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Un chiot dans la vie de mon senior

Un chiot dans la vie de mon senior, c’est une expérience très différente de celle que j’ai vécue il y a plus de dix ans avec Queeny. Cette fois, je n’accueillais pas seulement un chiot. Je faisais aussi entrer un nouveau membre dans la vie d’une chienne senior qui avait déjà ses habitudes, ses repères et son propre équilibre.

Très vite, je me suis posé beaucoup de questions : Comment Queeny allait-elle réagir ? Comment Bowie allait-il trouver sa place ? Comment répondre aux besoins de chacun sans que l’un ne prenne le dessus sur l’autre ?

J’ai essayé d’anticiper plusieurs scénarios. Le meilleur comme le plus compliqué. Non pas pour m’inquiéter, mais pour réfléchir aux ajustements qui me semblaient importants.

Et puis, je me suis rapidement rendu compte d’une chose : il existe des différences, mais aussi de nombreuses similitudes lorsqu’un chiot entre dans la vie d’un chien senior.

Les différences sont assez évidentes. Un chiot découvre le monde et demande beaucoup d’accompagnement. Un senior, lui, possède déjà ses habitudes, son rythme et a davantage besoin de calme et de repos. Aussi, un chiot apprend plus facilement au contact d’un chien adulte qui sait déjà comment agri et réagir …

Pourtant, il existe aussi des points de rencontre très intéressants.

Parce qu’un chiot dort énormément. Parce qu’un senior a lui aussi besoin de préserver ses temps de récupération. Cela étant, ils ont tous les deux besoin de stabilité et de repères. Finalement, j’ai assez vite cessé de réfléchir en termes de difficultés. Je me suis plutôt demandé comment créer un équilibre qui respecte chacun d’eux.

Je précise également qu’il ne s’agit pas d’une méthode universelle. Chaque chien est différent et chaque cohabitation possède ses propres particularités. Je partage simplement les petites choses que j’ai mises en place à la maison et qui, jusqu’à présent, nous permettent d’avancer sereinement tous les trois.

Car, au fond, mon objectif n’a jamais été que Bowie et Queeny deviennent inséparables. Mon objectif est beaucoup plus simple : leur permettre de construire une relation saine, équilibrée et respectueuse, sans que l’un ait à s’effacer au profit de l’autre.

Poser des bases sereines

Laisser le senior trouver sa place

Je pense que certaines conditions ont facilité les choses dès le départ. La première concerne les présentations. Je n’ai jamais cherché à forcer une rencontre ni à imposer une relation. J’ai laissé Queeny aller vers Bowie à son rythme et c’est elle qui est venue le chercher. Je crois que ce détail a son importance. Elle n’a jamais eu le sentiment qu’on lui imposait une présence dans son quotidien.

Je pense également qu’il est préférable de partir d’une situation déjà stable. À mes yeux, accueillir un chiot est plus simple lorsque le chien déjà présent à la maison possède une bonne éducation. Je m’en rends compte chaque jour. Très rapidement, Bowie a commencé à se caler sur certains comportements de Queeny. Si je la rappelle dans le jardin, il a tendance à la suivre. Si elle revient vers moi, il fait la même chose.

Mais cette transmission ne concerne pas uniquement les bonnes habitudes. Queeny a d’ailleurs pris un malin plaisir à lui montrer comment faire des trous dans le jardin, une activité qu’elle ne pratiquait pourtant plus depuis longtemps. Comme quoi, il existe aussi une forme de transmission générationnelle chez les chiens.

À l’inverse, Queeny ne mendie jamais à table. Résultat : Bowie ne s’y intéresse pas particulièrement non plus. Cela me conforte dans une idée : le comportement du premier chien a une influence considérable sur celui du second.

Faciliter le partage au quotidien

Je pense également qu’un certain degré de tolérance envers les autres chiens est indispensable. Je ne cherche pas à ce qu’ils deviennent inséparables. En revanche, la cohabitation quotidienne demande de la patience, de l’acceptation et une capacité à poser des limites sans générer de tensions permanentes.

À la maison, j’ai aussi fait le choix de faciliter l’accès aux ressources. C’est un peu l’open bar. Il y a des corbeilles à jouets un peu partout et chacun peut y accéder librement.

Je sais que cette approche ne fait pas toujours l’unanimité. On entend souvent qu’il ne faudrait pas laisser les jouets à disposition en permanence pour éviter qu’ils perdent de leur intérêt. Pourtant, chez nous, c’est tout l’inverse qui se produit. Il y a tellement de possibilités qu’ils redécouvrent constamment certains jouets. Bowie passe de l’un à l’autre et Queeny recommence elle aussi à jouer davantage. Ils se prêtent des jouets, se les échangent et créent leurs propres interactions.

Je pense que cette abondance participe aussi à l’apaisement du groupe. Il n’y a pas de compétition à installer puisqu’il n’y a rien à protéger.

Trouver le bon équilibre

Pour autant, je ne pense pas qu’il faille tout laisser faire. Au contraire. Le véritable défi consiste à trouver un équilibre.

On entend souvent qu’il faudrait traiter les deux chiens exactement de la même manière. Pourtant, la réalité est un peu plus nuancée. Le but n’est pas d’effacer les différences, mais de veiller à ce qu’aucun des deux ne se sente lésé.

Je fais particulièrement attention à ce point. Je ne veux pas que Queeny ait le sentiment qu’elle doit s’effacer au profit du petit dernier. Mais je ne veux pas non plus que Bowie se sente mis de côté.

Finalement, depuis son arrivée, j’ai le sentiment de travailler davantage sur l’équilibre de notre petite tribu que sur l’éducation du chiot en elle-même. Et je crois que c’est peut-être cela qui fait toute la différence. Je fais le choix de capitaliser sur l’avenir en prenant le temps de poser des bases relationnelles solides … L’éducation suivra par l’intensité du lien. Cela reste mon choix et mon approche, je n’impose pas cette vision aux autres.

Respecter des rythmes différents

C’est probablement l’un des premiers ajustements que j’ai mis en place. Très vite, je me suis rendu compte que Bowie et Queeny n’avaient tout simplement pas les mêmes besoins. Cela peut sembler évident dit comme cela, mais je pense qu’on a parfois tendance à l’oublier lorsqu’on accueille un chiot dans une maison où vit déjà un chien senior. Ils ne se trouvent pas au même moment de leur vie.

Bowie découvre le monde. Chaque sortie représente une nouvelle expérience. Chaque odeur, chaque bruit et chaque rencontre constituent un apprentissage. De son côté, Queeny n’a plus besoin de cette phase d’exploration permanente. Elle possède déjà ses habitudes et son rythme bien à elle.

D’un point de vue éthologique, cela est tout à fait normal. Les besoins évoluent au fil des âges. Un chiot mobilise énormément d’énergie pour apprendre et comprendre son environnement. Un senior, lui, a davantage besoin de préserver ses ressources physiques et de récupérer.

J’ai donc rapidement compris qu’il serait contre-productif de vouloir les placer systématiquement dans les mêmes situations. J’ai d’ailleurs essayé. Très vite, je me suis rendu compte que cela ne fonctionnait pas. Lorsque je les sortais ensemble, Bowie se focalisait davantage sur Queeny que sur moi. Il cherchait constamment à jouer avec elle, l’observait en permanence et oubliait complètement ce que nous étions en train de travailler. L’éducation passait alors au second plan.

J’ai donc choisi une autre approche : séparer et rassembler. Je sépare lorsque chacun a des besoins spécifiques. Bowie bénéficie de petites promenades éducatives qui lui permettent de découvrir son environnement et d’apprendre progressivement à interagir avec le monde extérieur. De son côté, Queeny conserve ses promenades beaucoup plus longues et plus sportives, dont elle a toujours besoin aujourd’hui.

Mais je rassemble également. Nous faisons des promenades à trois dans des endroits plus calmes et sécurisants. Des lieux où je sais qu’ils peuvent interagir librement, jouer un peu en longe et simplement profiter d’un moment partagé. Finalement, je me suis rendu compte qu’il ne fallait pas chercher à tout faire ensemble. Petit à petit, nous nous rapprochons du « monde » et Bowie progresse en voyant que Queeny ne redoute pas la mise en contact avec les humains, joggeurs, vélo, voiture… Elle l’aide à banaliser ces rencontres, à les placer en toile de fond et à rester centrer sur notre groupe sans s’en soucier.

Il fallait plutôt trouver le bon moment pour être séparés et le bon moment pour être réunis. Et je crois que c’est là que se construit une partie de l’équilibre. Parce qu’au fond, je ne cherche pas à créer deux vies parallèles sous le même toit. Je cherche à construire une petite équipe dans laquelle chacun peut exister sans renoncer à ses propres besoins.

Trouver sa place en tant qu’humaine

Je ne m’attendais pas à vivre cela, mais je crois que l’un des plus gros ajustements n’a finalement pas concerné les chiens. Il m’a concernée, moi.

Cela peut paraître un peu étrange dit comme cela, mais au tout début, j’avais presque du mal à faire un bisou à Bowie devant Queeny. Je sais que cela peut sembler anodin, mais j’avais l’impression de la trahir.

Cela me fait un peu penser à ces adolescents qui n’osent pas montrer leur affection pour leur petit ami ou leur petite amie devant leurs parents. Comme s’ils avaient peur de blesser une relation déjà existante en en créant une nouvelle. J’ai ressenti quelque chose d’assez similaire. Et je pense que ce sentiment est profondément humain.

En psychologie, on parle parfois de loyauté affective. C’est cette impression que l’attention ou l’amour accordés à une nouvelle relation pourraient se faire au détriment d’une relation déjà installée.

Or, l’affection ne fonctionne pas comme une ressource limitée. Aimer davantage ne signifie pas aimer moins quelqu’un d’autre. Mais il m’a fallu quelques jours pour l’intégrer pleinement.

Je me suis donc mise un peu en retrait au départ. Je les ai beaucoup laissés évoluer ensemble. J’avais envie qu’ils apprennent à se découvrir sans que ma présence ne vienne constamment s’interposer entre eux. Cela ne veut pas dire que j’ai négligé Bowie. Ni que j’ai cherché à préserver Queeny à tout prix. J’ai simplement essayé de laisser leur relation naître à son propre rythme.

Et, finalement, quelque chose de très naturel s’est produit. Petit à petit, Bowie est venu vers moi de lui-même. Notre lien a commencé à se construire progressivement et cela ne semblait plus du tout déranger Queeny. Je crois même que c’est à ce moment-là qu’une nouvelle dynamique s’est installée. Nous n’étions plus dans une logique de « moi avec l’un » puis « moi avec l’autre ». Nous étions devenus trois individus qui apprenaient à fonctionner ensemble.

Parce que lorsqu’on accueille un deuxième chien, il est facile de tomber dans une forme de culpabilité. On peut avoir peur de déséquilibrer la relation avec le premier chien ou, au contraire, avoir peur de ne pas assez investir la relation avec le chiot. Pourtant, je me rends compte aujourd’hui qu’il n’est pas nécessaire de choisir. L’objectif n’est pas de répartir l’amour de manière parfaitement équitable. L’objectif est de préserver la qualité de chaque relation. Et cela demande parfois un peu de temps.

Finalement, accueillir un chiot lorsqu’on vit déjà avec un chien senior ne consiste pas seulement à accompagner deux chiens. Cela consiste aussi à accepter que notre propre place évolue. Nous ne sommes plus seulement l’humaine d’un chien. Nous devenons le point d’équilibre d’une petite tribu qui apprend à vivre ensemble.

Créer les conditions plutôt que contrôler la relation

En prenant un peu de recul, je me rends compte que je n’ai jamais réellement cherché à contrôler leur relation. Je n’ai jamais attendu qu’ils deviennent inséparables ni essayé de reproduire ces images parfaites que l’on voit parfois sur les réseaux sociaux. Mon objectif était beaucoup plus simple : créer des conditions favorables pour que chacun trouve sa place à son rythme.

Je crois d’ailleurs que c’est la plus grande leçon que cette expérience m’apprend aujourd’hui. Très souvent, lorsqu’on accueille un deuxième chien, on se focalise immédiatement sur la relation qui va se créer entre eux. On observe leurs interactions, on analyse leurs comportements et on espère rapidement voir apparaître une forme de complicité.

Pourtant, les relations ne se décrètent pas. Elles se construisent progressivement. Comme chez les humains, elles ont besoin de temps, de répétition et de nombreuses expériences positives pour se développer. Les psychologues expliquent d’ailleurs que les liens solides ne se créent pas à travers des moments exceptionnels, mais grâce à l’accumulation de petites expériences rassurantes qui se répètent au quotidien.

Je trouve que cette idée s’applique parfaitement à la relation entre un chiot et un chien senior. Ce ne sont pas les grands événements qui comptent le plus. Ce sont toutes ces petites scènes du quotidien qui, mises bout à bout, finissent par raconter une histoire commune.

Une sieste côte à côte, une promenade partagée, une attente devant la porte ou encore un jouet qui passe de l’un à l’autre sont autant de petits moments qui construisent progressivement leur relation. Pris séparément, ils paraissent anodins. Pourtant, c’est précisément leur répétition qui crée un sentiment de familiarité et de sécurité.

Et c’est probablement ce qui me plaît le plus à observer aujourd’hui. Je ne vois pas seulement un chiot qui grandit. Je vois aussi une chienne senior qui continue à transmettre certaines choses, qui retrouve parfois des comportements qu’elle avait abandonnés et qui découvre, elle aussi, une nouvelle façon de vivre son quotidien.

Finalement, chacun apporte quelque chose à l’autre. Queeny apporte ses repères, sa stabilité et son expérience. Bowie, lui, apporte sa spontanéité, sa curiosité et une nouvelle énergie dans la maison. Je crois que c’est précisément là que se trouve la richesse de cette rencontre.

Pendant longtemps, j’ai imaginé qu’il faudrait simplement faire cohabiter deux générations. Aujourd’hui, je me rends compte qu’il s’agit plutôt de les accompagner pour qu’elles apprennent à se compléter. Cette prise de conscience est importante, car elle change complètement ma manière de regarder les choses.

Je ne demande pas à Queeny de redevenir un chiot. Je ne demande pas non plus à Bowie de se comporter comme un adulte. J’essaie simplement de leur permettre d’exister ensemble, chacun à sa place, chacun à son rythme et chacun avec ses propres besoins.

Parce qu’au fond, une belle cohabitation ne se construit pas en cherchant la perfection. Elle se construit en respectant les individualités qui composent la petite tribu. Et je crois qu’aujourd’hui, c’est probablement la plus belle leçon que Queeny et Bowie sont en train de m’apprendre.

Trois équilibres à construire en même temps

En prenant un peu de recul, je me rends compte que cet article ne parle finalement pas seulement de la cohabitation entre un chiot et un chien senior. Il parle surtout des différents équilibres qu’il faut apprendre à construire lorsqu’un nouveau membre arrive dans la famille. Et, en y réfléchissant, je crois qu’il y en a trois qui se construisent simultanément. Je ne m’en suis pas rendu compte immédiatement, mais c’est probablement ce qui occupe la plus grande partie de mon énergie depuis l’arrivée de Bowie.

Le premier équilibre est sans doute le plus évident : celui qui se construit entre le chiot et le senior. Ils ne traversent pas les mêmes étapes de vie et n’ont pas les mêmes besoins. L’un découvre le monde tandis que l’autre possède déjà ses repères. Mon rôle ne consiste donc pas à demander à l’un de s’adapter entièrement à l’autre, mais à leur permettre de cohabiter en respectant leurs différences. Finalement, je ne cherche pas à créer une relation parfaite, mais une relation saine et équilibrée. Il faut donc canaliser avec bienveillance et s’assurer que chacun évolue dans le respect et la considération.

Le deuxième équilibre concerne leurs besoins individuels. Je pense que c’est l’un des pièges les plus fréquents lorsqu’on accueille un deuxième chien. On pourrait être tenté de vouloir tout faire ensemble et de considérer le groupe comme une seule entité. Pourtant, je me rends compte chaque jour qu’il est essentiel de préserver des temps individuels. Queeny a besoin de conserver ses habitudes, ses promenades et ses moments privilégiés avec moi. De son côté, Bowie a besoin de ses propres apprentissages, de ses découvertes et de temps qui lui appartiennent également. Je ne cherche donc pas à effacer leurs individualités au profit du groupe. Au contraire, j’essaie de les préserver pour que chacun puisse continuer à exister pleinement.

Le troisième équilibre est probablement celui auquel je m’attendais le moins : mon propre équilibre émotionnel. Je me suis rapidement rendu compte que l’arrivée d’un deuxième chien ne bouleversait pas seulement la vie des chiens. Elle venait aussi modifier ma place d’humaine. J’ai dû apprendre à ne pas culpabiliser, à ne pas avoir peur de déséquilibrer ma relation avec Queeny et à accepter qu’un nouveau lien se crée progressivement avec Bowie. Ce travail est finalement beaucoup plus important que je ne l’aurais imaginé.

Et, avec un peu de recul, je me rends compte que ces trois équilibres sont intimement liés. Si je néglige les besoins de Queeny, cela impacte la dynamique du groupe. Si je néglige les besoins de Bowie, cela freine la construction de notre relation. Et si je me mets moi-même sous pression, je risque de transmettre cette tension à toute la tribu. Tout devient alors beaucoup plus fragile.

Je réalise aujourd’hui que je ne suis pas simplement en train d’accompagner un chiot et un chien senior. Je suis en train d’apprendre à orchestrer une nouvelle dynamique familiale. Et c’est probablement ce qui m’a le plus surprise dans cette expérience. Parce qu’au fond, accueillir un deuxième chien ne consiste pas à ajouter un membre supplémentaire à la maison. Cela consiste à réinventer un équilibre qui permette à chacun de trouver sa place sans que personne n’ait besoin de s’effacer.

Quand le senior devient un modèle

Je ne m’attendais pas forcément à cela, mais l’un des aspects qui me frappe le plus depuis l’arrivée de Bowie est sa capacité à apprendre en observant Queeny. En éthologie, ce phénomène porte d’ailleurs un nom : l’apprentissage social. Les chiens sont capables d’acquérir certains comportements en regardant leurs congénères interagir avec leur environnement. Et, au quotidien, je me rends compte à quel point cette capacité est précieuse.

Je l’ai notamment observé avec le jeu. Au départ, lorsque je lançais un jouet à Bowie, il le récupérait puis partait à l’autre bout du jardin avec. Pour lui, le jeu s’arrêtait là. Queeny lui a progressivement montré une autre manière de faire. Elle rapportait le jouet jusqu’à moi pour obtenir un nouveau lancer. Très vite, Bowie a compris le principe et a commencé à reproduire ce comportement.

Ce sont finalement de toutes petites scènes du quotidien, mais elles sont très intéressantes à observer. Je découvre un chiot qui apprend en permanence et une chienne senior qui transmet des habitudes sans même s’en rendre compte. Et cette transmission ne concerne pas seulement le jeu.

Je le constate également lors des soins coopératifs et des séances de medical training. Je commence toujours par travailler avec Queeny. Bowie observe attentivement ce qu’il se passe, puis je reproduis exactement les mêmes gestes avec lui. Jusqu’à présent, cela se déroule avec beaucoup de sérénité et très peu d’appréhension de sa part.

Je pense que cette observation joue un rôle rassurant. En psychologie animale, le sentiment de sécurité favorise les apprentissages. Lorsqu’un individu observe un congénère de confiance évoluer sereinement dans une situation, il est plus susceptible d’aborder lui-même cette situation avec davantage de calme.

Et, finalement, je crois que c’est aussi ce qui se passe ici. Bowie ne découvre pas seulement des exercices ou des apprentissages. Il découvre aussi la manière dont Queeny interagit avec le monde qui l’entoure.

Cela me fait d’ailleurs prendre conscience d’une chose : en accueillant un chiot, je n’ai pas seulement accueilli un nouveau chien. J’ai aussi redécouvert Queeny dans un rôle que je ne lui connaissais pas encore.

Elle est devenue un modèle. Pas un modèle parfait, parce qu’elle lui a tout de même montré comment faire des trous dans le jardin. Mais un modèle qui lui transmet des repères, des habitudes et une certaine manière d’évoluer dans notre quotidien. Et je trouve cela assez beau à observer. Pendant plus de dix ans, j’ai accompagné Queeny dans ses apprentissages. Aujourd’hui, je la vois, à son tour, transmettre une partie de cette expérience à Bowie.

Je crois d’ailleurs que cela me conforte dans une idée très simple : lorsqu’un chien adulte ou senior est déjà bien dans ses pattes, il devient un allié précieux dans l’arrivée d’un chiot. Non pas parce qu’il remplace l’humain dans l’éducation, mais parce qu’il apporte des repères qu’aucun d’entre nous ne pourrait transmettre exactement de la même manière.

Accepter les moments de tension

Je pense qu’il est également important de dire les choses telles qu’elles sont : tout n’est pas toujours simple. Il y a des moments où l’équilibre se fragilise un peu et c’est parfaitement normal.

Je l’ai encore vécu aujourd’hui. Avec la canicule, les deux chiens sont davantage confinés à la maison. À l’extérieur, il faisait plus de 30 degrés, avec un ressenti encore plus élevé. Les sorties se raccourcissent, les activités diminuent et, forcément, l’énergie ne s’exprime plus tout à fait de la même manière.

Bowie, lui, avait envie de jouer. Beaucoup. Il n’arrêtait pas de solliciter Queeny, de la mordiller et de revenir vers elle malgré ses signaux. De son côté, je voyais très bien qu’elle prenait sur elle. Elle grognait, elle se décalait et elle essayait de lui faire comprendre qu’elle avait besoin de tranquillité.

À deux reprises, elle a même couiné parce qu’il lui avait donné des coups de dents dans les pattes et dans la queue. À ce moment-là, j’interviens. En règle générale, j’aime les laisser communiquer entre eux. Je pense même que c’est indispensable. Mais lorsque je vois que cela devient trop intense pour Queeny, je prends le relais. Je dis systématiquement à Bowie : « Laisse Queeny ou stop qu’il connait très bien» et je redirige vers un jouet ou autre chose.

Ce n’est pas seulement une consigne éducative. C’est aussi une manière de soutenir ma chienne senior. Je veux qu’elle comprenne qu’elle n’est pas seule à devoir gérer les débordements du petit dernier. Je crois d’ailleurs que ce soutien est important.

En psychologie, on sait qu’il est plus facile de gérer une situation inconfortable lorsqu’on ne porte pas toute la responsabilité sur ses épaules. Et, finalement, cela me semble valable ici aussi. Je ne demande pas à Queeny d’éduquer Bowie à ma place, ni de supporter des sollicitations permanentes sous prétexte qu’il est petit. Je prends ma part de responsabilité. Et je pense que cela contribue aussi à préserver leur relation.

Je crois d’ailleurs qu’il est important de dire une chose : un grognement n’est pas un échec. En éthologie, c’est même un moyen de communication tout à fait normal. Un chien qui grogne est un chien qui exprime un inconfort, qui pose une limite et qui essaie d’éviter que la situation ne dégénère. Finalement, je préfère largement voir Queeny communiquer plutôt que subir en silence.

Et je crois que Bowie apprend aussi énormément grâce à cela. Il découvre progressivement qu’il existe des limites, que tout le monde n’a pas envie de jouer au même moment et que l’enthousiasme d’un chiot ne doit pas prendre toute la place. Je pense d’ailleurs que c’est aussi cela, la vie en tribu. Ce n’est pas vivre dans une harmonie parfaite en permanence. C’est apprendre à respecter le rythme, les besoins et les limites de chacun. Et, finalement, c’est peut-être là que se construit le véritable équilibre.

Trouver le bon moment pour intervenir

Je crois que c’est probablement l’une des choses les plus difficiles à gérer humainement. Lorsqu’on vit depuis presque douze ans avec son chien et qu’on le voit parfois être malmené par un chiot plein d’énergie, il est très difficile de garder le bon équilibre. L’instinct nous pousse souvent à intervenir immédiatement. Et, honnêtement, je me suis rendu compte à quel point cet exercice pouvait être délicat. Parce qu’il faut sans cesse doser.

Intervenir trop tôt pourrait empêcher les chiens de communiquer entre eux. Mais intervenir trop tard risquerait de mettre le senior en difficulté et de le pousser à dépasser ses propres limites. Et c’est précisément ce point qui me semble important.

Je ne laisse jamais Queeny atteindre sa limite de tolérance maximale. Je pense même que c’est l’une des choses les plus importantes à préserver. Lorsqu’un chien a le sentiment qu’il doit constamment gérer seul une situation inconfortable, la frustration peut progressivement s’accumuler.

Or, lorsque cette accumulation devient trop importante, le risque de voir apparaître un conflit augmente lui aussi. Je crois donc qu’il est essentiel de bien connaître son chien. Et je ne parle pas seulement de connaître ses habitudes ou ses préférences. Je parle de connaître ses signaux de communication, ses seuils de tolérance et sa manière d’exprimer un inconfort.

Chez Queeny, je sais reconnaître les différentes étapes. Je vois lorsqu’elle essaie simplement de s’éloigner. Je vois lorsqu’elle grogne pour poser une limite. Et je vois aussi le moment où cela devient trop difficile pour elle. C’est généralement à cet instant que j’interviens. Je ne le fais pas pour empêcher la communication entre eux. Je le fais pour éviter qu’elle ait besoin d’aller plus loin pour se faire comprendre.

En éthologie, les comportements de communication fonctionnent comme une gradation. Les chiens utilisent d’abord des signaux subtils avant d’en arriver à des réponses plus marquées. Plus ces premiers signaux sont respectés, moins ils auront besoin d’intensifier leurs réactions.

Finalement, mon rôle n’est pas de me substituer à eux. Mon rôle est de les accompagner pour que chacun puisse être entendu avant que la situation ne devienne inconfortable.

Et je crois que c’est aussi cela, vivre avec un chiot et un senior : apprendre à devenir une sorte de médiatrice bienveillante. Ni trop présente. Ni trop absente. Simplement suffisamment attentive pour préserver l’équilibre de chacun. Parce qu’au fond, l’objectif n’est pas d’éviter toutes les tensions. Elles font partie de la vie et de la construction de leur relation. L’objectif est plutôt de veiller à ce qu’aucun des deux n’ait besoin d’aller au-delà de ses propres limites pour se faire comprendre.

Laisser faire ne veut pas dire tout laisser faire

Je pense aussi qu’il est important de dire une chose : l’arrivée d’un chiot peut révéler certaines réalités que l’on n’avait jamais vraiment observées auparavant. Les premiers jours, Bowie était plutôt dans l’observation. Il était calme, discret et ne sollicitait pas énormément Queeny. Cela rejoint d’ailleurs ce que l’on entend souvent à propos de la règle des 3 jours, 3 semaines et 3 mois. Un chien qui arrive dans un nouvel environnement a besoin de temps pour prendre ses repères et comprendre le fonctionnement de sa nouvelle maison.

Puis, petit à petit, sa personnalité a commencé à s’exprimer davantage. Et c’est là que certaines dynamiques sont apparues. Par exemple, dès que Queeny allait boire, Bowie se précipitait vers la même gamelle. Pourtant, plusieurs gamelles d’eau sont disponibles dans la maison. Mais cela ne suffisait pas. Si elle allait vers l’une, il fallait qu’il fasse exactement la même chose. Et j’ai rapidement constaté quelque chose d’autre : Queeny avait tendance à se mettre en retrait. Elle le laissait faire. Elle s’effaçait. Et c’est probablement là que l’humain doit reprendre sa place.

Parce que j’ai un chien senior qui est profondément gentil. Or, la gentillesse ne doit jamais devenir une raison pour laisser l’autre prendre toute la place. J’ai donc dû poser des limites. On attend son tour. On ne se précipite pas systématiquement sur les ressources utilisées par l’autre. Et chacun doit pouvoir accéder sereinement à ce dont il a besoin.

J’ai également dû adapter les repas. Bowie mange beaucoup plus vite que Queeny et ils n’ont pas les mêmes besoins alimentaires. Très rapidement, je me suis rendu compte qu’il terminait son repas avant elle et qu’il était ensuite tenté de s’intéresser à sa gamelle.

J’ai donc trouvé une solution toute simple. J’utilise un tapis de léchage sur lequel je dépose un peu de pâtée avant d’ajouter ses croquettes. Ensuite, je suis passée à la gamelle anti glouton pour Bowie. Cela ralentit son rythme de repas et permet à Queeny de manger tranquillement sans avoir à se dépêcher. Parce que, là encore, elle avait tendance à s’effacer et à lui laisser la place. Et je crois que cela illustre bien une chose : laisser les chiens communiquer entre eux ne signifie pas leur laisser gérer toutes les situations seuls.

Je pense même qu’il faut être vigilant avec cette idée, car elle peut parfois être mal interprétée. Bien sûr qu’il est important de les laisser interagir, expérimenter et construire leur relation. Mais il existe des situations où l’humain doit intervenir pour préserver l’équilibre du groupe. Je ne laisse pas Queeny porter seule la responsabilité de poser toutes les limites. Ce n’est ni son rôle ni sa charge.

Je pense d’ailleurs qu’il y a une différence importante : accompagner une cohabitation, ce n’est pas choisir entre intervenir ou ne jamais intervenir. C’est apprendre à reconnaître les moments où notre présence devient nécessaire. Et je crois que c’est probablement l’un des exercices les plus délicats. Parce qu’au fond, l’objectif n’est pas de laisser les chiens se débrouiller à tout prix. L’objectif est de faire en sorte que chacun puisse exister sans avoir besoin de s’effacer au profit de l’autre.

Apprendre à être seuls ensemble

Il y a une autre chose que j’ai mise en place assez rapidement et qui me semble aujourd’hui très importante : les habituer à être seuls ensemble. Je ne l’ai évidemment pas fait dès le premier jour. J’ai d’abord pris le temps d’observer leur relation et de voir comment ils interagissaient l’un avec l’autre.

Puis, progressivement, je les ai laissés seuls quelques minutes. Je suis allée nettoyer la voiture, m’occuper du jardin ou simplement vaquer à certaines occupations à proximité de la maison. Ensuite, j’ai augmenté les durées petit à petit. Ce qui m’a frappée, c’est qu’ils semblaient se rassurer mutuellement.

J’ai le sentiment que la présence de Queeny aide beaucoup Bowie. Il n’est pas seul face à cette nouvelle maison, à ces nouvelles habitudes et à ces moments d’attente. Il retrouve un repère qu’il connaît déjà. Mais je me rends compte aussi que cette présence bénéficie à Queeny. Une nouvelle dynamique s’installe et ils apprennent progressivement à partager certains moments du quotidien.

En psychologie, on parle parfois de co-régulation émotionnelle. Sans rentrer dans des notions trop théoriques, cela désigne la capacité de deux individus à s’influencer positivement et à contribuer au sentiment de sécurité de l’autre. Je trouve que cette idée décrit assez bien ce que j’observe aujourd’hui.

Je ne dirais pas qu’ils se rassurent en permanence ni qu’ils deviennent dépendants l’un de l’autre. En revanche, je vois apparaître une forme de réconfort mutuel. D’ailleurs, Queeny gère vraiment de mieux en mieux les orages par la présence de Bowie qui n’a pas peur lorsqu’ils arrivent. Et je trouve cela très beau. Parce qu’au fond, ce ne sont pas uniquement des chiens qui apprennent à se tolérer. Ce sont deux individus qui commencent à partager une partie de leur quotidien.

Je pense d’ailleurs que cette nuance est importante. L’objectif n’est pas qu’ils deviennent inséparables. L’objectif est qu’ils puissent trouver du bien-être dans cette nouvelle organisation. Et je crois que c’est ce qui est en train de se produire. Finalement, j’ai parfois l’impression que chacun apporte quelque chose à l’autre. Queeny apporte sa stabilité, ses repères et sa sérénité. Bowie apporte sa spontanéité, sa curiosité et une nouvelle énergie dans la maison.

Et, au milieu de tout cela, ils construisent progressivement leur propre équilibre. Je crois même que c’est ce qui me touche le plus dans cette expérience. Ce n’est pas de les voir jouer ensemble ou dormir côte à côte. C’est de les voir devenir, petit à petit, des repères l’un pour l’autre.

Mais … Y a toujours un MAIS

Pendant quelques jours, j’ai aussi traversé une période plus compliquée. Ce n’était pas un rejet de Bowie, ni des regrets liés à son arrivée. C’était simplement le temps nécessaire pour retrouver mes repères dans cette nouvelle vie à trois. Après près de douze ans passés seule avec Queeny, voir notre quotidien, nos habitudes et notre relation évoluer m’a demandé un véritable temps d’adaptation. Il y a eu des moments où j’ai pleuré, des moments où je me suis sentie complètement submergée, et même des instants où je me suis demandé si j’allais réussir à trouver un nouvel équilibre. J’avais parfois l’impression d’avoir perdu notre bulle, celle que Queeny et moi avions construite au fil des années, parce que tout semblait désormais s’organiser autour des besoins du chiot.

Avec un peu de recul, je comprends aujourd’hui que je n’étais pas en train de regretter cette décision. J’étais en train de faire le deuil, temporaire, d’une vie à deux qui venait de s’achever. Ce deuil n’avait rien à voir avec l’amour que je portais à Bowie. Il était simplement le prix d’un immense changement. Ce qui m’a aidée, c’est de me rappeler que rien n’était figé. Chaque jour apportait un petit progrès, une nouvelle habitude, un moment partagé avec chacun d’eux. Petit à petit, sans même m’en rendre compte, notre famille a trouvé son propre rythme. J’ai retrouvé mes moments privilégiés avec Queeny, tout en construisant une relation unique avec Bowie. Aujourd’hui, je regarde cette période avec beaucoup de tendresse et d’indulgence envers moi-même. Elle m’a appris qu’il est normal d’avoir besoin de temps pour accueillir une nouvelle histoire, même lorsqu’elle est profondément désirée.

Une nouvelle tribu est en train de se construire

Si je devais conclure cet article, je dirais simplement que, jusqu’ici, cela se passe bien. Je ne vais pas dire que tout est parfait, parce que ce ne serait pas honnête. Il y a des moments où Bowie est un peu plus insistant, des moments où je dois intervenir davantage pour préserver le confort de Queeny et des journées, comme pendant cette période de canicule, où la fatigue et le manque de dépenses extérieures rendent les choses un peu plus compliquées. Mais cela reste assez ponctuel et ne résume absolument pas notre quotidien. Les débuts en promenade « collective » étaient compliqués … Mais, nous pouvons enfin les faire à la cool. Le travail porte ses fruits et nous sommes désormais en belle phase de progression.

Donc oui, des petites difficultés mineures mais le reste du temps, je vois surtout deux chiens qui apprennent progressivement à vivre ensemble. Je vois un chiot qui découvre le monde et une chienne senior qui continue à transmettre ses repères. Je vois des habitudes qui se créent, des routines qui s’installent et une relation qui se construit petit à petit. Et c’est probablement ce que j’aime le plus dans cette expérience : rien ne semble forcé et chacun avance à son rythme.

Je ne cherche pas à accélérer les choses. Je ne cherche pas non plus à provoquer une complicité artificielle ni à reproduire des images parfaites que l’on voit parfois sur les réseaux sociaux. De fait, je les laisse construire leur relation tout en restant présente lorsque l’équilibre en a besoin. Finalement, je me rends compte qu’accueillir un chiot dans la vie de son senior ne consiste pas à gérer deux chiens séparément. Il s’agit plutôt d’accompagner une nouvelle dynamique familiale qui se construit sous nos yeux. Je me sens tantôt actrice, tantôt spectatrice de cette configuration.

Cette expérience me rappelle aussi une chose essentielle : un chien senior n’est pas un chien que l’on met progressivement de côté. Il continue à avoir des besoins, des habitudes, des envies et même des choses à transmettre. Je trouve d’ailleurs cela particulièrement beau à observer. Parce qu’au fond, je ne vois pas une fin de vie qui rencontre un début de vie. Je vois surtout deux individus qui apprennent à avancer ensemble, chacun avec son histoire, son rythme et sa personnalité.

Et, quelque part au milieu, il y a moi. J’observe, j’ajuste et je pose des limites lorsque c’est nécessaire. J’essaie simplement de préserver ce qui compte le plus : l’équilibre de notre petite tribu. Je ne sais pas exactement à quoi ressemblera notre quotidien dans quelques mois, mais je sais déjà une chose. Je n’ai pas le sentiment d’avoir ajouté un chien à notre vie. J’ai plutôt le sentiment qu’une nouvelle histoire est en train de s’écrire à trois.

Les petites choses qui m’aident à préserver l’équilibre

Si je devais résumer tout ce que j’ai mis en place depuis l’arrivée de Bowie, ce serait probablement ces quelques repères. Ils ne constituent pas une méthode universelle, mais ils nous aident beaucoup au quotidien.

  • Préserver les habitudes du senior et maintenir des moments privilégiés en tête à truffe.
  • Répondre aux besoins spécifiques de chacun plutôt que vouloir tout faire ensemble.
  • Alterner les promenades individuelles et les promenades à trois.
  • Créer des moments de cohésion pour qu’ils apprennent progressivement à fonctionner en équipe.
  • Ne pas surprotéger le chiot et soutenir le senior lorsqu’il pose ses limites.
  • Accepter les petits moments de tension sans les vivre comme un échec.
  • Intervenir avant que le senior n’atteigne sa limite de tolérance.
  • Poser un cadre autour des ressources comme l’eau, les repas ou les espaces de repos.
  • Laisser les chiens apprendre l’un de l’autre tout en restant présent lorsque c’est nécessaire.
  • Respecter les temps de repos, qui sont essentiels aussi bien pour un chiot que pour un senior.
  • Accepter que la relation se construise progressivement et ne pas chercher à accélérer les choses.
  • Garder en tête que l’objectif n’est pas de créer une relation parfaite, mais un équilibre durable.

Finalement, c’est peut-être ce qui résume le mieux cette expérience : je ne cherche pas à ce qu’ils deviennent inséparables, cela relève de leur choix, cela ne s’impose pas. J’essaie simplement de leur offrir les conditions nécessaires pour qu’ils aient envie d’avancer ensemble.

Je peux conclure en disant que je suis fière de mes chiens parce qu’ils sont tous les deux à l’écoute et respectueux l’un de l’autre. Aussi, un chien senior a encore de belles choses à vivre, le réduire à son âge est dommage. Sous couvert de vouloir le préserver parfois on est tenté de l’empêcher de les vivre … D’où, je pense qu’il est important de favoriser un équilibre. C’est-à-dire ne pas priver de vivre tout en restant vigilant … Adopter le juste milieu pour que son épanouissement passe aussi par des moments en famille avec le plus jeune. Entendons, des jeux, des virées… Donc, moi je fais confiance à Queeny qui sait m’indiquer lorsqu’elle est fatiguée ! Je respecte ses besoins mais je laisse son libre arbitre décider de beaucoup.

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AU SUJET DE L’AUTEUR

QUEENY & JULIE

Julie a fondé MDIAQ en 2016. Amoureuse des chiens depuis sa plus tendre enfance, elle a souhaité partager sa passion en l’alliant à son domaine de prédilection; à savoir, l’écriture. En 2024, afin d’ouvrir le blog a des contenus plus « humains », elle décide de développer BIAW. L’objectif étant de partager également des thématiques féminines ancrées dans l’ère du temps. Qui est Julie ? Passionnée de littérature, arts, photographie et shopping. Historienne de formation, curieuse, et animée constamment par l’envie d’enrichir ses connaissances. Ce blog était donc une évidence. Toujours en duo, elle partage son quotidien avec une adorable croisée border collie, prénommée Queeny, depuis 10 ans. Suivre le duo sur Instagram

Vivre avec un chien, ce n’est pas seulement l’éduquer. C’est apprendre à se positionner, à comprendre. Surtout à ajuster sa posture d’humain au bout de la laisse. Nous évoluons dans une relation initialement asymétrique, dans une société en mutation…

C’est toute la réflexion proposée dans Être à la hauteur de son chien, un livre autour du lien humain-chien, du quotidien et de ce que cette relation vient parfois révéler de nous.

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