Depuis peu, notre famille s’est agrandie… C’est le moment d’évoquer avec vous l’arrivée de Bowie…
Après onze années, presque douze … passées aux côtés de Queeny, nous ne sommes plus deux à partager le quotidien. Un petit nouveau nommé Bowie est venu rejoindre l’aventure.
Depuis son arrivée, vous avez été nombreux à me poser des questions. Certaines concernent son histoire, d’autres la rencontre avec Queeny, les raisons qui m’ont poussée à accueillir un second chien ou encore les premiers jours de cohabitation.
J’ai donc eu envie de rassembler vos interrogations dans un seul et même article. L’occasion de vous présenter plus officiellement Bowie, de revenir sur le chemin qui m’a menée jusqu’à lui et de partager avec vous les premiers pas de cette nouvelle vie à trois.

Pourquoi avoir pris un second chien ?
Plusieurs éléments m’ont progressivement menée à cette décision.
Le premier s’appelait Zakari. Ce chien était proposé à l’adoption par l’association Ethicanine. J’avais eu un véritable coup de cœur pour lui. J’ai partagé son annonce encore et encore, tout en me fixant une échéance intérieure. À cette époque, je ne me sentais pas totalement prête. J’avais peur d’imposer mon choix à Queeny, d’agir de manière égoïste en répondant davantage à une envie personnelle qu’à un besoin réel de notre famille. Finalement, Zakari a trouvé sa famille.
Le temps a continué à passer. L’idée d’un second chien, elle, est restée dans un coin de ma tête. Une idée présente mais que je pensais difficilement réalisable.
Puis un événement est venu bousculer mes certitudes. Pour rendre service à une amie, nous avons accueilli chez nous son chiot âgé d’environ sept mois pendant quelques jours. Contre toute attente, Queeny n’a pas manifesté un grand intérêt lors de leur première rencontre. J’en avais presque conclu qu’elle préférait largement sa tranquillité. Pourtant, dès le lendemain, elle semblait avoir adopté cette nouvelle recrue. Lorsqu’il est reparti quelques jours plus tard, elle a même boudé sa gamelle. Le hic c’est que mon amie ne vit pas dans le même département, nous ne nous voyons qu’occasionnellement. Il lui fallait juste une personne de confiance les quelques jours de son hospitalisation. Nous ne nous reverrons qu’aux vacances d’octobre. Boulot oblige …
C’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à observer chez elle quelque chose de nouveau. À la plage, où nous passons énormément de temps toutes les deux, Queeny semblait désormais rechercher activement le contact avec ses congénères. À peine arrivée, elle partait en quête d’une interaction. Malheureusement, celle-ci n’aboutissait pas toujours. Voire, rarement … Certains chiens étaient attachés, d’autres restaient concentrés sur leur propre groupe, et parfois la rencontre se limitait à une simple salutation lors d’un croisement.
Peu à peu, j’ai eu le sentiment qu’elle recherchait davantage que ces échanges furtifs. Comme si elle éprouvait un besoin de proximité avec sa propre espèce que je ne pouvais pas combler, malgré toute l’attention et l’affection que je pouvais lui offrir. C’est véritablement à partir de là que le projet d’un second chien a commencé à prendre forme.

Le choix du chien
Une fois l’idée bien ancrée, elle est devenue un véritable projet. Et comme tout projet, cela demande du temps, des recherches et beaucoup de réflexion. Tout naturellement, je me suis d’abord tournée vers l’adoption. J’ai complété une quinzaine de dossiers auprès de différentes associations.
Un point me semble important à préciser : à aucun moment je n’ai mentionné le blog, mon compte Instagram ou mon activité d’écriture autour du chien. Je n’ai jamais cherché à bénéficier d’un quelconque passe-droit. J’ai simplement candidaté comme n’importe quelle autre famille. Les réponses ont été variées. Certaines étaient tout à fait compréhensibles : entre le dépôt du dossier et son étude, le chien avait parfois déjà trouvé sa famille. D’autres réponses ont été plus difficiles à recevoir. À plusieurs reprises, le fait que je travaille a été présenté comme incompatible avec le bien-être d’un chien.
Je tiens néanmoins à préciser que je comprends parfaitement la position des associations. Elles sont confrontées à des abandons, à des retours d’adoption, à des situations parfois très compliquées et elles ont la responsabilité de prendre les décisions qu’elles estiment les meilleures pour les chiens qu’elles accompagnent. Je n’ai aucun reproche à leur adresser.
En revanche, sur le plan personnel, cette période a été difficile à vivre. J’ai enchaîné les refus et, à plusieurs reprises, j’ai eu le sentiment de ne pas être considérée comme une famille capable d’offrir une belle vie à un chien. J’ai pris cela comme une véritable gifle.
Ce sentiment était d’autant plus difficile à encaisser que je partage déjà ma vie avec un chien depuis onze ans. Toute mon organisation quotidienne s’est construite autour de Queeny et de son bien-être. Alors oui, cette période m’a parfois blessée.
On joue la montre…
Parallèlement à ces démarches, nous avons également rencontré deux chiens adultes susceptibles de rejoindre la famille. Malheureusement, ces rencontres n’ont pas été concluantes.
Le premier chien était particulièrement craintif. Les interactions avec Queeny étaient compliquées, voire très conflictuelles et son intégration aurait demandé un travail considérable. Le second présentait un profil très différent mais une difficulté tout aussi importante : lorsqu’il était avec moi, il se positionnait régulièrement entre Queeny et moi, comme pour empêcher les interactions.
Ces deux expériences ont renforcé une conviction que j’avais déjà : lorsqu’on décide d’accueillir un second chien, il faut penser à l’ensemble de la famille. Mon objectif n’était pas simplement d’adopter un chien. Je voulais construire une relation harmonieuse dans laquelle chacun pourrait trouver sa place, sans mettre Queeny en difficulté.
À presque douze ans, elle est senior. Je ne pouvais pas me permettre de prendre un risque qui aurait compromis son équilibre ou son bien-être.
Peu à peu, l’idée d’un chiot s’est imposée. J’ai alors regardé du côté des associations et des familles d’accueil qui proposaient des chiots à l’adoption. Mais la réalité est que ces derniers sont relativement rares et trouvent souvent une famille en quelques heures ou quelques jours seulement. Certaines structures fonctionnent même avec des listes d’attente.
Le facteur temps est alors devenu un élément important de ma réflexion. Si je souhaitais que Queeny puisse construire une véritable relation avec un compagnon, je ne pouvais pas repousser ce projet indéfiniment. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à envisager sérieusement l’élevage comme une alternative.



La petite histoire …
Une rencontre qui a failli ne jamais avoir lieu
Quand j’ai contacté l’élevage pour prendre des renseignements sur Bowie, un rendez-vous était déjà prévu avec une autre famille. J’ai donc laissé mes coordonnées sans trop me faire d’illusions. Avec sa petite bouille, je me disais qu’il trouverait très vite sa famille. Le jour de cette rencontre, en fin de journée, l’éleveuse m’a appelée. La famille ne s’était finalement pas présentée.
À l’époque, Bowie ne s’appelait pas encore Bowie. C’était simplement le dernier chiot de sa fratrie encore présent à l’élevage. Tous ses frères et sœurs avaient déjà rejoint leurs familles respectives. Lui était resté. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais cette histoire m’a profondément touchée. Je me suis imaginé ce petit bonhomme préparé pour rencontrer sa future famille et attendre en vain une visite qui n’est jamais arrivée.
Alors j’ai dit à l’éleveuse : « Écoutez, moi, je suis prête. » Dans la foulée, je lui ai demandé quand je pouvais venir le chercher. La réponse a été simple : « Demain. »
Le lendemain matin, j’étais en route. Trois heures de voiture ne me semblaient pas grand-chose. J’aurais probablement été capable de partir encore plus tôt tant j’avais hâte de le rencontrer. Quand je l’ai vu à l’élevage, parmi tous les autres chiens, j’ai ressenti exactement la même chose que onze ans plus tôt lorsque j’avais rencontré Queeny pour la première fois. J’ai simplement su que c’était lui.
Pourquoi Bowie ? Bowie, en référence à David Bowie. Parce qu’à la maison vivait déjà Queeny. Et quand Queeny rencontre Bowie, impossible pour la passionnée de musique que je suis de ne pas penser à Under Pressure, le duo mythique entre David Bowie et Freddie Mercury.
Pourquoi un Berger Blanc Suisse ?
Certains savent déjà que j’ai grandi entourée de Bergers Allemands. J’ai aimé cette race toute mon enfance et toute mon adolescence. Pourtant, malgré cet attachement, il n’a jamais été question pour moi d’en reprendre un. J’ai vu plusieurs de ces chiens souffrir en fin de vie, notamment de problèmes de hanches et de paralysies de l’arrière-train. Ces images m’ont profondément marquée. À tort ou à raison, je ne me sentais tout simplement pas capable de repartir sur cette race.
Une chose était cependant certaine : j’aime les chiens de gabarit moyen à grand. C’est avec eux que j’ai grandi, ce sont eux qui correspondent le mieux à mon mode de vie et à mes préférences personnelles.
Je sais aussi que certains s’attendaient plutôt à me voir adopter un Border Collie ou un Berger Australien. Pourtant, cette option ne m’a jamais vraiment séduite. Queeny étant croisée Border Collie, je me connais suffisamment pour savoir que cela aurait été compliqué pour moi. Le jour où elle ne sera plus là, j’ai peur qu’un autre chien du même type me renvoie constamment son image. J’avais peur de comparer, de projeter, voire de faire porter à un autre chien quelque chose qui ne lui appartient pas. Cela n’aurait été juste ni pour moi, ni surtout pour lui.
En revanche, il était évident que je resterais dans le groupe des chiens de berger. J’aime leur intelligence, leur proximité avec leur famille et leur envie de partager le quotidien de leurs humains.
LE BBS …
Au fil des années, je me suis beaucoup documentée sur différentes races. Je suivais déjà plusieurs élevages, davantage par curiosité et dans le cadre de mes activités autour du blog que dans l’idée d’adopter un jour. Parmi toutes ces races, le Berger Blanc Suisse revenait régulièrement dans mes réflexions.
À la plage, nous croisions chaque année un couple accompagné de deux Bergers Blancs Suisses, un mâle et une femelle. Ils venaient toujours en vacances avec le mobil-home à l’aire qui se trouve à l’entrée de la plage que nous fréquentons. Queeny a partagé de nombreuses interactions avec eux et tout s’est toujours très bien passé. J’ai également eu l’occasion d’échanger avec leurs humains, qui m’ont beaucoup parlé de la race et de son caractère.
Plus je me renseignais, plus je retrouvais des qualités qui me parlaient : l’intelligence du chien de berger, bien sûr, mais aussi une grande sensibilité, un fort attachement à sa famille et une proximité avec les siens qui correspondaient à ce que je recherchais. J’avais le sentiment qu’un Berger Blanc Suisse pourrait trouver naturellement sa place auprès de Queeny et au sein de notre famille.
J’ai souvent dit que j’aimais Queeny plus que tout. Justement parce que je l’aime profondément, j’avais envie de lui offrir la possibilité de créer un lien qui ne dépende pas de moi. Une relation de chien à chien, faite de codes, d’interactions et d’une proximité que je ne pourrai jamais remplacer. Un chien susceptible de l’aimer autant que je l’aime..
Avec le recul de ces premiers jours, j’ai l’impression de ne pas m’être trompée. La complicité entre eux grandit un peu plus chaque jour et c’est un bonheur de les voir construire leur propre relation.
Une autre question revient souvent : pourquoi avoir choisi un mâle ?
D’abord parce que Bowie sera castré lorsque le moment sera venu. Je ne souhaite pas le faire reproduire et il me paraît important, dans notre contexte de vie, de limiter les éventuelles complications. Nous fréquentons quotidiennement des lieux où de nombreux chiens évoluent en liberté et ce choix me semble être le plus confortable pour tout le monde. Mais il existe aussi une raison beaucoup plus personnelle.
Queeny est, et restera toujours, le chien de ma vie. Choisir un mâle m’a aidée à accepter l’idée d’aimer un autre chien sans avoir le sentiment de remplacer ce que nous avons construit toutes les deux. C’est difficile à expliquer rationnellement. Un mâle et une femelle, c’est complémentaire. Ce n’est pas la même histoire. Cela m’a permis d’ouvrir une place à un nouveau compagnon tout en conservant celle, unique, qu’occupe Queeny dans mon cœur. C’est très personnel, et sans doute aussi, très pensée magique…






Comment ai-je préparé Queeny et comment se sont passés les premiers jours ?
Pour être totalement honnête, je n’ai pas vraiment eu besoin de préparer Queeny. Son expérience avec le jeune chien que nous avions accueilli à la maison, combinée à l’intérêt croissant qu’elle manifestait pour ses congénères, m’avait déjà montré qu’elle était probablement prête à partager son quotidien avec un autre chien.
En revanche, lorsque Bowie est arrivé à la maison, il était important pour moi de poser rapidement quelques règles simples afin que la cohabitation se déroule le plus sereinement possible.
La première chose que je lui ai apprise, après la propreté, a été le fameux « laisse Queeny ». D’ailleurs, concernant la propreté, Bowie a été propre en moins de vingt-quatre heures. Autant dire que sur ce point-là, c’est une véritable pépite.
Le « laisse Queeny », en revanche, était un apprentissage essentiel. Je voulais que Queeny puisse continuer à avoir des moments à elle, sans être constamment sollicitée par un chiot plein d’énergie. Lorsqu’il devenait un peu trop insistant, je lui demandais simplement de la laisser tranquille et je redirigeais son attention vers moi, un jeu ou une autre activité.
Très rapidement, il a compris. Aujourd’hui, j’ai rarement besoin d’intervenir. Il semble avoir développé une vraie capacité à lire son langage corporel. Lorsqu’elle se repose profondément, il ne la dérange pas. Lorsqu’elle s’installe sur un coussin, il reste souvent à proximité mais sans lui imposer sa présence. Et quand elle manifeste l’envie d’interagir, il vient volontiers se coucher à côté d’elle.
J’ai également porté une attention particulière à la gestion des ressources. Je tenais à ce que chacun puisse manger et recevoir ses friandises sans concurrence ni frustration. Bowie apprend progressivement que ce qui appartient à Queeny lui appartient, même s’il a terminé sa part avant elle. Sur ce point, c’est davantage moi qui dois parfois intervenir, car Queeny est tellement bienveillante avec lui qu’elle serait prête à tout lui laisser.
Concernant les jouets, en revanche, tout s’est fait très naturellement. La maison est actuellement envahie de jouets. Il y en a dans pratiquement toutes les pièces et, pour être honnête, je ne lutte même plus contre le désordre. Avec ses poussées dentaires, Bowie a constamment besoin de mordiller ou de s’occuper, alors les jouets restent à disposition. Et cela fonctionne très bien. Ils partagent sans difficulté, chacun prend ce dont il a envie et je n’ai observé aucune rivalité autour de cette ressource.
Mettre un stop …
Le seul point sur lequel Queeny a posé une limite très claire concerne… mon lit.
Vous le savez, elle dort avec moi depuis des années. Lorsque Bowie a tenté de monter sur le lit à son arrivée, elle lui a immédiatement fait comprendre que cet espace faisait partie de son domaine réservé. J’ai respecté cette limite.
J’ai donc installé le coussin de Bowie dans la chambre, à proximité du lit. Il dort avec nous, mais sur son propre couchage. Pendant plusieurs jours, il a tout de même tenté sa chance. Un vrai petit forceur. Chaque soir ou presque, il essayait de négocier. Puis, progressivement, il a compris.
Aujourd’hui, même lorsque Queeny ne dit rien, c’est moi qui maintiens cette règle. D’abord parce que Bowie deviendra un grand chien. Ensuite parce que je tiens à préserver la qualité de mon sommeil. Deux chiens dans un lit, dont un Berger Blanc Suisse adulte, ce n’est pas forcément le projet le plus raisonnable. Parce que Bowie, en bon BBS, il aime le sol frais … Il est donc voué à monter et descendre souvent (ce qu’il passe déjà sa nuit à faire depuis son coussin, en alternant avec le carrelage)… Ce qui est difficilement envisageable pour Queeny qui pourrait se saisir dans son sommeil.
Il pourra profiter de quelques câlins sur le lit au réveil ou avant de dormir, mais je souhaite qu’il conserve l’habitude de dormir sur son propre coussin, dans la chambre, à proximité de nous.
Avec le recul, je crois que ce qui a le plus contribué à la réussite de ces premiers jours n’est pas une préparation particulière de Queeny. C’est surtout le fait d’avoir posé un cadre simple, cohérent et respectueux des besoins de chacun.

Découvrir avant d’apprendre
Une question concernant Bowie : où en est-il dans son éducation ?
La réponse est finalement assez simple : Bowie n’a que trois mois. À cet âge-là, il dort énormément, découvre le monde, fait ses dents et apprend encore à comprendre l’environnement dans lequel il évolue. Mon objectif n’est donc pas de lui demander beaucoup de choses, mais plutôt de l’accompagner dans cette phase de découverte.
Pour le moment, notre rythme est assez simple. Je continue à maintenir les promenades habituelles de Queeny, ses moments à elle, ses temps de liberté et de complicité privilégiés avec moi. En parallèle, nous réalisons également de petites sorties adaptées à Bowie. Alternance de moments à trois et d’autres, juste entre Bowie et moi. Je commence aussi à les laisser seuls à la maison pour qu’ils puissent avoir des moments à eux. Par exemple, je vais jardiner et je les laisse à l’intérieur, ou je nettoie ma voiture devant la maison. Des temps limités mais qui constituent aussi un axe majeur pour que les liens se créer dans tous les sens. Pour les sorties, il ne s’agit pas de longues promenades mais plutôt de courtes explorations d’une vingtaine de minutes.
Chaque jour, j’essaie de lui faire découvrir quelque chose de nouveau. Un magasin, un chemin différent, l’entrée du bois, la plage, de nouvelles odeurs, de nouvelles textures ou simplement de nouveaux environnements. À son âge, tout est une découverte.
D’ailleurs, ses explorations ont parfois une durée très limitée. Lorsqu’il est fatigué, Bowie ne cherche pas à lutter. Il s’installe simplement là où il se trouve et s’endort. J’ai ainsi découvert qu’un chiot pouvait parfaitement décider de faire une sieste au milieu d’un sentier parce que, manifestement, la journée avait déjà été suffisamment riche en émotions.
OMD DES GENS …
J’observe également chez lui un trait de caractère que l’on retrouve apparemment souvent chez le Berger Blanc Suisse : le besoin d’observer avant d’interagir. Lorsque nous allons à la plage tous les deux, nous prenons souvent le temps de nous asseoir à distance pour regarder le monde passer. Les joggeurs, les promeneurs, les chiens, les enfants… Bowie observe beaucoup avant de décider s’il souhaite ou non aller à la rencontre de quelqu’un. Petit à petit, je le vois gagner en assurance.
Lorsqu’il est arrivé, la présence de personnes inconnues ou de chiens pouvait parfois le rendre hésitant. Aujourd’hui, il s’autorise davantage à aller vers les autres lorsqu’il en a envie. Récemment, il est allé spontanément saluer une personne que je connaissais. La démarche venait de lui, par curiosité. Je l’ai simplement accompagné dans cette interaction positive. Je constate la même évolution avec ses congénères. Les rencontres se multiplient progressivement et, jour après jour, il semble plus à l’aise.
Pour le reste, les apprentissages sont volontairement limités à quelques règles simples du quotidien. Il a appris à être propre très rapidement. Il connaît le « tu attends » ou « assis », que nous utilisons notamment lorsque je ramasse les besoins dans le jardin. Aussi, il commence à comprendre qu’il ne faut pas mordiller les mains ou les pieds, même si les poussées dentaires rendent parfois cet exercice particulièrement compliqué. Il apprend également le calme, les temps de repos et le respect des règles de vie de la maison.
Ma priorité n’est pas d’avoir un chiot qui sait déjà tout faire. Ma priorité est de construire une relation. Créer du lien, apprendre à nous connaître, développer la confiance et lui permettre de trouver sa place dans notre famille me semblent aujourd’hui bien plus importants que n’importe quel exercice d’obéissance. Je suis convaincue que les apprentissages techniques viendront plus facilement par la suite si cette base est solide. À trois mois, Bowie n’a pas besoin d’être performant. Il a besoin de découvrir le monde, de prendre confiance en lui et de grandir à son rythme. Et pour le moment, c’est exactement ce qu’il fait.



Et un deuxième livre dans tout ça ?
C’est probablement l’une des questions qui est revenue le plus souvent depuis l’arrivée de Bowie. Alors oui, le deuxième livre est envisagé. J’avais déjà commencé à travailler dessus avant l’arrivée de ce petit « môme » dans nos vies et je continue d’ailleurs à écrire dès que j’en ai l’occasion.
En revanche, il va sans doute falloir faire preuve d’un peu de patience. Pour écrire Être à la hauteur de son chien, il m’a fallu près d’un an. Et aujourd’hui, mon quotidien n’est plus tout à fait le même.
Entre les promenades, les découvertes, les apprentissages et tout ce qui accompagne l’arrivée d’un chiot, les journées sont bien remplies. Forcément, cela me laisse un peu moins de temps pour m’installer tranquillement au bureau. D’autant que j’ai aussi un travail qui finance les croquettes…
Après, il faut aussi relativiser : pour le moment, Bowie est un bébé de trois mois. Il dort encore une grande partie de la journée et me laisse régulièrement travailler dans le calme. Donc actuellement j’écris…
La vraie question sera plutôt de savoir ce qu’il en sera dans quelques mois.
Pour l’instant, le petit Blizzard, comme j’aime parfois le surnommer en raison de son pelage, est encore très sage. Mais j’attends de voir ce qu’il adviendra lorsque l’adolescence pointera le bout de sa truffe et qu’il deviendra un peu plus actif, avec beaucoup moins de siestes.
C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles je travaille déjà les temps de calme et la capacité à se poser. Avec Queeny, nous avons toujours fonctionné de cette manière : une grande promenade, un moment de repos pendant lequel je travaille, puis une nouvelle sortie plus tard dans la journée.
Reste à voir si Bowie adoptera le même rythme. Un chien n’étant jamais l’autre, nous apprendrons ensemble à trouver notre équilibre. Une chose est sûre cependant : le deuxième livre est bel et bien dans les tuyaux. Il faudra simplement laisser au petit Blizzard le temps de grandir… et à sa dogmom celui d’écrire.
AU SUJET DE L’AUTEUR

QUEENY & JULIE
Julie a fondé MDIAQ en 2016. Amoureuse des chiens depuis sa plus tendre enfance, elle a souhaité partager sa passion en l’alliant à son domaine de prédilection; à savoir, l’écriture. En 2024, afin d’ouvrir le blog a des contenus plus « humains », elle décide de développer BIAW. L’objectif étant de partager également des thématiques féminines ancrées dans l’ère du temps. Qui est Julie ? Passionnée de littérature, arts, photographie et shopping. Historienne de formation, curieuse, et animée constamment par l’envie d’enrichir ses connaissances. Ce blog était donc une évidence. Toujours en duo, elle partage son quotidien avec une adorable croisée border collie, prénommée Queeny, depuis 10 ans. Suivre le duo sur Instagram

