Et si la plus belle histoire d’horreur de l’année se vivait à hauteur de truffe ? Avec Good Boy, le réalisateur Ben Leonberg signe un film aussi audacieux qu’émouvant : un huis clos surnaturel raconté du point de vue d’un chien, son propre compagnon, Indy.
Tourné sur plus d’un an dans le respect absolu du bien-être animal, ce long-métrage a ému la critique, conquis PETA et bouleversé les spectateurs par sa justesse, entre frisson et tendresse pure.
Il arrive parfois qu’un film bouleverse nos repères pas par ses effets spéciaux, mais par sa sincérité. Good Boy (2025), premier long métrage du réalisateur Ben Leonberg, appartient à cette catégorie rare : celle des films qui réinventent un genre sans trahir leur éthique.
Raconter une histoire d’horreur à travers le regard d’un chien, son propre chien, Indy, voilà le pari fou et profondément respectueux qui a séduit le public… et conquis les critiques.

Un pitch à hauteur de truffe
Todd (interprété par Shane Jensen) s’installe avec son chien Indy dans la vieille maison de son grand-père. Très vite, une présence étrange semble rôder entre les murs. Tandis que les humains doutent, le chien, lui, perçoit tout : les tensions, les sons, voire la peur invisible dont le l’humaine n’a pas la pleine conscience.
L’histoire prend alors une dimension XXL : l’angoisse est vécue depuis le point de vue d’Indy, caméra au sol, émotions pures et nos sens en éveil. Le résultat ? Un film d’horreur aussi immersif qu’émouvant, où l’on tremble, non pas pour soi ou l’humain, mais pour lui, majoritairement pour le chien.
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EN VISUELS ?





Une production unique : l’amour avant le cinéma
Ben Leonberg n’a pas cherché un chien dressé ou une star canine. Il a tourné avec son propre compagnon, Indy, un Nova Scotia Duck Tolling Retriever. Loin des tournages rapides, le projet s’est construit sur plus de 400 jours, au rythme du chien : pauses, jeu, patience et respect total du bien-être animal. Chaque plan a été pensé pour ne pas contraindre Indy : aucun cri, aucune peur forcée, surtout aucune “performance” imposée. Les réactions à l’écran sont naturelles et captées avec la confiance d’un jeu avec son humain.


Ce choix a d’ailleurs valu à Good Boy les éloges de nombreuses associations, dont PETA, qui a remis au film son prix “Good Boy, Great Filmmaking Award” pour son engagement exemplaire envers le bien-être animal.
Anecdotes de tournage
Indy n’est pas un acteur, c’est un partenaire. Ben Leonberg et sa compagne (et productrice) Kari Fischer ont travaillé quasi seuls sur le tournage, pour éviter tout stress inutile. Les scènes dites “de tension” étaient filmées avec un jouet ou une friandise hors champ pour susciter une réaction réelle, mais positive. Certaines séquences « effrayantes” ont nécessité des semaines pour capturer l’émotion juste, sans jamais forcer l’animal. La caméra a souvent été placée à hauteur de truffe, pour une immersion totale dans la perception canine.
Résultat : un tournage lent, patient, mais profondément humain ou plutôt, profondément canin dans l’esprit.
Un accueil critique et public élogieux
Présenté en festivals indépendants puis distribué en salle, Good Boy a surpris tout le monde. Le film affiche près de 90 % d’avis positifs, un score exceptionnel pour un film à petit budget. Les critiques saluent un “film d’horreur intimiste, sincère et inédit”, “une déclaration d’amour au lien animal-humain”, ou encore “une leçon de cinéma éthique”.
Le public, lui, ressort ému : difficile de ne pas se projeter dans cette relation entre Todd et Indy.
Un film qui parle (vraiment) aux dogmoms
Chez My Dog Is A Queen, impossible de ne pas voir dans Good Boy une œuvre profondément dogmom-compatible :
- Le lien chien/humain y est au centre, jamais instrumentalisé.
- L’instinct, la loyauté et la confiance mutuelle sont magnifiés sans caricature.
- Le film transmet un message fort : le respect, la patience et l’écoute devraient guider toutes nos interactions avec nos chiens.
C’est aussi une invitation à repenser notre regard sur le cinéma animalier : ici, pas de dressage spectaculaire ni d’exploitation. Juste un chien filmé tel qu’il est : intelligent et à l’écoute ce qui donne une belle vision de la complicité réelle qu’on peut développer avec son chien, loin des performances trop souvent recherchées.
Ce que le film nous enseigne
Good Boy rappelle, à sa manière, que les chiens voient ce que nous ne voulons pas toujours percevoir. Il démontre aussi que le respect peut coexister avec la création artistique, et que prendre le temps de faire “bien” n’empêche pas de faire “beau”. Un film d’horreur, certes. Mais avant tout, un hommage à la loyauté et à la confiance qui lie un humain à son chien, que ce soit dans l’histoire vu, ou dans la création qui se cache derrière.
Zoom race : le Nova Scotia Duck Tolling Retriever, un concentré d’intelligence et de sensibilité
Indy, le héros de Good Boy, appartient à une race encore peu connue du grand public : le Nova Scotia Duck Tolling Retriever, souvent surnommé simplement “Toller”. Originaire du Canada, ce retriever de taille moyenne a été initialement élevé pour attirer (“toller”) et rapporter les canards aux chasseurs, d’où son nom un peu long mais évocateur.
Sous son apparence de petit golden roux au regard malicieux, le Toller cache une personnalité complexe : Vif, intelligent et attentif, il apprend très vite et observe encore plus. Sensible, il ressent les émotions humaines avec une justesse étonnante, ce qui explique sans doute pourquoi Indy a su incarner à l’écran la peur et la loyauté sans forcer le jeu. Énergique et joueur, il adore l’eau, le mouvement et les activités partagées avec son humain. Mais il a aussi besoin de calme et de repères stables : un Toller n’aime pas le bruit ni les tensions.
Dans Good Boy, le choix de cette race n’est pas anodin : son regard expressif, son intelligence émotionnelle et sa douceur naturelle renforcent la dimension réaliste et touchante du film. Et pour la petite histoire, Ben Leonberg a souvent confié que l’idée du scénario lui est venue en observant Indy, un jour où celui-ci fixait un coin sombre de la pièce avec une intensité presque surnaturelle…
En conclusion, j’ai aimé ?
Good Boy est plus qu’un film : c’est une expérience sensorielle et émotionnelle, à hauteur de truffe et de vérité. Pour les dogmoms, il incarne ce que le cinéma devrait avec les chiens toujours être : respectueux. J’ai hésité à le regarder car je ne suis pas adepte des films d’horreur… Cela étant, il est disponible sur Canal+ donc je me suis laissée tenter, non pas sans appréhension. Clairement on s’inquiète davantage pour le chien que pour l’humain. Mea Culpa. Je me suis cachée deux ou trois fois sous mon plaid … J’ai crié des AHAAAAA tout autant, mais … Je dois admettre que j’ai aimé ce film… Il est vraiment prenant et très bien réalisé. C’est immersif … Ce qui renforce le sentiment de crainte. Tout y est majoritairement suggestif et amplifie le sentiment d’angoisse… Progressivement sombre, les sons, les bruits… Pas de Spoiler mais … Notons que je vous conseille de le regarder en journée et pas comme moi, un soir d’insomnie, c’est deux fois plus stressant de nuit !
Horreur ou Hooorreur ?
Good Boy n’est pas un film d’horreur classique et c’est précisément ce qui fait sa force. Les amateurs de frissons y trouveront une tension réelle, mais plus psychologique qu’effrayante. La peur naît moins des cris ou des effets spectaculaires que de cette intuition qu’Indy perçoit avant tout le monde. C’est un film qui suggère plus qu’il ne montre, où chaque ombre devient suspecte simplement parce que le chien s’immobilise. Sa durée (environ 1 h 40) permet de maintenir une atmosphère immersive sans longueur excessive, même si son rythme volontairement lent pourrait dérouter ceux qui attendent un enchaînement de sursauts typiques du genre.
Accessible à un large public (à partir de 12 ans environ), Good Boy privilégie l’émotion à la violence graphique. C’est un film d’horreur “sensible”, où la peur côtoie la faculté d’observation du chien est parfait pour celles et ceux qui aiment les thrillers psychologiques ou les récits à double lecture, plus proches de The Others que de The Conjuring. En somme, Good Boy n’effraie pas par la monstruosité du surnaturel, mais par la fragilité de notre perception de l’invisible… et à ceux qui le perçoivent avant nous.
Ma note ?
Un film d’horreur rare, à la fois subtil et audacieux, qui trouve sa force dans la simplicité du lien humain-animal. Good Boy réussit à faire frissonner sans trahir le respect du vivant. Sa lenteur assumée, sa mise en scène épurée et son approche éthique en font une œuvre singulière, plus émotionnelle que terrifiante, mais profondément marquante.
SPOLIER : Est-ce que le chien s’en sort ??? DIS MOI … Je n’ose pas le regarder !
Tu peux le regarder … Indy s’en sort ! C’est l’essentiel, non ? Tu doutes encore … CLIC ICI pour toutes calmer toutes tes angoisses.
Une petite astuce lorsque tu as peur ou redoute de regarder un film ou une série. Il existe un site qui propose l’info sur la mort des animaux… Déjà évoqué sur le blog dans un article DOES THE DOG DIE. Je le consulte systématiquement lorsque j’hésite avant un visionnage. Cela ne me freine pas forcément à visionner mais au moins ça me prépare psychologiquement.

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AU SUJET DE L’AUTEUR

QUEENY & JULIE
Julie a fondé MDIAQ en 2016. Amoureuse des chiens depuis sa plus tendre enfance, elle a souhaité partager sa passion en l’alliant à son domaine de prédilection; à savoir, l’écriture. En 2024, afin d’ouvrir le blog a des contenus plus « humains », elle décide de développer BIAW. L’objectif étant de partager également des thématiques féminines ancrées dans l’ère du temps. Qui est Julie ? Passionnée de littérature, arts, photographie et shopping. Historienne de formation, curieuse, et animée constamment par l’envie d’enrichir ses connaissances. Ce blog était donc une évidence. Toujours en duo, elle partage son quotidien avec une adorable croisée border collie, prénommée Queeny, depuis 10 ans. Suivre le duo sur Instagram


