Une nouveauté récente a attiré notre attention dans le domaine du bien-être animal : le violentomètre pour chiens. Cet outil pédagogique propose une manière simple de mieux identifier certaines situations de maltraitance ou de négligence. Un sujet important, qu’il nous semblait essentiel d’aborder ici sur le blog.
Ces dernières années, le terme de « violentomètre » s’est progressivement installé dans le débat public. Utilisé dans le cadre de la prévention des violences conjugales, cet outil permet de visualiser différentes situations relationnelles et d’identifier plus facilement les comportements problématiques.
Aujourd’hui, ce principe a été adapté au monde animal. Une association française a développé un violentomètre destiné aux chiens et aux chats. L’objectif est clair : mieux repérer les situations de maltraitance ou de négligence envers les animaux de compagnie.
Cet outil rappelle une chose essentielle : la violence envers les animaux ne se limite pas aux cas extrêmes que l’on voit parfois dans l’actualité. Elle peut aussi prendre des formes plus discrètes, parfois banalisées.

L’association AMAH à l’origine du projet
Ce violentomètre a été conçu par l’association AMAH (Association contre la Maltraitance Animale et Humaine). Depuis plusieurs années, cette organisation travaille sur un sujet encore trop peu connu : le lien entre violences faites aux humains et violences faites aux animaux.
Dans certaines situations, les animaux vivant dans un foyer peuvent être victimes collatérales de violences. Ils peuvent aussi être utilisés comme moyen de pression dans des contextes familiaux difficiles.
L’association agit notamment pour :
- Sensibiliser le grand public
- Former les professionnels en contact avec les animaux
- Favoriser le repérage des situations de maltraitance
Dans cette démarche, le violentomètre constitue avant tout un outil pédagogique. Il ne vise pas à juger les propriétaires. Son objectif est d’aider à mieux comprendre ce qui relève du respect des besoins d’un animal… et ce qui peut devenir problématique.


Un violentomètre pour les chiens… et un autre pour les chats
L’outil existe aujourd’hui en deux versions : une pour les chiens et une pour les chats.
Le principe est volontairement simple. Comme dans les violentomètres utilisés pour les relations humaines, il repose sur un système de couleurs qui permet de situer différentes situations sur une échelle.
Verte : la vie de l’animal respecte ses besoins essentiels
Orange : certaines situations deviennent préoccupantes
Rouge : l’animal se trouve dans une situation de maltraitance ou de danger
Le violentomètre adopte également une forme originale. L’animal parle à la première personne, comme s’il décrivait lui-même son quotidien. Cette mise en situation permet de se projeter plus facilement dans ce que peut ressentir un chien ou un chat.
La violence envers un chien ne se limite pas aux coups
Lorsque l’on parle de maltraitance animale, beaucoup de personnes pensent immédiatement aux violences physiques.
Bien sûr, les coups, les blessures volontaires ou la privation de nourriture font partie des formes les plus graves de maltraitance. Mais la violence envers un animal peut aussi prendre d’autres formes, parfois moins visibles.
Elle peut être physique, lorsqu’un chien est frappé, malmené ou blessé volontairement. Elle peut aussi être verbale ou émotionnelle. Par exemple lorsque l’animal est constamment crié dessus, menacé ou soumis à un climat de peur. Certaines situations relèvent davantage de la négligence. C’est le cas lorsqu’un chien ne reçoit pas de soins vétérinaires, manque d’eau ou de nourriture adaptée, ou vit dans un environnement inadapté.
Il existe également des formes de maltraitance liées au mode de vie. Un chien laissé seul de très longues heures chaque jour, privé de sorties ou enfermé dans un espace trop restreint peut voir son bien-être fortement dégradé.
Ces situations ne sont pas toujours perçues comme de la violence par les propriétaires. Pourtant, elles peuvent avoir un impact réel sur la santé physique et émotionnelle de l’animal.
Un outil pour réfléchir à la vie que nous offrons à nos chiens
Le violentomètre ne prétend pas résumer à lui seul la relation entre un humain et son chien. Chaque situation est différente, chaque animal aussi.
Mais cet outil a le mérite de poser une question simple : la vie que nous proposons à notre chien correspond-elle réellement à ses besoins ?
Dans un contexte où les chiens occupent une place de plus en plus importante dans nos vies, cette question mérite d’être posée avec honnêteté.
Parce que partager sa vie avec un chien ne se limite pas à lui offrir de l’affection. Cela implique aussi de veiller à ce que ses besoins fondamentaux soient respectés, au quotidien.
Une question qui revient souvent vers nous
Au fond, ce violentomètre ne parle pas seulement de maltraitance. Il parle aussi de responsabilité relationnelle. Partager sa vie avec un chien implique de prendre en compte ses besoins réels. Or ces besoins ne correspondent pas toujours à nos habitudes ou à notre mode de vie.
Parfois, les écarts sont évidents. Parfois, ils sont plus subtils. Un chien qui manque de sorties, de stimulations ou d’attention ne subit pas forcément de violence au sens spectaculaire du terme. Pourtant, son quotidien peut être très éloigné de ce dont il aurait réellement besoin.
C’est sans doute là l’intérêt de ce type d’outil. Il nous rappelle que la relation humain-chien ne repose pas seulement sur l’affection que nous portons à notre animal. Elle repose aussi sur la qualité de la vie que nous lui offrons.
Le site officiel de « Violent mon maître » par l’association Amah qui propose plusieurs ressources à télécharger, dont le violentomètre. Si vous êtes témoin de maltraitance …


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AU SUJET DE L’AUTEUR

QUEENY & JULIE
Julie a fondé MDIAQ en 2016. Amoureuse des chiens depuis sa plus tendre enfance, elle a souhaité partager sa passion en l’alliant à son domaine de prédilection; à savoir, l’écriture. En 2024, afin d’ouvrir le blog a des contenus plus « humains », elle décide de développer BIAW. L’objectif étant de partager également des thématiques féminines ancrées dans l’ère du temps. Qui est Julie ? Passionnée de littérature, arts, photographie et shopping. Historienne de formation, curieuse, et animée constamment par l’envie d’enrichir ses connaissances. Ce blog était donc une évidence. Toujours en duo, elle partage son quotidien avec une adorable croisée border collie, prénommée Queeny, depuis 10 ans. Suivre le duo sur Instagram


