, j’étais persuadée d’avoir affaire à un nouveau traitement très innovant certes, mais qui serait probablement hors de prix. Et bien non !

Alors, oui, je ne sais toujours pas d’où viennent les douleurs de Luna, et nous allons investiguer la chose en approfondissant avec un scanner, parce que si on peut traiter la cause, bien évidemment que nous ferons tout pour.

Mais je sais aussi que, si besoin de traitement antidouleur à plus long terme, au cas où on ne pourrait traiter totalement la cause, le Librela est efficace sur sa douleur, et nous pourrons au moins éliminer les symptômes. Et ça, c’est déjà top !

Pour conclure sur l’arthrose, observez et « écoutez » votre poilu. Au moindre doute, si poilu change de comportement petit à petit, qu’il devient douloureux, agissez. La douleur ne doit pas devenir son quotidien, la médecine vétérinaire avance et actuellement, une nouvelle arme anti-douleur est disponible et très efficace. Parlez-en à votre vétérinaire.

Nota Bene : Les mécanismes neuronaux relatifs à la douleur sont complexes. L’anticorps anti-NGF agira dans le cadre de la douleur arthrosique, puisqu’il s’agit de son application première. Mais toutes les douleurs, ne sont pas identiques et elles n’auront pas toutes comme médiateur du signal douloureux le NGF. Il se peut donc que ce traitement ne soit pas efficace s’il s’avère que les douleurs de poilus viennent d’ailleurs.

Luna's Team
Luna’s Team

ʟᴜɴᴀ·s ᴛᴇᴀᴍ; ᴋᴀʀᴇɴ﹐ ɴᴀʟɪᴇ﹐ ʟᴜɴᴀ ﹠ ᴘ·ᴛɪ ᴅ·ʜᴏᴍᴍᴇ; ʀᴇ́ᴅᴀᴄᴛʀɪᴄᴇs 𝘽𝙡𝙤𝙜 𝙚𝙩 𝙈𝙖𝙜 100% 𝘿𝙤𝙜𝙢𝙤𝙢𝙨 – 𝘼𝙡𝙡 𝘽𝙖𝙗𝙮𝙨- ʀᴜʙʀɪϙᴜᴇs ᴘʜᴀʀᴇs ﹕ ᴛᴀᴋᴇ ᴄᴀʀᴇ﹐ ᴍɪɴɪ ʜᴜᴍ·s ᴀᴅᴅɪᴄᴛ﹐ ʙᴀʙʏᴅᴏɢ ᴇᴛ ᴘʟᴜs ᴇɴᴄᴏʀᴇ…

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3 Comments

  • MydogisaQueen
    10 septembre 2022 at 14:56

    Avec plaisir ! N’hésitez pas à revenir pour nous donner de ses nouvelles !

  • Angelidakis
    10 septembre 2022 at 13:26

    Merci beaucoup pour cet article. Mon Sharpeï a de l’arthrose aux poignets depuis un peu plus d’un an. Séances ostéopathe, complètement alimentaires, mais aujourd’hui j’envisage de passer par Librela pour qu’il puisse de nouveau se promener sans difficulté.

  • Carnet de santé ZOETIS - My dog is a Queen
    5 janvier 2022 at 13:35

    […] ZOETIS a déjà été présenté sur le blog dans un article sur l’arthrose; […]

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