L’abcès chez le chien, ses causes, ses symptômes et sa prise en charge sont des sujets auxquels je ne pensais pas devoir m’intéresser ce soir-là. Tout a commencé lorsque je suis sortie de ma douche. Queeny était installée sur le tapis de la salle de bain et, près d’elle, j’ai découvert une quantité assez impressionnante de liquide rougeâtre. Sur le moment, j’ai cru qu’elle venait de se blesser. Je cherchais donc une plaie sans comprendre ce qui avait pu lui arriver.
Face à un saignement, nous avons généralement les bons réflexes : poser une compresse, exercer une pression et attendre que le sang coagule. Ma maman m’avait également apporté du coton hémostatique, spécialement conçu pour aider à stopper les petits saignements. Pourtant, le liquide continuait à couler. J’avais beau comprimer la zone, rien ne se passait comme face à une blessure ordinaire. L’écoulement a duré un long moment, près de quarante minutes. Lorsque l’on ne sait pas ce que l’on a sous les yeux, on a vite l’impression d’assister à une véritable hémorragie. À cet instant, pour moi, c’était un peu l’apocalypse.
J’avais déjà senti une petite boule en haut de son épaule. Mais Queeny présente plusieurs masses graisseuses identifiées et régulièrement surveillées par son vétérinaire. Compte tenu de son âge, nous avons choisi de ne pas les retirer tant qu’elles ne gênent ni sa mobilité ni son confort. Cette nouvelle petite boule n’avait donc pas attiré mon attention plus que cela. Je pensais simplement avoir repéré une autre masse à surveiller. Donc j’avais prévu de la montrer au véto lors de notre prochaine visite qui était prévue pour Bowie d’ici 7 jours.
LA PSYCHOSE DOGMOM
En examinant Queeny, j’ai finalement compris que le liquide provenait précisément de cette boule, qui venait de se percer. À partir de là, mon imagination a pris le relais. Et comme souvent lorsqu’il s’agit de la santé de nos chiens, elle ne m’a pas conduite vers le scénario le plus rassurant. J’ai pensé à une tumeur, puis au cancer. En quelques minutes, j’étais déjà partie très loin, alors que je ne savais encore absolument pas ce qui se passait.
Queeny, elle, respirait normalement et se comportait comme d’habitude. Lorsque l’écoulement s’est calmé, elle est allée se coucher d’elle-même, s’est roulée en boule dans le lit et a même réclamé sa friandise. Aucun signe clinique alarmant ne me semblait justifier une consultation en urgence au milieu de la nuit. J’ai donc décidé de contacter son vétérinaire dès le lendemain matin.
Le diagnostic a été bien plus rassurant que tous les scénarios imaginés pendant la soirée : la boule était un abcès qui venait de se percer. Le liquide rougeâtre n’était pas celui d’une hémorragie, mais un liquide séreux provenant de la poche située sous la peau. L’écoulement persistait parce que l’abcès était en train de se vider. Le vétérinaire a d’ailleurs employé un terme très parlant : il avait déjà bien « vidangé ». Il a terminé de le vider pendant la consultation.
Cette expérience m’a rappelé qu’il est impossible d’identifier avec certitude une grosseur simplement en la touchant, surtout chez un chien qui présente déjà des masses connues et suivies. Qu’est-ce qu’un abcès chez le chien ? Comment se forme-t-il ? Pourquoi peut-il se percer soudainement et quels signes doivent conduire à consulter ? Revenons sur cette infection qui peut évoluer discrètement avant de se révéler d’une manière plutôt spectaculaire.
Qu’est-ce qu’un abcès chez le chien ?
Un abcès chez le chien est une poche qui se forme dans les tissus à la suite d’une inflammation, le plus souvent provoquée par une infection bactérienne. Lorsque des bactéries pénètrent sous la peau, l’organisme tente de les isoler et de les éliminer. Des cellules immunitaires, des débris de tissus et du liquide s’accumulent alors dans une cavité. Cet ensemble constitue ce que l’on appelle communément le pus.
L’abcès peut se développer après une blessure minuscule, parfois si discrète qu’elle passe totalement inaperçue. La peau peut rapidement se refermer en surface tandis que les bactéries restent enfermées plus profondément. L’infection continue alors d’évoluer sous la peau jusqu’à former une boule plus ou moins volumineuse.
Dans le cas de Queeny, le point d’entrée était incroyablement petit. Sans écarter les poils et observer la zone de très près, il était presque impossible de le voir. Elle a donc pu se blesser très légèrement sans manifester de douleur. Surtout, sans que je remarque quoi que ce soit. Une dent qui aurait accroché la peau pendant un jeu. Encore, une ronce ou une autre petite perforation restent des hypothèses possibles.
Une fois cette minuscule ouverture créée, des bactéries présentes sur la peau ou dans l’environnement ont pu pénétrer dans les tissus. Queeny se roule régulièrement dans le jardin, se baigne dans la mer et traverse parfois des flaques où l’eau a stagné. Il est impossible de déterminer quand et comment la contamination s’est produite. Cependant, ces contacts avec la terre, l’eau ou d’autres éléments extérieurs montrent combien une petite blessure peut facilement passer inaperçue et être exposée aux bactéries.
Le minuscule point visible dans le pelage de Queeny.






Cette masse peut être dure ou plus souple, douloureuse ou apparemment indolore. La peau qui la recouvre peut devenir rouge, chaude ou plus fragile. Lorsque la pression à l’intérieur augmente, l’abcès peut finir par se percer et laisser s’écouler son contenu. Selon sa composition, celui-ci peut être épais, purulent, jaunâtre, malodorant ou plus liquide. Il peut également prendre une couleur rosée ou rougeâtre lorsqu’il se mêle à une petite quantité de sang.
Un abcès n’est donc pas une tumeur. Cependant, il est impossible de déterminer la nature d’une masse simplement en la regardant ou en la touchant. Une boule peut correspondre à un abcès, un kyste, une masse graisseuse ou une autre modification des tissus. Seul un examen vétérinaire permet de poser un diagnostic et de proposer une prise en charge adaptée.
Comment un abcès chez le chien est-il traité ?
Le traitement d’un abcès chez le chien dépend de sa localisation, de sa taille et de son évolution. Lorsqu’une poche s’est formée sous la peau, l’objectif principal consiste à en évacuer le contenu. Le vétérinaire peut ouvrir l’abcès, terminer de le vider s’il s’est déjà percé, nettoyer la cavité et vérifier qu’aucun corps étranger ne s’y trouve. Selon la situation et la sensibilité du chien, cette intervention peut nécessiter une anesthésie locale, une sédation ou une anesthésie générale.
Dans le cas de Queeny, l’abcès avait déjà largement commencé à se vidanger à la maison. Malgré l’écoulement impressionnant, elle était parfaitement calme. Elle ne pleurait pas, ne cherchait pas à fuir et ne montrait aucun signe de douleur. Le liquide coulait, mais elle semblait presque indifférente à ce qui provoquait chez moi une inquiétude considérable.
Son attitude est restée la même pendant la consultation. Lorsque le vétérinaire a terminé de vidanger l’abcès, Queeny est demeurée très sereine. Il m’a expliqué que la manipulation pouvait être inconfortable, mais qu’elle n’était pas douloureuse dans son cas. Cela ne signifie pas que tous les abcès sont indolores. Certains peuvent provoquer une douleur importante, notamment lorsqu’ils sont encore fermés, très inflammatoires ou situés dans une zone sensible.
Soulagement
Une fois l’abcès vidé, Queeny a reçu des antibiotiques pour traiter l’infection ainsi que des anti-inflammatoires. La plaie devait rester sans pansement afin de continuer à s’écouler si nécessaire et de cicatriser correctement. Le vétérinaire m’a également demandé d’éviter pendant quelques jours les endroits poussiéreux, la plage et les baignades, afin de ne pas contaminer de nouveau la zone.
La prise en charge peut être différente d’un chien à l’autre. Il est donc important de respecter les consignes du vétérinaire, de donner le traitement pendant toute la durée prescrite et de surveiller l’évolution de la plaie. Une nouvelle grosseur, un écoulement persistant, une mauvaise odeur, une douleur ou une modification du comportement doivent conduire à reprendre contact avec la clinique.
Combien a coûté le traitement de l’abcès de Queeny ?
La consultation vétérinaire, la vidange de l’abcès et les médicaments m’ont coûté 65,50 euros. Queeny a reçu deux traitements : un antibiotique et un anti-inflammatoire. L’un devait être donné pendant quatre jours et l’autre pendant cinq jours, à raison d’un comprimé le matin et d’un comprimé le soir.
Ce montant et cette ordonnance correspondent uniquement au cas de Queeny. Le coût de la prise en charge, le choix des médicaments, leur dosage et la durée du traitement peuvent varier selon la taille du chien, la localisation de l’abcès, la gravité de l’infection et les actes nécessaires.
Quelles sont les causes d’un abcès chez le chien ?
Un abcès chez le chien se forme généralement lorsque des bactéries pénètrent dans les tissus par une ouverture de la peau. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, cette ouverture n’a pas besoin d’être grande. Une perforation presque invisible peut suffire à permettre aux bactéries présentes sur la peau ou dans l’environnement de s’installer sous la surface.
Une morsure, une griffure, une ronce, un morceau de bois ou un corps étranger comme un épillet peuvent être à l’origine de cette petite plaie. Lorsqu’elle se referme rapidement en surface, les bactéries restent emprisonnées dans les tissus. L’organisme réagit alors à l’infection et une poche remplie de liquide et de pus se forme progressivement.
Dans le cas de Queeny, le vétérinaire a observé un trou minuscule. Sa taille pouvait être compatible avec une légère perforation causée par une dent. Bowie aurait donc pu accrocher accidentellement sa peau pendant un jeu. Cette hypothèse ne correspond pas à une morsure volontaire ni à un comportement agressif. Queeny n’a jamais crié et aucun conflit n’a été observé entre eux.
Beaucoup d’hypothèses…
Une blessure causée par une ronce ou un autre élément extérieur reste tout aussi possible. Queeny se roule dans le jardin, se baigne dans la mer et traverse parfois des zones où l’eau stagne. La petite lésion initiale a donc pu être exposée à des bactéries sans que je remarque quoi que ce soit. Il est impossible de savoir précisément où, quand et comment la contamination s’est produite.
Tous les abcès ne se situent toutefois pas sous la peau. Une infection dentaire peut provoquer un abcès à la racine d’une dent. Les glandes anales peuvent également s’infecter et former un abcès. La localisation, les symptômes et la prise en charge ne sont alors pas les mêmes. Dans cet article, je m’appuie principalement sur l’expérience de Queeny et sur le cas d’un abcès cutané.
Quels sont les symptômes d’un abcès chez le chien ?
Le symptôme le plus courant d’un abcès cutané est l’apparition d’une grosseur sous la peau. Celle-ci peut se former rapidement ou évoluer discrètement pendant plusieurs jours. Elle peut être ferme, souple, chaude, rouge ou sensible au toucher. Cependant, son apparence ne permet pas à elle seule de déterminer sa nature.
Selon la localisation et le stade de l’infection, le chien peut se lécher davantage, éviter qu’on le touche, présenter une gêne dans ses mouvements ou manifester une douleur. Une baisse d’énergie, une perte d’appétit ou de la fièvre peuvent également apparaître lorsque l’infection est plus importante. Mais ces signes ne sont pas systématiques.
Queeny ne présentait aucun de ces changements. Elle mangeait, réclamait ses friandises et se comportait normalement. Même lorsque l’abcès s’est percé, elle est restée parfaitement calme. Dans son cas, le premier véritable signe d’alerte a donc été l’écoulement découvert sur le tapis de la salle de bain.
Lorsqu’un abcès se perce, il peut libérer un liquide plus ou moins épais, parfois jaunâtre, verdâtre, rosé ou rougeâtre. Une odeur désagréable peut également se dégager de la plaie. L’écoulement peut se poursuivre pendant un certain temps, car la poche formée sous la peau est en train de se vider. C’est ce qui expliquait les quarante minutes particulièrement déroutantes vécues avec Queeny.
La présence d’une grosseur, d’un gonflement, d’une zone chaude ou d’un écoulement inhabituel doit conduire à demander l’avis d’un vétérinaire. Même si le chien semble aller parfaitement bien, une infection peut continuer à évoluer sous la peau.
Quand consulter pour un abcès chez le chien ?
Toute grosseur nouvelle mérite d’être montrée à un vétérinaire, même si elle ressemble à une masse déjà connue. Il est particulièrement important de consulter lorsqu’elle grossit, devient chaude ou rouge, semble douloureuse, se perce ou laisse apparaître un écoulement. Un abcès vidé en partie peut encore contenir du liquide infecté ou cacher un corps étranger. Le fait qu’il se soit ouvert ne signifie donc pas que le problème est réglé.
Si le chien reste alerte, respire normalement, mange et ne manifeste pas de douleur importante, le vétérinaire traitant peut généralement être contacté rapidement afin d’organiser la consultation. Lorsque l’écoulement de Queeny s’est finalement calmé, elle est allée se coucher d’elle-même, s’est roulée en boule dans le lit et a demandé sa friandise. Comme elle ne présentait aucun signe clinique alarmant et qu’il était très tard, j’ai décidé d’appeler la clinique dès son ouverture le lendemain matin.
Cette décision correspondait à sa situation précise et ne constitue pas une règle à appliquer à tous les chiens. Un avis vétérinaire urgent est nécessaire si le chien semble très abattu, refuse de manger, respire difficilement, présente une douleur importante, ne parvient plus à se déplacer normalement ou si son état se dégrade rapidement. Un écoulement très abondant, une mauvaise odeur prononcée, un gonflement qui s’étend ou un véritable saignement qui ne s’arrête pas doivent également alerter.
Le où…
La localisation de l’abcès compte aussi. Une masse située près de l’œil, de la bouche, de la gorge ou d’une articulation peut nécessiter une prise en charge plus rapide. Il en va de même pour un abcès dentaire, un abcès des glandes anales ou une infection profonde, dont les manifestations peuvent être très différentes de celles observées chez Queeny.
En cas de doute, le plus sûr reste de téléphoner à une clinique vétérinaire et de décrire précisément la situation. Le professionnel pourra poser les questions nécessaires et indiquer si le chien doit être vu immédiatement ou si la consultation peut attendre quelques heures.
Peut-on prévenir un abcès chez le chien ?
Il n’est pas toujours possible d’empêcher la formation d’un abcès. Une perforation causée par une ronce, un épillet ou une dent peut être si petite qu’elle ne provoque ni cri, ni saignement visible, ni changement de comportement. L’expérience de Queeny en est un bon exemple : malgré mon attention, je n’ai pas remarqué le moment où sa peau a été blessée.
Examiner régulièrement son chien permet néanmoins de repérer plus rapidement une anomalie. Les caresses peuvent devenir une occasion de parcourir doucement son corps avec les mains, notamment lorsque son pelage est épais. Une nouvelle boule, une zone plus chaude, une croûte, une petite plaie ou une réaction inhabituelle au toucher méritent d’être surveillées.
Après une promenade dans les herbes hautes, les broussailles ou les sous-bois, un contrôle du pelage peut également permettre de détecter une ronce, une égratignure ou un épillet. Une attention particulière peut être portée aux pattes, aux espaces entre les coussinets, aux oreilles, aux aisselles et aux zones cachées par un sous-poil dense.
Lorsqu’une petite blessure est repérée, il est préférable d’éviter les baignades et les eaux stagnantes jusqu’à sa cicatrisation. La plaie peut être rincée et entretenue selon les recommandations du vétérinaire. Il vaut mieux éviter d’appliquer au hasard un produit désinfectant ou un médicament destiné aux humains, car certaines substances peuvent irriter les tissus ou être dangereuses si le chien les lèche.
Enfin, surveiller les jeux entre chiens ne signifie pas qu’il faut les empêcher d’interagir. Un contact accidentel avec une dent peut arriver sans agressivité et sans véritable morsure. La prévention repose surtout sur l’observation, la vérification régulière de la peau et une consultation dès qu’une masse ou un écoulement inhabituel apparaît.
Ne pas minimiser, sans imaginer immédiatement le pire
Une blessure, un écoulement inhabituel ou une petite boule ne doivent pas être pris à la légère et nécessitent un avis vétérinaire rapide. Mais avant d’imaginer le pire, essayons aussi de prendre du recul. L’expérience de Queeny rappelle qu’il faut rester attentive sans laisser la peur poser le diagnostic à notre place.
Mais il faut aussi essayer de prendre du recul. Une grosseur n’est pas nécessairement une tumeur et un liquide rougeâtre ne signale pas toujours une hémorragie. Face à l’inconnu, notre esprit imagine facilement le pire. L’expérience de Queeny rappelle qu’entre la banalisation et la panique, il reste une voie plus raisonnable : rester attentive, demander un avis professionnel et attendre le diagnostic avant d’écrire le scénario le plus sombre.
On se dit à bientôt ?

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AU SUJET DE L’AUTEUR

QUEENY & JULIE
Julie a fondé MDIAQ en 2016. Amoureuse des chiens depuis sa plus tendre enfance, elle a souhaité partager sa passion en l’alliant à son domaine de prédilection; à savoir, l’écriture. En 2024, afin d’ouvrir le blog a des contenus plus « humains », elle décide de développer BIAW. L’objectif étant de partager également des thématiques féminines ancrées dans l’ère du temps. Qui est Julie ? Passionnée de littérature, arts, photographie et shopping. Historienne de formation, curieuse, et animée constamment par l’envie d’enrichir ses connaissances. Ce blog était donc une évidence. Toujours en duo, elle partage son quotidien avec une adorable croisée border collie, prénommée Queeny, depuis 10 ans. Suivre le duo sur Instagram


