Hesteka est une nouvelle application mobile qui place la technologie au service de la protection animale et de l’entraide locale. Disponible gratuitement sur iOS et Android, elle permet de signaler un animal perdu, trouvé, recueilli, blessé ou en danger. Mais son ambition ne s’arrête pas à la publication d’avis de recherche.
L’application souhaite réunir, au sein d’un même espace, les particuliers, les associations, les commerces et les professionnels du monde animalier. Signalements géolocalisés, missions solidaires, points de collecte, récompenses et boutique engagée composent ainsi un écosystème encore jeune, mais particulièrement prometteur.
SIGNALE, PARTAGE, AIDE = ENSEMBLE

Quand la solidarité existe mais reste dispersée
Lorsqu’un animal disparaît, une mobilisation se met souvent en place très rapidement. La famille publie une annonce sur les réseaux sociaux, contacte les vétérinaires et prévient les associations locales, forces de l’ordre, refuge etc… Des affiches apparaissent dans les commerces. Des inconnus partagent la publication ou ouvrent l’œil pendant leur promenade.
J’ai encore pu le constater récemment en relayant la disparition d’un berger blanc suisse dans plusieurs groupes locaux. Certaines personnes vivent dans le secteur, d’autres y promènent leur chien ou prévoient d’y randonner. Chacune peut donc devenir, sans l’avoir prévu, une paire d’yeux supplémentaire.
Cette solidarité existe réellement. Elle reste toutefois dispersée entre des groupes Facebook, des messageries privées, des pages locales et des publications dont la visibilité diminue rapidement. Les bonnes volontés sont présentes, mais elles ne disposent pas toujours d’un espace commun pour échanger et coordonner leurs actions. C’est précisément à ce problème qu’Hesteka cherche à répondre.
Une application née de la disparition d’un chat
Hesteka est née de l’expérience vécue par Emma Fauveau, sa fondatrice. En novembre 2025, son chat Uggy disparaît. Elle passe plusieurs jours à le chercher, publie des annonces et sollicite son entourage. Comme beaucoup de personnes confrontées à cette situation, elle découvre des outils fragmentés et une aide difficile à coordonner.
Cette expérience lui fait prendre conscience d’un paradoxe. De nombreuses personnes souhaitent aider lorsqu’un animal disparaît, mais elles agissent souvent chacune de leur côté. Emma Fauveau imagine alors une application capable de centraliser les informations et de mobiliser rapidement les personnes présentes à proximité.
Après avoir interrogé une trentaine de familles ayant elles-mêmes perdu un animal, elle commence à construire le projet. Hesteka voit finalement le jour en juin 2026. L’application se développe autour de trois principes : la protection des animaux, la solidarité et l’action locale.

Comment signaler un animal sur Hesteka ?
Le signalement constitue la fonction principale de l’application Hesteka. Un utilisateur peut publier une alerte lorsqu’il a perdu son animal, mais aussi lorsqu’il trouve un animal qui semble égaré. Il peut également signaler un animal blessé, abandonné ou visiblement en danger.
L’annonce comprend une photographie, une description et la dernière localisation connue. La carte interactive permet de placer un repère précis afin que les utilisateurs situés dans le secteur puissent consulter rapidement le signalement. Ils peuvent ensuite transmettre une information, partager une observation ou participer aux recherches.
L’intérêt de la géolocalisation tient à la proximité. Une alerte concernant un chien aperçu à quelques rues de chez vous vous permet d’agir immédiatement. Vous pouvez regarder autour de vous, modifier légèrement votre itinéraire de promenade ou transmettre l’information à une personne qui connaît bien le quartier.
Hesteka accepte les signalements concernant les chiens et les chats, mais aussi les lapins, les oiseaux, les reptiles et d’autres animaux. L’application prévoit également une catégorie pour les animaux sauvages blessés ou en danger. Dans ce dernier cas, le signalement ne dispense jamais de contacter un centre de soins compétent ou les services spécialisés. Un animal sauvage blessé nécessite une prise en charge adaptée.

Une communauté locale pour coordonner les recherches
Hesteka ne se contente pas d’afficher des annonces sur une carte. L’application intègre également un espace de discussion local. Les membres peuvent y partager des informations, poser des questions ou coordonner leurs actions.
Cette fonction peut se révéler particulièrement utile pendant une recherche. Une personne indique le lieu où elle vient d’apercevoir l’animal. Une autre précise qu’elle vérifie un chemin ou une rue. Les déplacements et les observations deviennent plus faciles à suivre.
La communauté peut également échanger des conseils, des alertes de quartier, des retours d’expérience ou de bonnes adresses. Hesteka cherche ainsi à créer un réseau de proximité qui continue d’exister en dehors des situations d’urgence.
L’outil numérique ne remplace pas l’entraide sur le terrain. Il lui offre simplement un point de rencontre et un moyen de mieux faire circuler l’information. Bonus, cela permet de mieux gérer le temps car nous savons tous que le risque lorsque l’on perd son animal étant un accident ou une mauvaise rencontre. De fait, les heures sont comptés … Ainsi les recherches peuvent plus aisément se coordonner et couvrir davantage de terrain.
Des missions solidaires pour aider les associations
L’application souhaite également rapprocher les citoyens des associations de protection animale. Ces dernières peuvent proposer des missions locales auxquelles les utilisateurs choisissent de participer.
Les actions envisagées prennent différentes formes. Un membre peut rejoindre une recherche, promener des chiens accueillis dans un refuge, participer à une collecte, transporter un animal ou proposer de devenir temporairement famille d’accueil. L’engagement peut donc s’adapter aux possibilités, aux compétences et au temps disponible de chacun.
Cette approche présente un véritable intérêt. Beaucoup de personnes aimeraient aider les animaux, mais elles ne savent pas toujours vers quelle structure se tourner. D’autres ne peuvent pas s’engager régulièrement. Une mission ponctuelle et proche de chez soi peut constituer une première manière d’agir.
Le développement de cette partie dépendra naturellement du nombre d’associations présentes dans chaque secteur. Toutes les missions ne seront pas disponibles partout dès le lancement. Hesteka doit encore construire son maillage territorial et faire connaître son outil auprès des structures locales.

Des associations partenaires aux missions très différentes
Hesteka s’entoure d’associations engagées dans plusieurs domaines de la protection animale. Certaines recueillent des chiens ou des chats abandonnés. D’autres interviennent auprès des animaux errants, des NAC, des oiseaux ou des animaux maltraités. Plusieurs fonctionnent grâce à des familles d’accueil, tandis que d’autres privilégient la sensibilisation ou l’accompagnement des humains.
Le réseau compte notamment des associations consacrées au sauvetage, à la stérilisation des chats libres, à l’adoption, à la recherche de familles d’accueil ou au soutien de chiens présentant des difficultés émotionnelles. Cette diversité permet de ne pas réduire la protection animale aux seuls refuges.
L’application peut leur offrir davantage de visibilité, faciliter le recrutement de bénévoles et les rapprocher des habitants. Les points de collecte peuvent aussi leur apporter une aide matérielle. Enfin, le shop solidaire prévoit de leur reverser une partie de ses bénéfices.
L’adhésion au réseau Hesteka reste gratuite pour les associations. Ce point compte pour des structures qui consacrent déjà une grande partie de leurs ressources aux soins, à la nourriture et aux prises en charge.

Des marques, des boutiques et des professionnels engagés
Les associations ne sont pas les seules partenaires du projet. Hesteka réunit également des marques, des boutiques et des professionnels qui travaillent autour du bien-être animal.
Le réseau comprend des fabricants d’accessoires, des marques de couchages, des créateurs artisanaux, des spécialistes de l’alimentation ou de la mastication naturelle et des boutiques de jouets d’occupation. Des comportementalistes, pet-sitters, éducateurs, ostéopathes animaliers et services de transport rejoignent également l’écosystème.
Parmi les partenaires présentés figurent, par exemple, Les Trésors d’Ulysse pour les biscuits artisanaux, Milou Pets pour la literie canine, La Mutt pour les accessoires fabriqués à la main ou encore Toutou Vert pour sa sélection de produits naturels et biologiques. Ces quelques exemples illustrent la variété du réseau sans résumer l’ensemble des collaborations.
Ces partenaires peuvent proposer des avantages ou des récompenses aux utilisateurs. Certains commerces deviennent également des points de collecte. Ils occupent alors une place concrète dans la vie locale, bien au-delà d’une simple présence publicitaire dans l’application.
Donner ses accessoires inutilisés : un geste solidaire et écoresponsable
Nous accumulons parfois des accessoires que nos animaux n’utilisent plus. Un panier devenu trop petit, une couverture abandonnée, une laisse de rechange ou un jouet délaissé peuvent rester pendant des mois dans un placard. Pourtant, ces objets peuvent encore répondre aux besoins d’une association.
Hesteka référence des points de collecte installés chez des commerces et des professionnels partenaires. Les utilisateurs peuvent y déposer de la nourriture, des couvertures, des jouets ou différents accessoires. Les dons rejoignent ensuite les associations bénéficiaires du secteur.
La démarche rend la solidarité accessible à davantage de personnes. Tout le monde ne peut pas devenir bénévole, accueillir un animal ou effectuer régulièrement un don financier. Donner du matériel propre et encore utilisable constitue déjà une aide concrète.
Ce geste possède également une dimension écoresponsable. Il prolonge la durée de vie des objets et limite le gaspillage. Un accessoire qui ne répond plus aux besoins de votre animal peut devenir précieux pour un refuge ou une famille d’accueil. La proximité des points de collecte réduit aussi les intermédiaires et renforce l’entraide locale.
Il convient toutefois de donner des produits sûrs, propres et réellement utilisables. Une association ne doit pas recevoir les objets abîmés dont nous souhaitons simplement nous débarrasser. La solidarité offre une seconde vie aux accessoires, mais elle ne transforme pas un point de collecte en déchetterie à coussinets.
Le réseau reste encore inégalement réparti sur le territoire. Plusieurs points se situent actuellement dans le Sud-Est, même si Hesteka référence aussi des partenaires dans d’autres départements. L’utilité de cette fonction progressera donc à mesure que de nouveaux commerces rejoindront le projet.
Un système de points pour encourager l’engagement
Hesteka a choisi de valoriser les actions réalisées dans l’application grâce à un système de points. Un signalement, une mission locale, un dépôt dans un point de collecte ou le parrainage d’un proche peuvent permettre d’en obtenir.
Les utilisateurs peuvent ensuite échanger leurs points contre des récompenses proposées dans l’application. Le catalogue doit évoluer avec les partenariats. Il peut comprendre des réductions, des produits pour animaux ou différents cadeaux. Les frais d’envoi des récompenses physiques restent toutefois à la charge de l’utilisateur.
Ce système apporte une dimension ludique à l’engagement. Il peut encourager les membres à revenir dans l’application et à participer régulièrement. Sa réussite dépendra néanmoins de la qualité des actions valorisées. Le signalement d’un animal doit toujours répondre à une situation réelle et comporter des informations utiles. Accumuler des points ne doit jamais devenir plus important que la fiabilité des alertes.
La récompense ne constitue donc pas la finalité de la démarche. Elle sert plutôt de petit coup de pouce pour entretenir la mobilisation dans le temps.
Le shop solidaire Hesteka
Hesteka possède également une boutique en ligne. Elle propose des jouets, des accessoires, des produits destinés au quotidien des chiens et des chats, ainsi que des vêtements et des objets portant les couleurs de l’application.
Le shop participe au modèle économique du projet. L’application reste gratuite pour les utilisateurs et les associations, mais son fonctionnement entraîne nécessairement des frais. Les ventes contribuent donc au développement et à la maintenance de la plateforme.
Hesteka annonce reverser, chaque semestre, 20 % des bénéfices nets de sa boutique aux associations partenaires actives. Cette formulation mérite une précision : il ne s’agit pas de 20 % du prix de chaque commande, mais de 20 % des bénéfices qui restent après la prise en compte des dépenses liées à l’activité.
La boutique affirme également porter une attention aux matières et aux emballages, notamment à travers l’utilisation de coton et d’emballages recyclables pour certaines créations. Le véritable intérêt solidaire du shop reposera cependant sur la transparence du dispositif et sur la capacité du projet à montrer, avec le temps, quelles associations reçoivent les fonds et quelles actions ils permettent de financer.





Une application prometteuse qui doit encore développer son réseau
Hesteka rassemble des fonctions qui existent souvent séparément. Les signalements, les discussions locales, les missions, les dons matériels, les partenaires et les récompenses se retrouvent dans un même environnement.
Cette centralisation constitue sa principale force. Elle représente aussi son plus grand défi. Une application communautaire devient véritablement efficace lorsque de nombreuses personnes l’utilisent dans chaque territoire. Une alerte géolocalisée ne peut mobiliser un quartier que si suffisamment de membres y sont inscrits et consultent leurs notifications.
Hesteka reste une très jeune application. Son réseau de partenaires et de points de collecte doit encore s’étendre. Les missions proposées dépendront également de l’implication des associations locales. Cette limite n’enlève rien à la pertinence du projet. Elle rappelle simplement que l’outil ne pourra tenir ses promesses que si une communauté active se construit autour de lui. D’où la nécessité pour vous, moi, nous de nous rejoindre à cette belle initiative !
La présence de l’application sur un téléphone avant même d’en avoir besoin peut justement contribuer à cette progression. On ne la télécharge pas seulement pour retrouver son propre animal. On peut aussi l’utiliser pour regarder les alertes proches de chez soi et aider une autre famille. La solidarité est le nerf de notre communauté canine (et féline) dans une société où l’individualité tend trop souvent à nous isoler.
Hesteka ne remplace pas les démarches officielles
En cas de disparition, Hesteka constitue un outil supplémentaire. Elle ne remplace ni l’identification ni les démarches officielles. Le propriétaire doit déclarer la perte auprès d’I-CAD, vérifier que ses coordonnées sont à jour, prévenir les vétérinaires, contacter la mairie ou la fourrière et diffuser l’information auprès des réseaux locaux.
Selon le baromètre 2026 d’I-CAD, 90 081 chiens, chats et furets identifiés ont été déclarés perdus en France en 2025. L’identification reste le seul moyen de relier officiellement un animal à son détenteur. Une application communautaire peut accélérer la circulation d’une alerte, mais elle ne peut pas se substituer à cette protection essentielle.
Il ne faut donc pas choisir entre Hesteka, I-CAD, les affiches ou les groupes locaux. Ces outils peuvent agir ensemble. Plus l’information circule rapidement et clairement, plus les personnes présentes sur le terrain peuvent rester attentives.
Mon avis sur l’application Hesteka
Ce qui me semble particulièrement intéressant dans Hesteka, ce n’est pas seulement sa capacité à publier une annonce. D’autres outils permettent déjà de signaler la disparition d’un animal. Sa véritable originalité réside dans la volonté de relier plusieurs formes d’engagement.
Une personne peut partager une alerte sans devenir bénévole. Une autre peut donner une couverture qu’elle n’utilise plus. Une troisième peut participer à une collecte, accueillir temporairement un animal ou découvrir une association proche de chez elle. Chacune agit selon ses possibilités.
Le système de récompenses pourra surprendre ceux qui considèrent qu’une bonne action ne devrait rien rapporter. Je le vois plutôt comme un moyen de rendre l’engagement visible et de l’inscrire dans la durée, à condition que le contrôle des actions et la qualité des signalements restent prioritaires.
Hesteka arrive avec une idée ambitieuse et une énergie évidente. Il faudra maintenant laisser à l’application le temps de grandir, d’améliorer certaines fonctions et de densifier son réseau dans toute la France. Son avenir dépendra moins de la technologie que des personnes qui choisiront de l’utiliser.
Car derrière chaque carte, chaque notification et chaque point accumulé, l’essentiel reste profondément humain : une personne cherche un animal qu’elle aime, et d’autres acceptent de regarder autour d’elles pour l’aider à le ramener chez lui. Moi, je trouve ça beau … C’est un bel outil et cela mérite notre mobilisation pour le faire grandir ! Pour cela, intégrons le à notre quotidien, qu’en pensez-vous ?

Liens utiles
Le site officiel Hesteka / L’Instagram / Le Facebook. Télécharger l’application : Appstore / Android
Visuels et logo ©Hesteka

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AU SUJET DE L’AUTEUR

QUEENY & JULIE
Julie a fondé MDIAQ en 2016. Amoureuse des chiens depuis sa plus tendre enfance, elle a souhaité partager sa passion en l’alliant à son domaine de prédilection; à savoir, l’écriture. En 2024, afin d’ouvrir le blog a des contenus plus « humains », elle décide de développer BIAW. L’objectif étant de partager également des thématiques féminines ancrées dans l’ère du temps. Qui est Julie ? Passionnée de littérature, arts, photographie et shopping. Historienne de formation, curieuse, et animée constamment par l’envie d’enrichir ses connaissances. Ce blog était donc une évidence. Toujours en duo, elle partage son quotidien avec une adorable croisée border collie, prénommée Queeny, depuis 10 ans. Suivre le duo sur Instagram


