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La France taxe sur les chiens : Rumeurs et réalités

On les sait au taquet sur les économies à faire. Voire, en quête de taxation pouvant remplir les caisses faisant grise mine d’un déficit majeur … Du coup, avec toutes ces informations contradictoires sur Internet… Légitimement, on s’interroge et ça ne nous fait pas plaisir ! La France taxe sur les chiens : Rumeurs et réalités …

La question d’une éventuelle taxation des chiens en France fait actuellement l’objet de débats intenses sur les réseaux sociaux et dans la presse. Alors que l’Allemagne impose une taxe annuelle sur les chiens, la France s’interroge-t-elle sur l’opportunité de suivre cette tendance? Que savons-nous vraiment de cette rumeur qui circule sur internet ?

Un modèle allemand déjà en place

En Allemagne, la taxe sur les chiens, souvent appelée « Hundesteuer », est instaurée depuis plusieurs décennies. Les tarifs varient d’une ville à l’autre. Généralement entre 40 et 180 euros par an pour un chien, et peuvent atteindre jusqu’à 300 euros dans certaines municipalités.

Notons que les chiens dits « catégorisés » sont soumis à des taxes plus élevées que les autres. Cette politique vise à promouvoir une possession responsable et à atténuer les risques liés à ces races spécifiques. Les montants de la taxe varient selon les municipalités. Cependant, il est courant que la taxe pour ces chiens atteigne des niveaux significativement plus élevés. Ainsi, pouvant aller jusqu’à 1 000 euros par an. Ces différences de tarifs reflètent les réglementations locales. Une différence tarifaire déclarée comme visant la sécurité publique et les coûts liés à la gestion de ces animaux. Nous y verrons surtout un délit de « faciès », une inégalité probante et discriminatoire.

L’utilisation de cette taxe ?

En Allemagne, la taxe sur les chiens génère des revenus importants, atteignant environ 414 millions d’euros en 2022. Les recettes de cette taxe sont utilisées pour financer des services publics liés aux animaux. Ces fonds sont principalement utilisés pour l’entretien des espaces publics, tels que le financement de parcs pour chiens, la collecte des déchets canins et la fourniture de sacs pour ramasser les excréments. Cependant, ces revenus ne profitent pas directement aux refuges et associations de protection animale, qui doivent faire face à un nombre croissant d’animaux abandonnés ou perdus. Bien que des initiatives aient été proposées pour que certaines recettes de cette taxe soient allouées à un fonds de soutien pour ces refuges, la situation demeure difficile. Ces organisations doivent souvent se battre pour obtenir les financements nécessaires à leur fonctionnement, tandis que les municipalités bénéficient des revenus sans offrir un soutien adéquat.

La taxe sur les chiens existe dans plusieurs pays d’Europe, pas seulement en Allemagne.

AILLEURS ?

Voici un aperçu :

Allemagne : La taxe sur les chiens y est bien établie et est généralement perçue par les municipalités. Les frais varient de 30 à 150 euros par an pour le premier chien. Aussi, avec des augmentations pour les chiens supplémentaires et pour certaines races jugées dangereuses.

Autriche : Une taxe similaire est appliquée, avec des frais allant de 30 à 80 euros par chien, pouvant être plus élevés dans certaines villes comme Vienne. Les chiens doivent être enregistrés, et la taxe est gérée par les autorités locales.

Suisse : Il n’existe pas de réglementation uniforme ; la taxe est perçue au niveau cantonal ou municipal, avec des coûts variant de 50 à 150 francs par an par chien.

Malgré le Brexit, évoquons le Royaume-Uni : Bien que la taxe sur les chiens ait été abolie en 1987, il existe toujours des exigences concernant l’identification des chiens, comme le microchippage.

Ces taxes visent principalement à réglementer la possession de chiens, à financer les services municipaux liés aux animaux et à encourager une possession responsable des animaux.

La situation actuelle en France

En France, l’historique des taxes sur les chiens comprend plusieurs mesures notables. La première a été instaurée en 1805 sous Napoléon Bonaparte, mais elle était peu appliquée. Plus significative est la taxe mise en place en 1855 par Napoléon III, visant à contrôler la population canine pour lutter contre la rage. Cette taxe a perduré jusqu’en 1971. D’autres contributions, comme le « droit de garde » des chiens, ont également été discutées au fil des années, mais sans grande application.

Pour l’heure, la France ne dispose pas d’une taxe nationale sur les chiens. Bien que certaines communes aient instauré des redevances spécifiques.

À Nice, par exemple, une taxe sur les chiens est effectivement en vigueur. Cette taxe, qui est appliquée à tous les propriétaires de chiens. Elle est principalement destinée à financer des initiatives de bien-être animal et à gérer les espaces publics. Le tarif annuel pour un chien est estimé à environ 50 €.

Cette taxe pourrait contribuer à améliorer les services liés aux animaux, tels que les refuges et les campagnes de stérilisation. Toutefois, il est essentiel que les fonds soient utilisés de manière transparente. Notamment, pour éviter que certains propriétaires abandonnent leurs animaux en raison des frais supplémentaires​ LQE.

Pour information :

En 2024, la population canine en France est estimée à environ 7,5 millions de chiens, ce qui illustre une nette augmentation ces dernières années. Cette tendance reflète la place importante des chiens dans les foyers français, où environ un ménage sur trois en possède un. De plus, l’obligation d’identifier les chiens par une puce électronique ou un tatouage, mise en place depuis 2012, a favorisé un meilleur recensement.

La rumeur d’une taxe canine a été relancée par certaines déclarations de responsables politiques, qui évoquent la nécessité d’une telle mesure pour répondre à des enjeux croissants, tels que l’abandon des animaux et la propreté urbaine.

Cependant, aucune initiative concrète n’a encore été mise sur la table, laissant place à de nombreuses spéculations et inquiétudes. Les familles avec chien se demandent si la France va véritablement adopter un modèle de taxation similaire à celui de l’Allemagne…. Ou si ces discussions ne resteront qu’au stade de la rumeur.

Arguments en faveur d’une taxe canine

1. Financement des services liés aux animaux

L’un des principaux arguments en faveur d’une telle taxe réside dans le financement des infrastructures et des services liés aux animaux. Les recettes pourraient être allouées à des refuges pour animaux. Voire, à des campagnes de stérilisation et d’adoption, ainsi qu’à des programmes éducatifs sur la responsabilité des propriétaires.

Toutefois, il est important de souligner que l’efficacité de cette taxation dépendrait de l’utilisation transparente et responsable des fonds collectés. Les précédents en France montrent que des mesures de ce type peuvent parfois être détournées ou mal gérées, ce qui soulève des questions sur la réelle utilité d’une telle taxe​.

2. Régulation de la population canine

Une taxe pourrait également jouer un rôle clé dans la régulation de la population canine. En imposant une redevance, le gouvernement inciterait les propriétaires à réfléchir sérieusement avant d’adopter plusieurs chiens.

Notons qu’une telle mesure pourrait avoir des conséquences catastrophiques, comme le risque d’abandons. Les familles, confrontées à des difficultés financières, pourraient choisir de se séparer de leur animal plutôt que de payer une taxe supplémentaire, aggravant ainsi le problème des animaux abandonnés.

3. Encouragement à la responsabilité des propriétaires

Instaurer une taxe sur les chiens pourrait également inciter les propriétaires à être plus responsables. En prenant conscience des coûts associés à la possession d’un animal, ils seraient plus enclins à respecter les règles de leur commune en matière de propreté et de sécurité.

Cependant, cette mesure pourrait également décourager les familles à adopter des animaux. Si les coûts deviennent trop élevés, cela pourrait conduire à moins d’adoptions responsables et à un éventuel accroissement des refuges surchargés​. La crise économique, l’inflation et les augmentations impactent déjà lourdement les Français. Tout comme le secteur de l’associatif animalier dont les dons sont très fortement réduits dans un contexte économique difficile pour beaucoup.

Ainsi, une nouvelle menace pourrait planer avec une hausse des abandons ou une frilosité à l’adoption. Aussi, on peut imaginer que l’un ou l’autre serait tenté de frauder, en ne déclarant pas l’animal. Voire, en le plaçant sous les radars des soins de santé tels que la vaccination ou le suivi vétérinaire pour ne pas être déclaré par la suite. Enfin, la fixation tarifaire locale serait source de nouvelles inégalités sur notre territoire. Effectivement, celle-ci reposant sur une localisation purement géographique qui suivra sans doute les modalités inégalitaires déjà de mise pour le l’accès au logement ou les taxations résidentielles.

Pour rappel :

Depuis le début de l’inflation en France, les refuges et associations pour chiens rencontrent des difficultés croissantes. Les coûts des soins vétérinaires, de la nourriture et des infrastructures ont augmenté de manière significative. Beaucoup de refuges, déjà fragiles, doivent gérer une demande accrue d’abandon. Parallèlement, les dons et le soutien financier des particuliers diminuent. Cette situation complique leur capacité à assurer le bien-être des animaux. De plus, maintenir des programmes de sensibilisation et d’éducation devient de plus en plus difficile. Faute de moyens pour les mettre en place. Face à ces défis, les refuges cherchent des solutions pour continuer à offrir un accueil adéquat aux animaux abandonnés.

Les déclarations politiques SUR LA QUESTION DE La France face à la taxe sur les chiens : Rumeurs et réalités

Les débats sur la taxation des chiens ont été alimentés par plusieurs personnalités politiques. François Lenglet, journaliste économiste, a suggéré sur RTL que la France pourrait s’inspirer de l’Allemagne, notant que cette taxe permet de générer des recettes importantes. Il a déclaré : « Il est crucial de considérer si cette mesure serait acceptée par la population, car cela pourrait être perçu comme une taxe supplémentaire »​.

Michel Barnier, également évoqué dans le débat, devrait peser les avantages d’une telle taxe face à la réaction potentiellement négative du public. Comme il l’a mentionné, « nous devons examiner si cette initiative est vraiment réalisable dans le contexte actuel »​ .

Conclusion : La France taxe sur les chiens : Rumeurs et réalités … Vers une réforme nécessaire ?

Pour l’instant, la France n’a pas de projet concret de taxation des chiens. Les discussions autour de cette idée révèlent une préoccupation croissante pour le bien-être animal. Aussi, d’une volonté d’encourager la responsabilité des propriétaires. Toutefois, les conséquences potentielles d’une telle mesure ne doivent pas être prises à la légère.

Dans l’attente d’une décision officielle, les Dogmoms peuvent souffler sans craindre une taxe imminente. Néanmoins, il est essentiel de suivre l’évolution de ce débat. Notamment, car la question de la taxation globale en France est loin d’être résolue. De fait, celle-ci pourrait bien avoir des implications importantes pour l’avenir des animaux de compagnie dans le pays.

ce débat lance une réflexion plus complexe …

En France, les ménages sont soumis à diverses taxes quotidiennes, qui varient en fonction des biens et services consommés. La TVA, par exemple, s’applique sur la majorité des produits avec des taux différents selon leur nature. Exemples, 20 % pour les biens courants, 10 % pour les services, et 5,5 % pour les produits alimentaires de base. Les carburants sont soumis à la TICPE, une taxe sur l’énergie. Les propriétaires paient la taxe foncière. Notons, bien que la taxe d’habitation soit en grande partie supprimée, elle reste pour les résidences secondaires. Les revenus sont taxés via l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. Enfin, des taxes spécifiques comme celles sur le tabac, l’alcool ou les sodas visent des produits à usage nocif. Ces impositions varient selon l’usage et la nature des biens, impactant ainsi le quotidien des Français.

Il s’agit donc de produits de consommation, de bien ou d’usage… Taxer le chien reviendrait à faire un saut en arrière. Notamment, quant aux avancées relatives à son statut dans la société française.

uN CHIEN N’est plus un bien

Effectivement, le chien est reconnu en France comme un être vivant doué de sensibilité. Non plus comme un simple bien de consommation. Cela grâce à la loi du 16 février 2015 qui a modifié le Code civil. Cette reconnaissance accorde aux chiens une protection juridique renforcée, interdisant les mauvais traitements sous peine de sanctions. Des lois plus anciennes, comme celle du 6 janvier 1999, ont également interdit les sévices graves et les actes de cruauté envers les animaux. Ces mesures visent à protéger les chiens contre l’abandon. Aussi, contre la maltraitance, et à garantir leur bien-être au sein de la société. Un chien n’étant plus un bien … Comment justifier cette taxation moralement et éthiquement ?

Cependant, à titre personnel, si j’avais la certitude que cette taxe serait intégralement reversée à des associations et refuges… Je pense qu’elle serait plus facile à digérer, à condition d’être raisonnable en tarification… Cela étant, la petite voix dans ma tête pense qu’il serait plus légitime de taxer les responsables d’abandons, d’exploitations animales et de maltraitances. Car finalement, si une telle taxe était appliquée, mon chien pâtirait de la mesure car son budget « petits extras », tout comme le mien, s’en verrait inévitablement impacté. Cela reviendrait à taxer ceux qui assument pleinement leur rôle en prenant soin de leur boule de poils … Ce qui en soit constitue déjà une dépense assumée et volontaire … Nous finançons déjà nos sacs à déjections, nos levées des poubelles, la TVA sur l’alimentation, les soins vétérinaires, les produits achetés pour nos chiens …

Une idée ?

Donc, cette taxation me semble complètement arbitraire et injuste. Cela étant, j’invite les dirigeants qui seraient téméraires au point de porter ce projet à envisager d’inclure une demi part au quotient familial, de notre déclaration d’impôts, en considération de nos chiens … Histoire de retrouver une once d’égalité dans une société déjà très morcelée…

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AU SUJET DE L’AUTEUR

QUEENY & JULIE

Julie a fondé MDIAQ en 2016. Amoureuse des chiens depuis sa plus tendre enfance, elle a souhaité partager sa passion en l’alliant à son domaine de prédilection; à savoir, l’écriture. En 2024, afin d’ouvrir le blog a des contenus plus « humains », elle décide de développer BIAW. L’objectif étant de partager également des thématiques féminines ancrées dans l’ère du temps. Qui est Julie ? Passionnée de littérature, arts, photographie et shopping. Historienne de formation, curieuse, et animée constamment par l’envie d’enrichir ses connaissances. Ce blog était donc une évidence. Toujours en duo, elle partage son quotidien avec une adorable croisée border collie, prénommée Queeny, depuis 10 ans. Suivre le duo sur Instagram

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