CinéDog

DOGMAN DE LUC BESSON

Les chiens ont toujours occupé une place spéciale dans le cœur des cinéphiles, transcendant les genres et les époques. Qu’il s’agisse de héros loyaux dans des drames émouvants ou de compagnons hilarants dans des comédies, les chiens apportent une dimension unique aux récits cinématographiques. Leur fidélité, leur sensibilité et leur capacité à communiquer des émotions font d’eux des personnages incontournables. Dans ce contexte, le film Dogman, réalisé par Luc Besson, se distingue par sa représentation poignante de la relation entre un homme et ses chiens, tout en explorant des thèmes profonds tels que la marginalisation, la maltraitance et la quête identitaire.

Pour être honnête, j’ai hésité à la regarder car la bande annonce laissait penser qu’il s’agissait d’un film « dur » psychologiquement. Aussi, parce que les films avec des chiens en intitulé « drame » sont toujours redoutés des Dogmoms… Du coup, je me suis armée de bravoure, tout en prévoyant des mouchoirs à proximité … « juste au cas ou« …

“PARTOUT OÙ IL Y A UN MALHEUREUX, DIEU ENVOIE UN CHIEN.”

Lamartine

Caractéristiques du Film

Dogman, sorti le 27 mars 2023, est un film français qui dure 1 heure et 40 minutes. Réalisé par Luc Besson, le film met en vedette des acteurs talentueux tels que Caleb Landry Jones, qui incarne le personnage principal, et Jojo T. Gibson.

L’œuvre combine des éléments de drame et de thriller, créant une atmosphère à la fois captivante et sombre. Avec sa direction artistique soignée et sa bande sonore immersive (Eric Serra), le film promet une expérience cinématographique mémorable. Notamment, par la présence plusieurs chiens (vraiment beaucoup de chiens), chacun ayant son propre rôle et apportant une dimension supplémentaire à l’histoire. Le petit est le plus futé, les grands sont des protecteurs, l’entre deux, c’est le couteau suisse. En commun, ils débordent tous d’amour pour le protagoniste. Aussi, les méchants sont vraiment détestables… Surtout la famille de Douglas.

Synopsis

Le film suit l’histoire de Dogman, un homme dont la vie prend un tournant tragique après une série d’événements traumatisants. Sa connexion avec ses chiens est au cœur du récit, symbolisant à la fois la loyauté et la souffrance. À travers les épreuves, la loyauté de ces animaux devient une source de force pour le protagoniste, l’amenant à faire face à ses démons intérieurs et à se battre pour une vie meilleure. On découvre sa vie et ses tourments aux détours de conversation avec une psy. Effet miroir ou aimant d’un bel hasard, elle même, fuit la maltraitance d’un ex pour préserver la sérénité de son quotidien avec son nourrisson.

Un casting de talent et une réalisation soignée

Caleb Landry Jones livre une performance époustouflante dans le rôle de Douglas. Sa transformation physique et psychologique est saisissante, démontrant une fois de plus l’étendue de son talent. Aux côtés de Caleb Landry Jones, on retrouve Jojo T. Gibbs, Christopher Denham et Grace Palma.

Tourner avec des chiens n’est pas une mince affaire. Besson, habitué à travailler avec des animaux (comme dans Le Grand Bleu), est parvenu a capturer les moments clés d’une relation avec un chien, par les gestes, les regards lors des interactions mais aussi, des choix parfois difficiles. Le résultat est remarquable : les chiens semblent font partie intégrante de l’histoire, apportant une dimension émotionnelle supplémentaire au film.

Bande annonce

EN BREF ?

Le film frappe fort le début avec une scène marquante et un personnage principal complexe, Doug, incarné avec intensité. Luc Besson mêle habilement action, émotion et esthétisme lyrique, offrant des scènes saisissantes, notamment celles du cabaret et des chiens cambrioleurs. Le film joue sur le contraste entre la violence et la tendresse, avec un protagoniste attaché malgré son côté sombre. Fidèle à son style, Besson prend des risques, rendant Dogman captivant et audacieux.

J’ai aimé le film dés ses premières secondes, pour cause ? Il est truffé de références culturelles et littéraires. Certes sur les chiens mais pas que… Je ne suis pas une adepte des films d’action en général, mais le film n’en est pas dépourvu et elles sont bien rythmées, ni trop longue, ni trop redondante. C’est un film qui alterne intimisme et scènes dynamisantes. Ce qui permet de ne pas s’ennuyer en le visionnant. J’ai été surprise de lire autant de critiques négatives à son encontre car de mon côté, j’ai apprécié. Malgré l’absence d’Happy End… Evidemment, sur les films avec des chiens, c’est souvent le cas …

Cependant, je crois que sa chute ouvre à la réflexion étant donné qu’il se veut dramatique et qu’elle est pertinente. On lui reproche notamment les clichés … Je pense qu’en ouvrant les yeux sur la société actuelle, on évolue de plus en plus dans les clichés. La violence est récurrente, les maltraitances sont réalités, pour le reste… Oui, il s’agit d’un film, donc inévitablement, il est nécessaire d’amplifier mais ce n’est pas pour autant que l’ensemble manque de crédibilité fictionnelle. Du moins pas plus qu’un autre …

Des thèmes universels explorés en profondeur

Dogman va bien au-delà d’un simple thriller. C’est une exploration profonde de l’âme humaine, marquée par les cicatrices de l’enfance.

L’enfance maltraitée: L’enfance traumatique de Douglas est au cœur du récit. Elle explique sa méfiance envers les autres, sa difficulté à s’intégrer et sa violence latente.

La marginalisation: Douglas est un paria, rejeté par la société. Il trouve refuge dans la compagnie des chiens, créant ainsi une communauté à part.

La quête d’identité: Tout au long du film, Douglas cherche sa place dans le monde. Il tente de se reconstruire, mais les blessures du passé le rattrapent sans cesse.

La relation homme-animal: La relation entre Douglas et ses chiens est au cœur du film. Elle symbolise l’amour inconditionnel, la loyauté et la protection. Les chiens sont pour Douglas à la fois des compagnons et un moyen de conserver son humanité, même si elle est ciblée sur cet environnement canin.

Besson nous immerge dans un univers âpre et dur, où la nature sauvage côtoie la noirceur de l’âme humaine. Les chiens, loin d’être de simples animaux de compagnie, sont ici des figures tutélaires, des symboles de loyauté et de protection. La relation unique entre Douglas et ses compagnons canins est au cœur du récit, soulignant l’importance de l’amour inconditionnel dans un monde hostile. Dogman est une œuvre riche et complexe, qui invite à une réflexion profonde sur la nature humaine et notre relation aux animaux. On aime ou pas, mais une chose est certaine, ce film bouscule les codes du film « canin ».

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AU SUJET DE L’AUTEUR

QUEENY & JULIE

Julie a fondé MDIAQ en 2016. Amoureuse des chiens depuis sa plus tendre enfance, elle a souhaité partager sa passion en l’alliant à son domaine de prédilection; à savoir, l’écriture. En 2024, afin d’ouvrir le blog a des contenus plus « humains », elle décide de développer BIAW. L’objectif étant de partager également des thématiques féminines ancrées dans l’ère du temps. Qui est Julie ? Passionnée de littérature, arts, photographie et shopping. Historienne de formation, curieuse, et animée constamment par l’envie d’enrichir ses connaissances. Ce blog était donc une évidence. Toujours en duo, elle partage son quotidien avec une adorable croisée border collie, prénommée Queeny, depuis 10 ans. Suivre le duo sur Instagram

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