Browsing Tag

Témoignage

Mini hum’addict

Un bébé arrive dans la vie de poilu ? Partie 1…

19 février 2021

#Dogmomlife

Journal de bord d’une MOM..

Episode 1 : La découverte du petit pois

Nous sommes en plein milieu de l’automne, et depuis quelques jours, les fifilles me font différemment la fête quand je rentre du travail… Etrange…

Elles me sautent toujours dessus, j’ai les aboiements de Luna et les wouwou qui n’appartiennent qu’à Nalie, mais il y a autre chose de nouveau : elles se sont mises à me sentir genre « bonjour copain chien ! que racontes-tu aujourd’hui ? » Oui oui, vous avez bien compris ou visualisé la chose, elles me sentent entre les jambes dès que je me baisse pour les caresser et m’occuper d’elles !

Etrange, étrange… pourquoi se mettent-elles à faire ça toutes les deux ??

Bon, il est vrai que je sens qu’il y a un truc depuis quelques jours, je me sens un peu patraque, nauséeuse de temps en temps donc… ok, je crois qu’il est temps faire un petit test…

Et hop !! 2 petites barres ! « Les filles, vous aviez raison !! »

En résumé, cette découverte précoce de ma grossesse, je la dois aux 2 poilues : elles m’ont clairement mis la puce à l’oreille et leur comportement m’a incité à faire un test beaucoup plus rapidement que je ne l’aurais fait sans elles.

Info Box

Pourquoi le savaient-elles avant moi ? Grâce aux hormones, pardi ! Les sacrées saintes hormones qui nous font changer d’odeur corporelle. Et je n’ai pas besoin de vous préciser que les poilus sont des êtres très sensibles aux changements, et particulièrement à ces types de changements là (odeurs, comportements, etc…).  Ce sont d’ailleurs ces capacités qui sont utilisées pour les chiens d’assistance (par exemple détection des crises d’épilepsie, problèmes glycémiques lors d’un diabète, crises d’anxiété sévères ou troubles psychiatriques et/ou comportementaux importants néfastes, certains types de tumeur ou encore plus récemment un certain virus qui pourri la vie de tout le monde…). Le test beta-HCG peut aller se rhabiller !

Il n’a donc pas été compliqué pour elles de comprendre qu’il se tramait quelque chose dans mon corps. Des tests de grossesse sur pattes ! Elles ont donc détecté très rapidement que j’étais enceinte, et, adorables comme elles sont, elles me l’ont fait comprendre à leur manière (aka des sniff bien placés…) !

Hihi ! J’aime mes fifilles, et j’adore le fait qu’elles m’aient un peu annoncé la jolie nouvelle 😊


Episode 2 : Le 1er trimestre de grossesse – La déchéance !

Qu’on se le dise, niveau grossesse, on n’est clairement pas toutes logées à la même enseigne ! Il y a les futures mamans épanouies, resplendissantes et en pleine forme qui dansent jusqu’au jour J, et puis il y a moi… arrêtée au bout d’un mois de grossesse, littéralement HS avec un package « symptômes de grossesse » quasi complet… je vous passe les détails pas glam du tout ! ça me donne envie de crier à tout bout de champs des « C’est pô juste ! » comme un certain Titeuf (les plus anciens comprendront haha).

Résumé de ce 1er trimestre ? Le package est bien installé, je suis KO en permanence et à la maison.

Bon ok, ce n’est pas tout : je suis plus qu’heureuse d’avoir un petit être qui grandit en moi, et en même… temps je suis flippée ! Et je m’en veux un peu quand même : je n’arrive pas à m’occuper des filles comme je le fais d’habitude, et autant que je le souhaiterais… Luna, me voyant à la maison en permanence, veut tout le temps sortir. Mais en appartement, pas possible de lui ouvrir la fenêtre pour qu’elle aille se défouler dans le jardin. Il faut obligatoirement sortir avec les monstres. Mais je suis teeeeeeellement fatiguée… Les sorties sont plus courtes et moins dynamiques… Alors oui, je culpabilise…

Les filles, elles, semblent ne pas mal le vivre en revanche. Je suis à la maison et elles peuvent se la couler douce avec moi en permanence à côté. Vive les siestes et les calinous !

D’ailleurs, Nalie se met à venir se coucher en permanence sur moi. Et quand je dis sur moi, c’est souvent sur mon ventre ! Une vraie petite mère poule ! Luna, elle, ne change pas son comportement. Elle m’en veut probablement un peu de ne pas jouer autant que d’habitude, mais dans l’ensemble, elle reste fidèle à elle-même. On gère, on gère ! 

J’ai pu lire durant cette période qu’il y avait 3 types de comportements possibles : poilu qui ne change pas son comportement (=Luna), poilu qui couve (=Nalie) ou poilu qui devient un peu plus tendu voir agressif (ouf !! ce n’est pas pour nous !)

Quoi qu’il en soit, je crois que le principal c’est de continuer de vivre avec poilu le plus normalement possible (et d’essayer de faire fi de l’espèce de sentiment de gastro permanente pendant plusieurs mois ! je hais les hormones).

Et je n’ai qu’une chose à dire : vivement le 2ème trimestre ! Il paraît que les symptômes disparaissent…

Info Box

Mon poilu a changé de comportement depuis je suis enceinte, est-ce normal ?

Comme mentionné plus haut, il n’est pas rare qu’un poilu change de comportement lorsque sa dog mom est enceinte. Ces changements peuvent être de 2 ordres principalement : poilu devient beaucoup plus protecteur, collant, une vraie glue sur pattes ! Ou alors, beaucoup moins cool, il peut devenir un peu agressif, repousser les câlins de sa mom, l’éviter, ne plus écouter le moindre ordre…

Pourquoi ? Les poilus sont sensibles à nos changements, et avec un petit être qui grandit dans son ventre, la future maman en subit des changements ! Non seulement des changements physiques bien sûr, mais aussi physiologiques et comportementaux (même le plus petit changement comportemental est susceptible d’impacter un poilu). Et puis le/la partenaire de la dog mom change aussi généralement son comportement vis à vis de la future maman (plus protecteur, activités quotidiennes qui se modifient, etc…), ce qui là encore peut renforcer les ressentis de poilu.

Poilu, fasse à ce déferlement de changements dans sa famille, s’adapte comme il peut. Et en début de grossesse, difficile de lui faire comprendre que sa vie va bientôt être complètement chamboulée ! Il ne sait pas trop pourquoi, mais quelque chose change, donc il a le droit, lui aussi, de changer. Il faut qu’il s’adapte et cela peut passer par un changement comportemental… Il voit la famille être plus protectrice avec sa dog mom ou alors il sent sa dog mom plus faible ? peut-être décide-t-il lui aussi de devenir plus protecteur… Il est difficile de savoir exactement à quoi pense un poilu dans ce cas-là, mais une chose est sûre : les poilus vivent de façon routinière. Et avec une grossesse et l’arrivée prochaine d’un bébé, les routines changent dans la famille… La grossesse l’impacte donc lui aussi dans sa vie.

Il ne faut pas en vouloir à poilu si son comportement change. En revanche, s’il change vraiment beaucoup trop, ou que vous sentez poilu mal dans sa peau, voir un comportementaliste pourrait aider la famille et surtout poilu à être mieux dans ses patounes !


Episode 3 : Le 2ème trimestre de grossesse – confinement de la future maman, déconfinement des poilues !

Après les affres du 1er trimestre, les symptômes se calment effectivement progressivement et l’énergie revient lors du début du 2nd trimestre, ouf ! Mais il y a un « mais » : Bonjour Confinement dû au Covid !! haha !! Tu l’avais pas vu venir celle-là hein ?! Et bah si ! C’est LA surprise de l’année dont on se serait bien passé ! On aurait pu recommencer à se balader tranquillement avec les filles, mais non ! On continue sur la même lignée, coincées chez soi. Enfin en l’occurrence, ça sera un confinement, coincées chez mes parents… mais en maison s’il vous plait ! (petit rappel retour vers le futur ! il y a un décalage d’environ 8 mois entre la publication de l’article et la période durant laquelle nous l’avons vécu). Et oui, le futur papa est en 1ère ligne dans la lutte contre le Covid. Alors avec une femme enceinte à la maison, on ne souhaite prendre aucun risque : les filles et moi partons en exil. Pour le plus grand bonheur des petits monstres !!

Un confinement déconfiné pour les filles ! Jardin, 3 pommes à lécher en permanence, des câlins et… un bébé qui bouge pour le plus grand plaisir de Nalie 😊 Tout comme au 1er trimestre, elle continue de me couver pendant que Luna s’éclate dans le jardin. Je culpabilise beaucoup moins, elles sont heureuses et ça se voit !

Et que dire du lien que Nalie et le bébé sont en train de créer… un vrai bonheur ! Elle vient s’installer sur mon ventre et attend que ça gigote à l’intérieur. Et le petit bout le lui rend bien : il gigote dès qu’elle vient prendre place, un peu du genre « oui je suis là, mais je veux plus de place alors pousse toi petit chien ! »

Nous commençons à préparer doucement l’arrivée du bébé, et les 1ers éléments arrivent. Et il est bien évidemment hors de question pour moi de mettre les filles de côté. Je leur présente donc chaque objet, vêtement, produit qui arrive ! De toute façon, Luna est tout le temps persuadée que les colis sont pour elle donc elle saute comme un petit cabri pour voir ce qui se cache dans les cartons, et fourre sa truffe partout. Je tente de leur faire partager les débuts des préparatifs.

Et je leur parle beaucoup de leur « petit frère » qui va bientôt arriver. Il faut bien commencer à les préparer. Ce chamboulement va aussi les concerner !

En cette fin de 2ème trimestre, les filles sont dans la confidence : elles seules connaissent le prénom du bébé ! Et au moins, je suis certaine qu’elles ne le répèteront pas haha !

Info Box

Préparer poilu à l’arrivée d’un bébé, faut-il le faire ? Si oui, comment ?

Sur la toile, si vous tapez les mots clés “chiens, bébé, grossesse”, vous tomberez très probablement sur quelques articles vous parlant de comment préparer son chien à l’arrivée de bébé. J’ai moi-même cherché quels étaient les meilleurs conseils pour que les filles puissent se préparer et accepter au mieux l’arrivée du mini humain. J’ai trouvé quelques conseils, qui d’ailleurs ne me convenaient pas forcément, et souvent dans le sens “vous devez absolument faire ça” (sinon votre poilu va manger tout cru votre bébé mouhahahaha). Bref, j’ai surtout fait selon mon instinct et en connaissant mes filles. Vous connaissez vos poilus, alors, même si ce n’est pas une science exacte et qu’un poilu reste un animal, et qu’il faut quand même toujours faire attention, vous savez probablement au fond de vous ce qu’il sera nécessaire de faire ou non pour le préparer à l’arrivée d’un bébé dans sa vie.

Il se peut effectivement que si votre poilu est hyper possessif et en demande permanente de votre attention, il y ait quelques petits soucis à l’arrivée de bébé puisque que vous serez accaparés par ce petit être vivant hyyyyper dépendant, et que poilu soit de ce fait un peu plus “seul”, et ce même en faisant très attention.

Certains préconisent de commencer à habituer poilu à avoir moins d’attention, car il en aura forcément un peu moins à l’arrivée du bébé. Je pense que de toute façon, si vous avez une grossesse un peu difficile ou, plus simplement, que vous n’avez pas la pêche (comme ça a pu être le cas pour moi qui était en arrêt dès la fin du 1er mois), poilu va forcément avoir un peu moins d’attention, par la force des choses, car vous serez difficilement active… Il commencera donc son adaptation. A vous de voir comment gérer au mieux en fonction de vos capacités et de votre état pendant cette période de la vie ! Et s’il semble avoir du mal à s’adapter, ne pas hésiter à voir un comportementaliste pour l’aider et vous aider.

Personnellement, je n’ai pas à proprement parlé préparer les filles, je les ai plutôt impliquées dans les préparatifs pour qu’elles voient les nouveaux équipements principalement. Parce que, il faut le dire, des équipements nouveaux dans la maison, il va y en avoir un certain nombre ! Poussette, cosy, transat, tapis d’éveil qui pourrait passer pour un nouveau tapis/panier de jeu, chaise haute… et peut-être même des baignoires (purée, un nouvel engin de torture pour le bain ! courage , fuyons !). Pour nous, les futurs parents, c’est une sacrée épopée d’équiper toute la maison et trouver une place pour chaque objet, mais pour poilu, ça s’apparente à une montagne d’objets non identifiés potentiellement dangereux ! Les filles, par exemple, adorent voir des poussettes car ça veut dire mini humain qui joue pour elles, donc voir arriver la poussette ne les perturbe pas. En revanche, le transat… cette espèce de petite chaise longue à bascule… c’est carrément flippant ! Donc, il va leur falloir apprivoiser la chose ! Le temps de comprendre que ce n’est pas dangereux pour elles et que ça ne va pas les attaquer en gros ! Et pour le coup, c’est mieux de grogner et aboyer sur le transat avant qu’un bébé ne soit dedans je crois ! Donc… présenter les équipements à poilu et le laisser renifler et toucher à tout (sans qu’il détruise cela va de soi) me semble une bonne approche pour éviter les mauvaises surprises quand bébé prendra place dans ces équipements justement.

Concernant le bébé en lui-même… cet étrange petit être qui ne fera pas grand chose au début à part pleurer, manger, dormir… et remplir ses couches ! Elles ont déjà côtoyé des bébés en étant adorable, mais jamais aussi petits qu’un retour de maternité… donc la prudence restera de mise quand même ! L’avantage étant qu’elles aiment beaucoup les enfants et adoooorent jouer avec, je sais au fond de moi que tout se passera bien. Il faudra une petite période d’adaptation, surtout à Luna je crois, mais ça ira ! Encore une fois, vous connaissez votre poilu, si comme les miennes, il est habitué aux bébés et enfants, il se peut que tout se passe bien. Mais attention, le bébé chez les autres, ce ne sera jamais pareil que votre bébé. Votre comportement envers ce petit être sera différent et poilu le ressentira. Donc il agira peut-être de manière différente… il faut s’y préparer aussi soi-même.

En revanche, si votre poilu n’a jamais été en contact avec des enfants, et encore plus des mini mini humains, il est peut-être nécessaire de savoir comment poilu pourrait réagir. Le faire côtoyer des enfants calmes et des bébés pourrait être un bon début si cela est possible bien sûr. En général, il sera plus prudent de l’éduquer ou le rééduquer avant l’arrivée de bébé pour éviter les problèmes. Il est toujours préférable de prévenir plutôt que guérir ! Dans ce cas, n’hésitez pas à bien vous entourer pour éduquer poilu !

C’est d’ailleurs un conseil général, un poilu éduqué (j’utilise volontairement le terme “éduquer” et non “dresser”, je n’aime pas ce dernier, qui me semble toujours trop violent… histoire de sémantique…) sera plus facile à gérer lors de l’arrivée de bébé, quelle que soit sa façon de réagir (heureuse voire trop enjouée, curieuse, brusque, etc).

Petit mot de la fin : lors de l’arrivée prochaine d’un bébé, la maison et la famille se préparent… et poilu ne fait-il pas partie intégrante de la famille ?


Episode 4 : Le 3ème trimestre de grossesse – mode baleine !

Je suis certaine que celles qui sont passées par là comprendront parfaitement ce que je veux dire lorsqu’on a l’impression de s’être transformée en baleine ou en éléphant de mer lors du 3ème trimestre de grossesse ! Mais COMMENT font celles qui arrivent à gigoter jusqu’au bout comme on peut le voir dans des vidéos sur le net ?! J’ai l’impression d’être énorme… et pourtant, mon ventre n’est pas gros dixit l’équipe de soignants qui me suit.

Les filles sont d’accord avec moi je crois : mon ventre prend trop de place ! Elles ne peuvent plus se coucher dessus et je galère à me baisser. Les doucher ou les brosser ?? mouhahaha la bonne blague ! De toute façon, Luna, la petite garce, ne veut plus que je m’occupe de son poil depuis que je suis enceinte… pourquoi ? C’est une excellente question qu’il faudrait lui poser ! Elle n’accepte que son papa… Nalie, ça a toujours été le cas « Non, maman c’est pour les câlins et le jeu ! et manger aussi, c’est sacré ! ». Bref, vive le toilettage et nos super toiletteuses !!!

Mais, moins drôle, je recommence à culpabiliser de ne pas pouvoir m’en occuper aussi bien qu’à l’habituée. Les sorties sont courtes, rapides, parce que j’ai du mal à marcher… Vivement la fin !!

Et je stresse un peu : comment vont-elles réagir dans quelques semaines lorsque le petit sera là ? Comment je peux faire pour que les présentations et la cohabitation se passent au mieux ? Comment faire pour qu’elles acceptent le petit, sans être jalouses ? Et comment m’occuper d’elle alors que bébé me prendra énormément de temps ? Comment vais-je réussir à conjuguer les poilues et le bébé ? Comment sortir les filles avec un nourrisson ? Et si je n’arrivais pas à gérer toute la troupe ?? Je fais quoiiiii ? Bref… plein de questions se posent pour moi… et c’est stressant tout ça…

Et quand je relis des conseils sur le net, rien ne me convient… il y a tout et son contraire… Soit ! Je ferai comme je le sens !!

En parallèle de tous ces questionnements, il faut continuer de préparer l’arrivée de petit bouchon aka : lui faire sa chambre ! hihihi ! Et quand je dis faire la chambre, c’est la refaire du sol au plafond. Les filles dans nos pattes en prime… J’ai bien pensé au moment de refaire la peinture des murs à prendre Nalie comme pinceau à réchampir et Luna en plumeau pour m’aider à dégager les angles. Valérie Damidot sort de ce corps !

En attendant, elles étaient visiblement ravies de jouer aux inspectrices des travaux finis ! A chaque morceau de planche fixé lors du montage des meubles, un petit sniff pour vérifier que les vis étaient bien serrées. Et je ne vous raconte pas la vérification des jouets… « Dis voir Mam’s, t’es sûre que c’est pas pour nous ça ? ». En bref, elles ont participé à chaque étape de la préparation de l’arrivée du petit, pour le plus grand plaisir de tout le monde. Certains décident d’interdire l’accès à la chambre de bébé aux poilus (et je peux comprendre hein !), mais pour nous, c’est totalement impossible, j’aurais l’impression de les exclure. Donc… elles ont le droit d’y aller quand elles en ont envie et Luna a tout de suite trouvé son coin pour faire la sieste dans cette nouvelle pièce ! Nous verrons quand bébé sera là si elles y vont toujours pour dormir elles-aussi !

Info Box

Poilu peut-il continuer à aller partout dans la maison avec l’arrivée de bébé ?

Ce sont surtout, à mon sens et uniquement ceci, les habitudes et le comportement habituel de poilu avec des enfants qui va vous permettre de répondre à cette question.

Si votre poilu est un peu brusque sans le vouloir, super méga léchouilleur ou encore très pot de colle, il se pourrait que vous ayez besoin de lui faire comprendre que bébé est très fragile, et donc à vous de faire passer la protection de bébé en priorité par rapport aux habitudes de poilu. Pas que poilu serait volontairement dangereux, mais un petit coup de patoune en jouant, ou une fête un peu trop enjouée et bébé se retrouverait peut-être vite submergé par une boule de poils !

Dans ce cas là , il vous faudra donc faire en sorte qu’il comprenne que bébé à sa zone à lui, et ce, que cette zone se cantonne simplement à son tapis de jeu ou carrément à la moitié de la maison. Mais dans ce cas, essayez d’y aller progressivement et toujours en éducation positive… Il est préférable de commencer doucement avant l’arrivée de bébé à délimiter les zones, pour que ça devienne une nouvelle habitude de ne pas aller dans telle ou telle pièce, ou tel ou tel coin de la maison. Le risque d’un changement trop brutal serait que poilu ne comprenne vraiment pas pourquoi d’un seul coup il est interdit d’aller où bon lui semble, et il se pourrait bien qu’il assimile le bébé à ces changements (ce qui est la vérité) mais de façon beaucoup plus négative… Si les changements se font progressivement, l’acceptation sera probablement plus douce.

Si vous souhaitez que poilu continue de vivre sa vie tranquillement après l’arrivée de bébé, comme c’est le cas pour nous, alors pas besoin de changer ses habitudes, vous en prendrez de nouvelles à l’arrivée de bébé, au fur et à mesure des découvertes si besoin ! Pour notre part, les filles ont le droit d’aller dans la chambre de bébé quand elles le souhaitent, en revanche, elles ne sont pas censées aller sur le tapis d’éveil. Donc même si elles ont vu ce grand tapis moelleux au sol (et qu’elles ont tenté de le tester lorsque je le fabriquais), je leur ai gentiment dit que c’était pour le futur bébé, pas pour elle. Même si ce n’est pas vraiment compréhensible pour elles la notion de “futur bébé”…

La délimitation des zones peut aussi être bénéfique pour poilu ! L’éducation se fera dans les deux sens par la suite, éducation de poilu et bébé, pour que chacun se respectent, et respectent leur espaces de vie respectifs.

En effet, pourquoi ne pas proposer, si besoin, à poilu son propre espace ou un nouvel aménagement de son espace existant, avec quelques améliorations pourquoi pas ? un panier plus moelleux, plus de jeux ou autres, pour compenser les nouvelles zones “interdites” de la maison. Poilu aura le temps de s’approprier son espace à lui avant l’arrivée de bébé, et pourra par la suite s’y réfugier lorsqu’il aura besoin d’être tranquille. Vous pourrez également plus facilement lui demander de rester dans son espace quand vous en aurez besoin quand bébé sera là (par exemple quand bébé joue sur son tapis et que vous devez vous absenter quelques minutes pour par exemple aller aux toilettes ou manger ! haha). Il ne prendra pas cette zone comme une punition genre “va dans ton panier !” Cela peut donc être bénéfique pour tout le monde !


Episode 5 : Quelques jours avant l’arrivée et les présentations !

Pour finir notre retour sur la grossesse, un petit point sur les derniers jours avant l’arrivée de bébé. Surtout pour déculpabiliser les futures mamans à qui cela pourrait arriver…

Je pensais pouvoir garder les filles avec moi jusqu’au bout, mais il s’avère que je n’arrive plus du tout à me bouger et les sortir est devenu vraiment trop compliqué. Je me suis donc résolue à les confier à mes parents 10 jours avant l’accouchement pour qu’elles soient bien et puissent se dépenser autant qu’elles le souhaitent. Je ne crois pas que ça les perturbe, elles sont en vacances ! Et moi, je peux me reposer avant le tsunami ! 

Finalement, en plein cœur de l’été, petit bouchon a pointé le bout de son nez ! Via l’option ouvre-boite pour maman, et je vous assure que j’étais bien contente que les filles soient gardées par mes parents ! Parce que papa a pu rester à la maternité jours et nuits durant tout le séjour et les filles étaient donc tranquillement dans leur deuxième maison, à se faire choyer telles des princesses poilues.

Pour la petite anecdote, petit bouchon et Luna partage leur anniversaire ! 5 ans pile entre eux deux !

Covid oblige, interdiction des visites durant mon séjour à la maternité… Nous qui souhaitions proposer aux filles de sentir un body porté par bébé avant notre retour à la maison c’est loupé ! Quoi que ?! finalement, les filles sont restées 3 jours de plus chez mes parents après mon retour de la mat’. Papa devant retourner travailler 3 jours avant ses vacances, et moi avec mes agrafes, j’avais du mal à imaginer devoir sortir les filles avec le risque qu’elles tirent en laisse + gérer un nourrisson sans aucune autre aide… Donc ma maman venue voir bébé chez nous avant le retour des filles, a emporté le body pour le faire sentir aux filles 😊 De cette façon, elles ont pu avoir un petit aperçu de cette nouvelle odeur, avec l’explication qu’il s’agissait d’un vêtement de petit bouchon, leur petit frère !

Alors oui, j’ai dû laisser les filles un peu plus de 15 jours en cette fin de grossesse et le début de cette nouvelle vie, mais je ne le regrette pas, c’était pour notre bien à tous ! Et ce fut pour de meilleures retrouvailles… et une jolie rencontre entre bébé et les filles 😊

Petit conseil : faites vous confiance, et n’hésitez pas à prévoir une solution de repli pour les poilus si jamais vous en veniez à ne plus arriver à vous en occuper comme vous le souhaiteriez. Ce n’est pas à mon sens les abandonner, mais penser à leur bien-être aussi que de les confier au besoin.

LA rencontre !

Comment la rencontre s’est déroulée ? euh… comment dire… sportive ? joyeuse ? les deux en même temps !

Les filles étaient gardées par mes parents, donc c’est lors de leur venue pour me ramener les ptits monstres, que les présentations ont été faites.

En premier lieu : la grosse fête ! Luna qui me saute dessus (mouarf, une césarienne ? m’en fout moi mam’s !) et Nalie qui me wouwoute dessus.

Elles ont eu un peu de mal à retrouver leur calme il faut le dire, donc au moment de découvrir petit bouchon, elles étaient encore un peu fofolles ?

Tiens ? Il nous ont ramené un nouveau truc à la maison… mais qu’est-ce que c’est ?! Oh punaise ! ça bouge et ça crie !! mais ça sent bon… et si on tentait de lui faire quelques léchouilles pour voir ? Que sur la main et les pieds ? Bon, ok, ça sera sur les mini pieds et mini mains alors les bisous !

Bref, tout s’est bien déroulé pour nous ! heureusement ! J’avais confiance en nos filles, nous n’étions pas stressés… et surtout nous étions plusieurs pour gérer plus sereinement tout ce petit monde qui se voyait pour la première fois. Je pense que ça a largement contribué à la réussite de cette rencontre.

Info Box

Comment gérer au mieux la première présentation de bébé à poilu ?

Si vous tombez sur notre article, vous êtes donc très probablement passés par des articles sur la toile, indiquant qu’il faut faire sentir l’odeur de bébé à poilu avant de ramener le nouveau venu à la maison. Et ce, pour que poilu reconnaisse ensuite l’odeur de bébé lorsqu’ils seront en présence dans la même pièce. L’odeur ne lui sera ainsi pas totalement étrangère. C’est donc ce que nous souhaitions faire aussi. Beaucoup optent pour les bodies portés par bébé durant la journée ou la nuit, mais certains vont même jusqu’à présenter les couches sales !

Toutefois, en y réfléchissant bien, et si c’est papa qui rentre s’occuper des poilus restés au calme au domicile, logiquement, il a été en contact rapproché avec bébé et est donc imprégné de son odeur sur lui. Ce n’est donc à fortiori pas vraiment nécessaire.

En revanche, si vous êtes dans notre cas, où papa reste H24 à la maternité et que poilu est en vacances dans la famille, un visiteur peut tout à fait lui présenter cette nouvelle odeur, qui ne lui sera donc pas inconnue quand il verra bébé pour la première fois “Tiens ! C’est donc cette petite chose qui sentait ça ?! ok !”

Le retour à la maison… On peut se poser la question de savoir à quel moment présenter bébé à notre poilu. En l’occurrence, je ne pense pas qu’il y ait de moment spécifique. Surtout si poilu est déjà dans la maison au moment où on rentre !

Le plus important, à mon avis, c’est que poilu soit calme et qu’il ne saute pas dans tous les sens. Alors oui, comme d’habitude, il va faire la fête à sa dogmom parce qu’il ne l’aura pas vu depuis quelques jours. Il est donc préférable de laisser bébé avec papa, dans son cosy, le temps que poilu dise bonjour comme il se doit et qu’il ait eu le temps de retrouver un peu son calme avant d’amener bébé dans la pièce.

Il est donc préférable d’être à plusieurs lors des présentations : un qui gère bébé, l’autre qui gère poilu (et éventuellement un troisième visiteur qui filme ! hahaha)

Ensuite, il faut laisser faire poilu, sous surveillance bien évidemment ! La suite dépend du caractère et de l’envie de poilu à découvrir ce petit (mini) d’Homme. Un poilu curieux ira vite voir à quoi ressemble le nouveau venu, un timide ou méfiant s’approchera doucement, histoire de s’assurer que ce n’est pas dangereux pour lui par exemple.

Et surtout, surtout ! ne jamais forcer poilu ! S’il ne veut pas s’approcher, ou s’il n’est pas aussi intéressé que vous l’auriez souhaité, tant pis ! Son bien être passe avant et s’il ne veut pas, il ne veut pas. Il ira plus tard, quand il sera décidé et qu’il en aura envie. Cette petite chose qui arrive, va rester et chambouler sa vie, il a donc bien le temps de faire connaissance en douceur.

Le tout, c’est de rester calme et d’observer les réactions de poilu. Vous le connaissez, vous connaissez ses façons de faire et ses réactions. Alors observez-le, et faites-vous confiance. Et tout se passera pour le mieux!

Luna's Team
Luna’s Team

ʟᴜɴᴀ·s ᴛᴇᴀᴍ; ᴋᴀʀᴇɴ﹐ ɴᴀʟɪᴇ﹐ ʟᴜɴᴀ ﹠ ᴘ·ᴛɪ ᴅ·ʜᴏᴍᴍᴇ; ʀᴇ́ᴅᴀᴄᴛʀɪᴄᴇs 𝘽𝙡𝙤𝙜 𝙚𝙩 𝙈𝙖𝙜 100% 𝘿𝙤𝙜𝙢𝙤𝙢𝙨 – 𝘼𝙡𝙡 𝘽𝙖𝙗𝙮𝙨- ʀᴜʙʀɪϙᴜᴇs ᴘʜᴀʀᴇs ﹕ ᴛᴀᴋᴇ ᴄᴀʀᴇ﹐ ᴍɪɴɪ ʜᴜᴍ·s ᴀᴅᴅɪᴄᴛ﹐ ʙᴀʙʏᴅᴏɢ ᴇᴛ ᴘʟᴜs ᴇɴᴄᴏʀᴇ…

Dog's Mom Life My Queen et les associations Pour doglovers Only

Maïdja, la première chienne d’assistance auto-formée de France;

24 janvier 2021

#La belle histoire;

PORTRAIT DE DOGMOM

Depuis plus d’un an, j’ai la chance d’échanger avec Alvina, une personne adorable et courageuse; au parcours de vie qui, je le pense, pourra incarner la lueur d’espoir pour d’autres qui traversent les épreuves qu’elle-même a traversé; un partage de vécu, un témoignage fort en émotion, en gratitude et enclin à susciter l’admiration de tous.

Alvina âgée de 39 ans est l’heureuse maman de deux enfants de 7 ans et demi et 9 ans ; la famille compte également une poilu exceptionnelle ;  Maidja son alter-égo à poils qui fêtera prochainement ses 5 ans. Elle a toujours été passionnée par les animaux, et elle a toujours vécu avec des chiens et des chats ; petite son rêve était d’avoir son propre chien ; elle a donc eu un cocker en 2000 et une jument, la plus belle du monde Genoise ; malheureusement en 2008, leurs vies basculèrent lorsqu’elles eurent un accident, sa jument lors d’une promenade, a chutée et lui est tombée dessus ;

Un accident qui marqua à tout jamais le quotidien d’Alvina ; un accident qui lui apporta aussi, indirectement, le plus beau des soutiens ; Maidja, son chien d’assistance … Voici leur histoire ;

Lorsqu’elle avait 10 ans, Alvina et sa famille ont trouvé un petit caniche, abandonné, ils décidèrent de le garder, il était très intelligent, très joueur, et développa très rapidement une relation particulière avec Alvina ; enfant déjà, elle était passionnée par l’éducation canine, elle s’était lancé le défi d’éduquer ce nouveau compagnon pour en faire un chien pour déficient visuel.

Elle se bandait les yeux et lui apprenait les rudiments du chien guide ; par exemple, le solliciter pour la conduire, les yeux bandés, jusqu’à la boulangerie ; il s’est rapidement avéré très doué, il parvenait à lui faire prendre les passages piétons, éviter les poteaux, signifiait les marches d’escalier, évitait les personnes et les voitures.

Cette situation amusait beaucoup les gens, mais pour eux c’était un véritable défi qui nourrissait la relation spéciale qu’ils entretenaient, basée sur l’apprentissage réciproque. Alvina déclare d’ailleurs, « qu’ils s’éclataient vraiment tous les deux » en apprenant.

Depuis sa plus tendre enfance, Alvina a toujours eu des petits soucis de santé ; des douleurs généralisées ; accompagnées d’entorses, de tendinite, de luxations, de subluxations ; des problématiques attribuées par déduction à la pratique du sport, à savoir, la gymnastique de haut niveau qu’elle pratiquait assidument.

Physiquement, elle avait toujours quelque chose qui n’allait pas, en grandissant, elle restait d’ailleurs très fragile, sur beaucoup de choses, sans pour autant être considéré comme « handicapantes », dans le sens, où elle s’en sortait au quotidien, même si, elle faisait plus attention et était plus fatigable, tout en maintenant ce qu’elle qualifie de « vie normale ».

Cet épisode fait écho à la responsabilisation, indispensable tant dans l’éducation canine que dans celle de l’enfant; c’est un moteur positif qui alimente les apprentissages, favorise la confiance en soi, et consolide au sein même de la relation de petit d’homme avec son chien.

2008 …

Tout bascule, lorsqu’elle a un accident à cheval. Elle a commencé à avoir des douleurs généralisées et intenses, au bout de 12 années d’errance médicale ; le verdict tombe ; Alvina a une maladie génétique, C’est les syndromes d’Ehlers Danlos, ; dont les symptômes renvoyaient aux problématiques de son enfance ; ce qui jadis fut attribué au sport, était en réalité une maladie devenue handicapante suite à l’accident.

C’est quoi ?

Les syndromes d’Ehlers Danlos

Les syndromes d’Ehlers-Danlos (SED) sont des maladies héréditaires du tissu conjonctif caractérisées par la triade : hyperlaxité articulaire, hyperélasticité cutanée (légère, modérée ou importante selon le type de SED) et fragilité des tissus conjonctifs. Ils sont dus à des anomalies de la matrice extracellulaire.

Les principaux signes cliniques à rechercher sont : hyperlaxité articulaire (dépistée par le score de Beighton), entorses et luxations multiples, scoliose, troubles de la proprioception, douleurs articulaires, hyperextensibilité cutanée, difficultés de cicatrisation, hématomes anormaux, fragilité des tissus conjonctifs, fatigabilité anormale.

Les douleurs et la fatigue chroniques sont des caractéristiques majeures de certains SED NV et peuvent conduire à un déconditionnement physique. Les douleurs sont nociceptives et neuropathiques, musculosquelettiques et extra-articulaires (gastro-intestinales, pelviennes, céphalées, …). Le traitement des douleurs nécessite une approche et un suivi multidisciplinaires, associant une intervention pharmacologique à une thérapie physique et psychologique, afin de traiter les causes de la douleur et de minimiser son ressenti. Les attelles et la mise en décharge (en évitant le béquillage prolongé) peuvent avoir un effet antalgique. La fatigabilité est multifactorielle (musculaire, troubles de la proprioception, dysautonomie, douleurs,..) et peut majorer des troubles neuropsychologiques. Il est important de rechercher et traiter d’éventuels facteurs aggravants : anémie, carence nutritionnelle, médicaments, troubles du sommeil, allergies, dysthyroïdie. Des problématiques auxquelles peuvent s’ajouter; la fragilité cutanée, des troubles fonctionnels gastro-intestinaux, les troubles respiratoires, cardiologiques, neurologiques, gynécologiques, ORL, ophtalmologiques, dentaires; …

Source : Haute autorité de santé


Aujourd’hui; Alvina parvient à marcher un peu à la maison, à se tenir debout ; en revanche, à l’extérieur, elle ne parvient plus à se mouvoir au-delà d’une dizaine de mètres ; une fatigue extrême découle de sa maladie, ainsi que des douleurs avec lesquelles, il faut vivre quotidiennement.

Alvina avait déjà une boule de poils dans sa vie, depuis 2000; une adorable cocker, très têtue, avec qui l’apprentissage de la marche en laisse fut compliqué, elle n’a jamais voulu apprendre grand-chose, mais elle était aimée et choyée comme un membre à part entière de la famille; elle les quitta âgée de 16 ans, après une fin très difficile, suite à plusieurs AVC.

Elle ne ne se voyait pas vivre sans chien, elle a donc mené des recherches afin de trouver un poilu qui pourrait lui correspondre, il ne pouvait pas être un gros chien car elle souhaitait vraiment l’éduquer elle-même, de fait un chien de grand gabarit, 18kg alors qu’elle n’en pèse que 60, ce n’était pas envisageable physiquement, et cela pouvait s’avérer dangereux pour sa santé.

En 2016 c’est arrivée de Maïdja , directement très proche, complices, malgré que petite rien de spécial ne lui fut demandé, si ce n’est assis, et les autres prémices éducatifs qu’on inculque aux chiots ; cependant, toute petite, elle était déjà très focalisée sur Alvina, en la suivant, en se montrant très attentive à ses déplacements. Prédisposition,  motivation affective ? l’histoire nous le confirmera…

Elle a donc cherché selon les critères suivants ; l’intelligence, bien qu’ils soient tous intelligents, il fallait un chien réceptif et enclin aux apprentissages complexes ;  mais aussi, un chien qui soit adorable avec les enfants. Elle est tombée, au fil de ses recherches, sur le berger des shetlands, au départ, elle avait un peu peur qu’elle soit trop petite, étant donné que le standard de taille, pour une femelle, tourne autour des 34 centimètres, il fallait qu’elle soit suffisamment à hauteur ; malgré cette réticence liée à la hauteur, elle a craqué sur le caractère ; qui pouvait parfaitement convenir à son souhait de former un chien qui pourrait l’accompagner dans son quotidien, en jouant un rôle de soutien et d’assistance.

L’apprentissage a véritablement commencé lorsque Maîdja avait 7 mois ; lorsqu’elle s’est retrouvée enfermée, par mégarde, dans la chambre ; Alvina a décidé de lui apprendre à ouvrir la porte seule ; afin qu’elle puisse sortir facilement si cela venait à se reproduire ; l’étincelle dans son regard lorsqu’elle fut placée pour la première fois, en situation d’apprentissage, semblait signifier qu’elle s’éclatait, elle en redemandait ; Alvina a donc considéré qu’elle était prête pour apprendre des petites choses, progressivement, en s’amusant toutes les deux. Elle se sont donc lancées dans l’apprentissage de ses incontournables ; ouvrir et fermer les portes, y compris les portes de placard, prendre ce qu’il y a dans les placards, aller chercher des objets spécifiques à la demande, prendre la télécommande, le téléphone. Poursuivant sur des apprentissages plus complexes comme vider la machine à laver, ramasser les clés tombées, etc…

Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, elle était demandeuse, d’apprendre, d’accomplir quelque chose, ce n’est pas un chien de travail car pour elle ce n’est pas une contrainte ou des corvées, c’est un plaisir ; qui découle de la relation fusionnelle qu’elle entretient avec son humaine ; des actions valorisantes, Maïdja, comme beaucoup de chiens, a conscience de l’état de santé de son humaine, et se sent utile, s’accomplit dans son rôle à prendre soin de celle qu’elle aime.

D’elle-même Maïdja prend des initiatives afin de soulager le quotidien de sa binôme, ainsi, lorsqu’Alvina fait tombé ses clés, pas besoin de demander quoi que ce soit, elles lui sont rapportés d’instinct. C’est une connexion, entre elle et son humaine.

Le plus difficile fut d’aboyer sur demande, car elle n’était pas aboyeuse de nature, c’était cependant indispensable pour solliciter de l’aide en cas de chute ou problème pour Alvina.

Anecdote

Quand Maidja lance le son…


Complication : Un fauteuil roulant c’est compliqué, surtout un fauteuil manuel, et davantage en ville (entre les poubelles, les poteaux et les mobylettes; Alvina nous rappelle, qu’en fauteuil il n’est pas possible de descendre du trottoir pour éviter l’obstacle et remonter ensuite, d’autant qu’il y a encore beaucoup de lieux qui ne sont pas adaptés. De fait, le quotidien n’est pas simple et il y a encore beaucoup de magasins dans lesquels on ne sait pas rentrer ; en ce cas, il lui est déjà arrivé de demander à Maïdja d’aboyer pour attirer l’attention et obtenir de l’aide ; comme ce fut le cas devant une boulangerie qui ne lui était pas accessible à cause de la marche à l’entrée.

Pour lui apprendre toutes ses actions, Alvina a utilisé le Free-shaping le but c’est qu’elle réfléchisse d’elle-même à ce qui va lui être demandé ; à l’aide d’un bout de tissu, un clicker et des récompenses; un exemple pour apprendre à ouvrir les portes.

Un tissu est placé sur porte, Maidja est assise à côté de la porte, l’humaine attend avec elle, à côté de la porte, le but étant que le chien comprenne ce qu’on attend de lui, clic quand elle regarde la porte, clic, friandise, et au bout d’un moment, plus de clic, elle va donc chercher ce qu’on attend ensuite, elle avance vers la porte, clic friandise, on interrompt le clic; jusqu’à ce qu’elle comprenne et qu’ elle touche le tissu, clic à nouveau … l’étape suivante étant lorsqu’elle va prendre le tissu dans sa bouche, la suivante, lorsqu’elle va le tirer pour ouvrir, … quand elle aura compris la fin « c’est bien, ouvre la porte »; on associe un nom à l’action “ouvrir la porte“.

C’est donc un apprentissage par décomposition, en différentes étapes, progressives, et surtout basé sur la réflexion du chien. Parfois ça découle sur des apprentissages par essai erreur, mais c’est ce qui est intéressant de voir le chien chercher.

Shaping & Free-Shaping

Le shaping est un apprentissage par décomposition; chaque étapes devra être comprise par le chien pour qu’il en perçoive pleinement la finalité.

Le Free-shaping laisse une grande liberté au chien, l’humain n’a pas de plan d’apprentissage prévu en amont, c’est votre poilu qui doit comprendre et rythmer la décomposition de l’action; c’est donc plus complexe que le shaping car votre boule de poils est actrice de la décomposition.

Lorsque Maïdja maitrisait énormément de choses, Alvina s’est mise en quête d’une association qui permettrait de la faire reconnaitre comme chien d’assistance. Elle s’est tournée vers l’une des seules associations connues en France, c’est-à-dire, HANDICHIEN ; sauf que le schéma classique pour les chiens d’assistance, c’est qu’ils sont formés en amont, par des associations et des professionnels et sont fournis par la suite à des personnes dont la demande a été validée, après une attente pouvant aller jusqu’à 3 ans.

Alvina ne voulait pas d’une chien « clé en main », elle voulait que cette reconnaissance soit accordée à Maïdja afin qu’elle puisse l’accompagner dans les liens publics comme n’importe quel autre chien d’assistance, car c’est exactement ce qu’elle était pour elle, c’est le rôle qu’elle endossait chaque jour dans leur quotidien.

D’autant, qu’on ne choisit pas son chien d’assistance dans ce schéma traditionnel, ce sont les structures qui constituent des duos selon les besoins de l’un et les compétences de l’autre.

Alvina poursuivit donc ses recherches, jusqu’à tomber sur une toute jeune association FCAPIFrance chien d’assistance personnalisé et individualisé.

ASSOCIATION

FCAPI

La FCAPI est une association d’intérêt général à but non lucratif régie par la loi de 1901 du 1er juillet 1901.
Nous souhaitons qu’elle devienne une association reconnue d’utilité publique, agrée par Assistance Dog International.

Son nom est également un clin d’œil au roman d’Hector Malot “Sans Famille” où, le chien nommé CAPI devient le meilleur ami du petit Rémi qui est un enfant trouvé et acheté à Jérôme BARBERIN par Maître VITALIS, un musicien ambulant qui s’occupe de Rémi et qui l’aime comme si il était son propre fils. Le chien nommé CAPI est un chien faisant partie de la troupe ambulante. Il est très affectueux, social et sociable, très obéissant, dressé à effectuer des tours. Il devient le confident du petit Rémi et son meilleur ami mais il est également le meilleur acteur de la troupe.

Historique de la FCAPI :

La FCAPI a été pensée et créée fin 2012, suite à la demande grandissante de Chiens d’Assistance dans notre pays et la France ayant beaucoup de retard par rapport aux USA, à certains pays d’Europe et afin de former des “Chiens d’Assistance” pour différentes orientations :

Pour les personnes à mobilité très réduite, pour les personnes ayant des problèmes de Stabilité et de Mobilité modérée, pour les personnes sourdes ou malentendantes, pour les personnes autistes ou atteintes de troubles du comportement, de troubles cognitifs, pour les institutions qui accueillent du public en situation de handicap ou âgé, pour les personnes cardiaques, épileptiques, diabétiques, asthmatiques, allergiques, etc…

Grâce à tous ses diplômes reconnus en France, par la Fédération Cynophile Internationale et par “Assistance Dog International” autant sur le plan de la santé physique du chien que sur le plan comportemental du chien et de son dressage, elle a pu obtenir sa certification de “SERVICE DOG TRAINER & BEHAVIOR” donc de formateur de “CHIENS D’ASSISTANCE et COMPORTEMENTALISTE CANIN” pour les personnes à Mobilité Réduite, pour former les “Chiens de Stabilité et de Mobilité”, pour former les “Chiens de Service Social et de Thérapie” pour les personnes atteintes de troubles Autistiques et autres troubles du comportement ou encore post-traumatiques, pour former les “Chiens d’Alerte Médicale” pour les personnes souffrant de problème cardiaque, d’épilepsie, d’asthme, de diabète, d’allergie(s) et formateur de “Chiens d’Audition” pour les personnes sourdes ou malentendantes.

Source : FCAPI

Les formations peuvent être dispensées selon un double-axe; soit avec votre chien âgé de moins de 24 mois et présentant des prédispositions éducatives; soit avec l’un des chiens de l’association, sélectionné en amont après avoir été testé.

Formation chien d’assistance dit “classique”, chien de stabilité et de mobilité (comme Maïdja), chien de service social et de thérapie, chien d’alerte médicale, chien d’audition, chien thérapeute de soutien et de service social.

Pour information, les chiens peuvent accompagner les adultes mais aussi les enfants, à partir de 5 ans.

Le chien peut, lorsqu’il est devenu âgé, être adopté par sa famille, et ce, même si un nouveau chien est intégré pour le remplacer dans son rôle d’assistance. Les chiens sont remis gratuitement aux familles, dans le cas d’une formation de votre propre chien, c’est encore plus simple; cependant, plusieurs aides sont également possibles “Si la personne bénéficie de la Prestation Compensatoire du Handicap alors, à l’issue de la formation de son chien elle pourra faire la demande de l’Aide Animalière auprès de la MDPH d’un montant mensuel de 50 € et également bénéficier de l’assurance santé animale spéciale Chiens Guides et Chiens d’Assistance de la MACIF d’un montant annuel de 149 € et qui couvre mondialement avec le rapatriement compris.”

Le bénéficiaire devra naturellement prendre à sa charge l’entretien du chien, les frais vétérinaires ainsi que le coût de l’assurance santé. L’assurance Responsabilité Civile est obligatoire pour tous les Chiens d’Assistance y compris pour ceux en cours de formation ou pour les autres chiens résidant dans le même foyer.

Pour information, cette association, comme beaucoup d’autres ne peut vivre et aider les bénéficiaires que grâce aux dons et aux legs, ainsi qu’à l’implication des bénévoles; c’est pourquoi, je vous ajoute le lien qui permet de faire un don car je trouve ce travail exceptionnel et surtout réellement nécessaire afin de faciliter le quotidien et favoriser l’intégration sociale des personnes et enfants touchés par un handicap.

Comment cela fonctionne ? Alvina nous donne des précisions … Les personnes ont la charge de l’éducation de leur chien, ce qui implique que le handicap ne soit pas trop lourd, afin de pouvoir gérer cet aspect indispensable.

Critères pour rejoindre l’association : CMI carte mobilité inclusion faisant de préférence mention d’un besoin d’accompagnement, avoir une reconnaissance de la MDPH, le % varie selon le type de chien d’assistance nécessaire (exemple : 50% pour le Chien de Service Social et de Thérapie ou d’alerte médicale, 80% pour le chien d’assistance de type “classique”, de type “Stabilité et de Mobilité” et le chien d’audition) en ayant un minimum de connaissance des chiens, c’est un plus idéal.

Les personnes en situation de handicap ne pensent pas forcément à recourir à un chien, souvent par manque d’accompagnement ou d’informations ; cependant il existe plusieurs types de chiens de service, dont certainement l’un pouvant les accompagner dans le quotidien.

Pour une personne qui souhaite entrer dans l’association, avec un handicap qui peut aller de l’autisme, à l’asthme, trouble cardiaque, ou encore en étant malentendante ; chacun est acteur de l’éducation de son chien, aidé par un éducateur, qui fait les cours de base : marche au pied, marche en laisse, entente avec les congénères ; le référent signalera à l’éducateur ce qu’il doit apprendre, les lieux à privilégier, les commandes à favoriser et comment les acquérir. C’est donc une formation complètement personnalisée, chaque binôme a un programme de formation correspondant à ses besoins spécifiques, pour leur quotidien, avec la configuration de vie qui correspond. En revanche, l’association ne traite pas encore le cas des malvoyants car c’est plus complexe au niveau des apprentissages à dispenser pour l’humain qui doit être acteur de cette formation ;

Exemple : le chien d’une personne autiste ne va pas forcément apprendre à allumer la lumière en priorité, en revanche, il aura la capacité d’apaiser son humain dans une multitude de situation.

Prise de contact d’Alvina en mars 2018, avec la présidente, elles ont passé des heures au téléphone afin d’exposer sa situation ; à savoir : que Maïdja avait été éduquée avec Alvina, sans jamais recourir à un éducateur, que cette éducation était le ciment de leur relation, une véritable passion commune qui porta ses fruits, étant donné que Maidja maîtrisait énormément de compétences relatives à l’assistanat des humains en situation de handicap.

Elles ont rencontré la présidente qui a réalisé un test de comportement avec Maïdja, suivi d’une démonstration de ce qu’elles avaient appris toutes les deux ; tout ce qu’elle savait faire à la maison ;

Pour information : afin d’être reconnu chien d’assistance, il faut maitriser au minimum 50 commandes qui attenues le handicap de la personne. Il a donc fallu reprendre le travail, car Alvina et Maïdja n’en avait pas 50 à ce moment-là ;

Elles ont poursuivi l’apprentissage, notamment, dans les lieux publics, et plus spécifiquement, dans les magasins. Un apprentissage, jusque là peut sollicité par l’interdiction des chiens dans ce type de lieux. Cependant, petite, Maïdja se rendait fréquemment dans des galeries commerçantes et tant qu’on ne lui contre-indiquait pas leur présence, elles profitaient de l’opportunité d’apprendre d’autres choses, dans cet environnement particulier.

Un travail qui fut récompensé en octobre 2018 ; après un passage devant le comité, constituant l’évaluation finale avec pas moins de 80 commandes étaient acquises, la little Queen Maïdja fut reconnue chienne d’assistance.

Maïdja est la première chienne, en France, à avoir été reconnue chien d’assistance sans avoir recours à un professionnel de l’éducation. C’est ALVINA qui l’a éduquée en qualité de particulier; en faisant de Maïdja une chienne d’assistance aux compétences et à l’efficacité reconnues de tous !

Une efficacité qui permet même d’anticiper les douleurs neuropathiques très douloureuses ; effectivement, Maïdja reconnait les crises avant qu’elles n’arrivent, elle alerte en poussant, sautant, chose qu’elle ne fait jamais habituellement car elle a conscience que c’est douloureux. Cette attention permet à son humaine d’anticiper la crise afin de se placer dans une position adaptée avant qu’elle ne survienne.

Elle apporte beaucoup car elle est toujours là, patte dans la main, à chaque moment de la vie d’Alvina, Maïdja est là, elle soutient psychologiquement et physiquement. Durant les rendez-vous médicaux et dans la quotidien d’une maman. Sa présence change le regard des gens sur le handicap, en tant que maman, il y a toujours cette appréhension lorsque les enfants rencontrent des copains, elle redoute l’incontournable « c’est ta maman est en fauteuil ? » qu’ils pourraient adresser à ses enfants. C’est magique, avec Maïdja, ce que les enfants retiennent des rencontres, c’est que petit d’homme a un chien trop “cute” et hyper intelligent. Ils sont moins focalisés sur la différence, en oublie le fauteuil et se concentre sur Maidja et la relation qu’elle entrient avec toute sa famille, n’en ressort alors que le côté positif! C’est pareil pour les adultes, ils posent beaucoup de questions, s’intéressent à Maïdja, sont curieux de savoir ce qu’elle fait au quotidien et de découvrir leur parcours.

Maïdja est une petite boule de poils joueuse, sportive, hyperactive, cependant, elle a cette faculté à faire la part des choses, lorsqu’elle est en situation de devoir accompagner son humaine, elle enfile son costume de super héroïne et se montre très rigoureuse.

Joueuse mais aussi gourmande, ce qui d’ailleurs, contribua à son éducation ; elle apprend pour faire plaisir, mais lorsqu’elle apprenait quelque chose, elle recevait une petite friandise ne dit-on pas que tout travail mérite salaire ? Elle parvient cependant à ne pas focaliser uniquement sur les gourmandises mais à rester centrée sur son humaine, guidée par un amour inconditionnel qui se lit dans son regard.

“Un chien ça change le regard des gens quand on a un handicap, c’est fatiguant de se sentir le boulet des autres, Maïdja a changé le regard des gens et mon regard sur moi-même “ c’est ce qu’Alvina veut transmettre; son témoignage est un message d’espoir !

Alvina va devenir formatrice au sein de l’association FCAPI, après un parcours de stagiaire, afin d’aider les personnes qui souhaiteraient, comme elle, éduquer leur chien. Ce n’est pas toujours évident pour les éducateurs canins car ils connaissent les chiens, mais n’ont pas toujours conscience des aspects liés au handicap dans l’approche éducative. Alvina a le vécu permettant d’accompagner des personnes à éduquer leur propre chien, avec Maïdja en maitre d’école, le duo va se lancer dans cette nouvelle aventure afin de venir en aide à tout ceux qui souhaitent suivre le même parcours ; Maïdja, quant à elle, deviendra prochainement, également, chien “écouteur”, car Alvina rencontre aussi des problèmes d’audition, en plus de son statut de chien d’assistance mobilité, cette compétence sera validée afin de pouvoir le signifier sur son gilet d’héroïne d’assistance.

Pour suivre le duo Alvina & Maïdja

Un duo attachant qui tient à remercier sa communauté, pour son aide lorsque la cagnotte permettant l’achat d’une roue d’adaptation pour vélo a été lancée! Une communauté qui n’a pas hésité à se mobiliser, une communauté grâce à laquelle Alvina peut faire du vélo avec ses enfants comme la maman qu’elle est, tout simplement !

Ce que cette belle histoire nous apprend; qu’à cœur vaillant rien d’impossible, qu’il est essentiel de poser son regard sur la personne au-delà de son handicap, et surtout, qu’une boule de poils aussi petite soit-elle peut s’avérer plus efficace que WonderWoman; Maïdja est une héroïne à poils que j’avais à cœur de vous faire découvrir, pour que son histoire réchauffe le cœur, porte l’espoir à ceux qui vivent une situation semblable, pour les mettre à l’honneur car toutes deux le méritent vraiment pour ce qu’elles sont parvenues à accomplir grâce à ce lien exceptionnel qui les unies.

<strong>Team Paupiette</strong>
Team Paupiette

𝘘𝘶𝘦𝘦𝘯𝘺, 𝘤𝘳𝘰𝘪𝘴𝘦́𝘦 𝘈𝘒𝘈 𝘱𝘢𝘶𝘱𝘪𝘦𝘵𝘵𝘦 e𝘵 𝘴𝘰𝘯 𝘩𝘶𝘮𝘢𝘪𝘯𝘦 💬𝙵𝚘𝚗𝚍𝚊𝚝𝚛𝚒𝚌𝚎 𝚍𝚎 𝙼𝙳𝙸𝙰𝚀 𝚎𝚗 𝟸0𝟷𝟼 𝗥𝗲́𝗱𝗮𝗰𝘁𝗿𝗶𝗰𝗲𝘀 𝗕𝗹𝗼𝗴 & 𝗠𝗮𝗴 𝟭𝟬𝟬% 𝗗𝗼𝗴𝗺𝗼𝗺𝘀 𝙲𝚑𝚊𝚛𝚐𝚎́𝚎 𝚍𝚎 𝚌𝚘𝚖𝚖𝚞𝚗𝚒𝚌𝚊𝚝𝚒𝚘𝚗 ◽Dღɢℓɨƒєsтγℓє / Иєωs◽ 𝑅𝑢𝑏𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑝ℎ𝑎𝑟𝑒𝑠 : 𝑊𝑖𝑠ℎ𝑙𝑖𝑠𝑡, 𝑏𝑜𝑢𝑞𝑢𝑖𝑛𝑒, 𝐷𝑜𝑔𝑠𝑚𝑜𝑚𝐿𝑖𝑓𝑒,..

Les passionnés My Queen et les associations Pour doglovers Only

l’adoption, ils témoignent… !

24 avril 2020

#Solidarité …

CAUSE ANIMALE

Un chien dans ma vie;

Les mises en garde sont nombreuses, lorsque l’on décide d’introduire une boule de poils dans son foyer, il s’agit, avant toute chose, de bien réfléchir aux conséquences … Prendre en considération les incontournables points de vigilance …

Tout d’abord, un chien, c’est un budget: nourriture, accessoires, vaccins, vermifuges, antiparasitaires, castration/ stérilisation, produits de soin, hygiène bucco-dentaire, voire détartrage en prenant de l’âge, ou toilettage selon son type de poil, mais aussi, cours d’éducation, aléas santé, intervention chirurgicale, visites “surprises” chez le vétérinaire, médicaments, et ce, même si vous choisissez des produits dits “premiers prix”, le budget double, si vous optez pour la catégorie dite “haut de gamme”.

Ensuite, un chien, certes, c’est du bonheur au quotidien, mais sans langue de bois, et en toute franchise, un chien, c’est aussi synonyme de contraintes et concessions; sur les destinations des vacances, les lieux interdits, sur l’organisation du quotidien; il faut prendre soin de lui tous les jours, même lorsque votre vie part en cacahuète, que vous êtes débordés, il doit sortir, manger, se dépenser, être stimulé intellectuellement, faire des rencontres, des découvertes, être soigné, lavé, … Prendre un chien, c’est donc également, donner du temps.

Enfin, introduire un chien dans sa vie, c’est surtout, en être responsable, pour le meilleur mais aussi, pour le pire; Cela implique en toute logique, de prendre soin de lui, jusqu’à ce que sa mort vous sépare…

Là, vous levez les yeux au ciel, et vous vous dites… C’est bon, on sait déjà tout ça, on le lit partout, … Si vous TOUS le savez, alors, expliquez-moi pourquoi, les refuges, SPA, et associations grouillent, encore, de chiens, qui jadis étaient des chiots, amoureusement blottis dans les bras d’humains, comme vous et moi, qui semblaient emplis de promesses d’amour éternel et juraient un avenir plein de complicité et d’aventures ?

Les causes récurrentes de l’abandon…

Tout d’abord, au palmarès des causes, il nous faut évoquer, “l’idéalisation”, celle-ci est allègrement alimentée par le cinéma, les réseaux sociaux, les médias, et les clichés du “chien fidèle et parfait“, qu’ils véhiculent. Celui-là même qui traverserait la fin du monde, en marchant à vos côtés, sans être attaché, sans envisager de se “tirer”, celui qui sauve des enfants de la noyade, sans envisager de grogner, celui qui dédie sa vie, à vous soutenir dans la joie et la peine… Malheureusement, même si le chien est très certainement l’être le plus fidèle du monde, il n’en demeure pas moins une entité à part entière, un être vivant, avec ses aspirations, ses qualités et ses défauts; exiger la perfection de son chien, c’est manquer d’un cruel réalisme sur soi-même car nul n’est parfait… Alors, certains chiens sont fugueurs, ce n’est pas parce qu’il ne vous aime pas qu’il se tire, d’autres sont aboyeurs, d’autres encore, sont voleurs, ou chasseurs, destructeurs, … Les chiens sont à notre image, en perpétuelle progression, imparfaits mais authentiques… Avant d’introduire un chien dans sa vie, il semble nécessaire d’en avoir conscience; “je ne suis pas parfaite, mon chien ne sera pas parfait, mais ensemble, nous tendrons à nous rapprocher d’une perfection non-universelle, qui se bornera à un “bien vivre ensemble” en étant épanouis et heureux, tout simplement… “

Un chien n’étant pas un autre, tout comme l’humain d’ailleurs, il serait inutile de comparer votre chien aux autres, et de vouloir qu’il soit comme celui des autres; son vécu, son éducation, votre relation, le façonneront pour en faire, celui qu’il doit devenir… Imparfaitement parfait pour vous ! Les réseaux sociaux ne sont pas la vraie vie, ce ne sont que des moments figés qui peuvent laisser penser que tout est rose, qu’il n’y a jamais eu de défis à relever, qu’il n’y a jamais eu de questionnements, d’angoisses, … En coulisses, c’est bien souvent, très différent… Des chiens qui ne s’entendent pas, ou peu avec les autres, des chiens qu’on ne peut pas détacher, des chiens qui n’en font qu’à leur tête… mais des vérités occultées…

Mon cas: Queeny n’est pas parfaite, elle est comme moi, du coup, nous avons galéré sur la propreté, le pipi fut très long à l’acquisition; aussi, petite, elle m’a tué plusieurs dodos, des tapis, une clé usb, des vêtements, des chaussures, … Ce n’est pas sa faute, ces choses étaient à sa portée, … le processus éducatif varie d’un chien à l’autre… Ensuite, il y a eu la phase “trous” dans le jardin, qui revient encore parfois… On me dit souvent, que c’est super, qu’elle marche aussi bien aux pieds, avec un super rappel, mais rien n’est acquis, nous avons beaucoup travaillé le rappel, en longe, durant près de deux ans, c’était approximatif, il fallait constamment retravailler; encore actuellement, il faut parfois remobiliser les acquis, parce que sa nature est susceptible de reprendre le dessus à un moment ou l’autre. Donc, non, mon chien n’est pas parfait, mais elle me correspond, on progresse ensemble …

Il faut donc être capable de se remettre constamment en questions, d’accepter qu’il y ait des échecs, mais retenir qu’on en apprendra quelque chose, et qu’ils permettent de nous faire avancer, vers un mieux … En ce sens, l’idéalisation est contre-productive; On doit se fixer des objectifs qui nous correspondent, et non suivre aveuglément ce que l’on considère comme étant la “norme” relationnelle établie entre un humain et son chien.

Ensuite, il faut évoquer un autre problème, a contrario, il s’agit du “déni-éducatif“, certaines personnes éprouvent des difficultés à accepter qu’il y a un problème, et que ce problème, ne vient pas uniquement de leur chien; Vous êtes un duo, les problèmes vous concerneront donc tous les deux, certaines de vos attitudes, peuvent contribuer à alimenter la problématique, rester dans le déni, jeter la faute exclusivement sur le chien, n’est pas l’alternative la plus judicieuse pour en sortir … C’est malheureusement ce que certaines personnes font, en abandonnant le chien, sans remise en question, en occultant leur responsabilité, en demeurant dans un déni, qu’ils reproduiront, par la suite, avec un autre chien…

Enfin, un autre problème, qui souvent demeure malgré la prévention des associations, c’est la postposition des travers liés à l’aspect “consommation” de notre société, à l’acquisition d’un chien; Actuellement, on achète un chien aussi facilement qu’une paire de chaussures, bien souvent avec un ratio de connaissances très limitées sur la vie avec un chien, sur la race du chiot que l’on achète, … Preuve étant, le nombre de chiots achetés sur des salons et foires, qui sont revendus quelques semaines ou mois à peine après leur acquisition. Le chien est encore trop souvent considéré comme un “bien meuble”, dont on peut se défaire lorsque bon nous semble, certains font abstraction du facteur engagement et responsabilité, pour s’en délester lorsque la phase d’intérêt suscitée par le nouvel arrivé, prend fin, au moment où la routine s’installe, où les contraintes sont récurrentes, les travers ou failles éducatives semblent insurmontables.

Vous et moi, savons qu’ils existent des professionnels de l’éducation, qu’il est parfaitement sain de les solliciter pour obtenir de l’aide, mais dans la logique inconsciente “chien=objet”, si l’objet ne convient pas, on le change… et c’est encore, malheureusement en ces termes qu’une proportion de personnes, du moins suffisante pour remplir les refuges, raisonnent …

Introduire un chien dans sa vie, cela implique donc d’être un humain capable de ténacité, un humain qui ne baisse pas les bras, qui s’interroge, se remet en question, suffisamment humble pour solliciter de l’aide lorsque c’est nécessaire, et honnête envers lui-même et son chien, pour reconnaître qu’il y a un problème. Un humain loyal, qui tiendra ses engagements envers sa boule de poils, en tenant toutes ses promesses envers son compagnon; en ne le lâchant pas à la première épreuve rencontrée.

On peut donc dégager les causes d’abandon suivantes…

Divorce, déménagement, destructeur, fugueur, aboyeur, ne sait pas rester seul, agressif, un enfant est arrivé à la maison, manque de temps pour s’en occuper, problème de santé trop coûteux, changement de la situation professionnelle, manque de moyens pour subvenir à ses besoins, trop vieux, trop grands, tire en laisse, allergies, ne supporte pas les congénères, pas beau, oui, vous avez bien lu… pas beau, lorsqu’ils prennent un chiot, et qu’à l’âge adulte, il ne correspond pas au canon de beauté envisagé pour sa race… ne sait plus reproduire, mutation à l’étranger, envie de voyager, et malheureusement, parfois, l’humain abandonne son compagnon sans le vouloir, lorsqu’il est malade, ou qu’il décède et que la famille ne souhaite pas garder le chien, ou tout simplement, qu’il n’avait pas de famille pour le prendre en charge après son départ… notons, que le départ en maison de retraite impose, encore, malheureusement à beaucoup d’aînés de se séparer de leur binôme.

Dans ce panel de raisons, plusieurs pouvant trouver solutions en faisant appel à un professionnel, nous conclurons donc en mettant en lumière la réalité suivante; quelqu’un qui veut se débarrasser de son chien, le fera, … malgré les solutions que vous lui proposerez… avec les violons, pour faire pleurer dans les chaumières, mais il le fera à un moment ou l’autre… Alors, la solution… c’est quoi ?

L’information, la sensibilisation, la responsabilisation, en amont de toute intronisation d’un chien dans une famille, les associations sont souvent très rigoureuses, les éleveurs parfois beaucoup moins, il serait intéressant d’œuvrer en ce sens, certains pays ont déjà opté pour un permis, comme c’est le cas en Belgique.

Lorsque vous avez conscience de ces multiples facteurs, deux possibilités s’offrent à vous, soit acquérir un chien chez un éleveur, soit adopter un chien dans un refuge, association ou encore, SPA. Autre possibilité, mais là, c’est moins fréquent, introduire un chien qui est né chez un particulier de votre connaissance, ou de votre famille.

Il faut avoir conscience que les associations, refuges et SPA, proposent, à l’adoption, aussi bien des croisés, que des chiens de races; des chiots, des chiens adultes, et des seniors. Par ailleurs, certaines associations ciblent leurs actions en faveur d’une ou plusieurs races spécifiques. Il est donc parfaitement possible, d’adopter le chien de vos rêves, si c’est une race définie, avec patience et en effectuant des recherches;

OUI mais NON…

Il y a beaucoup de clichés autour des chiens adoptés en refuge, association ou encore, SPA… Tout comme, bon nombre de clichés demeurent sur les chiens croisés…

Le manque d’informations sur le chien… Désormais faux, effectivement, beaucoup d’associations et de refuges placent les chiens en famille d’accueil, ce qui permet à l’adoptant d’avoir des informations concrètes sur ses habitudes, ses ententes, … Les chiens qui résident à la SPA, quant à eux, bénéficient de rencontres avec des éducateurs, ils sont généralement testés avec les congénères et observés par les bénévoles afin de fournir un maximum d’informations aux familles potentielles. Ces acteurs de la cause animale font preuve de transparence, lorsqu’un souci éducatif ou médical est détecté, ils sont dans l’obligation d’en informer les potentiels adoptants, ils savent qu’une adoption réussie dépend de cette franchise, et sont engagés avec responsabilité pour venir en aide à leurs protégés.

Les chiens à l’adoption sont des chiens à problèmes… Hypothétiquement faux, nous dirons, qu’une partie, seulement, des chiens proposés à l’adoption, et ce, aux dires de leurs précédents humains, avaient des problèmes; mais pour rappel, c’est en duo que la relation s’établit, ce n’est donc pas une fatalité, avec un encadrement éducatif, il est possible de remédier à certains problèmes, si votre travail, votre amour et votre engagement placent le chien en confiance. Les familles d’accueil travaillent avec les chiens dès leur prise en charge, souvent épaulées par un éducateur, afin de ne proposer le chien en adoption que lorsqu’il est prêt à vivre en famille de manière définitive. Les chiens qui ont vécu un premier abandon, se mettent généralement en quatre pour satisfaire l’humaine qui leur donne une chance de vivre une nouvelle vie, ils s’attachent, même si cela nécessite un peu de temps, parce qu’ils ont été blessés et déçus par la nature humaine, lorsque vous aurez gagné sa confiance, il vous aimera d’un amour inconditionnel et vous rendra au centuple le bonheur que vous lui avez offert. Ils sont généralement très sensibles, parfois peureux, c’est pourquoi, il faut de la patience, mais c’est un beau challenge de gagner l’amour de votre boule de poils.

Les croisés, surtout les chiots, c’est risqué … Aléatoirement faux; un croisé est un chien comme un autre, souvent beaucoup plus robuste d’ailleurs, il deviendra ce que vous en ferez; d’un point de vue personnel, je trouve qu’ils ont un charme exceptionnel, ils sortent du lot, et présentent un potentiel inestimable, beaucoup d’intelligence, mais, je manque certainement d’objectivité, étant donné que j’ai joué au “kinder surprise” en adoptant Queeny, je n’avais aucune idée de ce qu’elle deviendrait, une fois adulte, la plus belle surprise de ma vie, elle est juste exceptionnelle; douce, gentille, jolie, intelligente, joueuse, affectueuse, bref, un petit bonheur sur pattes… Certes, vous ne reproduirez pas, vous ne ferez pas de concours, mais vous aurez un chien “presque unique”. Il est très difficile de savoir à quoi ressemblera votre chien, niveau taille, du moins avec exactitude, mais les pattes sont un bon indicateur; je me doutais qu’elle serait de taille moyenne, … Niveau santé, rien à signaler, elle n’a aucun problème ou fragilité à ce jour; si ce n’est une prédisposition à l’embonpoint qui nécessite de faire attention en lui proposant une activité physique régulière et des repas équilibrés. Notons, que lorsque vous donnez naissance à un petit d’homme, il est difficile de savoir … ce n’est pas pour autant que vous l’appellerez Quasimodo, et le balancerez sur le parvis de Notre Dame, c’est l’amour qui donne la vision des autres; quand on aime, on n’est jamais objectif.. aimez-le, tout simplement pour ce qu’il est; qui plus est, je n’ai pas souvenir de vous avoir vu en “UNE” de vogue récemment? !

Ils ont décidé d’adopter, et en témoignent …

Nanko, il est devenu l’une des deux égéries de la marque Inooko; Nordique dans toute sa splendeur, ses humains nous en parle…

Pourquoi et comment avez-vous décidé d’adopter par coup de cœur pour lui ou par conviction ?

La première motivation était de trouver un compagnon pour Charlie. Nous avons adopté Nanko par conviction mais aussi par coup de cœur et plus important encore parce que son caractère semblait coller avec celui de Charlie. Il n’était pas envisageable d’adopter un chien envahissant pour Charlie et nous ne voulions absolument pas que Charlie soit mise de côté. Le fait d’adopter permet déjà de connaitre le caractère du chien (et sa taille « finale ») alors que lorsque c’est un chiot c’est plus compliqué.

Par conviction car nous voulions donner une seconde chance à un poilu. On les aime tellement ! On pourrait en adopter encore d’autres si on s’écoutait mais bon en étant terre à terre on sait que ce n’est pas possible malheureusement.

Être sensibilisé sur la cause animale et à l’abandon joue grandement sur le choix d’acheter ou d’adopter en refuge. Ça s’est fait très naturellement.

Que savez-vous de son passé

Nanko a été pendant longtemps mal nourrit voir pas nourrit. Il a été secouru par l’association Vie de Chien dans le Sud de la France. Il a été trouvé attaché à un piquet au fond d’une cour.

Nanko pesait 18 kg alors qu’il devait en peser au moins 23 kg pour son âge. C’est un Husky de petit gabarit car il n’a pas eu assez de nourriture pour bien se développer lorsqu’il était chiot.

Pourquoi lui et pas un autre, niveau race, âge

Nous avions préalablement téléphoné à l’association pour nous renseigner sur le caractère de Nanko car nous savions qu’il fallait absolument que Charlie puisse l’accepter. Nous étions donc partis sur un mâle. Quand l’association nous a décrit le caractère de Nanko, nous nous sommes assez vite accordés sur la compatibilité avec Charlie. Nanko vivait dans sa famille d’accueil avec 2 Samoyèdes et un chat ce qui nous a largement rassurés sur sa vie avec d’autres chiens et … aussi chat, c’était la cerise sur le gâteau (Charlie a un comportement de chat (besoin de dormir beaucoup, avoir son espace, indépendant, fort caractère)).

Ensuite pour la race, comme nous aimons beaucoup les randonnées et la nature, nous voulions une race endurante et un compagnon pour que Charlie puisse se dépasser physiquement en extérieur (oui… Charlie est plutôt casanière). Nous voulions aussi une race primitive.

Pour finir, nous souhaitions qu’il ait plus de 1 an à l’adoption et un poil plus jeune que Charlie pour qu’il puisse jouer ensemble (Charlie 4 ans). Charlie joue presque exclusivement avec les chiens plus jeunes qu’elle;

Nous étions convaincus que tous les critères convenaient pour l’adopter donc c’était parti, c’était lui ! Nous avons traversé la France pour le rencontrer, faire les connaissances avec Charlie, prendre le temps de passer deux nuits en terrain neutre avant que les deux compères rejoignent notre maison.

Description / particularités

Nanko est un mâle Husky de Sibérie de 2 ans. Indépendant mais aussi très joueur, il demande plus d’affection que Charlie n’en demande. Il fait peu de bêtises mais s’il y a c’est tout le temps lié à la nourriture (sans doute son passé). Il adore être dehors, explorer et tout sentir. Pas un grand sportif dans l’âme, il préfère courir pour s’amuser plutôt que se dépenser. Il est têtu mais très attachant. Très expressif du visage également.

Ficelle, cette jolie bouille, à suivre sur Instagram, adorable Border Collie qui vit des aventures exceptionnelles avec ses humains, toujours à l’écoute de leur communauté;

Aviez-vous décidé d’acquérir un chien ou la décision est-elle née de la découverte de Ficelle? 

Nous voulions adopter un chien oui, cette idée était présente en moi depuis que j’étais toute petite, nous avons attendu le bon moment et avons recherché un refuge.

Comment avez-vous découvert Ficelle ? (Internet, sur place, relations, etc…) 

Nous l’avons découvert au refuge de la LPA (la Ligue Protectrice des Animaux) de Lille, sur place directement.

Pourquoi avoir adopté plutôt qu’acheter votre compagnon? 

Pour nous, il était hors de question de se diriger vers une animalerie, et nous voulions absolument donner une “seconde vie” à un chien qui n’a pas eu de chance par le passé, nous connaissions déjà un peu le refuge, de fil en aiguille, nous nous sommes retrouvés à la LPA dans le but d’adopter un compagnon de vie. L’adoption est une notion très importante chez nous, aucun de nos animaux n’a été “acheté“, ils sont tous issus de sauvetage, pas forcément d’un refuge. Ils ont croisé notre route, nous avons croisé la leur, aujourd’hui nous sommes une grande famille.

Est-ce que le choix d’adopter Ficelle était lié à sa race, ou bien auriez-vous pu craquer sur un autre chien, autre race, croisé etc?

Alors pour rappel, lorsque nous avons adopté Ficelle, nous la pensions croisée, récemment nous avons pu faire un test ADN qui a démontré qu’elle est 100% border collie (sur 3 générations). Du coup lors de son adoption, nous pensions adopter un chien croisé!

Peu importe la race, je cherchais un chien capable de me suivre dans mes aventures, je suis quelqu’un de très speed, je bouge tout le temps, j’ai besoin de sortir marcher, de découvrir de nouveaux paysages, je cherchais un chien assez sportif, avec lequel je pourrais nouer une réelle complicité, découvrir de nouvelles activités, canicross, obéissance, agility… Le border collie est un chien parfait pour moi, niveau caractère, on se ressemble énormément avec Ficelle, nous étions faites pour nous rencontrer!

(Je m’étais renseignée sur la race avant de l’adopter, les bénévoles m’avaient également bien conseillé, car à l’époque je n’étais pas très calée sur les border, et avant de finaliser son adoption, nous nous étions inscrits dans un club canin.)

Que souhaitez-vous dire aux personnes qui pensent qu’adopter est synonyme de problème (par le vécu du chien, par les préjugés véhiculés etc) ?

Adopter c’est clairement la plus belle chose qui me soit arrivée! Effectivement, on ne connait rien du passé de l’animal que l’on adopte, il faut être prêt à toute éventualité, cependant ces animaux que l’on sauve, ils vous seront éternellement reconnaissants.
Lorsque Ficelle est arrivée à la maison, ce n’était pas toujours tout rose, il a fallu travailler ensemble sur certains comportements, je ne te le cache pas, elle nous troupeautait, elle troupeautait les voitures, elle avait peur de certaines choses comme l’aspirateur, les bruits assez forts etc, mais clairement un chien d’élevage aurait tout aussi bien pu développer ces tocs, ces craintes etc. A côté de ça nous avions la chance de tomber sur une chienne adorable, propre, très à l’écoute, qui avait une envie folle de nous faire plaisir, à partir de là, nous avons évolué très rapidement ensemble, et nous avons noué une complicité indénouable.

Si vous deviez prendre un autre compagnon un jour, seriez-vous toujours partisans de l’adoption plutôt que l’acquisition en élevage?

C’est une bonne question, je n’ai aucun problème avec les bons élevages, je ne suis pas contre, mais je pense sincèrement que ce serait une nouvelle adoption pour nous. Cependant, nous avons comme projet d’adopter un animal très spécial, que nous ne trouverons pas en refuge, et donc un jour, il est fort possible que nous passions par un élevage, une ferme.

La petite histoire de Ficelle, qui est-elle ? Que saviez-vous d’elle en l’adoptant ? Qu’avez-vous découvert après adoption ? 

L’histoire de Ficelle, lorsque nous l’avons découverte au refuge, elle avait déjà 1 an, et cela faisait 1 mois qu’elle était au refuge, une famille (un couple et un enfant) l’avait amené au refuge, elle l’aurait trouvé errante dans la rue apparemment.

Les bénévoles m’ont dit qu’elles n’y croyaient pas, et qu’elles pensaient que c’était cette famille qui l’aurait abandonné. De ce fait, nous ne savions rien du tout sur son passé, lorsque je l’ai promené au refuge, lorsque je l’ai mise au parc du refuge, elle ne jouait pas, elle n’était pas gourmande, elle était très tactile, très câline, elle était seule dans sa cage. Elle était maigre, elle faisait 13 kilos, et elle avait la toux du chenil, probablement attrapée à la LPA. D’après la vétérinaire du refuge, elle aurait été maltraitée. 

A sa sortie de refuge, plusieurs choses ont concordé avec ce qu’on nous avait dit, pour la maltraitance, on a découvert qu’il lui manquait une dent, et qu’elle avait un trou au palais, suite à une visite chez le vétérinaire, ça ne datait pas de sa naissance, nous l’avons faite opéré plusieurs fois afin de reboucher ce trou gênant pour elle, elle éternuait constamment, à cause de cela. En plus du côté “santé”, du côté comportement, elle était très stressée, très peureuse, dans la rue lorsqu’elle entendait un bruit assez fort (exemple les camions), elle se plaquait contre le sol et me tirait comme une folle pour rentrer à la maison, dès qu’on élevait un peu la voix (ce qui arrivait souvent, car nous vivions à plusieurs) elle s’énervait, s’agitait, au début, elle était très souvent la queue entre les pattes.

Elle recherchait énormément l’affection des hommes de la famille, ou même des inconnus, dans la rue, si un inconnu passait, elle se mettait à “chouiner” pour qu’il vienne lui faire des câlins, lui dire bonjour, d’ailleurs encore aujourd’hui, elle cherche le regard des hommes qu’elle croise, récemment dans un parc en Belgique un homme l’a remarqué, nous étions assis sur un banc pour déjeuner, je savais exactement ce qui allait se passer, Ficelle était assise sur le banc avec nous, elle le fixait tout en remuant de la queue, ce monsieur l’a regardé en avançant, et s’est finalement sentie obligé de venir lui dire bonjour, il était pourtant assez loin, cette situation l’a beaucoup amusé, car Ficelle ne le lâchait plus du regard! 

Combien de fois ai-je pensé, et si c’était son ancien propriétaire? Pourquoi veut-elle tellement à tout prix des caresses de ces inconnus? Est-ce lié à son passé, à cette maltraitance? Beaucoup d’indices m’indiquent que oui.

Autre chose qui me fait penser que les bénévoles du refuge avaient raison, c’est que Ficelle fait de la désensibilisation avec les enfants. Face aux enfants, je ne lui ai jamais rien demandé, en fait, il n’y avait pas de petits enfants dans ma famille lorsque nous l’avons adopté, et étant donné qu’elle saute sur les adultes pour faire des câlins, j’évitais qu’elle soit en contact avec des enfants, j’avais peur qu’elle soit trop bourrin, quelle erreur de ma part! En vérité, lorsqu’elle croise un enfant qui veut lui dire bonjour, Ficelle s’assoit, elle est très douce, et fait beaucoup de bisous si elle sent que l’enfant n’a pas peur, d’où peut lui venir ce comportement, que je ne lui ai pas appris? Je ne lui demande rien, si elle voit un enfant qui la regarde, d’elle-même elle s’assoit et elle attend, lorsque nous étions à Berck pour le festival des cerfs-volants, cette situation nous est arrivée à plusieurs reprises. Ficelle m’épate, je la trouve tellement intelligente avec les humains, elle n’est pas du tout rancunière, au contraire. Mais d’où vient tout cela? Les bénévoles avaient probablement raison sur toute la ligne! 

Sinon après son adoption, Ficelle était déjà très à l’écoute, elle avait envie de nous faire plaisir, c’était une chienne déjà très bavarde, pendant son adolescence, elle râlait au club canin lorsque je lui demandais de travailler, sacré petit caractère de border! Elle avait une énergie folle, c’est pour cela qu’on a commencé l’agility ensemble. Elle était très douce avec les petits animaux, on avait un vieux lapin bélier de 11 ans à l’époque, elle faisait très attention à lui. J’ai découvert que Ficelle était codée, et qu’elle aimait son espace personnel avec les autres chiens, elle recadre très facilement, par contre elle adore tous les golden retriever.

Ah et une petite anecdote, au refuge, Ficelle ne jouait pas, elle semblait ne pas comprendre comment faire ou quoi faire avec les jouets que je lui apportais, le premier après-midi chez nous, elle semblait un peu perdue et elle ne voulait toujours pas jouer, et après une nuit à la maison, je pense qu’elle a compris que nous l’adoptions, elle nous a fait une fête pas possible, je ne l’ai jamais revu faire ça de toute sa vie, elle courrait partout dans la maison, elle sautait sur le canapé, elle attrapait un jouet, puis un autre, puis encore un autre, et ça pendant au moins 15 minutes sans s’arrêter, on était tellement heureux de la voir ainsi, je regrette de ne pas l’avoir filmé! Quel moment de bonheur, la voir exploser de joie, et comprendre qu’elle fait partie de la famille, je m’en souviendrais toute ma vie!

Adopt dont shop c’est une nécessité !  Oui, pour moi il faut favoriser l’adoption à l’achat! (après je ne suis pas contre l’achat, il y a des avantages, et des inconvénients dans les deux cas, et dans les deux cas il faut être prêt à toutes éventualités, que ce soit au niveau de la santé, ou du comportement..)

Un élevage offre plus de garanties !  Pour un bon élevage OUI, car les parents sont testés avant d’être reproduits, mais l’élevage ne va pas vous garantir que votre chien sera en bonne santé toute sa vie, ni qu’il aura un comportement exemplaire, le facteur le plus important à prendre en compte, c’est l’humain, c’est lui qui choisit l’éducation, l’alimentation, le mode de vie, c’est lui qui impose tout au final, l’élevage ne joue pas sur cela, ni sur le futur du chien. Rien n’empêche qu’un chien acheté en élevage développe une maladie quelques mois après son achat.

Un croisé dont on ne sait rien c’est risqué !   Très risqué, très très risqué, effectivement, risque de coup de foudre garanti!  Un croisé a-t’il plus de chance d’être malade qu’un autre? Ou au contraire, a-t’il une longévité plus longue qu’un pure race? Est-ce vraiment ça le plus important? Le seul risque, c’est l’humain.

250 euros pour un chien de refuge c’est cher !  Lorsqu’on prend un chien en refuge, 250€ c’est rien du tout, ça couvre les vaccins, la castration/stérilisation, parfois les soins également, lorsque nous avons adopté Ficelle, elle était soignée pour une toux du chenil.

Si on est pas capable de mettre 250€ pour adopter un chien, comment subvenir à ses besoins par la suite? 

Regrettez-vous d’avoir adopté à la SPA ?  (LPA) Non, évidemment que non, Ficelle est mon pilier, et je suis le sien.

Qu’est-ce que l’adoption  représente pour vous, que vous a-t-elle apporté? L’adoption c’est très important pour moi, pouvoir offrir une seconde vie à un animal, ça n’a pas de prix! Si je pouvais, je sortirais tous les animaux des refuges, mais c’est impossible, alors j’aide à mon échelle, avec les moyens dont je dispose.

L’adoption m’a apporté beaucoup d’amour, dans un premier temps, une compagnie, un être qui ne vous juge pas, mais aussi beaucoup de connaissances, j’ai évolué au même rythme que Ficelle, elle m’a énormément appris, et je continue d’apprendre tous les jours grâce à elle. Ficelle est arrivée dans ma vie, pendant une période où j’avais des problèmes de santé, mais grâce à elle, je suis sortie de ma “zone de confort”, pas le choix quand on prend un animal il faut s’en occuper! Grâce à elle je suis plus sociable également, j’ai envie de sortir, de rencontrer des passionnés comme moi, de faire des balades avec leurs chiens, d’ailleurs ce week-end nous avons revu un copain instagram, et ça c’est vraiment génial, grâce à ce copain, nous avons découvert un nouveau parc très sympa, ça ne serait jamais arrivé sans Ficelle.

Que direz-vous à celui qui a abandonné Ficelle aujourd’hui ?

Difficile à dire, dans un sens j’aurais envie de lui hurler à quel point Ficelle est géniale et quelle belle connerie de l’avoir abandonné, et d’un autre côté je suis aussi très reconnaissante, car grâce à cette belle erreur de sa part, j’ai pu rencontrer la chienne de ma vie.

Toi qui a abandonné Ficelle, te rends-tu comptes à quel point elle nous comble de bonheur? Es-tu conscient de ce que tu as perdu? Je ne te souhaite pas de connaître un tel amour un jour, tu as eu ta chance, tu n’y as plus droit, non, tu as brisé ce petit chien qui demandait juste à être aimé.

Comment peut-on abandonner son animal? Je ne comprendrai jamais vraiment le pourquoi du comment, je n’accepterai jamais, et je ne te pardonnerai pas non plus, mais voilà, tu fais partie du passé, et je n’ai plus envie de me poser toutes ces questions, la seule chose qui importe, c’est de profiter de chaque instant avec Ficelle, ce chien si parfait qui mérite le meilleur du monde, et non le pire, comme toi.

Price, est encore un chiot, adorable croisement entre Border/Golde; il a été adopté par Clémence, l’humaine de Joy Jack Russell, ils forment un trio d’influencers très appréciés sur Instagram pour l’authenticité de leurs échanges avec la communauté Instadog.

Aviez-vous décidé d’acquérir un chien ou la décision est-elle née de la découverte de Price ? “L’idée de prendre un second chien était prévue mais pour plus tard. Lorsque j’ai vu l’annonce de la portée de Price j’ai craqué“;

Comment avez-vous découverte Price ? (Internet, sur place, relations, et…) “Je l’ai découvert sur la page Facebook de l’association”.

Pourquoi avoir adopté plutôt qu’acheté votre compagnon ? “Ce n’était pas un choix. J’ai craqué sur sa bouille”.

Est-ce que le choix d’adopter Price était lié à son mélange de race, ou bien auriez-vous pu craquer sur un autre chien, autre race, etc ? “Un peu. J’ai un faible pour les goldens. Mais j’ai surtout eu un coup de cœur. Je ne l’aurais pas adopté si la race ne me convenait pas malgré sa bouille craquante”.

Que souhaitez-vous dire aux personnes qui pensent qu’adopter est synonyme de problème (par le vécu du chien, par les préjugés véhiculés etc) ? “Adopter n’est pas forcément synonyme de problèmes. On adopte un chien avec son passé, ses qualités et ses défauts. Il faut prendre ça comme une force. De nombreux éducateurs sont là pour vous aider à surmonter ces problèmes”.

Si vous deviez prendre un autre compagnon un jour, seriez-vous toujours partisans de l’adoption plutôt que l’acquisition en élevage ? “Je ne sais pas. J’avoue que l’adoption est quelque chose qui me plaît. Offrir une nouvelle vie à un chien, il n’y a rien de plus beau”.

La petite histoire de Price, qui est-il? Que saviez-vous de lui en l’adoptant ? Qu’avez-vous découvert après adoption ? “Price est issue d’une portée de 8 chiots. C’est un golden retriever croisé border collie. Il a main 5 mois.

Ils sont nés dans une ferme. La maman n’était pas en capacité de nourrir ses chiots, le propriétaire n’en voulait pas et laisser mourir les chiots. Ils ont été récupérés à 3/4 jours grâce à une voisine vétérinaire qui les a confiés à l’association. Ensuite ils ont été placés dans une pension durant 1 mois dans laquelle ils ont été biberonnés. À environ 1 mois ils sont partis par 2 en famille d’accueil qui possédaient déjà un ou plusieurs chiens.

Price est tombé dans une super famille d’accueil. Une de leur chienne a été une vraie maman pour Price et sa sœur. Elle a participé à leur apprentissage comme une mère l’aurait fait”.

Adopt dont shop c’est une nécessite !Je ne dirais pas que c’est une nécessité. Tout dépend ce que l’on recherche. Des personnes souhaitant travailler avec leurs chiens, participer à des concours… Devront respecter certaines conditions (LOF, caractère, lignées…) et ne pourront pas se permettre d’adopter un chien sans connaître ses origines”.

Un élevage offre plus de garanties ! “Non. Certains éleveurs ne sont pas fiables et ne font pas tous les tests nécessaires ou font des portées à risques (exemple double merle) et les chiens ont beaucoup de problèmes par la suite”.

Un croisé dont on ne sait rien, c’est risqué, surtout petit, on ne sait pas ce qu’il deviendra ! “En adoptant un chiot croisé, on ne sait comment il deviendra adulte mais il n’y a pas que le physique qui compte. En ce qui concerne le caractère et le développement du chiot tout dépend de l’environnement dans lequel il évolue”.

250 euros pour un chien de refuge c’est cher ! “Non car dans les 250€, l’identification, la primo vaccination, le rappel et les premiers vermifuges sont compris. Il faut aussi prendre en compte les frais engagés lors de la prise en charge du chien”

Regrettez-vous d’avoir adopté à la SPA ou en refuge? “Je ne regrette absolument pas”.

Qu’est-ce que l’adoption représente pour vous, que vous a-t-elle apporté ? “Cela représente du bonheur et de la gratitude”.

Que direz-vous à celui qui a abandonné Price (ou sa maman) aujourd’hui ? “Je le remercie. Surtout la personne qui a confié les chiots à l’association. Price est un chiot merveilleux, équilibré, qui a su parfaitement s’intégrer au sein de notre famille. Il nous comble de bonheur chaque jour ❤️ Et merci à l’association de m’avoir fait confiance.”

En conclusion, le but n’est pas de fustiger les personnes qui préfèrent se tourner vers l’acquisition d’un chiot en élevage; Je pense, que chacun doit faire ses propres choix, qu’il n’y a pas de choix qui soit qualifiable de meilleur, c’est la manière dont vous vivrez avec ce choix qui légitimera la prise de décision; Acheter ou adopter, finalement, ça n’a pas grande importance, ce qui compte c’est avant toute chose d’assumer pleinement ses responsabilités sur le long terme en prenant soin du chiot ou chien que vous choisirez d’accueillir dans votre vie. Cela étant, l’acte d’adopter présente un engagement éthique, fort de significations morales; Si personne n’adoptait, qu’adviendrait-il de ces laissés pour compte? Adopter, ce n’est pas seulement, comme j’ai pu le lire sur internet, “balayer la merde laissée par les autres“, c’est faire le choix d’être un humain engagé et impliqué dans la cause animale, en participant, à son échelle, à une amélioration de la situation. Alors, à ceux qui pensent encore, qu’adopter, c’est juste réparer les conneries des autres, ceux qui ne se sentent pas concernés parce qu’ils ont acheté en élevage et assumé, sachez qu’un acte de générosité n’a pas besoin de se justifier… ni même de s’expliquer, il trouve son essence dans la volonté simple de transformer le monde en le rendant meilleur, au moins, pour l’un de ces chiens… Faire le bien, apporte le bien; donner sans attendre en retour, mène à une satisfaction intérieure d’avoir fait un simple choix qui vous distingue de ceux qui ont failli avant vous… Non, ce n’est pas une obligation d’adopter, Oui, c’est un choix personnel, et non, ce n’est pas mieux, c’est juste, malheureusement, une nécessité, il faut des adoptions, il faut des adoptants, pour donner une chance à ces nombreux chiens qui attendent une opportunité de vivre, eux aussi, cette nouvelle vie.

Soutenir sans adopter, c’est possible, il y a d’autres formes d’engagement; telles que : le don matériel ou financier, la diffusion des annonces d’adoption, devenir famille d’accueil, acheter les objets dérivés proposés par les associations, contribuer à promouvoir une association ou ses actions; prendre en charge le chien d’un proche pour qu’il ne se retrouve pas dans le circuit de l’adoption; si vous ne pouvez l’accueillir à la maison de manière définitive, contribuez à lui trouver une “bonne famille” afin de lui éviter le passage en refuge qui peut s’avérer très perturbant pour un chien qui était choyé dans sa famille…

Les liens utiles : Pour en découvrir davantage sur les associations qui œuvrent en faveur de l’adoption ou les actions menées pour aider les acteurs de la cause animale, déjà présentées sur le blog, rendez-vous dans la rubrique “My Queen et les associations“.

%d blogueurs aiment cette page :