Comment gérer l’après-fête avec son chien
Comprendre, apaiser, et réapprendre le quotidien…
Après les fêtes, tout retombe : les lumières, le bruit, les odeurs. Et dans ce silence, nos chiens, comme nous, réapprennent à respirer. Fatigue, nostalgie, retour à la routine : découvrez pourquoi ce moment compte autant que la fête elle-même, et comment le traverser avec douceur, lenteur et lien. Parce que le vrai apaisement, c’est souvent ce qu’on reconstruit après.
Ce qui m’a inspiré cet article ? Comme vous le savez, pour les habitués du blog … J’adore Noël … L’après, c’est toujours mon petit moment de déprime, je retarde au maximum le rangement du sapin et des décos … D’autant que le lundi … Il faut aussi gérer le retour au boulot ! Double peine …

Le retour au calme : un temps invisible, mais essentiel
Les fêtes sont souvent vécues comme une apothéose : des jours de lumière, de rires, de sons et d’odeurs mêlées. Mais quand tout retombe, quand les guirlandes se taisent et que la maison retrouve son silence, un autre moment commence, celui du réajustement émotionnel.
Pour nous, humains, cette période marque la fin d’un cycle : on range, on digère, on reprend le travail. Pour le chien, elle représente une transition beaucoup plus subtile, mais tout aussi réelle : le retour à la stabilité du quotidien.
Car le chien n’anticipe pas, il vit les contrastes. Et l’après-fête, pour lui, n’est pas une simple accalmie : c’est une phase où il doit réintégrer la cohérence du monde.
Le cerveau du chien après la fête : entre hyperstimulation et rééquilibrage
Pendant les fêtes, tout change : les horaires, les voix, les bruits, les odeurs, les présences. Pour l’humain, cela peut être festif ; pour le chien, c’est une surcharge sensorielle. Parfois c’est une période de joie intense car il est aussi au centre des attentions !
L’éthologie et la neurobiologie émotionnelle le montrent : le chien réagit à son environnement à travers deux grands systèmes physiologiques, le système sympathique, celui de l’action, de l’éveil, de la vigilance ; et le système parasympathique, celui de la détente et du repos.
Or, pendant les fêtes, tout pousse le premier à s’activer : l’agitation, les déplacements, les invités, les enfants, les repas copieux, la fatigue ambiante. Même un chien calme reste en état de veille accrue, car chaque nouveauté est pour lui une information à traiter.
Quand les fêtes s’achèvent, il faut du temps pour que le corps et l’esprit reprennent leur équilibre. Les hormones du stress (adrénaline, cortisol) ne retombent pas instantanément : il faut parfois deux à trois jours pour que le métabolisme se régule.
C’est pourquoi un chien peut sembler “épuisé”, “collant” ou “grognon” après les fêtes : ce ne sont pas des caprices, mais les manifestations d’une régulation en cours. Queeny doit digérer la fin du calendrier de l’Avent … Le retrait de toutes les décos en peluche et mon retour au boulot … C’est toujours compliqué, elle semble toujours agitée. Comme en révolution ! Cela ne dure que 24-48h mais je constate toujours cet après fêtes …
reconstruire le cadre, pas imposer le contrôle
L’après-fête est souvent marqué par un retour à l’ordre : on nettoie, on range, on veut “remettre les choses en place”. Mais le chien, lui, n’a pas conscience d’avoir transgressé une norme, il a simplement essayé de s’adapter à un environnement devenu chaotique. Chez nous, il s’agit des changements dans la configuration pour placer le sapin, cela peut engendrer une perte de repères dans ses routines. Les choses ne sont plus exactement à la « bonne place », en bonne croisée Border Collie… Pour elle, me voir déplacer un meuble reste et restera toujours un crime de lèse majesté …
A cela s’ajoute que durant les fêtes, il y a du monde, des dîners, des sorties … Les routines promenades sont souvent bousculées. Nous n’avons plus les mêmes repères.
Un chien qui retrouve des repères clairs, promenade aux mêmes heures, ton de voix constant, routines quotidiennes, se réajuste naturellement. Ce n’est pas un “dressage”, mais une re-synchronisation émotionnelle.
Et c’est aussi une belle leçon pour l’humain : l’éducation, au fond, n’est pas une affaire de contrôle, mais de cadre prévisible où l’on peut se détendre.
Côté humain : la fatigue invisible et le rôle du chien
Les études en psychologie sociale montrent que les périodes de fêtes génèrent une ambivalence émotionnelle : entre joie partagée et tension accumulée. Les obligations, les attentes familiales, le rythme imposé épuisent le mental et cette fatigue se répercute sur le chien. Perso, je me place toujours beaucoup de pression en cuisine, il faut que ça soit bon, pas trop cuit, à la hauteur … Notons que je ne suis pas une grande cuisinière, du coup, le diner du réveillon est toujours un challenge pour moi ! Je suis souvent fatiguée après cette soirée. On range la maison de fond en comble, on affronte la foule lors des courses, on décore, on dresse une jolie table, on cuisine toute la journée … C’est à la fois un bonheur de faire plaisir mais aussi, un stress de se louper… sur une soirée qu’on veut parfaite pour nos proches.
Les chiens sont des lecteurs d’émotions. Ils perçoivent nos micro-expressions, notre posture, notre rythme respiratoire, et s’y ajustent. Quand nous rentrons fatigués, ils ralentissent. Quand nous sommes tendus, ils s’agitent. Queeny me suit toute cette journée, comme si elle voulait se positionner en soutien émotionnel, elle est plus agitée que d’habitude et sait que du monde arrive à ma manière de gérer l’espace, l’organisation et l’heure qui passe.
C’est ce que les chercheurs appellent la co-régulation émotionnelle interspécifique : un phénomène fascinant où deux systèmes nerveux (humain et canin) se synchronisent.
Ainsi, le meilleur moyen d’aider son chien à retrouver l’équilibre après les fêtes, c’est d’honorer sa propre fatigue. Dormir plus, respirer plus, ralentir le rythme, c’est aussi prendre soin de lui. Bref, le lendemain de fête, nous sommes toutes les deux en mode « survie cocooning ».
quand la fête devient épreuve
La société moderne valorise la fête comme un moment de consommation et de performance sociale : il faut être entouré, heureux, présentable. Pour beaucoup d’humains, comme pour leurs chiens, cela génère du stress, parce qu’il faut “tenir”, même quand le corps réclame du calme.
Dans les cultures rurales ou communautaires d’autrefois, les animaux vivaient la fête autrement : les rythmes restaient naturels, les environnements restaient stables. Aujourd’hui, les chiens vivent dans des foyers hyper-stimulants, où la fête est un dérèglement de leur quotidien sensoriel.
Réintégrer l’après-fête, c’est donc aussi revenir à une écologie émotionnelle plus juste : celle du calme, du silence, du quotidien. C’est redonner à la vie son tempo naturel, celui qui nourrit la sécurité plutôt que la stimulation.
Une éthique du “ralentir ensemble”
L’après-fête peut devenir un véritable rituel de lien. Plutôt que de “reprendre” immédiatement, pourquoi ne pas instaurer un moment symbolique de retour au calme partagé ?
Une balade silencieuse dans un lieu familier, un massage, une séance de flair tranquille dans le jardin, ou simplement prendre le temps de flâner dans le canapé en prenant son café du matin. Ces gestes simples rétablissent la continuité émotionnelle entre les jours “hors du temps” et le quotidien ordinaire.
“on revient à nous”.
Ce moment est essentiel pour le chien, mais aussi pour l’humain : il rétablit la sécurité relationnelle, ce sentiment d’équilibre qui naît du fait d’être ensemble, sans effort. 0% Scrupule à flâner en pyjama et à prendre le temps de se ressourcer après les fêtes ! Il faut être à l’écoute de soi, de son chien, du duo, et se donner le temps de ralentir pour se ressourcer. Comme un espace temps intermédiaire en l’effervescence des fêtes et le retour à un quotidien dont le travail est l’un des piliers.
La nostalgie post-Noël : quand le calme fait place au vide
Quand les guirlandes s’éteignent et que la maison retrouve son visage d’avant, beaucoup ressentent une légère nostalgie, parfois même une forme de tristesse difficile à nommer. C’est ce moment où l’on range les décorations, où le sapin semble trop silencieux, où le quotidien revient, un peu trop vite, un peu trop gris.
Cette mélancolie post-fêtes n’a rien d’anormal. Elle naît d’un contraste : le passage d’un monde de stimulation, de chaleur et d’émotions partagées à un environnement redevenu neutre. Le corps et l’esprit, après des jours d’intensité, cherchent un sens à ce “creux”.
Nos chiens, eux, ressentent ce changement sans le comprendre : ils perçoivent notre baisse d’énergie, notre fatigue émotionnelle, notre besoin de ralentir. Ils ne savent pas pourquoi l’atmosphère a changé, mais ils portent nos silences. Aussi, ils comprennent notre besoin de se recentrer. Et parfois, ils deviennent plus calmes, plus proches, comme s’ils tentaient d’occuper cet espace laissé vide. Ce moment-là est souvent celui où la complicité silencieuse reprend tout son sens.
Pourquoi cette nostalgie ? Et comment la traverser ?
Pourquoi elle existe
La nostalgie post-Noël s’explique par un phénomène psychobiologique : le corps, stimulé pendant plusieurs jours par la dopamine (plaisir, anticipation) et l’adrénaline (action, excitation), entre soudain dans un état de “chute émotionnelle”. On passe du “plein” au “vide” sans transition. Socialement, Noël symbolise la chaleur, la réunion, le sens collectif, autant de repères qui s’effacent d’un coup. Ce vide est perçu comme une perte. C’est d’autant plus palpable pour ceux qui vivent éloignés de leur famille et ne les retrouvent TOUS qu’en ces occasions de fêtes de fin d’année.
Comment y remédier
Nommer l’émotion : reconnaître cette nostalgie comme un besoin d’équilibre, pas comme une faiblesse. Penser positivement que cet engouement reviendra l’année prochaine !
Créer du sens : transformer ce creux en rituel de transition. Ranger les décorations peut devenir un geste symbolique : on “referme l’année”. Impliquer son chien dans le rangement, lui expliquer, remplacer le traditionnel calendrier en une friandise du soir …
Partager le silence : votre chien est un allié précieux dans cette phase. Une promenade lente, un moment calme côte à côte suffisent souvent à ramener un cadre. Perso, on passe le dernier dimanche en tête à truffe à regarder des séries, sous le plaid, dans la canapé. Un autre rituel qu’on affectionne !
Ritualiser le retour au quotidien : une activité répétée chaque début janvier (balade dans le même lieu, recette maison, mise en beauté des poils, tri dans les affaires) aide le corps à comprendre : ce n’est pas une fin, c’est un recommencement.
En somme, la nostalgie post-Noël n’est pas un vide à combler, mais un espace à habiter, doucement, avec soi, avec son chien, dans un retour au rythme naturel de nos vies bien huilées.
En conclusion : reconstruire la douceur du quotidien
Les fêtes bousculent, fatiguent, désorientent parfois. Mais l’après-fête, c’est le moment de tout remettre à sa juste place, non pas dans la contrainte, mais dans la cohérence. Un chien apaisé est le reflet d’un foyer qui respire à nouveau de ses propres routines. Et cette respiration-là, c’est ce qui fonde le bien-être, bien plus que les cadeaux ou les décorations.
Prenez ce temps, ensemble. Laissez retomber les paillettes, écoutez le silence. Car c’est souvent dans les jours calmes que le lien se tisse le plus fort. On revient à nous … Calme, routine, moment en tête à truffe.

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AU SUJET DE L’AUTEUR

QUEENY & JULIE
Julie a fondé MDIAQ en 2016. Amoureuse des chiens depuis sa plus tendre enfance, elle a souhaité partager sa passion en l’alliant à son domaine de prédilection; à savoir, l’écriture. En 2024, afin d’ouvrir le blog a des contenus plus « humains », elle décide de développer BIAW. L’objectif étant de partager également des thématiques féminines ancrées dans l’ère du temps. Qui est Julie ? Passionnée de littérature, arts, photographie et shopping. Historienne de formation, curieuse, et animée constamment par l’envie d’enrichir ses connaissances. Ce blog était donc une évidence. Toujours en duo, elle partage son quotidien avec une adorable croisée border collie, prénommée Queeny, depuis 10 ans. Suivre le duo sur Instagram





