Lorsqu’on parle de la mobilité du chien, l’arthrose est souvent la première problématique qui nous vient à l’esprit. Pourtant, un autre trouble, bien que parfois moins médiatisé, impacte tout autant le quotidien et le bien-être de nos compagnons à quatre pattes. Les atteintes des ligaments croisés chez le chien. Ces structures essentielles jouent un rôle clé dans la stabilité et le bon fonctionnement des articulations. Ainsi, lorsque quelque chose cloche, les conséquences peuvent être lourdes.
Dans cet article, nous allons explorer en profondeur le fonctionnement des ligaments croisés chez le chien, les différentes problématiques possibles (rupture, déchirure, usure). Aussi nous évoquerons les chiens les plus à risque et les signes qui doivent alerter la dogmom. Ainsi que les solutions envisageables qu’elles soient chirurgicales ou non. Enfin, nous aborderons le processus de guérison et de reprise d’une vie normale. Préparez-vous à une plongée scientifique et pratique dans l’univers complexe des ligaments croisés canins.
Pour rappel, je ne suis pas vétérinaire. Cet article est le fruit de mes recherches, j’ai lu des rapports et mémoires sur le sujet. Je me suis également entretenue longuement avec mon vétérinaire pour mieux cerner la complexité de cette problématique. Enfin, il est principalement centré sur mon vécu. Bref, il n’a vocation qu’à vous donner des clés d’approche sur le sujet. De fait, je vous recommande vivement de vous rapprocher de votre vétérinaire pour une consultation qui pourra répondre aux questions précises concernant le cas de votre chie. Cependant, sa lecture en amont vous permettra, je l’espère, de pouvoir aborder les choses avec des petites notions qui vous simplifieront le reflex de poser les questions essentiels lors de la consultation.

Les ligaments : qu’est-ce que c’est et à quoi servent-ils ?
Un ligament est une bande de tissu conjonctif fibreux, composée principalement de collagène, qui relie les os entre eux au niveau des articulations.
Rôle des ligaments
- Ils assurent la stabilité des articulations en limitant les mouvements excessifs.
- Ils guident le mouvement articulaire et empêchent les déplacements anormaux.
- Ils participent à la proprioception, c’est-à-dire la perception de la position du corps dans l’espace.
Où se trouvent les ligaments ?
Les ligaments sont présents dans toutes les articulations. Tous les vertébrés possèdent des ligaments. Ils sont présents dès la naissance et peuvent être sujets à des blessures (entorses, ruptures) surtout chez un animal sportif ou lors de mouvements brusques.
Attention à bien faire la différence entre ligaments et tendons. Même s’ils sont sous forme de bande de tissus conjonctifs, et composés de collagène tous les deux, leur rôle est légèrement différent. Les tendons permettent l’accroche des os aux muscles. Alors que les ligaments relient les os aux autres os dans une articulation. Alors que les ligaments stabilisent l’articulation, limitent les mouvements excessifs, et assurent la proprioception. Les tendons, eux, permettent le mouvement en transmettant la force du muscle à l’os. Ainsi les tendons sont beaucoup moins élastiques que les ligaments.
Les ligaments croisés chez le chien, c’est quoi ?
Les ligaments croisés sont donc deux bandes de tissu fibreux situées au niveau du grasset, l’articulation du genou chez le chien. Ils se croisent à l’intérieur de l’articulation pour former un “X”, d’où leur nom.
On distingue deux ligaments croisés :
Le ligament croisé crânial (LCC) : équivalent du ligament croisé antérieur chez l’homme, il empêche le tibia de glisser vers l’avant par rapport au fémur.
Le ligament croisé caudal (LCP) : il prévient le déplacement du tibia vers l’arrière par rapport au fémur.
Ces ligaments assurent la stabilité articulaire et permettent des mouvements fluides et harmonieux.

Quel est leur rôle dans le quotidien du chien ?
Le rôle des ligaments croisés est triple :
Stabilisation de l’articulation : Ils limitent les mouvements excessifs du tibia par rapport au fémur, garantissant une posture stable lors de la marche, la course ou le saut.
Répartition des forces : En absorbant et distribuant les charges mécaniques, ils protègent l’articulation du genou.
Proprioception : Ces ligaments envoient des informations sensorielles qui aident le chien à adapter ses mouvements selon le sol ou les obstacles.
Problématiques des ligaments croisés : rupture, déchirure, usure
Les ligaments croisés peuvent souffrir de plusieurs types de lésions :
La rupture : Une déchirure complète du ligament, entraînant une instabilité sévère du genou. Elle survient souvent lors d’un traumatisme (saut mal réceptionné, changement brusque de direction).
La déchirure partielle : Le ligament est abîmé mais pas complètement rompu, provoquant une instabilité modérée et des douleurs intermittentes.
L’usure ou dégénérescence : Souvent liée à l’âge ou aux sollicitations répétées. Le ligament s’affaiblit progressivement, augmentant le risque de rupture ultérieure.
Chaque situation nécessite une prise en charge adaptée.
Les chiens à risque : races et profils concernés
Certaines races et types de chiens sont plus prédisposés à ces affections :
Races à risque : Labrador, Rottweiler, Bouvier bernois, Bulldog… Ces chiens ont une génétique qui les rend plus susceptibles aux lésions ligamentaires.
Chiens sportifs : Ceux qui pratiquent l’agility, le canicross, ou toute activité avec des mouvements brusques.
Chiens en surpoids : L’excès de poids augmente la pression sur les articulations.
Sujets âgés : Les ligaments s’affaiblissent naturellement avec le temps.
Les signes visibles pour la dogmom
En tant que dogmom attentive, certains signes doivent immédiatement vous alerter :
- Boiterie de gravité variable
- Refus de poser la patte au sol
- Douleur visible au toucher du genou
- Articulation gonflée
- Changement de posture (patte tenue légèrement vers l’avant ou sur le côté)
- Difficulté à se lever de la position assise, à sauter, rigidité
- Réticence à se promener et à jouer
Le diagnostic vétérinaire
Pour confirmer une atteinte des ligaments croisés, le vétérinaire procède par plusieurs étapes précises et rigoureuses :
Anamnèse complète : Le vétérinaire commence par poser des questions détaillées à la dogmom sur l’historique de santé du chien. Aussi, les circonstances de l’apparition des symptômes, et les activités récentes. Cette étape permet d’orienter le diagnostic.
Examen clinique : Le chien est observé en mouvement (marche, trot) afin de repérer toute boiterie ou irrégularité. Ensuite, le vétérinaire palpe le genou pour détecter une instabilité, une douleur, ou une enflure anormale.
Test du tiroir crânial : Ce test manuel évalue le déplacement anormal du tibia par rapport au fémur. Si le tibia glisse vers l’avant comme un “tiroir”, cela suggère une rupture du ligament croisé crânial.
Test de compression tibiale : Un autre test manuel qui mesure la réaction du tibia lorsqu’une pression est exercée sur le jarret. Un mouvement anormal confirme une instabilité ligamentaire.
Radiographie : Bien que les ligaments ne soient pas visibles à la radio… Cet examen permet d’exclure d’autres causes de douleur (fractures, arthrose avancée). Aussi, de vérifier la présence éventuelle d’un épanchement articulaire.
Arthroscopie (dans certains cas, sous anesthésie générale) : Pour une visualisation directe de l’intérieur de l’articulation, une petite caméra est insérée. Ainsi, permettant de confirmer avec certitude la lésion des ligaments croisés et d’évaluer les dommages aux autres structures articulaires. Notamment les ménisques.
IRM ou scanner (rarement utilisé, mais possible sous anesthésie générale) : Pour les cas complexes ou si d’autres lésions graves sont suspectées.
Les solutions selon le type de lésion
Rupture complète
Généralement, une chirurgie est nécessaire. Sans intervention, l’articulation reste instable, aggravant l’arthrose et la douleur. Les options chirurgicales incluent la TPLO (Tibial Plateau Leveling Osteotomy) ou la TTA (Tibial Tuberosity Advancement), avec un repos strict de 6 à 8 semaines post-opératoire et une rééducation progressive.
Déchirure partielle
Selon la gravité, deux approches sont possibles :
Approche conservatrice : Pour les petites déchirures, un traitement non chirurgical peut être tenté. Cela inclut un repos strict pendant 4 à 6 semaines (promenades limitées à 5-10 minutes en laisse, trois fois par jour maximum), accompagnées d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) prescrits par le vétérinaire. Le port d’une genouillère canine peut aider à stabiliser l’articulation pendant la marche, mais ne remplace pas une chirurgie si la déchirure s’aggrave.
Chirurgie : Si l’instabilité persiste malgré le repos, une intervention est nécessaire, ou si l’atteinte est trop importante.
À éviter absolument : Pas de jeux brusques, de sauts, ou de montées/descentes d’escaliers. Les mouvements soudains risquent de transformer une déchirure partielle en une rupture complète.
Usure
Lorsque les ligaments s’affaiblissent progressivement, le traitement repose sur plusieurs piliers :
Médicaments : Anti-inflammatoires pour gérer la douleur et ralentir l’arthrose.
Compléments alimentaires : Glucosamine, chondroïtine, et acides gras oméga-3 pour renforcer les articulations.
Physiothérapie : Massages, hydrothérapie et exercices encadrés aident à maintenir la mobilité sans aggraver l’usure.
Repos relatif : Pas d’efforts violents, mais des promenades calmes de 15 à 20 minutes plusieurs fois par jour pour entretenir les muscles et limiter la fonte musculaire.
Chirurgie préventive (dans certains cas) : Chez les chiens jeunes avec une dégénérescence ligamentaire avérée, une chirurgie prophylactique peut être discutée avec le vétérinaire.
Chaque solution doit être adaptée à l’état de santé du chien, à son âge, et à son niveau d’activité. Une collaboration étroite avec le vétérinaire et, si possible, un spécialiste en orthopédie canine est essentielle pour maximiser les chances de récupération.
Les techniques chirurgicales et traitements
TPLO (Tibial Plateau Leveling Osteotomy)
La TPLO est une technique chirurgicale qui consiste à couper et remodeler le plateau tibial pour le rendre plus stable. L’objectif est de changer l’angle de la pente du tibia, ce qui neutralise la fonction du ligament croisé antérieur (LCA) déchiré en modifiant la mécanique de l’articulation du genou. Cette technique permet d’éviter la subluxation de la rotule et de minimiser les risques de complications post-opératoires. La TPLO est souvent utilisée pour les chiens de grande taille, car elle fournit une solution durable pour maintenir la stabilité du genou. L’opération implique une incision de 10 à 15 cm, suivie de la fixation du plateau tibial avec une plaque et des vis.



Source image : RBVETMONILE / NEW ENGLAND VETERINARY SERVICES
TTA (Tibial Tuberosity Advancement)
La TTA consiste à avancer la tubérosité tibiale, le point d’attache du tendon rotulien, afin de modifier l’angle entre le fémur et le tibia. Cela neutralise l’instabilité du genou provoquée par une rupture du LCA. Contrairement à la TPLO, qui modifie l’angle du plateau tibial, la TTA permet de préserver la géométrie de l’articulation tout en compensant le défaut du ligament croisé. Cette technique est souvent recommandée pour les chiens de taille moyenne à grande, mais elle nécessite une incision plus petite que la TPLO. Comme pour la TPLO, une plaque et des vis sont utilisées pour maintenir les os dans la position correcte.

Source image : CHUV.UMONTREAL
Suture extra-capsulaire
Cette technique est fréquemment utilisée pour les petits chiens ou ceux présentant des ruptures partielles. Elle consiste à remplacer temporairement le ligament croisé par une suture solide, généralement en nylon ou en polyester, qui passe autour du fémur et du tibia pour stabiliser l’articulation. Cette méthode est moins invasive que les autres techniques chirurgicales, mais elle offre une stabilité limitée, surtout chez les chiens plus actifs ou de grande taille. La réussite dépend grandement du respect des consignes de repos et de la bonne évolution de la cicatrisation.

Source : Editions du point vétérinaire
Déroulement d’une opération et coût
Le déroulement de l’opération
L’opération dure généralement entre 1 et 2 heures, selon la technique choisie. Avant de commencer, le chien subit une anesthésie générale pour assurer qu’il soit totalement endormi et sans douleur. Une fois que le chien est installé et anesthésié, le vétérinaire fait une incision dans la peau pour accéder à l’articulation du genou. Après avoir nettoyé et préparé les tissus, le vétérinaire effectue la procédure spécifique (TPLO, TTA ou suture extra-capsulaire) pour corriger la défaillance du ligament croisé. À la fin de l’intervention, les muscles et la peau sont suturés, et des bandages sont appliqués.
Coûts de l’opération
Le coût de la chirurgie pour les ligaments croisés peut varier en fonction de plusieurs facteurs, comme la clinique, la technique choisie, la taille du chien et le pays. En moyenne, le coût peut osciller entre 1 200 et 2 500 euros . La TPLO et la TTA étant des interventions plus complexes et techniques, elles tendent à se situer dans la fourchette haute de ce tarif. La suture extra-capsulaire, étant moins invasive, est généralement moins coûteuse.
La convalescence
Repos strict et soins post-opératoires
Le processus de récupération après l’opération est crucial pour garantir la réussite du traitement. Le chien devra observer un repos strict pendant 6 à 8 semaines . Cela signifie qu’il ne doit pas courir ni sauter, et les promenades doivent être limitées à des sessions très courtes (de 5 à 10 minutes) au début, et augmenter progressivement au fur et à mesure que le chien se remet.
Physiothérapie
Une physiothérapie post-opératoire est souvent recommandée pour éviter la fonte musculaire et améliorer la mobilité du chien. Des exercices de rééducation peuvent inclure des massages, des étirements doux, ainsi que des exercices aquatiques. Cela aide non seulement à renforcer les muscles autour de l’articulation, mais aussi à améliorer la souplesse et à prévenir l’atrophie musculaire (=la perte de masse musculaire).
Surveillance des points de suture
Pendant les premières semaines suivant l’opération, il est essentiel de surveiller l’état des points de suture pour détecter tout signe d’infection. Le vétérinaire retirera généralement les sutures entre 10 à 14 jours après l’intervention. Il est également important d’empêcher le chien de lécher ou de mordre la zone exploitée, souvent en utilisant une collerette pendant cette période.
L’après et retour à la normale
Réhabilitation et reprise des activités
Environ 80 à 90 % des chiens qui subissent une chirurgie pour une rupture du LCA retrouvent une vie normale après une période de 3 à 6 mois de convalescence. Toutefois, la récupération varie en fonction de la technique utilisée, de la taille et de l’âge du chien. Les premières semaines doivent se concentrer sur la guérison, tandis que la reprise progressive des activités physiques, comme les promenades plus longues et les jeux, pourra commencer à partir de 3 mois.
Suivi vétérinaire
Des visites de suivi régulières chez le vétérinaire sont nécessaires pour suivre la progression de la guérison et prévenir d’éventuelles complications, comme l’arthrose ou une ré-rupture du ligament. Le vétérinaire pourra également prescrire des anti-inflammatoires ou des analgésiques pour soulager la douleur résiduelle et éviter toute inflammation.
Le cas de Queeny
Queeny a enchainé deux boiteries successives ces dernières semaines. La première fois, le vétérinaire a pensé à un problème musculaire. Tout en gardant à l’esprit qu’il pouvait s’agir d’un problème ligamentaire. Elle a été placée sous anti-inflammatoires et au repos durant 7 jours. J’étais rassurée de constater que la boiterie était terminée, jusqu’à ce qu’elle revienne… Le 8ième jour ! Retour chez le vétérinaire qui a sédaté Queeny afin de procéder à différents examens.
Actuellement, deux hypothèses sont pressenties. A savoir, la déchirure partielle (la moins probable) et l’usure. Moins probable car Queeny pose la patte sans problème, le seul signe visible étant la boiterie. De fait, elle a été replacée sous anti-inflammatoires durant 6 jours (Metacam). La ligne directive étant un repos minimum de 6 semaines pour permettre au ligament de se remettre naturellement, sans recourir à la chirurgie. Si à la fin de cette période, la boiterie revient, nous n’aurons pas d’autres choix que celui de revivre une chirurgie.

Action … Passivité et patience !
De concert avec le vétérinaire, nous espérons lui éviter ça. Tout d’abord, car cela reste une opération et une convalescence lourdes pour un chien de son âge ? (La blague… de son mental, car dans sa tête, elle a toujours 5 ans et un besoin abyssale de se dépenser). De fait, plusieurs choses ont été mises en place après la période d’anti-inflammatoires. Beaucoup de repos pour sa patte arrière gauche, des massages, des compléments, une genouillère. Nous nous adonnons aux commérages, à l’observation, aux pauses contemplatives et aux petites promenades. Le plus important pour nous étant, d’être ensemble. Cette épreuve renforce davantage nos liens et notre complicité car nous faisons beaucoup de câlins !
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Conclusion
Les ruptures des ligaments croisés chez le chien représentent un défi médical majeur, mais avec un diagnostic rapide, une intervention chirurgicale appropriée et une convalescence bien gérée, les chiens peuvent retrouver une vie presque normale. La vigilance et l’engagement des dogmoms (et dogdads !) sont essentiels pour le succès du traitement et la qualité de vie à long terme de leur compagnon. Une attention particulière au suivi et à la physiothérapie assure la pleine récupération de votre chien, et vous pouvez, en tant que dogmom, être la principale source de soutien et de réconfort cette aventure médicale.
Je remercie ma binôme Karen pour la relecture de mon premier contenu plus « scientifique », ce n’est pas mon domaine de prédilection mais j’ai poussé mes recherches ces deux dernières semaines. Je voulais vraiment comprendre et être efficace pour aider au mieux mon chien à se rétablir. Notamment, en prenant les bonnes décisions.

Si vous avez une question, n’hésitez pas à nous la poser soit en commentaire de cet article, soit en nous contactant sur l’adresse e-mail du blog : mydogisaqueen@gmail.com ou sur notre compte Instagram

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AU SUJET DE L’AUTEUR

QUEENY & JULIE
Julie a fondé MDIAQ en 2016. Amoureuse des chiens depuis sa plus tendre enfance, elle a souhaité partager sa passion en l’alliant à son domaine de prédilection; à savoir, l’écriture. En 2024, afin d’ouvrir le blog a des contenus plus « humains », elle décide de développer BIAW. L’objectif étant de partager également des thématiques féminines ancrées dans l’ère du temps. Qui est Julie ? Passionnée de littérature, arts, photographie et shopping. Historienne de formation, curieuse, et animée constamment par l’envie d’enrichir ses connaissances. Ce blog était donc une évidence. Toujours en duo, elle partage son quotidien avec une adorable croisée border collie, prénommée Queeny, depuis 10 ans. Suivre le duo sur Instagram
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