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Interview

Dog's Mom Life My Queen et les associations Pour doglovers Only

Maïdja, la première chienne d’assistance auto-formée de France;

24 janvier 2021

#La belle histoire;

PORTRAIT DE DOGMOM

Depuis plus d’un an, j’ai la chance d’échanger avec Alvina, une personne adorable et courageuse; au parcours de vie qui, je le pense, pourra incarner la lueur d’espoir pour d’autres qui traversent les épreuves qu’elle-même a traversé; un partage de vécu, un témoignage fort en émotion, en gratitude et enclin à susciter l’admiration de tous.

Alvina âgée de 39 ans est l’heureuse maman de deux enfants de 7 ans et demi et 9 ans ; la famille compte également une poilu exceptionnelle ;  Maidja son alter-égo à poils qui fêtera prochainement ses 5 ans. Elle a toujours été passionnée par les animaux, et elle a toujours vécu avec des chiens et des chats ; petite son rêve était d’avoir son propre chien ; elle a donc eu un cocker en 2000 et une jument, la plus belle du monde Genoise ; malheureusement en 2008, leurs vies basculèrent lorsqu’elles eurent un accident, sa jument lors d’une promenade, a chutée et lui est tombée dessus ;

Un accident qui marqua à tout jamais le quotidien d’Alvina ; un accident qui lui apporta aussi, indirectement, le plus beau des soutiens ; Maidja, son chien d’assistance … Voici leur histoire ;

Lorsqu’elle avait 10 ans, Alvina et sa famille ont trouvé un petit caniche, abandonné, ils décidèrent de le garder, il était très intelligent, très joueur, et développa très rapidement une relation particulière avec Alvina ; enfant déjà, elle était passionnée par l’éducation canine, elle s’était lancé le défi d’éduquer ce nouveau compagnon pour en faire un chien pour déficient visuel.

Elle se bandait les yeux et lui apprenait les rudiments du chien guide ; par exemple, le solliciter pour la conduire, les yeux bandés, jusqu’à la boulangerie ; il s’est rapidement avéré très doué, il parvenait à lui faire prendre les passages piétons, éviter les poteaux, signifiait les marches d’escalier, évitait les personnes et les voitures.

Cette situation amusait beaucoup les gens, mais pour eux c’était un véritable défi qui nourrissait la relation spéciale qu’ils entretenaient, basée sur l’apprentissage réciproque. Alvina déclare d’ailleurs, « qu’ils s’éclataient vraiment tous les deux » en apprenant.

Depuis sa plus tendre enfance, Alvina a toujours eu des petits soucis de santé ; des douleurs généralisées ; accompagnées d’entorses, de tendinite, de luxations, de subluxations ; des problématiques attribuées par déduction à la pratique du sport, à savoir, la gymnastique de haut niveau qu’elle pratiquait assidument.

Physiquement, elle avait toujours quelque chose qui n’allait pas, en grandissant, elle restait d’ailleurs très fragile, sur beaucoup de choses, sans pour autant être considéré comme « handicapantes », dans le sens, où elle s’en sortait au quotidien, même si, elle faisait plus attention et était plus fatigable, tout en maintenant ce qu’elle qualifie de « vie normale ».

Cet épisode fait écho à la responsabilisation, indispensable tant dans l’éducation canine que dans celle de l’enfant; c’est un moteur positif qui alimente les apprentissages, favorise la confiance en soi, et consolide au sein même de la relation de petit d’homme avec son chien.

2008 …

Tout bascule, lorsqu’elle a un accident à cheval. Elle a commencé à avoir des douleurs généralisées et intenses, au bout de 12 années d’errance médicale ; le verdict tombe ; Alvina a une maladie génétique, C’est les syndromes d’Ehlers Danlos, ; dont les symptômes renvoyaient aux problématiques de son enfance ; ce qui jadis fut attribué au sport, était en réalité une maladie devenue handicapante suite à l’accident.

C’est quoi ?

Les syndromes d’Ehlers Danlos

Les syndromes d’Ehlers-Danlos (SED) sont des maladies héréditaires du tissu conjonctif caractérisées par la triade : hyperlaxité articulaire, hyperélasticité cutanée (légère, modérée ou importante selon le type de SED) et fragilité des tissus conjonctifs. Ils sont dus à des anomalies de la matrice extracellulaire.

Les principaux signes cliniques à rechercher sont : hyperlaxité articulaire (dépistée par le score de Beighton), entorses et luxations multiples, scoliose, troubles de la proprioception, douleurs articulaires, hyperextensibilité cutanée, difficultés de cicatrisation, hématomes anormaux, fragilité des tissus conjonctifs, fatigabilité anormale.

Les douleurs et la fatigue chroniques sont des caractéristiques majeures de certains SED NV et peuvent conduire à un déconditionnement physique. Les douleurs sont nociceptives et neuropathiques, musculosquelettiques et extra-articulaires (gastro-intestinales, pelviennes, céphalées, …). Le traitement des douleurs nécessite une approche et un suivi multidisciplinaires, associant une intervention pharmacologique à une thérapie physique et psychologique, afin de traiter les causes de la douleur et de minimiser son ressenti. Les attelles et la mise en décharge (en évitant le béquillage prolongé) peuvent avoir un effet antalgique. La fatigabilité est multifactorielle (musculaire, troubles de la proprioception, dysautonomie, douleurs,..) et peut majorer des troubles neuropsychologiques. Il est important de rechercher et traiter d’éventuels facteurs aggravants : anémie, carence nutritionnelle, médicaments, troubles du sommeil, allergies, dysthyroïdie. Des problématiques auxquelles peuvent s’ajouter; la fragilité cutanée, des troubles fonctionnels gastro-intestinaux, les troubles respiratoires, cardiologiques, neurologiques, gynécologiques, ORL, ophtalmologiques, dentaires; …

Source : Haute autorité de santé


Aujourd’hui; Alvina parvient à marcher un peu à la maison, à se tenir debout ; en revanche, à l’extérieur, elle ne parvient plus à se mouvoir au-delà d’une dizaine de mètres ; une fatigue extrême découle de sa maladie, ainsi que des douleurs avec lesquelles, il faut vivre quotidiennement.

Alvina avait déjà une boule de poils dans sa vie, depuis 2000; une adorable cocker, très têtue, avec qui l’apprentissage de la marche en laisse fut compliqué, elle n’a jamais voulu apprendre grand-chose, mais elle était aimée et choyée comme un membre à part entière de la famille; elle les quitta âgée de 16 ans, après une fin très difficile, suite à plusieurs AVC.

Elle ne ne se voyait pas vivre sans chien, elle a donc mené des recherches afin de trouver un poilu qui pourrait lui correspondre, il ne pouvait pas être un gros chien car elle souhaitait vraiment l’éduquer elle-même, de fait un chien de grand gabarit, 18kg alors qu’elle n’en pèse que 60, ce n’était pas envisageable physiquement, et cela pouvait s’avérer dangereux pour sa santé.

En 2016 c’est arrivée de Maïdja , directement très proche, complices, malgré que petite rien de spécial ne lui fut demandé, si ce n’est assis, et les autres prémices éducatifs qu’on inculque aux chiots ; cependant, toute petite, elle était déjà très focalisée sur Alvina, en la suivant, en se montrant très attentive à ses déplacements. Prédisposition,  motivation affective ? l’histoire nous le confirmera…

Elle a donc cherché selon les critères suivants ; l’intelligence, bien qu’ils soient tous intelligents, il fallait un chien réceptif et enclin aux apprentissages complexes ;  mais aussi, un chien qui soit adorable avec les enfants. Elle est tombée, au fil de ses recherches, sur le berger des shetlands, au départ, elle avait un peu peur qu’elle soit trop petite, étant donné que le standard de taille, pour une femelle, tourne autour des 34 centimètres, il fallait qu’elle soit suffisamment à hauteur ; malgré cette réticence liée à la hauteur, elle a craqué sur le caractère ; qui pouvait parfaitement convenir à son souhait de former un chien qui pourrait l’accompagner dans son quotidien, en jouant un rôle de soutien et d’assistance.

L’apprentissage a véritablement commencé lorsque Maîdja avait 7 mois ; lorsqu’elle s’est retrouvée enfermée, par mégarde, dans la chambre ; Alvina a décidé de lui apprendre à ouvrir la porte seule ; afin qu’elle puisse sortir facilement si cela venait à se reproduire ; l’étincelle dans son regard lorsqu’elle fut placée pour la première fois, en situation d’apprentissage, semblait signifier qu’elle s’éclatait, elle en redemandait ; Alvina a donc considéré qu’elle était prête pour apprendre des petites choses, progressivement, en s’amusant toutes les deux. Elle se sont donc lancées dans l’apprentissage de ses incontournables ; ouvrir et fermer les portes, y compris les portes de placard, prendre ce qu’il y a dans les placards, aller chercher des objets spécifiques à la demande, prendre la télécommande, le téléphone. Poursuivant sur des apprentissages plus complexes comme vider la machine à laver, ramasser les clés tombées, etc…

Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, elle était demandeuse, d’apprendre, d’accomplir quelque chose, ce n’est pas un chien de travail car pour elle ce n’est pas une contrainte ou des corvées, c’est un plaisir ; qui découle de la relation fusionnelle qu’elle entretient avec son humaine ; des actions valorisantes, Maïdja, comme beaucoup de chiens, a conscience de l’état de santé de son humaine, et se sent utile, s’accomplit dans son rôle à prendre soin de celle qu’elle aime.

D’elle-même Maïdja prend des initiatives afin de soulager le quotidien de sa binôme, ainsi, lorsqu’Alvina fait tombé ses clés, pas besoin de demander quoi que ce soit, elles lui sont rapportés d’instinct. C’est une connexion, entre elle et son humaine.

Le plus difficile fut d’aboyer sur demande, car elle n’était pas aboyeuse de nature, c’était cependant indispensable pour solliciter de l’aide en cas de chute ou problème pour Alvina.

Anecdote

Quand Maidja lance le son…


Complication : Un fauteuil roulant c’est compliqué, surtout un fauteuil manuel, et davantage en ville (entre les poubelles, les poteaux et les mobylettes; Alvina nous rappelle, qu’en fauteuil il n’est pas possible de descendre du trottoir pour éviter l’obstacle et remonter ensuite, d’autant qu’il y a encore beaucoup de lieux qui ne sont pas adaptés. De fait, le quotidien n’est pas simple et il y a encore beaucoup de magasins dans lesquels on ne sait pas rentrer ; en ce cas, il lui est déjà arrivé de demander à Maïdja d’aboyer pour attirer l’attention et obtenir de l’aide ; comme ce fut le cas devant une boulangerie qui ne lui était pas accessible à cause de la marche à l’entrée.

Pour lui apprendre toutes ses actions, Alvina a utilisé le Free-shaping le but c’est qu’elle réfléchisse d’elle-même à ce qui va lui être demandé ; à l’aide d’un bout de tissu, un clicker et des récompenses; un exemple pour apprendre à ouvrir les portes.

Un tissu est placé sur porte, Maidja est assise à côté de la porte, l’humaine attend avec elle, à côté de la porte, le but étant que le chien comprenne ce qu’on attend de lui, clic quand elle regarde la porte, clic, friandise, et au bout d’un moment, plus de clic, elle va donc chercher ce qu’on attend ensuite, elle avance vers la porte, clic friandise, on interrompt le clic; jusqu’à ce qu’elle comprenne et qu’ elle touche le tissu, clic à nouveau … l’étape suivante étant lorsqu’elle va prendre le tissu dans sa bouche, la suivante, lorsqu’elle va le tirer pour ouvrir, … quand elle aura compris la fin « c’est bien, ouvre la porte »; on associe un nom à l’action “ouvrir la porte“.

C’est donc un apprentissage par décomposition, en différentes étapes, progressives, et surtout basé sur la réflexion du chien. Parfois ça découle sur des apprentissages par essai erreur, mais c’est ce qui est intéressant de voir le chien chercher.

Shaping & Free-Shaping

Le shaping est un apprentissage par décomposition; chaque étapes devra être comprise par le chien pour qu’il en perçoive pleinement la finalité.

Le Free-shaping laisse une grande liberté au chien, l’humain n’a pas de plan d’apprentissage prévu en amont, c’est votre poilu qui doit comprendre et rythmer la décomposition de l’action; c’est donc plus complexe que le shaping car votre boule de poils est actrice de la décomposition.

Lorsque Maïdja maitrisait énormément de choses, Alvina s’est mise en quête d’une association qui permettrait de la faire reconnaitre comme chien d’assistance. Elle s’est tournée vers l’une des seules associations connues en France, c’est-à-dire, HANDICHIEN ; sauf que le schéma classique pour les chiens d’assistance, c’est qu’ils sont formés en amont, par des associations et des professionnels et sont fournis par la suite à des personnes dont la demande a été validée, après une attente pouvant aller jusqu’à 3 ans.

Alvina ne voulait pas d’une chien « clé en main », elle voulait que cette reconnaissance soit accordée à Maïdja afin qu’elle puisse l’accompagner dans les liens publics comme n’importe quel autre chien d’assistance, car c’est exactement ce qu’elle était pour elle, c’est le rôle qu’elle endossait chaque jour dans leur quotidien.

D’autant, qu’on ne choisit pas son chien d’assistance dans ce schéma traditionnel, ce sont les structures qui constituent des duos selon les besoins de l’un et les compétences de l’autre.

Alvina poursuivit donc ses recherches, jusqu’à tomber sur une toute jeune association FCAPIFrance chien d’assistance personnalisé et individualisé.

ASSOCIATION

FCAPI

La FCAPI est une association d’intérêt général à but non lucratif régie par la loi de 1901 du 1er juillet 1901.
Nous souhaitons qu’elle devienne une association reconnue d’utilité publique, agrée par Assistance Dog International.

Son nom est également un clin d’œil au roman d’Hector Malot “Sans Famille” où, le chien nommé CAPI devient le meilleur ami du petit Rémi qui est un enfant trouvé et acheté à Jérôme BARBERIN par Maître VITALIS, un musicien ambulant qui s’occupe de Rémi et qui l’aime comme si il était son propre fils. Le chien nommé CAPI est un chien faisant partie de la troupe ambulante. Il est très affectueux, social et sociable, très obéissant, dressé à effectuer des tours. Il devient le confident du petit Rémi et son meilleur ami mais il est également le meilleur acteur de la troupe.

Historique de la FCAPI :

La FCAPI a été pensée et créée fin 2012, suite à la demande grandissante de Chiens d’Assistance dans notre pays et la France ayant beaucoup de retard par rapport aux USA, à certains pays d’Europe et afin de former des “Chiens d’Assistance” pour différentes orientations :

Pour les personnes à mobilité très réduite, pour les personnes ayant des problèmes de Stabilité et de Mobilité modérée, pour les personnes sourdes ou malentendantes, pour les personnes autistes ou atteintes de troubles du comportement, de troubles cognitifs, pour les institutions qui accueillent du public en situation de handicap ou âgé, pour les personnes cardiaques, épileptiques, diabétiques, asthmatiques, allergiques, etc…

Grâce à tous ses diplômes reconnus en France, par la Fédération Cynophile Internationale et par “Assistance Dog International” autant sur le plan de la santé physique du chien que sur le plan comportemental du chien et de son dressage, elle a pu obtenir sa certification de “SERVICE DOG TRAINER & BEHAVIOR” donc de formateur de “CHIENS D’ASSISTANCE et COMPORTEMENTALISTE CANIN” pour les personnes à Mobilité Réduite, pour former les “Chiens de Stabilité et de Mobilité”, pour former les “Chiens de Service Social et de Thérapie” pour les personnes atteintes de troubles Autistiques et autres troubles du comportement ou encore post-traumatiques, pour former les “Chiens d’Alerte Médicale” pour les personnes souffrant de problème cardiaque, d’épilepsie, d’asthme, de diabète, d’allergie(s) et formateur de “Chiens d’Audition” pour les personnes sourdes ou malentendantes.

Source : FCAPI

Les formations peuvent être dispensées selon un double-axe; soit avec votre chien âgé de moins de 24 mois et présentant des prédispositions éducatives; soit avec l’un des chiens de l’association, sélectionné en amont après avoir été testé.

Formation chien d’assistance dit “classique”, chien de stabilité et de mobilité (comme Maïdja), chien de service social et de thérapie, chien d’alerte médicale, chien d’audition, chien thérapeute de soutien et de service social.

Pour information, les chiens peuvent accompagner les adultes mais aussi les enfants, à partir de 5 ans.

Le chien peut, lorsqu’il est devenu âgé, être adopté par sa famille, et ce, même si un nouveau chien est intégré pour le remplacer dans son rôle d’assistance. Les chiens sont remis gratuitement aux familles, dans le cas d’une formation de votre propre chien, c’est encore plus simple; cependant, plusieurs aides sont également possibles “Si la personne bénéficie de la Prestation Compensatoire du Handicap alors, à l’issue de la formation de son chien elle pourra faire la demande de l’Aide Animalière auprès de la MDPH d’un montant mensuel de 50 € et également bénéficier de l’assurance santé animale spéciale Chiens Guides et Chiens d’Assistance de la MACIF d’un montant annuel de 149 € et qui couvre mondialement avec le rapatriement compris.”

Le bénéficiaire devra naturellement prendre à sa charge l’entretien du chien, les frais vétérinaires ainsi que le coût de l’assurance santé. L’assurance Responsabilité Civile est obligatoire pour tous les Chiens d’Assistance y compris pour ceux en cours de formation ou pour les autres chiens résidant dans le même foyer.

Pour information, cette association, comme beaucoup d’autres ne peut vivre et aider les bénéficiaires que grâce aux dons et aux legs, ainsi qu’à l’implication des bénévoles; c’est pourquoi, je vous ajoute le lien qui permet de faire un don car je trouve ce travail exceptionnel et surtout réellement nécessaire afin de faciliter le quotidien et favoriser l’intégration sociale des personnes et enfants touchés par un handicap.

Comment cela fonctionne ? Alvina nous donne des précisions … Les personnes ont la charge de l’éducation de leur chien, ce qui implique que le handicap ne soit pas trop lourd, afin de pouvoir gérer cet aspect indispensable.

Critères pour rejoindre l’association : CMI carte mobilité inclusion faisant de préférence mention d’un besoin d’accompagnement, avoir une reconnaissance de la MDPH, le % varie selon le type de chien d’assistance nécessaire (exemple : 50% pour le Chien de Service Social et de Thérapie ou d’alerte médicale, 80% pour le chien d’assistance de type “classique”, de type “Stabilité et de Mobilité” et le chien d’audition) en ayant un minimum de connaissance des chiens, c’est un plus idéal.

Les personnes en situation de handicap ne pensent pas forcément à recourir à un chien, souvent par manque d’accompagnement ou d’informations ; cependant il existe plusieurs types de chiens de service, dont certainement l’un pouvant les accompagner dans le quotidien.

Pour une personne qui souhaite entrer dans l’association, avec un handicap qui peut aller de l’autisme, à l’asthme, trouble cardiaque, ou encore en étant malentendante ; chacun est acteur de l’éducation de son chien, aidé par un éducateur, qui fait les cours de base : marche au pied, marche en laisse, entente avec les congénères ; le référent signalera à l’éducateur ce qu’il doit apprendre, les lieux à privilégier, les commandes à favoriser et comment les acquérir. C’est donc une formation complètement personnalisée, chaque binôme a un programme de formation correspondant à ses besoins spécifiques, pour leur quotidien, avec la configuration de vie qui correspond. En revanche, l’association ne traite pas encore le cas des malvoyants car c’est plus complexe au niveau des apprentissages à dispenser pour l’humain qui doit être acteur de cette formation ;

Exemple : le chien d’une personne autiste ne va pas forcément apprendre à allumer la lumière en priorité, en revanche, il aura la capacité d’apaiser son humain dans une multitude de situation.

Prise de contact d’Alvina en mars 2018, avec la présidente, elles ont passé des heures au téléphone afin d’exposer sa situation ; à savoir : que Maïdja avait été éduquée avec Alvina, sans jamais recourir à un éducateur, que cette éducation était le ciment de leur relation, une véritable passion commune qui porta ses fruits, étant donné que Maidja maîtrisait énormément de compétences relatives à l’assistanat des humains en situation de handicap.

Elles ont rencontré la présidente qui a réalisé un test de comportement avec Maïdja, suivi d’une démonstration de ce qu’elles avaient appris toutes les deux ; tout ce qu’elle savait faire à la maison ;

Pour information : afin d’être reconnu chien d’assistance, il faut maitriser au minimum 50 commandes qui attenues le handicap de la personne. Il a donc fallu reprendre le travail, car Alvina et Maïdja n’en avait pas 50 à ce moment-là ;

Elles ont poursuivi l’apprentissage, notamment, dans les lieux publics, et plus spécifiquement, dans les magasins. Un apprentissage, jusque là peut sollicité par l’interdiction des chiens dans ce type de lieux. Cependant, petite, Maïdja se rendait fréquemment dans des galeries commerçantes et tant qu’on ne lui contre-indiquait pas leur présence, elles profitaient de l’opportunité d’apprendre d’autres choses, dans cet environnement particulier.

Un travail qui fut récompensé en octobre 2018 ; après un passage devant le comité, constituant l’évaluation finale avec pas moins de 80 commandes étaient acquises, la little Queen Maïdja fut reconnue chienne d’assistance.

Maïdja est la première chienne, en France, à avoir été reconnue chien d’assistance sans avoir recours à un professionnel de l’éducation. C’est ALVINA qui l’a éduquée en qualité de particulier; en faisant de Maïdja une chienne d’assistance aux compétences et à l’efficacité reconnues de tous !

Une efficacité qui permet même d’anticiper les douleurs neuropathiques très douloureuses ; effectivement, Maïdja reconnait les crises avant qu’elles n’arrivent, elle alerte en poussant, sautant, chose qu’elle ne fait jamais habituellement car elle a conscience que c’est douloureux. Cette attention permet à son humaine d’anticiper la crise afin de se placer dans une position adaptée avant qu’elle ne survienne.

Elle apporte beaucoup car elle est toujours là, patte dans la main, à chaque moment de la vie d’Alvina, Maïdja est là, elle soutient psychologiquement et physiquement. Durant les rendez-vous médicaux et dans la quotidien d’une maman. Sa présence change le regard des gens sur le handicap, en tant que maman, il y a toujours cette appréhension lorsque les enfants rencontrent des copains, elle redoute l’incontournable « c’est ta maman est en fauteuil ? » qu’ils pourraient adresser à ses enfants. C’est magique, avec Maïdja, ce que les enfants retiennent des rencontres, c’est que petit d’homme a un chien trop “cute” et hyper intelligent. Ils sont moins focalisés sur la différence, en oublie le fauteuil et se concentre sur Maidja et la relation qu’elle entrient avec toute sa famille, n’en ressort alors que le côté positif! C’est pareil pour les adultes, ils posent beaucoup de questions, s’intéressent à Maïdja, sont curieux de savoir ce qu’elle fait au quotidien et de découvrir leur parcours.

Maïdja est une petite boule de poils joueuse, sportive, hyperactive, cependant, elle a cette faculté à faire la part des choses, lorsqu’elle est en situation de devoir accompagner son humaine, elle enfile son costume de super héroïne et se montre très rigoureuse.

Joueuse mais aussi gourmande, ce qui d’ailleurs, contribua à son éducation ; elle apprend pour faire plaisir, mais lorsqu’elle apprenait quelque chose, elle recevait une petite friandise ne dit-on pas que tout travail mérite salaire ? Elle parvient cependant à ne pas focaliser uniquement sur les gourmandises mais à rester centrée sur son humaine, guidée par un amour inconditionnel qui se lit dans son regard.

“Un chien ça change le regard des gens quand on a un handicap, c’est fatiguant de se sentir le boulet des autres, Maïdja a changé le regard des gens et mon regard sur moi-même “ c’est ce qu’Alvina veut transmettre; son témoignage est un message d’espoir !

Alvina va devenir formatrice au sein de l’association FCAPI, après un parcours de stagiaire, afin d’aider les personnes qui souhaiteraient, comme elle, éduquer leur chien. Ce n’est pas toujours évident pour les éducateurs canins car ils connaissent les chiens, mais n’ont pas toujours conscience des aspects liés au handicap dans l’approche éducative. Alvina a le vécu permettant d’accompagner des personnes à éduquer leur propre chien, avec Maïdja en maitre d’école, le duo va se lancer dans cette nouvelle aventure afin de venir en aide à tout ceux qui souhaitent suivre le même parcours ; Maïdja, quant à elle, deviendra prochainement, également, chien “écouteur”, car Alvina rencontre aussi des problèmes d’audition, en plus de son statut de chien d’assistance mobilité, cette compétence sera validée afin de pouvoir le signifier sur son gilet d’héroïne d’assistance.

Pour suivre le duo Alvina & Maïdja

Un duo attachant qui tient à remercier sa communauté, pour son aide lorsque la cagnotte permettant l’achat d’une roue d’adaptation pour vélo a été lancée! Une communauté qui n’a pas hésité à se mobiliser, une communauté grâce à laquelle Alvina peut faire du vélo avec ses enfants comme la maman qu’elle est, tout simplement !

Ce que cette belle histoire nous apprend; qu’à cœur vaillant rien d’impossible, qu’il est essentiel de poser son regard sur la personne au-delà de son handicap, et surtout, qu’une boule de poils aussi petite soit-elle peut s’avérer plus efficace que WonderWoman; Maïdja est une héroïne à poils que j’avais à cœur de vous faire découvrir, pour que son histoire réchauffe le cœur, porte l’espoir à ceux qui vivent une situation semblable, pour les mettre à l’honneur car toutes deux le méritent vraiment pour ce qu’elles sont parvenues à accomplir grâce à ce lien exceptionnel qui les unies.

<strong>Team Paupiette</strong>
Team Paupiette

𝘘𝘶𝘦𝘦𝘯𝘺, 𝘤𝘳𝘰𝘪𝘴𝘦́𝘦 𝘈𝘒𝘈 𝘱𝘢𝘶𝘱𝘪𝘦𝘵𝘵𝘦 e𝘵 𝘴𝘰𝘯 𝘩𝘶𝘮𝘢𝘪𝘯𝘦 💬𝙵𝚘𝚗𝚍𝚊𝚝𝚛𝚒𝚌𝚎 𝚍𝚎 𝙼𝙳𝙸𝙰𝚀 𝚎𝚗 𝟸0𝟷𝟼 𝗥𝗲́𝗱𝗮𝗰𝘁𝗿𝗶𝗰𝗲𝘀 𝗕𝗹𝗼𝗴 & 𝗠𝗮𝗴 𝟭𝟬𝟬% 𝗗𝗼𝗴𝗺𝗼𝗺𝘀 𝙲𝚑𝚊𝚛𝚐𝚎́𝚎 𝚍𝚎 𝚌𝚘𝚖𝚖𝚞𝚗𝚒𝚌𝚊𝚝𝚒𝚘𝚗 ◽Dღɢℓɨƒєsтγℓє / Иєωs◽ 𝑅𝑢𝑏𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑝ℎ𝑎𝑟𝑒𝑠 : 𝑊𝑖𝑠ℎ𝑙𝑖𝑠𝑡, 𝑏𝑜𝑢𝑞𝑢𝑖𝑛𝑒, 𝐷𝑜𝑔𝑠𝑚𝑜𝑚𝐿𝑖𝑓𝑒,..

Les passionnés Pour doglovers Only

Un chien dans la ville

23 décembre 2020

#Interview

Récemment, le Podcast “Un chien dans la ville“, vous a été présenté dans le Mag numéro 10 “Naturelovers“;

Présentation officielle du Podcast : ” Des enjeux d’avoir un chien dans une ultra-urbaine et de tout ce que cela implique! Attardons nous sur des portraits maître(s) – chien(s) ou de professionnels engagés, inscrit dans leur quotidien et bien sûr dans leur histoire, unique à chacun. Des praticiens comme le Dr Thierry Bedossa, vétérinaire comportementaliste, président du refuge AVA et éthologue (à ses heures perdues sur TF1, et M6 pour des émissions tel que “La vie secrète des chats” ou “Happy dog”) nous donnent leurs conseils sur des questions santé et/ ou comportementale de leur animal. Ces bons professionnels nous éclairent sur les idées reçues, nous mettent en garde sur les erreurs humaines que nous faisons, souvent évidemment sans penser à mal (!) afin de permettre à d’autres d’éviter bien des tracas !”

Pour tout dire, je suis tellement adepte de son approche, que j’ai souhaité en apprendre davantage sur ses coulisses; Pour cela, j’ai posé mes questions à sa créatrice, Charlie;

Un Podcast = Un duo

Peux-tu me parler de toi ; c’est vaste, mais sérieux ! Qui es-tu ? (Ton parcours, ta petite vie d’humaine, tes valeurs, ce que tu aimes ?)

Salut ! Alors mon prénom c’est Charlie, je précise, je suis une fille (femme ?! déjà !) et dans ma vraie vie d’humaine je suis ingénieure du son à Radio France.

Je suis passionnée de musique, en particulier dans les musiques extrêmes comme le métal, et évidemment je suis passionnée du monde animal, plutôt canin car c’est un domaine que j’ai découvert avec l’adoption de mon petit monstre, il y a 6 ans.  Mes valeurs sont assez simples : dans la vie “tu récoltes ce que tu sèmes” , en bien, en mal, mais aussi en te créant des opportunités ! Le son et la musique sont un peu mes bases fondatrices et est venu s’ajouter une sensibilité au monde animal, en vieillissant. 

Y-a-t ‘il un … Poilu dans ta vie ?  Depuis quand ; votre rencontre, ses particularités, qualités … défauts ? 

Houlà ! Beaucoup de question et je ne pourrais pas répondre à tout sinon je te pondrais un roman !

Oui, du coup il y a une grosse belette dans ma vie du nom de Youpla , d’environ 18 kg donc maxi belette. C’est un Bouledogue croisé Teckel qui ressemble à un mini phacochère ! Je m’explique, déjà il est prognate, et ensuite il a 2 becs de lièvre de part et d’autre de son museau, ce qui ne le dérange absolument pas mais donne des airs de chien vampire ou de Pumba… Il s’appelle Youpla, je l’ai adopté il y a 6 ans, bientôt 7. Il allait être abandonné sur une brocante s’il ne trouvait pas preneur sur “Leboncoin”, il est tout maigrelet, c’était le seul chiot de la portée. Malheureusement pour lui et sa mère, les deux ont été “vendus” au plus offrant tels des bêtes de foire. C’était le fruit d’un amour coupable entre une bouledogue et un teckel et le hasard a fait qu’il est tombé sur moi.

Ton plus beau souvenir en sa compagnie et ta pire mésaventure ?

Mon souvenir le plus fort reste celui du jour où je l’ai récupéré un 1er Mai, férié, sous une pluie torrentielle. Je ne savais pas si j’étais prête à avoir un chien, ce que je savais c’est que la personne m’avait rappelé car j’étais la seul à avoir proposer de la payer en liquide et qu’elle voulait “du cash” . Autant dire que je ne la portais pas dans mon cœur et quand elle m’a dit que ce chien allait être laissé sur une brocante, j’ai foncé et fait 200km en voiture pour aller le chercher. Et quand je l’ai vu j’ai su. Tout simplement ! Ce chiot à l’époque, a été un pilier de ma vie. Il m’a en quelques sorte sauvé car j’étais sur une très mauvaise pente, je ne m’en rendais pas compte et ce petit être et toutes ces responsabilités m’ont permis de revoir mes priorités. J’ai perdu des membres de ma famille cette année-là, et j’ai choisi de quitter la personne avec qui j’étais parce que j’étais très malheureuse. A l’inverse, ce petit chien était une explosion de joie, et à deux on faisait une super équipe. Alors je l’ai pris sous mon bras et on est parti. 

Il avait autant besoin de moi que moi de lui à ce moment-là. Il me l’a bien rendu en fouinant dans des buissons et en trouvant l’équivalent de mon loyer dans un tas de feuilles car je précise à ce moment-là j’étais en dernière année d’étude. Et puis j’ai compris très vite que mon devoir de maîtresse c’était aussi d’apprendre leur langue, de me mettre à sa hauteur d’animal. Je voulais éviter les pièges anthropomorphiques, les pièges comme l’anxiété de séparation etc… Mon chien n’allait pas être heureux en vivant enfermé avec moi dans un cocon mais en remplissant tous ses besoins physiologiques et psychiques inhérent à son espèce !

Cela voulait dire : un chien social, qui fréquente tous ses congénères de toutes espèces depuis tout petit ; un chien habitué à la vie citadine avec le bruit, les transports en commun ; un chien libre et éduqué, pour sa propre sécurité et son bien être mental, tout ça quoi ! Donc oui il ne porte pas de laisse, jamais, sauf si je ne suis pas en capacité de le surveiller (au téléphone par exemple), mais après un TRES long combat d’éducation positive, il écoute très bien, même dans des situations critiques j’ai essayé de faire en sorte de pouvoir m’en sortir à la voix et non à la laisse en l’empêchant d’aller quelque part où de voir un autre congénère, même si celui-ci n’est pas amical. Il s’assoit au passage piéton tout seul, aujourd’hui c’est que du bonheur.

TAC-TAC sur ton poilu …

Pâté VS croquettes ou RM ? 

Pour ce qui est de l’alimentation, j’ai fait 2 épisodes de mon podcast “Un Chien Dans La Ville” qui portent là-dessus. Je te laisse les découvrir. C’est justement sur le topic croquette avec ou sans céréale “Arrêtons de prendre les gens pour des bananes” et un autre sur le BARF .

Indépendant ou glue ?

Concernant Youpla, c’est un pot de colle, mais aux vues de notre passif c’est compréhensible. Je vis seule avec lui depuis toujours, forcément nous sommes un tandem. Mais j’essaye de l’envoyer chez la nounou où chez des copains régulièrement pour qu’il comprenne que c’est chouette aussi et que je reviens toujours. Avec un peu de poulet, on fait des miracles… 

Lit- canap ou panier ?

J’ai été très stricte les 2 premières années de sa vie pour justement éviter les pièges que pourrait amener notre relation très fusionnelle, ça voulait dire panier dans une autre pièce et rarement canapé. Aujourd’hui, il dort dans son panier dans la même pièce que moi et vient souvent sur le canap’ , mais il a compris que c’est uniquement si je lui propose !

Un Podcast = Un sacré boulot !

Pourquoi et comment as-tu décidé de te lancer dans la réalisation d’un Podcast animalier ? 

Pour la création de notre podcast à Youpla et moi, car oui il participe activement à alimenter en divers bruit l’émission, finalement c’était assez simple. Je suis ingé son en radio et un jour je me suis dit que je ne faisais pas assez de créatif à mon goût. Nous sommes beaucoup dans l’exécutif, c’est un peu chacun son métier. Sauf que non ! moi j’aime toucher à tout et je voulais créer un support répondant à mes attentes en matière de qualité sonore (des attentes très élevées !) et j’ai ainsi réuni mes 2 passions : les chiens et le son ! En tant que maîtresse je me pose et je me suis posée un millier de questions. Est-ce que je fais les choses bien ? La nourriture c’est un casse-tête, qui nous prend pour des idiots ? Comment le comprendre ? Est-ce que les gens savent à quel point la ville ça peut être un atout pour les chiens ? Bref toutes ces questions. 

Comment sont sélectionnés les sujets ? Ton vécu, ton inspiration du moment, le quotidien, ce que tu vois ou entends ? 

Je souhaitais, comme postulat de départ, vraiment réhabiliter le chien dans la ville. Parce que oui les chiens en villes sont parfois INFINIMENT aussi heureux et parfois plus que des chiens à la campagne qui ne restent que dans leur jardin attendant que le temps passe. Les chiens en ville ont souvent des maîtres attentifs à leur bien être justement parce que la ville ce n’est pas facile. Alors on les sort et on les sort beaucoup !! Combien de maîtres ai-je interrogés et combien de personne ayant un jardin sort véritablement son chien entre 2 et 3 heures par jour ! Je n’en connais que peu. Un chien avec des maîtres qui travaillent dans un jardin où avec un accès au jardin qui n’a aucun stimulus, va être Ô combien plus malheureux qu’un chien sans jardin sorti 1h le matin et 1h le soir, parfois même plus.

Mes inspirations ? C’est simple : ce sont les questions que je me suis posée en tant que maîtresse et aussi les initiatives chères à mon cœur, comme “Mon Bibou” ou bien “Play-dogs”.

Un podcast dure quelques minutes, cependant, c’est un boulot monstre, non ? peux-tu nous décrire le cheminement d’un podcast “de l’idée à sa réalisation”? 

En effet faire un podcast qui répondent à mes attentes d’auditeur c’est un travail monstre. Pour une interview de 10min, il y a souvent au moins 1h30 d’enregistrement ! Il y a souvent une vingtaine d’heure parfois davantage d’heure de choix de réalisation, de montage, de mixage, d’enregistrement des voix off etc… 

Sur cette émission j’ai presque tout fait, l’animation, une partie de l’habillage, la direction artistique, les interviews, les choix de réalisation, le montage, le mixage etc… Je dis presque car j’ai un ami spécialisé en sound design qui m’a mis en forme les logos sonores de l’émissions, avec les mélodies qui me trainaient en tête dans le style que je souhaitais. Nous travaillons d’ailleurs en ce moment sur le nouvel habillage qui sera plus rock teenagers et moins “mignon”. J’ai aussi une amie très chère, graphiste de talent, qui m’a fait le logo de l’émission ! Autant dire que c’est de la grande débrouille mais avec de vrais pro. Et d’ailleurs c’est pour ça que je ne souhaite pas monétiser mon podcast. Chaque acteur du processus mérite d’être payé, tout travail mérite salaire ! Et si je fais ça bénévolement, c’est pour aider les gens, et eux ont fait ça pour m’aider, il est donc hors de question que je gagne le moindre centime si eux non plus !

Zoom l’interview cash …

La protection animale, elle avance ?

oui elle avance et dans le bon sens comme on peut le constater, mais c’est un processus lent qui demande que chacun fasse un peu pour faire changer les choses. 

Un permis de détention pour chien ?

Un permis de détention pour le chien serait je pense proche du régime autoritaire et bien trop difficile à contrôler. Imaginez, ce serait le contrôle de la natalité canine et les familles où ils tombent… C’est déjà compliqué pour les humains alors bon !

En revanche, interdire aux personnes ayant abandonné un chien d’en avoir à nouveau, punir sévèrement ceux qui les abandonnes lâchement, ce serait déjà un début. L’obligation de pucer son chien, combiné avec une justice sévère pour les chiens avérés abandonnés permettrait de faire le tri je pense… Très peu de personnes sont punis de leur acte d’abandon qui je le rappelle est passible de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. Il ne faut pas attendre un acte de cruauté envers un animal pour sévir ! Si tous les juges faisaient de chaque cas un exemple, si on reversait cet argent aux associations, on aurait beaucoup moins d’irresponsables en possession de chien.

Les réseaux sociaux ?

Réseaux sociaux ?  Malheureusement c’est le nerf de la guerre. Je n’apprécie pas ça mais c’est l’unique moyen de communiquer et je suis très mauvaise d’ailleurs en “com” ! Vous ne verrez pas de photo de moi en slip pour obtenir des écoutes supplémentaires !!! Je trouve que les réseaux sociaux c’est très bien pour communiquer mais ceux qui se vendent et se “vantent” dessus sont la lie de l’humanité (désolé je suis dure !). Il y a quelque chose de très artificiel qui ne me plaît pas dans les réseaux sociaux à outrance. La vie, ce ne sont pas les écrans. 

Ce que tu veux changer au monde ?

Ce que j’aimerai changer dans le monde ?  Hé bien si déjà les uns et les autres nous agissions tous avec toute la bienveillance dont nous savons faire preuve, ce serait déjà pas mal ! Le Karma est quelque chose de fort auquel je crois. Nous ne sommes pas parfaits évidemment mais quand je m’emballe j’essaye de me mettre en pause et de me poser la question : “Est ce que tu aimerais qu’on te le fasse ? Est-ce que ça te ferait plaisir qu’on porte un jugement sur toi parce X ? Est-ce que ça vaut vraiment le coup de perdre ton énergie à t’énerver ? Est-ce que répondre à un con par un sourire n’est pas plus désarmant pour lui qu’une bonne série d’insulte (oui je craque parfois hein…) ? 

Welcome to the futur …

Tes futurs projets, podcast ou en lien ?

Podcast : He bien comme je te l’ai dit mes passions sont la musique et les dogs, alors cette année je me lance dans un podcast de musique métal avec un collectif qui m’a accueilli à bras ouvert. J’essaye de les aider à réaliser leur projet et j’espère bien qu’on fera un bout de chemin ensemble.

Les personnes que tu rêves l’interviewer ou avec qui tu voudrais collaborer ?

Les personnes que je rêve d’interviewer ? Facile, c’est Florence Foresti et son dog Albert ! Mais j’ai déjà essayé et son attaché de presse m’a dit qu’elle ne faisait pas là-dedans. Un jour peut-être. J’aimerais trouver un parrain ou une marraine de l’émission qui ait les mêmes valeurs que moi.

Quels conseils peux-tu donner aux jeunes qui rêvent de se lancer dans la réalisation d’un podcast animalier ou autre ? 

Pas de réponse sur les conseils à donner sur la création d’un podcast, ha si seulement un, si vous doutez de votre projet, ne lésinez jamais sur la qualité sonore ! 95% des podcasts ont un son pourri et moi perso, c’est non direct. Le son doit faire travailler l’imaginaire et chouchouter nos oreilles, surtout que c’est l’unique support du podcast à l’origine. 

Merci à Charlie et Youpla de s’être prêtés au jeu en répondant à nos questions, nous espérons que vous apprécierez la découverte de leur univers; surtout, n’hésitez pas à lui indiquer votre épisode préféré ou à l’encourager dans ses prochains épisodes en partageant et diffusant ses contenus autour de vous !

Les épisodes du Podcast “Un chien dans la ville” à découvrir ICI /L’Instagram / Le Facebook pour suivre toute l’actualité et les prochaines sorties.

Les passionnés Lifestyle/ Inspiration Pour doglovers Only

Dans les coulisses de Monsieur Hardi

6 juin 2020

#Interview

Vous connaissez déjà la marque Monsieur Hardi, que nous venons de vous présenter sur le blog, notre gros coup de cœur, pour approfondir la découverte, nous vous proposons une plongée dans les coulisses de cette entreprise 100% Made In France, qui assure le confort du sommeil et du transport de nos boules de poils.

Comment Monsieur Hardi est-il né, qui se cache dans les coulisses … Est-ce poilu qui dirige dans les ateliers ??? On vous dit tout … dans cette interview !

Pouvez-vous me présenter la marque Monsieur Hardi en quelques lignes ? (Date de création, localisation, articles ? produits ?)

La marque est née en août 2018 lorsque nous avons lancé le compte Instagram afin de présenter les coussins et sacs de transport que nous développions depuis plusieurs mois. En décembre 2019 nous avons souhaité passer la vitesse supérieure et nous professionnaliser en lançant le site internet.

Nous habitons à Vincennes près de Paris et fabriquons les produits dans notre atelier à Bagnolet (juste à côté). Nous développons et fabriquons des accessoires qui participent à affirmer la place du chien dans le foyer, à la fois à l’intérieur (dans la maison) et à l’extérieur (dans les déplacements).

Existe-t-il une anecdote ou une histoire derrière le choix du nom « Monsieur Hardi » ?

Monsieur Hardi est le nom complet de notre grand shiba (2016 était l’année des M !). Hardi était le nom du chien de mon grand-père quand j’étais petit et c’est devenu une évidence quand nous l’avons accueilli que ce nom était fait pour lui. Un nom à la fois singulier pour notre marque et évocateur des valeurs que nous souhaitons transmettre : un savoir faire français, et parler à tous les chiens, les foufous et les tranquilles !

Qui se cache derrière ces créations ?

L’équipe de Monsieur Hardi c’est Alexandra et Sylvain. Alexandra a longtemps travaillé dans la communication dans la mode et Sylvain dans la production dans le cinéma. Les produits sont fabriqués dans notre atelier à Bagnolet par le père d’Alexandra, qui est couturier dans une grande maison de mode depuis 30 ans.

Nos compétences réunies définissent les valeurs de la marques autour du savoir-faire, du respect de l’artisanat, de la qualité des produits et du respect et du confort des animaux.

Si nous tenons à garder des produits simples et efficaces, leur fabrication est très technique et demande un savoir-faire de plus en plus rare en France. Nous nous appuyons sur les compétences du père d’Alexandra pour avoir les produits de la plus grande qualité possible.

Nous travaillons aussi avec des partenaires français et européens reconnus pour les fournitures. Ils nous garantissent la traçabilité de leurs matières premières, la fabrication dans le respect de l’environnement et qu’aucune fibre ou matière animale n’a été utilisée.

Lancer une entreprise ce n’est pas facile, quels sont les pires et meilleurs souvenirs que vous gardez à l’esprit depuis le lancement de votre projet ?

Le plus difficile dans le lancement d’un projet comme le nôtre est la gestion du temps. Tout est plus long qu’on ne l’imagine. On aimerait lancer plusieurs produits, avoir toujours de meilleurs fournisseurs, développer des partenariats, tout cela en même temps.

Le plus beau est la relation presque immédiate que nous avons à nos clients et les retours qu’ils nous font. Nous sommes ravis que des idées que nous travaillons pour certaines depuis des années trouvent du sens auprès de notre communauté.

Y a-t-il un(des) poilu(s) dans l’équipe ? Est-ce une muse ? Un assistant ? Un chargé de communication ?

Hardi a le titre honorifique de Big Boss de la société. Dans les faits, disons qu’il ne fait pas grand-chose… India cherche encore sa place dans l’organigramme. Pour le moment elle traite les documents à déchiqueter et teste la résistance des coutures.

Plus sérieusement c’est pour eux que nous avons démarré cette aventure. Pour leur proposer des accessoires vraiment adaptés à leur besoins. Nous avons à cœur de développer des produits qui nous permettent de leur offrir la meilleur place dans notre foyer et de créer la plus belle des relation.

Si oui, voici quelques questions afin de mieux le connaître ;

Son jouet ou jeu favoris ? Hardi : la balle, surtout depuis qu’on y joue plus. India : les cuisses de son frère.

Sa friandise préférée ? Le fromage de chèvre fermier.

Sa plus belle bêtise ? Hardi : le papier peint de chez ses grands-parents qu’il trouvait beaucoup trop retro. Il s’est occupé de les aider pour le retirer. India : Manger le câble de la belle lampe design qu’Alexandra a reçu pour son anniversaire.

Le plus beau souvenir ? Nos weekends en Normandie pour nous échapper de Vincennes : les voir courir sur la plage, se tremper les pattes (pas trop quand même) et faire les fous dans le sable. Rien de plus beau pour nous que de les voir heureux.

Son plus gros défaut ? Hardi est trop gentil, c’est une crème qui ne râle jamais, même quand India le harcèle. India a du mal à gérer ses émotions, c’est encore un (grand) bébé !

Son lieu préféré ? Grosse hésitation entre leurs coussins et la plage.

S’il pouvait parler, que vous dirait-il, là, maintenant, tout de suite ? Hardi : Laissez-moi tranquille je fais la sieste ! India : C’est pas moi qui ai mangé la lampe, ni la chaussure, ni Hardi…

Du tac au tac… Un peu de spontanéité… Pour en apprendre davantage sur vous, répondez par première chose qui vous vient à l’esprit à l’évocation de ses thèmes ;

Don’t Shop Adopt ? Un chien n’est pas un objet ! Adopter signifie être responsable au quotidien du bien-être et de la santé physique et mentale de son animal. On n’adopte pas un chien sur un coup de tête, on y réfléchit, on se renseigne et on s’engage !

Dogfriendly ? La raison pour laquelle on a voulu créer et développer Monsieur Hardi. Pouvoir emmener son chien partout, faire en sorte qu’il soit un vrai membre de la famille.

Un leitmotiv ? A quoi ça sert d’avoir un chien s’il ne peut pas faire le fou !

My Dog is a Queen? Hardi qui refuse de descendre les escaliers le matin quand il n’est pas réveillé et exige d’être porté ou qui snob ses grands-parents qui veulent lui faire des câlins.

Chien VS Chat ? Mieux, chien-chat ! Nous avons deux shibas, qui tiennent autant du chien que du chat.

J’aurai voulu être un artiste ? Lequel ? Un petit chanteur ! Hardi a subi une importante opération juste avant son premier anniversaire. Le vétérinaire l’appelait le petit chanteur car il couinait dans son petit box. Et il continue de nous chanter des sérénades pour réclamer des friandises !

Jamais sans… ? Hardi et India !

Made In France ? Fabriquer en France c’est respecter notre artisanat, le savoir-faire et l’emploi. C’est aussi garantir de contrôler la qualité, la traçabilité de nos produits et une production mesurée et respectueuse de l’environnement.

Ecofriendly ? Acheter moins mais mieux ! Choisir des produits que l’on aime, quoi sont fabriqués dans de bonnes conditions et qui peuvent durer dans le temps !

Comment se passe la conception et réalisation de vos produits ? Plongée dans les coulisses (Sélection des matériaux, confection, test des produits).

Nous ne faisons sortir de notre atelier que des produits dont nous sommes entièrement satisfaits et qui ont été testés par nos soins et un réseau de testeurs de choc.

Nous avons en ce moment plusieurs produits à des phases de développement différentes.

Le processus consiste à trouver la conception qui réponde à un cahier des charges strict (qui réponde à un vrai besoin de notre communauté, matériaux éco responsables, solides pour durer dans le temps, confortables pour nos compagnons et joli pour nos intérieurs ou nous-même).

Se passe alors une phase de prototypage où nous fabriquons plusieurs modèles que nous faisons tester par Hardi et India et quelques amis. Il nous est arrivé d’écarter des tissus parce que pas suffisamment solides.

Il est important que nos produits fassent du sens, on ne veut pas de la nouveauté pour de la nouveauté. Notre expertise doit apporter quelque chose d’autre que ce qui existe déjà.

L’important pour nous est de développer de façon cohérente le produit pour qu’il réponde aux exigences des chiens et des humains et que le prix soit juste. Nous choisissons les meilleures matières, à la fois solides et écoresponsables pour chaque produit. Tout ce travail préliminaire est réalisé dans notre atelier de Bagnolet.

Ce qui est essentiel pour nous dans le design d’un produit est en premier l’usage qu’il en sera fait : qu’il soit solide, confortable et pratique. Ensuite beau, qu’on ait envie de le sortir, de le regarder ! Toujours dans une démarche éthique et responsable; nous avons à cœur de respecter le consommateur en proposant un prix juste, et un produit durable qu’on pourra utiliser longtemps; et ce, en respectant l’environnement, en utilisant des matières responsables, éco-certifiées. La finalité étant de proposer cette démarche indispensable à tous; consommer moins mais consommer mieux !

Combien de temps prend l’élaboration d’un nouvel article avant sa commercialisation ?

Nous avons besoin environ de 6 mois entre la première idée d’un produit et sa commercialisation. La phase de test est très importante et varie en fonction des résultats ! Une fois le produit commercialisé, il continue toujours à évoluer en fonction des retours !

Quels sont les points essentiels pour vous, vos exigences quant à la production et la finalisation des produits avant la commercialisation ?

La fabrication française nous permet de réduire notre empreinte carbone et de gérer au mieux nos stocks en fabricant au fur et à mesure de nos commandes.

Nous sommes très à l’écoute des retours de chacun de nos clients. Le fait d’être autonomes dans la fabrication nous permets de pouvoir répondre à tous les besoins et de faire évoluer nos produits rapidement.

Aucun chien ne se ressemble, tant dans la taille que dans les habitudes. Il est essentiel de proposer des solutions pour tous et d’adapter notre fabrication aux besoins de chacun.

Comment caractériseriez-vous les produits en quelques mots seulement ?

Nous fabriquons d’abord pour le confort du chien et pour proposer des solutions au maître afin d’être plus proche de lui. Nous voulons simplifier la vie de tout le monde avec des produits pratiques, solides et canons qu’on est fiers d’avoir. Ensuite, la qualité des produits est essentielle. Ils sont faits pour durer, pour accompagner le chien et son maître pendant longtemps.

De quoi rêvez-vous ? Pour Monsieur Hardi?

D’avoir un grand bureau/atelier rempli de chiens !!! Nous souhaitons développer plus de produits pour pouvoir emmener son chien avec soi toujours plus loin !

Avez-vous un scoop à nous communiquer sur l’actualité de la marque ?

Monsieur Hardi aime aussi les chats ! On prévoit quelques surprises mixtes (chiens/chats) pour cette année !

Nous travaillons en particulier sur un matelas/couverture de voyage, pour mettre dans la voiture, au restaurant, à l’hôtel… et on devrait être prêt à la sortir avant l’été! 

En exclusivité, un visuel du prototype, de quoi nous faire rêver !

On vous laisse le mot de la fin, que souhaitez-vous dire à nos lecteurs avant de les quitter ?

Notre adn est de développer la bonne place pour nos chiens et chats. On se méfie de tous les diktats, et la bonne place pour un animal dans un foyer c’est celle qu’on lui crée.

Nous remercions Alexandra et Sylvain pour cette immersion dans leur univers passionnant, des amoureux de boule de poils qui parviennent à insuffler cet amour dans leurs créations; porteurs de valeurs fortes et d’un bel engagement écologique.

Les liens utiles : L’article test sur les produits disponible sur le blog / Le site officiel / Le Facebook / L’Instagram afin de suivre l’actualité de la marque.

Les passionnés My Queen et les associations Pour doglovers Only

l’adoption, ils témoignent… !

24 avril 2020

#Solidarité …

CAUSE ANIMALE

Un chien dans ma vie;

Les mises en garde sont nombreuses, lorsque l’on décide d’introduire une boule de poils dans son foyer, il s’agit, avant toute chose, de bien réfléchir aux conséquences … Prendre en considération les incontournables points de vigilance …

Tout d’abord, un chien, c’est un budget: nourriture, accessoires, vaccins, vermifuges, antiparasitaires, castration/ stérilisation, produits de soin, hygiène bucco-dentaire, voire détartrage en prenant de l’âge, ou toilettage selon son type de poil, mais aussi, cours d’éducation, aléas santé, intervention chirurgicale, visites “surprises” chez le vétérinaire, médicaments, et ce, même si vous choisissez des produits dits “premiers prix”, le budget double, si vous optez pour la catégorie dite “haut de gamme”.

Ensuite, un chien, certes, c’est du bonheur au quotidien, mais sans langue de bois, et en toute franchise, un chien, c’est aussi synonyme de contraintes et concessions; sur les destinations des vacances, les lieux interdits, sur l’organisation du quotidien; il faut prendre soin de lui tous les jours, même lorsque votre vie part en cacahuète, que vous êtes débordés, il doit sortir, manger, se dépenser, être stimulé intellectuellement, faire des rencontres, des découvertes, être soigné, lavé, … Prendre un chien, c’est donc également, donner du temps.

Enfin, introduire un chien dans sa vie, c’est surtout, en être responsable, pour le meilleur mais aussi, pour le pire; Cela implique en toute logique, de prendre soin de lui, jusqu’à ce que sa mort vous sépare…

Là, vous levez les yeux au ciel, et vous vous dites… C’est bon, on sait déjà tout ça, on le lit partout, … Si vous TOUS le savez, alors, expliquez-moi pourquoi, les refuges, SPA, et associations grouillent, encore, de chiens, qui jadis étaient des chiots, amoureusement blottis dans les bras d’humains, comme vous et moi, qui semblaient emplis de promesses d’amour éternel et juraient un avenir plein de complicité et d’aventures ?

Les causes récurrentes de l’abandon…

Tout d’abord, au palmarès des causes, il nous faut évoquer, “l’idéalisation”, celle-ci est allègrement alimentée par le cinéma, les réseaux sociaux, les médias, et les clichés du “chien fidèle et parfait“, qu’ils véhiculent. Celui-là même qui traverserait la fin du monde, en marchant à vos côtés, sans être attaché, sans envisager de se “tirer”, celui qui sauve des enfants de la noyade, sans envisager de grogner, celui qui dédie sa vie, à vous soutenir dans la joie et la peine… Malheureusement, même si le chien est très certainement l’être le plus fidèle du monde, il n’en demeure pas moins une entité à part entière, un être vivant, avec ses aspirations, ses qualités et ses défauts; exiger la perfection de son chien, c’est manquer d’un cruel réalisme sur soi-même car nul n’est parfait… Alors, certains chiens sont fugueurs, ce n’est pas parce qu’il ne vous aime pas qu’il se tire, d’autres sont aboyeurs, d’autres encore, sont voleurs, ou chasseurs, destructeurs, … Les chiens sont à notre image, en perpétuelle progression, imparfaits mais authentiques… Avant d’introduire un chien dans sa vie, il semble nécessaire d’en avoir conscience; “je ne suis pas parfaite, mon chien ne sera pas parfait, mais ensemble, nous tendrons à nous rapprocher d’une perfection non-universelle, qui se bornera à un “bien vivre ensemble” en étant épanouis et heureux, tout simplement… “

Un chien n’étant pas un autre, tout comme l’humain d’ailleurs, il serait inutile de comparer votre chien aux autres, et de vouloir qu’il soit comme celui des autres; son vécu, son éducation, votre relation, le façonneront pour en faire, celui qu’il doit devenir… Imparfaitement parfait pour vous ! Les réseaux sociaux ne sont pas la vraie vie, ce ne sont que des moments figés qui peuvent laisser penser que tout est rose, qu’il n’y a jamais eu de défis à relever, qu’il n’y a jamais eu de questionnements, d’angoisses, … En coulisses, c’est bien souvent, très différent… Des chiens qui ne s’entendent pas, ou peu avec les autres, des chiens qu’on ne peut pas détacher, des chiens qui n’en font qu’à leur tête… mais des vérités occultées…

Mon cas: Queeny n’est pas parfaite, elle est comme moi, du coup, nous avons galéré sur la propreté, le pipi fut très long à l’acquisition; aussi, petite, elle m’a tué plusieurs dodos, des tapis, une clé usb, des vêtements, des chaussures, … Ce n’est pas sa faute, ces choses étaient à sa portée, … le processus éducatif varie d’un chien à l’autre… Ensuite, il y a eu la phase “trous” dans le jardin, qui revient encore parfois… On me dit souvent, que c’est super, qu’elle marche aussi bien aux pieds, avec un super rappel, mais rien n’est acquis, nous avons beaucoup travaillé le rappel, en longe, durant près de deux ans, c’était approximatif, il fallait constamment retravailler; encore actuellement, il faut parfois remobiliser les acquis, parce que sa nature est susceptible de reprendre le dessus à un moment ou l’autre. Donc, non, mon chien n’est pas parfait, mais elle me correspond, on progresse ensemble …

Il faut donc être capable de se remettre constamment en questions, d’accepter qu’il y ait des échecs, mais retenir qu’on en apprendra quelque chose, et qu’ils permettent de nous faire avancer, vers un mieux … En ce sens, l’idéalisation est contre-productive; On doit se fixer des objectifs qui nous correspondent, et non suivre aveuglément ce que l’on considère comme étant la “norme” relationnelle établie entre un humain et son chien.

Ensuite, il faut évoquer un autre problème, a contrario, il s’agit du “déni-éducatif“, certaines personnes éprouvent des difficultés à accepter qu’il y a un problème, et que ce problème, ne vient pas uniquement de leur chien; Vous êtes un duo, les problèmes vous concerneront donc tous les deux, certaines de vos attitudes, peuvent contribuer à alimenter la problématique, rester dans le déni, jeter la faute exclusivement sur le chien, n’est pas l’alternative la plus judicieuse pour en sortir … C’est malheureusement ce que certaines personnes font, en abandonnant le chien, sans remise en question, en occultant leur responsabilité, en demeurant dans un déni, qu’ils reproduiront, par la suite, avec un autre chien…

Enfin, un autre problème, qui souvent demeure malgré la prévention des associations, c’est la postposition des travers liés à l’aspect “consommation” de notre société, à l’acquisition d’un chien; Actuellement, on achète un chien aussi facilement qu’une paire de chaussures, bien souvent avec un ratio de connaissances très limitées sur la vie avec un chien, sur la race du chiot que l’on achète, … Preuve étant, le nombre de chiots achetés sur des salons et foires, qui sont revendus quelques semaines ou mois à peine après leur acquisition. Le chien est encore trop souvent considéré comme un “bien meuble”, dont on peut se défaire lorsque bon nous semble, certains font abstraction du facteur engagement et responsabilité, pour s’en délester lorsque la phase d’intérêt suscitée par le nouvel arrivé, prend fin, au moment où la routine s’installe, où les contraintes sont récurrentes, les travers ou failles éducatives semblent insurmontables.

Vous et moi, savons qu’ils existent des professionnels de l’éducation, qu’il est parfaitement sain de les solliciter pour obtenir de l’aide, mais dans la logique inconsciente “chien=objet”, si l’objet ne convient pas, on le change… et c’est encore, malheureusement en ces termes qu’une proportion de personnes, du moins suffisante pour remplir les refuges, raisonnent …

Introduire un chien dans sa vie, cela implique donc d’être un humain capable de ténacité, un humain qui ne baisse pas les bras, qui s’interroge, se remet en question, suffisamment humble pour solliciter de l’aide lorsque c’est nécessaire, et honnête envers lui-même et son chien, pour reconnaître qu’il y a un problème. Un humain loyal, qui tiendra ses engagements envers sa boule de poils, en tenant toutes ses promesses envers son compagnon; en ne le lâchant pas à la première épreuve rencontrée.

On peut donc dégager les causes d’abandon suivantes…

Divorce, déménagement, destructeur, fugueur, aboyeur, ne sait pas rester seul, agressif, un enfant est arrivé à la maison, manque de temps pour s’en occuper, problème de santé trop coûteux, changement de la situation professionnelle, manque de moyens pour subvenir à ses besoins, trop vieux, trop grands, tire en laisse, allergies, ne supporte pas les congénères, pas beau, oui, vous avez bien lu… pas beau, lorsqu’ils prennent un chiot, et qu’à l’âge adulte, il ne correspond pas au canon de beauté envisagé pour sa race… ne sait plus reproduire, mutation à l’étranger, envie de voyager, et malheureusement, parfois, l’humain abandonne son compagnon sans le vouloir, lorsqu’il est malade, ou qu’il décède et que la famille ne souhaite pas garder le chien, ou tout simplement, qu’il n’avait pas de famille pour le prendre en charge après son départ… notons, que le départ en maison de retraite impose, encore, malheureusement à beaucoup d’aînés de se séparer de leur binôme.

Dans ce panel de raisons, plusieurs pouvant trouver solutions en faisant appel à un professionnel, nous conclurons donc en mettant en lumière la réalité suivante; quelqu’un qui veut se débarrasser de son chien, le fera, … malgré les solutions que vous lui proposerez… avec les violons, pour faire pleurer dans les chaumières, mais il le fera à un moment ou l’autre… Alors, la solution… c’est quoi ?

L’information, la sensibilisation, la responsabilisation, en amont de toute intronisation d’un chien dans une famille, les associations sont souvent très rigoureuses, les éleveurs parfois beaucoup moins, il serait intéressant d’œuvrer en ce sens, certains pays ont déjà opté pour un permis, comme c’est le cas en Belgique.

Lorsque vous avez conscience de ces multiples facteurs, deux possibilités s’offrent à vous, soit acquérir un chien chez un éleveur, soit adopter un chien dans un refuge, association ou encore, SPA. Autre possibilité, mais là, c’est moins fréquent, introduire un chien qui est né chez un particulier de votre connaissance, ou de votre famille.

Il faut avoir conscience que les associations, refuges et SPA, proposent, à l’adoption, aussi bien des croisés, que des chiens de races; des chiots, des chiens adultes, et des seniors. Par ailleurs, certaines associations ciblent leurs actions en faveur d’une ou plusieurs races spécifiques. Il est donc parfaitement possible, d’adopter le chien de vos rêves, si c’est une race définie, avec patience et en effectuant des recherches;

OUI mais NON…

Il y a beaucoup de clichés autour des chiens adoptés en refuge, association ou encore, SPA… Tout comme, bon nombre de clichés demeurent sur les chiens croisés…

Le manque d’informations sur le chien… Désormais faux, effectivement, beaucoup d’associations et de refuges placent les chiens en famille d’accueil, ce qui permet à l’adoptant d’avoir des informations concrètes sur ses habitudes, ses ententes, … Les chiens qui résident à la SPA, quant à eux, bénéficient de rencontres avec des éducateurs, ils sont généralement testés avec les congénères et observés par les bénévoles afin de fournir un maximum d’informations aux familles potentielles. Ces acteurs de la cause animale font preuve de transparence, lorsqu’un souci éducatif ou médical est détecté, ils sont dans l’obligation d’en informer les potentiels adoptants, ils savent qu’une adoption réussie dépend de cette franchise, et sont engagés avec responsabilité pour venir en aide à leurs protégés.

Les chiens à l’adoption sont des chiens à problèmes… Hypothétiquement faux, nous dirons, qu’une partie, seulement, des chiens proposés à l’adoption, et ce, aux dires de leurs précédents humains, avaient des problèmes; mais pour rappel, c’est en duo que la relation s’établit, ce n’est donc pas une fatalité, avec un encadrement éducatif, il est possible de remédier à certains problèmes, si votre travail, votre amour et votre engagement placent le chien en confiance. Les familles d’accueil travaillent avec les chiens dès leur prise en charge, souvent épaulées par un éducateur, afin de ne proposer le chien en adoption que lorsqu’il est prêt à vivre en famille de manière définitive. Les chiens qui ont vécu un premier abandon, se mettent généralement en quatre pour satisfaire l’humaine qui leur donne une chance de vivre une nouvelle vie, ils s’attachent, même si cela nécessite un peu de temps, parce qu’ils ont été blessés et déçus par la nature humaine, lorsque vous aurez gagné sa confiance, il vous aimera d’un amour inconditionnel et vous rendra au centuple le bonheur que vous lui avez offert. Ils sont généralement très sensibles, parfois peureux, c’est pourquoi, il faut de la patience, mais c’est un beau challenge de gagner l’amour de votre boule de poils.

Les croisés, surtout les chiots, c’est risqué … Aléatoirement faux; un croisé est un chien comme un autre, souvent beaucoup plus robuste d’ailleurs, il deviendra ce que vous en ferez; d’un point de vue personnel, je trouve qu’ils ont un charme exceptionnel, ils sortent du lot, et présentent un potentiel inestimable, beaucoup d’intelligence, mais, je manque certainement d’objectivité, étant donné que j’ai joué au “kinder surprise” en adoptant Queeny, je n’avais aucune idée de ce qu’elle deviendrait, une fois adulte, la plus belle surprise de ma vie, elle est juste exceptionnelle; douce, gentille, jolie, intelligente, joueuse, affectueuse, bref, un petit bonheur sur pattes… Certes, vous ne reproduirez pas, vous ne ferez pas de concours, mais vous aurez un chien “presque unique”. Il est très difficile de savoir à quoi ressemblera votre chien, niveau taille, du moins avec exactitude, mais les pattes sont un bon indicateur; je me doutais qu’elle serait de taille moyenne, … Niveau santé, rien à signaler, elle n’a aucun problème ou fragilité à ce jour; si ce n’est une prédisposition à l’embonpoint qui nécessite de faire attention en lui proposant une activité physique régulière et des repas équilibrés. Notons, que lorsque vous donnez naissance à un petit d’homme, il est difficile de savoir … ce n’est pas pour autant que vous l’appellerez Quasimodo, et le balancerez sur le parvis de Notre Dame, c’est l’amour qui donne la vision des autres; quand on aime, on n’est jamais objectif.. aimez-le, tout simplement pour ce qu’il est; qui plus est, je n’ai pas souvenir de vous avoir vu en “UNE” de vogue récemment? !

Ils ont décidé d’adopter, et en témoignent …

Nanko, il est devenu l’une des deux égéries de la marque Inooko; Nordique dans toute sa splendeur, ses humains nous en parle…

Pourquoi et comment avez-vous décidé d’adopter par coup de cœur pour lui ou par conviction ?

La première motivation était de trouver un compagnon pour Charlie. Nous avons adopté Nanko par conviction mais aussi par coup de cœur et plus important encore parce que son caractère semblait coller avec celui de Charlie. Il n’était pas envisageable d’adopter un chien envahissant pour Charlie et nous ne voulions absolument pas que Charlie soit mise de côté. Le fait d’adopter permet déjà de connaitre le caractère du chien (et sa taille « finale ») alors que lorsque c’est un chiot c’est plus compliqué.

Par conviction car nous voulions donner une seconde chance à un poilu. On les aime tellement ! On pourrait en adopter encore d’autres si on s’écoutait mais bon en étant terre à terre on sait que ce n’est pas possible malheureusement.

Être sensibilisé sur la cause animale et à l’abandon joue grandement sur le choix d’acheter ou d’adopter en refuge. Ça s’est fait très naturellement.

Que savez-vous de son passé

Nanko a été pendant longtemps mal nourrit voir pas nourrit. Il a été secouru par l’association Vie de Chien dans le Sud de la France. Il a été trouvé attaché à un piquet au fond d’une cour.

Nanko pesait 18 kg alors qu’il devait en peser au moins 23 kg pour son âge. C’est un Husky de petit gabarit car il n’a pas eu assez de nourriture pour bien se développer lorsqu’il était chiot.

Pourquoi lui et pas un autre, niveau race, âge

Nous avions préalablement téléphoné à l’association pour nous renseigner sur le caractère de Nanko car nous savions qu’il fallait absolument que Charlie puisse l’accepter. Nous étions donc partis sur un mâle. Quand l’association nous a décrit le caractère de Nanko, nous nous sommes assez vite accordés sur la compatibilité avec Charlie. Nanko vivait dans sa famille d’accueil avec 2 Samoyèdes et un chat ce qui nous a largement rassurés sur sa vie avec d’autres chiens et … aussi chat, c’était la cerise sur le gâteau (Charlie a un comportement de chat (besoin de dormir beaucoup, avoir son espace, indépendant, fort caractère)).

Ensuite pour la race, comme nous aimons beaucoup les randonnées et la nature, nous voulions une race endurante et un compagnon pour que Charlie puisse se dépasser physiquement en extérieur (oui… Charlie est plutôt casanière). Nous voulions aussi une race primitive.

Pour finir, nous souhaitions qu’il ait plus de 1 an à l’adoption et un poil plus jeune que Charlie pour qu’il puisse jouer ensemble (Charlie 4 ans). Charlie joue presque exclusivement avec les chiens plus jeunes qu’elle;

Nous étions convaincus que tous les critères convenaient pour l’adopter donc c’était parti, c’était lui ! Nous avons traversé la France pour le rencontrer, faire les connaissances avec Charlie, prendre le temps de passer deux nuits en terrain neutre avant que les deux compères rejoignent notre maison.

Description / particularités

Nanko est un mâle Husky de Sibérie de 2 ans. Indépendant mais aussi très joueur, il demande plus d’affection que Charlie n’en demande. Il fait peu de bêtises mais s’il y a c’est tout le temps lié à la nourriture (sans doute son passé). Il adore être dehors, explorer et tout sentir. Pas un grand sportif dans l’âme, il préfère courir pour s’amuser plutôt que se dépenser. Il est têtu mais très attachant. Très expressif du visage également.

Ficelle, cette jolie bouille, à suivre sur Instagram, adorable Border Collie qui vit des aventures exceptionnelles avec ses humains, toujours à l’écoute de leur communauté;

Aviez-vous décidé d’acquérir un chien ou la décision est-elle née de la découverte de Ficelle? 

Nous voulions adopter un chien oui, cette idée était présente en moi depuis que j’étais toute petite, nous avons attendu le bon moment et avons recherché un refuge.

Comment avez-vous découvert Ficelle ? (Internet, sur place, relations, etc…) 

Nous l’avons découvert au refuge de la LPA (la Ligue Protectrice des Animaux) de Lille, sur place directement.

Pourquoi avoir adopté plutôt qu’acheter votre compagnon? 

Pour nous, il était hors de question de se diriger vers une animalerie, et nous voulions absolument donner une “seconde vie” à un chien qui n’a pas eu de chance par le passé, nous connaissions déjà un peu le refuge, de fil en aiguille, nous nous sommes retrouvés à la LPA dans le but d’adopter un compagnon de vie. L’adoption est une notion très importante chez nous, aucun de nos animaux n’a été “acheté“, ils sont tous issus de sauvetage, pas forcément d’un refuge. Ils ont croisé notre route, nous avons croisé la leur, aujourd’hui nous sommes une grande famille.

Est-ce que le choix d’adopter Ficelle était lié à sa race, ou bien auriez-vous pu craquer sur un autre chien, autre race, croisé etc?

Alors pour rappel, lorsque nous avons adopté Ficelle, nous la pensions croisée, récemment nous avons pu faire un test ADN qui a démontré qu’elle est 100% border collie (sur 3 générations). Du coup lors de son adoption, nous pensions adopter un chien croisé!

Peu importe la race, je cherchais un chien capable de me suivre dans mes aventures, je suis quelqu’un de très speed, je bouge tout le temps, j’ai besoin de sortir marcher, de découvrir de nouveaux paysages, je cherchais un chien assez sportif, avec lequel je pourrais nouer une réelle complicité, découvrir de nouvelles activités, canicross, obéissance, agility… Le border collie est un chien parfait pour moi, niveau caractère, on se ressemble énormément avec Ficelle, nous étions faites pour nous rencontrer!

(Je m’étais renseignée sur la race avant de l’adopter, les bénévoles m’avaient également bien conseillé, car à l’époque je n’étais pas très calée sur les border, et avant de finaliser son adoption, nous nous étions inscrits dans un club canin.)

Que souhaitez-vous dire aux personnes qui pensent qu’adopter est synonyme de problème (par le vécu du chien, par les préjugés véhiculés etc) ?

Adopter c’est clairement la plus belle chose qui me soit arrivée! Effectivement, on ne connait rien du passé de l’animal que l’on adopte, il faut être prêt à toute éventualité, cependant ces animaux que l’on sauve, ils vous seront éternellement reconnaissants.
Lorsque Ficelle est arrivée à la maison, ce n’était pas toujours tout rose, il a fallu travailler ensemble sur certains comportements, je ne te le cache pas, elle nous troupeautait, elle troupeautait les voitures, elle avait peur de certaines choses comme l’aspirateur, les bruits assez forts etc, mais clairement un chien d’élevage aurait tout aussi bien pu développer ces tocs, ces craintes etc. A côté de ça nous avions la chance de tomber sur une chienne adorable, propre, très à l’écoute, qui avait une envie folle de nous faire plaisir, à partir de là, nous avons évolué très rapidement ensemble, et nous avons noué une complicité indénouable.

Si vous deviez prendre un autre compagnon un jour, seriez-vous toujours partisans de l’adoption plutôt que l’acquisition en élevage?

C’est une bonne question, je n’ai aucun problème avec les bons élevages, je ne suis pas contre, mais je pense sincèrement que ce serait une nouvelle adoption pour nous. Cependant, nous avons comme projet d’adopter un animal très spécial, que nous ne trouverons pas en refuge, et donc un jour, il est fort possible que nous passions par un élevage, une ferme.

La petite histoire de Ficelle, qui est-elle ? Que saviez-vous d’elle en l’adoptant ? Qu’avez-vous découvert après adoption ? 

L’histoire de Ficelle, lorsque nous l’avons découverte au refuge, elle avait déjà 1 an, et cela faisait 1 mois qu’elle était au refuge, une famille (un couple et un enfant) l’avait amené au refuge, elle l’aurait trouvé errante dans la rue apparemment.

Les bénévoles m’ont dit qu’elles n’y croyaient pas, et qu’elles pensaient que c’était cette famille qui l’aurait abandonné. De ce fait, nous ne savions rien du tout sur son passé, lorsque je l’ai promené au refuge, lorsque je l’ai mise au parc du refuge, elle ne jouait pas, elle n’était pas gourmande, elle était très tactile, très câline, elle était seule dans sa cage. Elle était maigre, elle faisait 13 kilos, et elle avait la toux du chenil, probablement attrapée à la LPA. D’après la vétérinaire du refuge, elle aurait été maltraitée. 

A sa sortie de refuge, plusieurs choses ont concordé avec ce qu’on nous avait dit, pour la maltraitance, on a découvert qu’il lui manquait une dent, et qu’elle avait un trou au palais, suite à une visite chez le vétérinaire, ça ne datait pas de sa naissance, nous l’avons faite opéré plusieurs fois afin de reboucher ce trou gênant pour elle, elle éternuait constamment, à cause de cela. En plus du côté “santé”, du côté comportement, elle était très stressée, très peureuse, dans la rue lorsqu’elle entendait un bruit assez fort (exemple les camions), elle se plaquait contre le sol et me tirait comme une folle pour rentrer à la maison, dès qu’on élevait un peu la voix (ce qui arrivait souvent, car nous vivions à plusieurs) elle s’énervait, s’agitait, au début, elle était très souvent la queue entre les pattes.

Elle recherchait énormément l’affection des hommes de la famille, ou même des inconnus, dans la rue, si un inconnu passait, elle se mettait à “chouiner” pour qu’il vienne lui faire des câlins, lui dire bonjour, d’ailleurs encore aujourd’hui, elle cherche le regard des hommes qu’elle croise, récemment dans un parc en Belgique un homme l’a remarqué, nous étions assis sur un banc pour déjeuner, je savais exactement ce qui allait se passer, Ficelle était assise sur le banc avec nous, elle le fixait tout en remuant de la queue, ce monsieur l’a regardé en avançant, et s’est finalement sentie obligé de venir lui dire bonjour, il était pourtant assez loin, cette situation l’a beaucoup amusé, car Ficelle ne le lâchait plus du regard! 

Combien de fois ai-je pensé, et si c’était son ancien propriétaire? Pourquoi veut-elle tellement à tout prix des caresses de ces inconnus? Est-ce lié à son passé, à cette maltraitance? Beaucoup d’indices m’indiquent que oui.

Autre chose qui me fait penser que les bénévoles du refuge avaient raison, c’est que Ficelle fait de la désensibilisation avec les enfants. Face aux enfants, je ne lui ai jamais rien demandé, en fait, il n’y avait pas de petits enfants dans ma famille lorsque nous l’avons adopté, et étant donné qu’elle saute sur les adultes pour faire des câlins, j’évitais qu’elle soit en contact avec des enfants, j’avais peur qu’elle soit trop bourrin, quelle erreur de ma part! En vérité, lorsqu’elle croise un enfant qui veut lui dire bonjour, Ficelle s’assoit, elle est très douce, et fait beaucoup de bisous si elle sent que l’enfant n’a pas peur, d’où peut lui venir ce comportement, que je ne lui ai pas appris? Je ne lui demande rien, si elle voit un enfant qui la regarde, d’elle-même elle s’assoit et elle attend, lorsque nous étions à Berck pour le festival des cerfs-volants, cette situation nous est arrivée à plusieurs reprises. Ficelle m’épate, je la trouve tellement intelligente avec les humains, elle n’est pas du tout rancunière, au contraire. Mais d’où vient tout cela? Les bénévoles avaient probablement raison sur toute la ligne! 

Sinon après son adoption, Ficelle était déjà très à l’écoute, elle avait envie de nous faire plaisir, c’était une chienne déjà très bavarde, pendant son adolescence, elle râlait au club canin lorsque je lui demandais de travailler, sacré petit caractère de border! Elle avait une énergie folle, c’est pour cela qu’on a commencé l’agility ensemble. Elle était très douce avec les petits animaux, on avait un vieux lapin bélier de 11 ans à l’époque, elle faisait très attention à lui. J’ai découvert que Ficelle était codée, et qu’elle aimait son espace personnel avec les autres chiens, elle recadre très facilement, par contre elle adore tous les golden retriever.

Ah et une petite anecdote, au refuge, Ficelle ne jouait pas, elle semblait ne pas comprendre comment faire ou quoi faire avec les jouets que je lui apportais, le premier après-midi chez nous, elle semblait un peu perdue et elle ne voulait toujours pas jouer, et après une nuit à la maison, je pense qu’elle a compris que nous l’adoptions, elle nous a fait une fête pas possible, je ne l’ai jamais revu faire ça de toute sa vie, elle courrait partout dans la maison, elle sautait sur le canapé, elle attrapait un jouet, puis un autre, puis encore un autre, et ça pendant au moins 15 minutes sans s’arrêter, on était tellement heureux de la voir ainsi, je regrette de ne pas l’avoir filmé! Quel moment de bonheur, la voir exploser de joie, et comprendre qu’elle fait partie de la famille, je m’en souviendrais toute ma vie!

Adopt dont shop c’est une nécessité !  Oui, pour moi il faut favoriser l’adoption à l’achat! (après je ne suis pas contre l’achat, il y a des avantages, et des inconvénients dans les deux cas, et dans les deux cas il faut être prêt à toutes éventualités, que ce soit au niveau de la santé, ou du comportement..)

Un élevage offre plus de garanties !  Pour un bon élevage OUI, car les parents sont testés avant d’être reproduits, mais l’élevage ne va pas vous garantir que votre chien sera en bonne santé toute sa vie, ni qu’il aura un comportement exemplaire, le facteur le plus important à prendre en compte, c’est l’humain, c’est lui qui choisit l’éducation, l’alimentation, le mode de vie, c’est lui qui impose tout au final, l’élevage ne joue pas sur cela, ni sur le futur du chien. Rien n’empêche qu’un chien acheté en élevage développe une maladie quelques mois après son achat.

Un croisé dont on ne sait rien c’est risqué !   Très risqué, très très risqué, effectivement, risque de coup de foudre garanti!  Un croisé a-t’il plus de chance d’être malade qu’un autre? Ou au contraire, a-t’il une longévité plus longue qu’un pure race? Est-ce vraiment ça le plus important? Le seul risque, c’est l’humain.

250 euros pour un chien de refuge c’est cher !  Lorsqu’on prend un chien en refuge, 250€ c’est rien du tout, ça couvre les vaccins, la castration/stérilisation, parfois les soins également, lorsque nous avons adopté Ficelle, elle était soignée pour une toux du chenil.

Si on est pas capable de mettre 250€ pour adopter un chien, comment subvenir à ses besoins par la suite? 

Regrettez-vous d’avoir adopté à la SPA ?  (LPA) Non, évidemment que non, Ficelle est mon pilier, et je suis le sien.

Qu’est-ce que l’adoption  représente pour vous, que vous a-t-elle apporté? L’adoption c’est très important pour moi, pouvoir offrir une seconde vie à un animal, ça n’a pas de prix! Si je pouvais, je sortirais tous les animaux des refuges, mais c’est impossible, alors j’aide à mon échelle, avec les moyens dont je dispose.

L’adoption m’a apporté beaucoup d’amour, dans un premier temps, une compagnie, un être qui ne vous juge pas, mais aussi beaucoup de connaissances, j’ai évolué au même rythme que Ficelle, elle m’a énormément appris, et je continue d’apprendre tous les jours grâce à elle. Ficelle est arrivée dans ma vie, pendant une période où j’avais des problèmes de santé, mais grâce à elle, je suis sortie de ma “zone de confort”, pas le choix quand on prend un animal il faut s’en occuper! Grâce à elle je suis plus sociable également, j’ai envie de sortir, de rencontrer des passionnés comme moi, de faire des balades avec leurs chiens, d’ailleurs ce week-end nous avons revu un copain instagram, et ça c’est vraiment génial, grâce à ce copain, nous avons découvert un nouveau parc très sympa, ça ne serait jamais arrivé sans Ficelle.

Que direz-vous à celui qui a abandonné Ficelle aujourd’hui ?

Difficile à dire, dans un sens j’aurais envie de lui hurler à quel point Ficelle est géniale et quelle belle connerie de l’avoir abandonné, et d’un autre côté je suis aussi très reconnaissante, car grâce à cette belle erreur de sa part, j’ai pu rencontrer la chienne de ma vie.

Toi qui a abandonné Ficelle, te rends-tu comptes à quel point elle nous comble de bonheur? Es-tu conscient de ce que tu as perdu? Je ne te souhaite pas de connaître un tel amour un jour, tu as eu ta chance, tu n’y as plus droit, non, tu as brisé ce petit chien qui demandait juste à être aimé.

Comment peut-on abandonner son animal? Je ne comprendrai jamais vraiment le pourquoi du comment, je n’accepterai jamais, et je ne te pardonnerai pas non plus, mais voilà, tu fais partie du passé, et je n’ai plus envie de me poser toutes ces questions, la seule chose qui importe, c’est de profiter de chaque instant avec Ficelle, ce chien si parfait qui mérite le meilleur du monde, et non le pire, comme toi.

Price, est encore un chiot, adorable croisement entre Border/Golde; il a été adopté par Clémence, l’humaine de Joy Jack Russell, ils forment un trio d’influencers très appréciés sur Instagram pour l’authenticité de leurs échanges avec la communauté Instadog.

Aviez-vous décidé d’acquérir un chien ou la décision est-elle née de la découverte de Price ? “L’idée de prendre un second chien était prévue mais pour plus tard. Lorsque j’ai vu l’annonce de la portée de Price j’ai craqué“;

Comment avez-vous découverte Price ? (Internet, sur place, relations, et…) “Je l’ai découvert sur la page Facebook de l’association”.

Pourquoi avoir adopté plutôt qu’acheté votre compagnon ? “Ce n’était pas un choix. J’ai craqué sur sa bouille”.

Est-ce que le choix d’adopter Price était lié à son mélange de race, ou bien auriez-vous pu craquer sur un autre chien, autre race, etc ? “Un peu. J’ai un faible pour les goldens. Mais j’ai surtout eu un coup de cœur. Je ne l’aurais pas adopté si la race ne me convenait pas malgré sa bouille craquante”.

Que souhaitez-vous dire aux personnes qui pensent qu’adopter est synonyme de problème (par le vécu du chien, par les préjugés véhiculés etc) ? “Adopter n’est pas forcément synonyme de problèmes. On adopte un chien avec son passé, ses qualités et ses défauts. Il faut prendre ça comme une force. De nombreux éducateurs sont là pour vous aider à surmonter ces problèmes”.

Si vous deviez prendre un autre compagnon un jour, seriez-vous toujours partisans de l’adoption plutôt que l’acquisition en élevage ? “Je ne sais pas. J’avoue que l’adoption est quelque chose qui me plaît. Offrir une nouvelle vie à un chien, il n’y a rien de plus beau”.

La petite histoire de Price, qui est-il? Que saviez-vous de lui en l’adoptant ? Qu’avez-vous découvert après adoption ? “Price est issue d’une portée de 8 chiots. C’est un golden retriever croisé border collie. Il a main 5 mois.

Ils sont nés dans une ferme. La maman n’était pas en capacité de nourrir ses chiots, le propriétaire n’en voulait pas et laisser mourir les chiots. Ils ont été récupérés à 3/4 jours grâce à une voisine vétérinaire qui les a confiés à l’association. Ensuite ils ont été placés dans une pension durant 1 mois dans laquelle ils ont été biberonnés. À environ 1 mois ils sont partis par 2 en famille d’accueil qui possédaient déjà un ou plusieurs chiens.

Price est tombé dans une super famille d’accueil. Une de leur chienne a été une vraie maman pour Price et sa sœur. Elle a participé à leur apprentissage comme une mère l’aurait fait”.

Adopt dont shop c’est une nécessite !Je ne dirais pas que c’est une nécessité. Tout dépend ce que l’on recherche. Des personnes souhaitant travailler avec leurs chiens, participer à des concours… Devront respecter certaines conditions (LOF, caractère, lignées…) et ne pourront pas se permettre d’adopter un chien sans connaître ses origines”.

Un élevage offre plus de garanties ! “Non. Certains éleveurs ne sont pas fiables et ne font pas tous les tests nécessaires ou font des portées à risques (exemple double merle) et les chiens ont beaucoup de problèmes par la suite”.

Un croisé dont on ne sait rien, c’est risqué, surtout petit, on ne sait pas ce qu’il deviendra ! “En adoptant un chiot croisé, on ne sait comment il deviendra adulte mais il n’y a pas que le physique qui compte. En ce qui concerne le caractère et le développement du chiot tout dépend de l’environnement dans lequel il évolue”.

250 euros pour un chien de refuge c’est cher ! “Non car dans les 250€, l’identification, la primo vaccination, le rappel et les premiers vermifuges sont compris. Il faut aussi prendre en compte les frais engagés lors de la prise en charge du chien”

Regrettez-vous d’avoir adopté à la SPA ou en refuge? “Je ne regrette absolument pas”.

Qu’est-ce que l’adoption représente pour vous, que vous a-t-elle apporté ? “Cela représente du bonheur et de la gratitude”.

Que direz-vous à celui qui a abandonné Price (ou sa maman) aujourd’hui ? “Je le remercie. Surtout la personne qui a confié les chiots à l’association. Price est un chiot merveilleux, équilibré, qui a su parfaitement s’intégrer au sein de notre famille. Il nous comble de bonheur chaque jour ❤️ Et merci à l’association de m’avoir fait confiance.”

En conclusion, le but n’est pas de fustiger les personnes qui préfèrent se tourner vers l’acquisition d’un chiot en élevage; Je pense, que chacun doit faire ses propres choix, qu’il n’y a pas de choix qui soit qualifiable de meilleur, c’est la manière dont vous vivrez avec ce choix qui légitimera la prise de décision; Acheter ou adopter, finalement, ça n’a pas grande importance, ce qui compte c’est avant toute chose d’assumer pleinement ses responsabilités sur le long terme en prenant soin du chiot ou chien que vous choisirez d’accueillir dans votre vie. Cela étant, l’acte d’adopter présente un engagement éthique, fort de significations morales; Si personne n’adoptait, qu’adviendrait-il de ces laissés pour compte? Adopter, ce n’est pas seulement, comme j’ai pu le lire sur internet, “balayer la merde laissée par les autres“, c’est faire le choix d’être un humain engagé et impliqué dans la cause animale, en participant, à son échelle, à une amélioration de la situation. Alors, à ceux qui pensent encore, qu’adopter, c’est juste réparer les conneries des autres, ceux qui ne se sentent pas concernés parce qu’ils ont acheté en élevage et assumé, sachez qu’un acte de générosité n’a pas besoin de se justifier… ni même de s’expliquer, il trouve son essence dans la volonté simple de transformer le monde en le rendant meilleur, au moins, pour l’un de ces chiens… Faire le bien, apporte le bien; donner sans attendre en retour, mène à une satisfaction intérieure d’avoir fait un simple choix qui vous distingue de ceux qui ont failli avant vous… Non, ce n’est pas une obligation d’adopter, Oui, c’est un choix personnel, et non, ce n’est pas mieux, c’est juste, malheureusement, une nécessité, il faut des adoptions, il faut des adoptants, pour donner une chance à ces nombreux chiens qui attendent une opportunité de vivre, eux aussi, cette nouvelle vie.

Soutenir sans adopter, c’est possible, il y a d’autres formes d’engagement; telles que : le don matériel ou financier, la diffusion des annonces d’adoption, devenir famille d’accueil, acheter les objets dérivés proposés par les associations, contribuer à promouvoir une association ou ses actions; prendre en charge le chien d’un proche pour qu’il ne se retrouve pas dans le circuit de l’adoption; si vous ne pouvez l’accueillir à la maison de manière définitive, contribuez à lui trouver une “bonne famille” afin de lui éviter le passage en refuge qui peut s’avérer très perturbant pour un chien qui était choyé dans sa famille…

Les liens utiles : Pour en découvrir davantage sur les associations qui œuvrent en faveur de l’adoption ou les actions menées pour aider les acteurs de la cause animale, déjà présentées sur le blog, rendez-vous dans la rubrique “My Queen et les associations“.

About MDIAQ

ILS PARLENT DE NOUS…

9 juillet 2019

#ABOUTUS

Blablatime de l’humaine dans le Mag #14

Vous connaissez déjà tous le Mag CITY PATTES, il est disponible gratuitement chez de nombreux vétérinaires et aborde des sujets très variés sur nos boules de poils (chiens, chats, NACS, …), des sélections shopping, des documentaires, des informations prévention, santé, Lifestyle, éducation, des lieux dogfriendly; et VIP, avec notamment, des interviews… Bref, un Mag complet et très agréable à lire qui nous a fait la jolie surprise de nous solliciter pour une interview;

On y parle de notre relation, du quotidien, de la naissance du blog, et de son devenir…

Pour découvrir l’Interview CLIC

On remercie Le mag City Pattes, de nous avoir donné l’opportunité de vous en dévoiler davantage sur nous, si vous avez des commentaires, des questions, on reste à votre disposition !!

Les liens utiles CityPattes  : L’Instagram / Le Facebook / Le site

mydogisaqueen

signature Queeny

Les passionnés Vacances

Profession Petsitter

29 janvier 2019

#Humaine passionnée 

La bonne étoile des 4 pattes…

 

SALUT NOUNOU….

Qu’est-ce qu’une nounou? Devenir nounou ? On vous dit tout … 

S’il est bien une chose qui nous déchire le cœur, c’est laisser notre boule de poils; malheureusement les contraintes de la vie humaine, entendons, principalement professionnelles, nous imposent de nous en accommoder, les obligations sont ce qu’elles sont, et on ne peut s’y soustraire. Lorsque l’absence est courte, poilu peut, dans la plupart des cas, se “débrouiller seul”, étant chez lui, avec ses affaires, ses habitudes, il est le maître pour quelques heures, à lui la meilleure place dans le canapé ! Vous pourrez découvrir un article sur mes astuces, avec Queeny en cliquant ICI. 

En revanche, lorsque l’absence est plus longue, il nous est parfois indispensable de … déléguer, si personne de notre entourage ne se porte volontaire, ou se trouve disponible; Il faut se tourne vers une personne extérieure à qui déléguer la prise en charge de poilu durant notre absence.

Les passionnés

Dans les coulisses d’A.L.E.X. PARIS

7 mars 2018

 

Plongée dans les coulisses avec Alexandra Delloy, la créatrice de la Maison A.L.E.X.

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A.L.E.X. plus qu’une marque, un concept d’excellence pour une Maison haute couture canine

« La marque. A.L.E.X était à l’origine (de 2004 à 2009) une marque de prêt a porter dont j’étais la styliste et qui s’est éteinte avec la crise textile de 2009.

En 2014, j’ai réanimé la marque et repris la même identité cette fois pour une ligne de manteaux pour chiens.

La motivation : l’offre ne me satisfaisait pas et mon chien avait besoin d’un manteau chaud car il souffrait d’arthrose et il fallait impérativement le couvrir. Pensant que je ne devais pas être la seule dans ce cas (à l’époque on ne trouvait que des doudounes roses à strass et à volants), J’ai proposé mes modèles à quelques boutiques parisiennes, et me suis fait connaître petit à petit.

Gamme de produits : Je propose pour l’instant des manteaux pour chiens et des sacs pour les porter en bandoulière, je travaille actuellement sur une ligne de colliers, laisses, pulls et sacs de transport avion.

Présentation de la marque : L’identité est avant tout un chien BCBG british poussé à l’extrême, le fameux Loden vert avec boutons en cuir est mon best-seller. Les tissus utilisés et la gamme de couleur sont empruntés au vestiaire masculin et proviennent de stocks de maisons de luxe, la fabrication est française en édition limitée par modèle/taille, le produit est donc très exclusif tout en gardant un prix très abordable. »

Vous l’aurez compris, il s’agit d’un concept qui tend à postposer un savoir-faire, lié à la haute couture humaine, en l’adaptant à nos boules de poils mais en maintenant cependant, toute la rigueur et l’exigence des grandes maisons !

Qui est Alexandra Delloy ?

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« J’ai suivi une formation de styliste/modéliste chez Esmod Paris.

Après un long passage dans la mode et notamment en tant que styliste de ma propre marque A.L.E.X comme je l’expliquais plus haut, J’ai eu l’idée de cette ligne de manteaux pour chiens qui tranchait avec l’offre proposée, et je me suis lancée sans tellement réfléchir, un peu comme dans tous mes projets.

Ayant travaillé dans la mode précédemment notamment avec une formation de modéliste, il a été très facile pour moi de faire produire et de trouver les matières premières.

Je réalise moi-même les patronages et prototypes qui sont exclusifs à A.L.E.X, et facilement reconnaissables.

Le produit est sans cesse retravaillé pour un meilleur fit, facilité d’entretien, d’ enfilage, confort et chaleur.

Le challenge est en réalité bien plus difficile qu’escompté, aucun chien n’a la même morphologie, il est donc très difficile de faire un barème de taille, aujourd’hui encore je suis toujours à la recherche de la meilleure coupe.

Si je n’étais pas modéliste, je n’aurais probablement pas continué car c’est un vrai casse-tête chinois !!

Je travaille avec un atelier parisien, très réactif à qui le produit plaît, ils me donnent parfois des astuces pour l’améliorer.

Mon style est assez masculin et rustique que ce soit en déco, ou en mode, ce qu’on retrouve dans mes créations.

J’aime les couleurs neutres et le minimum de détails, je recherche avant tout l’élégance par la simplicité et la discrétion. »

Un style déjà très affirmé qui s’explique par l’expérience et la vision novatrice de la créatrice, une marque avec laquelle, les amoureux de jolies causes, ne peuvent qu’accrocher !

Évidemment, on ne devient pas la Reine de la haute couture pour poilu sans avoir soi-même un poilu inspirant ; La jolie bouille, incarnation canine de la marque et muse attitrée… C’est qui ?

minime a la mer.jpg

“J’ai toujours eu des chiens pendant mon enfance, et à 24 ans mon premier chien à moi, un westie qui nous a quitté il y a 2 ans. Épisode très douloureux mais J’ai finalement réouvert mon cœur à une petite femelle NORFOLK TERRIER prénommée Michka.”

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“C’est une nouvelle aventure avec un tempérament totalement différent, mais tout aussi belle et enrichissante !! Chaque chien a sa personnalité et son dont à lui de vous faire craquer, si je pouvais j’en aurais plusieurs !! Michka m’accompagne partout, et nous n’avons jamais dormi séparées jusqu’à aujourd’hui.

Elle a déjà beaucoup voyagé, et adore les vacances, que ce soit mer ou montagne. Elle est assez paresseuse, donc j’ai créé un petit sac en bandoulière dans lequel elle passe des heures, c’ est une sorte de hamac pour chiens, pendant ce temps je me développe les muscles dorsaux !!

La ligne A.L.E.X a commencé avec mon westie Mini me et aujourd’hui Michka a repris le flambeau comme égérie.”

Michka me fait littéralement craquer, j’ai donc, tout naturellement, voulu en apprendre davantage sur cette petite boule si attachante qui incarne à lui seul, l’élégance d’une grande marque française.

Sa plus grosse bêtise ? Comme elle a le droit de tout faire et d’aller partout, il n’y a pas vraiment d’interdit et de bêtise, mais je me souviens d’un épisode pendant la canicule ou elle avait pris l’habitude de faire ses besoins sur mon lit en pleine nuit… mais c’est vite rentré en place, je crois qu’elle n’était pas bien avec la chaleur….

Son jouet ou jeu favoris ? Les bois de cerfs, les os… Ronger c’est sa passion !!

Sa friandise préférée ? Tout ce qui se mange, mais en particulier les os à moelle !!

Le plus beau souvenir ? Quand je suis allée la chercher chez l’éleveuse après des mois interminables d’attente !!

Son plus gros défaut ? La gourmandise

Son lieu préféré ? Les cuisines en général, sinon s’installer sur moi, a priori je suis confortable !!

S’il pouvait parler, que vous dirait-il, là, maintenant, tout de suite ? Donne-moi un gâteau… MAINTENANT.

Du tac au tac… Un peu de spontanéité… et Alexandra, elle pense quoi sur…

Don’t Shop Adopt ? Oui évidemment, mais c’est valable quand on n’a pas de contrainte de standard, je suis responsable de ma chienne et je ne la laisserai jamais en refuge, donc il faut qu’elle puisse venir avec moi partout donc format 5kgs max… or je m’étais renseignée à l’époque mais il est très difficile d’adopter un petit chien, les listes d’attente sont longues… avec peu d’élus.

Dogfriendly ? Évidemment, elle et moi nous entendons très bien avec les autres chiens, d’ailleurs il m’arrive très souvent d’en garder et elle est ravie d’avoir un peu de compagnie à maltraiter !! Elle est très/trop joueuse !!

Votre citation préférée / ou un dicton que vous appliquez ? En rapport avec la triste actualité, je reprendrais les mots de Johnny Hallyday :… » c’est formidable un chien, tous les chiens sont formidables… »

La chanson qui vous donne le sourire/ ou le livre qui vous a le plus touché ? Ma chanson C’est l’ Envie que j’écoute en boucle en faisant du sport depuis des années, et le livre « tout se joue en 2 min » (je suis très branchée PNL, et j’ai commencé par ce livre qui m’ a ouvert les yeux et que je relis régulièrement).

My Dog is a Queen ? Oui je dois avouer être totalement à son service, et cela me rend par ailleurs très heureuse !!

Chien VS Chat ? J’aime tous les animaux, les chats y compris, mais je dois avouer ne pas avoir tellement de communication avec eux, avec les chiens, c’est plus facile pour moi, en un regard, on s’est compris !!

J’aurai voulu être un artiste ? Lequel ? Non, je n’aurais pas voulu être plus artiste que je ne le suis déjà…

Et dans les coulisses, comment ça se passe dans la Maison la plus significative de la haute couture canine ? On bosse, on bosse, et surtout on se montre exigeant !

“Je travaille plutôt à l’instinct, Je me promène, je vais chez des tailleurs pour homme, je regarde les finitions et les coupes, et je prends des notes. Je vais ensuite chez mon marchand de tissu et je regarde tout, puis je rentre et je fais autre chose le temps de digérer les informations.

Quelques jours plus tard, les premières idées naissent et je commence les prototypes. Je peux en faire 50 pour n’en garder que 5 !! Je vais ensuite chez mon fabricant et je lance une Première petite production immédiatement pour tester le produit. J’ai besoin que cela soit rapide pour rester motivée, la lenteur des grosses structures casse mon entrain.

Dès les prototypes réalisés, des photos sont immédiatement envoyées à mes clients pour voir les réactions.

L’atelier avec qui je travaille a bien compris mon produit, donc c’est maintenant assez facile et fluide, il n’y a jamais d’erreur c’est agréable !! Il y a 2 collections/an hiver et printemps. La réalisation d’un manteau (or temps de patronage) prend environ 2H entre la coupe, le montage, le repassage.”

 

Nous le savons déjà, mais qu’est ce qui différencie A.L.E.X. de la concurrence, la griffe qui fait toute la différence ?

“Les différences sont majeures :

1/ fabrication Française

2/ fabrication en édition limitée à 30 pièces max/modèle

3/ utilisation de tissus de maisons de luxe

4/ modeles exclusifs avec système de fermeture, de sizing, de patronages que j’ai inventé

5/ tous les manteaux sont imperméables (ce qui n’est vraiment pas toujours le cas chez les autres).

6/ A.L.E.X est pour l’instant concentré sur un mono produit : le manteau

7/ la distribution est gérée en interne, il n’y a pas d’agents, donc tout est sous contrôle.

8/ le style de la griffe, chic & british

9 / les manteaux A.L.E.X sont plus un objet qu’un simple manteau pour chien, il arrive souvent que des étrangers achètent un manteau pour l’objet alors qu’ils n’ont pas de chien, simplement parce que l’objet leur plaît…”

Ce qui caractérise les créations « luxe, chic, pratique » incontestablement des perles de créations mais aussi de fonctionnalité !

Alexandra et la cause animale, ça donne quoi ?

“Je ne porte pas de fourrure, de peau lainée et d’angora, en revanche j’admets avoir encore du cuir, que j’essaie de supprimer petit à petit mais il faut avouer que les alternatives proposées notamment pour les chaussures, ne sont pas encore vraiment au point du côté design.

J’ai été végétarienne pendant 3 ans, mais beaucoup de médecins m’ont conseillé de reconsommer des protéines animales car cela ne me réussissait pas donc aujourd’hui je remange de la volaille. Je pense que le corps et l’esprit doivent s’habituer petit à petit à tout changement dans sa manière de consommer, et non de manière radicale, il faut poser une intention, et petit à petit le reste suit.”

Dans les rêves d’Alexandre… Mais de quoi rêve-t-elle ?

“Une boutique avenue Montaigne avec des chiens du monde entier venant faire leur shopping, les humains à leur service, comme dans un dessin animé…. Si vraiment la marque venait à se développer de manière durable, je fonderais un refuge à la campagne ou les chiens sans foyer seraient dorlottés walt disney style !!”

Le mot de la fin, que souhaite-t-elle vous dire ?

« N’hésitez pas à m’aider à améliorer mon produit en m’envoyant des retours et critiques, et des envies auxquelles je n’aurais pas pensé ».

Pour informations, sachez que les ventes augmentent de 50 % chaque année, donc il tarde à Alexandra de croiser un jour par hasard un petit client dans la rue portant l’un de ses manteaux, « c’est la récompense ultime pour tout designer, voir sa mode dans la rue !! »

Où acheter ? Sur le site officiel, ou dans les boutiques suivantes ;

La niche du BHV Paris

Two tails Paris

Pets sweet home Paris

True love Milan

Beascoast. Jp japon

Anberso.com Japon

Bon marché rive gauche corner Flair in the city

De notre côté, nous sommes ravies de cette rencontre, et ne manquerons pas de vous proposer régulièrement les informations relatives à l’actualité d’A.L.E.X.. afin que vous puissiez rester à la pointe de l’élégance !

Les liens utiles ; Le site officiel / L’Instagram / Facebook / L’article de présentation des créations.

mydogisaqueen

signature Queeny

Mag

MAG- Décembre -MERRY WOOFMAS

1 décembre 2017

#MAG

Parce que Noël approche; 

Que la magie et la chaleur des fêtes de fin d’année doivent être partagées…rejoignez-nous pour un Noël enchanté, nous vous aidons à préparer WoofMas, dans cette seconde édition spéciale Noël de 148 pages, 100% Dog’smom ! 

Les passionnés

Dans les coulisses de la biscuiterie de Médor

1 décembre 2017

#Interview 

 

Souvent présentés sur le blog, les produits de la Biscuiterie de Médor et d’Arom’Terrapet sont affectionnés par les Dog’sMom du blog;

Nous souhaitons vous proposer une immersion dans les coulisses de ce digne représentant du Made In France, cet artisan du bien-être et des valeurs qualitatives.

Je suis fière de vous présenter, Julien, le fondateur et créateur de cette marque tant appréciée pour son écoresponsabilité, ses produits toujours innovants et naturels.

Geek Paradise Les passionnés

Dogtap Aux origines d’une médaille

31 juillet 2017

#Utile pour la sécurité 

… mais aussi le suivi santé ! 

 

illustration queenyComme vous le savez, l’humaine, en Dog’s Mom parano, est obsédée par MOI… ma sécurité, ma santé, mon hygiène… Bref, une maman poule dans toute son ampleur !

De fait, lorsqu’elle a été contactée par DOGTAP, afin de découvrir la fameuse médaille, qu’elle qualifie depuis, de “médaille multifonction bien-être”, elle a tout de suite été très emballée à l’idée de vous la présenter !

Nous avons souhaité en apprendre davantage sur les origines de cet indispensable du quotidien, voici donc, l’interview de Marc et Laetitia; 

Les passionnés Lifestyle/ Inspiration

Marie Capriata – L’illustratrice de Queeny

18 juin 2017

#Présentation #Coup de cœur 

Marie Capriata, l’illustratrice officielle de Queeny;

La Mam’s des virtuels “MinisQueenys”, Elle et seulement ELLE !

Car nulle autre n’a son pareil, nulle autre ne la croquera…

Petite pomme en a décidé ainsi !

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Marie c’est le gros de cœur artistique et humain de Queeny et moi, au-delà de son talent, il y a une personne exceptionnelle, que je tenais particulièrement à vous faire découvrir!

Portait de Marie,

Une illustratrice passionnée et passionnante;

 

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©MarieCapriata

Les passionnés

Néo Lupus retour aux sources!

19 avril 2017

#Les Boudoirs de MyQueen

 

La belle histoire que l’on pourrait intituler :

“J’ai reçu l’amour en héritage” !

 

Néo Lupus, c’est la marque qui actuellement renaît de “ses cendres”, telle le Phoenix, elle en ressort plus forte d’un héritage familial, bâtie sous le signe d’un amour inconditionnel pour nos boules de poils.

Comme vous le savez déjà, j’adore les belles histoires, j’aime fouiner dans le passé des marques que je présente, découvrir l’identité des personnes qui se cachent derrière une enseigne et surtout découvrir qu’il y a des amoureux de poilus aux commandes…

C’est justement le cas, du côté de Néo Lupus, on aime les poilus depuis plusieurs générations, et ce n’est pas près de s’arrêter …

Je vous propose de me suivre à la rencontre de Jérémy, quatrième génération de “Néolupusiens”, autodidacte, éclectique, passionné et passionnant qui a accepté de répondre à mes questions avec une authenticité très attachante.

Fashion Week Les passionnés

Le boudoir d’Edgar

8 mars 2017

#Au royaume de l’élégance à la française ! 

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La marque qui permet aux poilus, même les moins sages, d’incarner le prestige de la haute couture française pour boules de poils !

Gourmande, taquine, coquine,bulleuse, joueuse, amoureuse, mais surtout curieuse… 

Afin d’assouvir votre soif insatiable d’informations, nous avons interviewé Estelle Bouteilly, la créatrice d’Edgar qui vous présente sa marque exceptionnelle, à l’occasion du lancement de cette troisième collection très attendue !

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®EDGAR

Geek Paradise Les passionnés Vacances

Petective

6 octobre 2016

#Comme PokemonGO … Version UTILE !

 

Votre poilu est perdu, il s’est sauvé, le voilà égaré, voici une application de recherches collaboratives pouvant vous aider; 

Perde son poilu est un épisode dramatique et stressant, comme dans toute disparition, les premières heures sont les plus importantes, c’est pourquoi il est essentiel de multiplier les modes de diffusions de vos avis, mobiliser un maximum de réseaux afin de rendre sa disparition visible pour le plus grand nombre, multipliant ainsi vos chances de le retrouver rapidement sain et sauf. Bien évidemment, vous ne pouvez pas limiter vos initiatives à la seule utilisation de cette application, cependant, elle peut être un atout complémentaire dans la recherche de votre poilu.

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