Arts & Culture

A la poursuite de Jack Gilet 

Hello … On se retrouve pour un bouquine BD ! A paraitre le 8 janvier, A la poursuite de Jack Gilet, aux éditions Bamboo- GRAND ANGLE. Une BD qui s’adresse davantage aux adultes et aux ados mais qui est à classer dans la série à la fois historique et introspective sur notre société. Effectivement, elle est une porte ouverte à une réflexion plus globale sur la cause animale… Je vous la présente après l’avoir lu en avant-première !

©BAMBOO

Présentation officielle

DAVID RATTE, A la poursuite de Jack Gilet, Editions Bamboo- Grand Angle, sortie 8 janvier 2025, 128 pages, ISBN 979 1 0411 0373 7, vendue 19.90 euros.

L’auteur, DAVID RATTE, à la fois scénariste et dessinateur

David Ratte voit le jour le 13 août 1970, à Besançon. Au collège, il crée un fanzine dans lequel il publie ses premières planches. Il se lance ensuite très jeune dans la vie active en tant que dessinateur publicitaire free-lance, sans pour autant renier sa passion pour le 9e art. En 2001, il participe ainsi au premier concours « Jeunes auteurs » organisé par les éditions Delcourt, et se termine sur la seconde marche du podium. Trois ans plus tard, il rencontre Arleston, et réalise plusieurs récits courts pour Lanfeust Mag. En 2006, il crée la série Toxic Planet, qui reçoit le Prix du meilleur album humour de l’année au festival de Chambéry. L’année suivante, David Ratte décide de se consacrer exclusivement à la bande dessinée, et lance Le Voyage des pères, chez Paquet. La série, qui comprend au total douze albums répartis en trois époques, est largement saluée par la critique. Parallèlement à cette saga mêlant histoire, mysticisme et humour, il met en images Majipoor (avec Olivier Jouvray au scénario), crée la série Mamada (trois tomes), et illustre le livre jeunesse Les Aventures extraordinaires du Père Limpinpin, sur un texte de Stéphanie Dunand-Pallaz. En 2020, David Ratte fait son entrée au catalogue Grand Angle en publiant le one-shot Ma fille, mon enfant, bientôt suivi par le diptyque Réfugiés climatiques & castagnettes. Il dessine également Le Canonnier de la Tour Eiffel et La Petite voleuse de la Tour Eiffel, deux albums scénarisés par Jack Manini et Hervé Richez. En 2024, il publie en solo A la poursuite de Jack Gilet.

Source : Grand Angle

Synopsis

Jack Gilet aimait tellement les animaux qu’il ne voulait pas qu’on les abatte comme des bêtes…

États-Unis, début du xxe siècle. La croyance populaire veut que les animaux aient une conscience morale. De ce fait, des tribunaux locaux jugent chevaux, mulets, taureaux, ours et cochons accusés de causer des nuisances, de gâcher des récoltes ou de provoquer des accidents mortels. À l’issue de procès surréalistes, la plupart des bêtes sont condamnées à mort. C’est là qu’intervient Jack Gilet, bourreau assermenté. Il a pour mission de faire passer de vie à trépas les animaux condamnés selon les procédures fédérales, un métier qu’il pratique avec empathie, mais qui suscite moqueries, dédain et bientôt une terrible vengeance… Pour lire un extrait, c’est par ICI.

ZOOM SUR L’univers graphique

©Bamboo

Le style artistique de cette bande dessinée se distingue par une approche classique et raffinée. La technique d’aquarelle, parfaitement maîtrisée, donne vie à des teintes pastel dominantes. Les nuances de beige, vert pâle et rose délavé créent une atmosphère nostalgique, typique de l’univers du western américain. Les contours, réalisés à l’encre fine, sont subtils et apportent un aspect organique au dessin.

L’arrière-plan, avec son bâtiment détaillé, attire l’attention. Les balustrades en bois et la façade vieillissent montrent un soin particulier pour les textures et l’usure du temps. Le cadrage, large et frontal, situe les personnages dans leur environnement tout en soulignant l’échelle des éléments. Cette perspective renforce l’immobilité et la tension narrative.

Chaque détail est travaillé avec minutie : les roues du char, les plis de la bâche, ou encore les traits du cheval. Enfin, les lavis d’aquarelle utilisés pour les ombrages ajoutent de la douceur et renforcent l’ambiance paisible et mélancolique de la scène.

MON AVIS ?

Dans l’histoire, les animaux ont été placés au cœur d’un système judiciaire insolite où ils ont été jugés comme des êtres humains. Accusés de divers « crimes », ils ont comparé devant des tribunaux, souvent dans des procès absurdes, mêlant satire et critique des institutions. Ces procédures aboutissaient à des condamnations, jusqu’à l’exécution des animaux.

Cette pratique, bien qu’injuste et grotesque, reflète une époque où l’humanité projetait ses propres peurs et croyances sur les créatures qui l’entouraient. À travers ces récits, l’auteur explore des thèmes comme l’anthropomorphisme, l’absurdité de la justice et la morale sociale.

Au départ, je vais être claire… Le héros de l’histoire n’en est pas un … Il m’a agacé dés la première planche. Niais, il semble insensible aux exécutions qu’il œuvre à réaliser avec professionnalisme. Cela étant, il s’agit d’une bride d’histoire. Qui plus est, documenté à la fin du récit par des exemples concrets de cas …Qu’il semble nécessaire de mettre à l’honneur. En ce sens, l’auteur mérite d’être salué, car je pense que cette information est largement méconnue des amoureux des animaux.

Aussi, il me faut saluer la rédemption de cet anti-héros … On est pas bien loin du Happy END ! Un nouveau départ pour lui, dont l’âme fut finalement sauvée « par celle qui aimait sa chèvre ». Comme quoi, même dans le chaos de l’absurdité qu’est la cruauté humaine, une lueur d’espoir peu poindre …

Après, je ne peux de m’empêcher d’effectuer un parallèle contemporain. Notamment, avec les animaux qui paient encore trop souvent la « connerie » des humains en charge de leur vie … Par exemples; les chiens mordeurs, les chevaux aux cavaliers trop ambitieux. Ou encore, les ânes porteurs et les poules qui ne pondent plus …

EN BREF ?

En ce sens, c’est une bande dessinée que je recommande. D’une part car c’est une histoire méconnue qui mérite de l’être. D’autre part, car elle invite à l’introspection sur nos pratiques actuelles … Cette bande dessinée est une véritable pépite, mêlant un style artistique raffiné à une narration originale et captivante. Les illustrations à l’aquarelle, pleines de douceur et de détails, plongent le lecteur dans une ambiance à la fois nostalgique et immersive. L’histoire, teintée de réflexion, aborde des thèmes profonds avec une touche de satire intelligente. Un incontournable pour les amateurs d’univers singuliers et de récits qui font réfléchir.

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AU SUJET DE L’AUTEUR

QUEENY & JULIE

Julie a fondé MDIAQ en 2016. Amoureuse des chiens depuis sa plus tendre enfance, elle a souhaité partager sa passion en l’alliant à son domaine de prédilection; à savoir, l’écriture. En 2024, afin d’ouvrir le blog a des contenus plus « humains », elle décide de développer BIAW. L’objectif étant de partager également des thématiques féminines ancrées dans l’ère du temps. Qui est Julie ? Passionnée de littérature, arts, photographie et shopping. Historienne de formation, curieuse, et animée constamment par l’envie d’enrichir ses connaissances. Ce blog était donc une évidence. Toujours en duo, elle partage son quotidien avec une adorable croisée border collie, prénommée Queeny, depuis 10 ans. Suivre le duo sur Instagram

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