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Communication animale avec Lucile Devlaeminck

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#Retour sur expérience

Vaste sujet et vaste débat que la communication animale… Que l’on y croit ou pas, il est indéniable que cette pratique s’est largement démocratisée ces dernières années.

Et pour cause, communiquer avec les animaux ? Nombreux sont ceux qui rêvent d’en avoir la capacité !

Mais comment cela fonctionne-t-il ? Certains parlent de communication extra-sensorielle, voire de télépathie, et d’autres encore de communication intuitive. Il s’agit d’une forme de communication intra-espèces et inter-espèces, en particulier entre l’homme et les autres animaux. Elle est parfois étendue à une communication avec le règne végétal et le minéral.

Qu’en est-il réellement ? Est-ce vraiment possible, y a-t-il des preuves scientifiques de cette communication télépathique entre Homme et animaux ?

Il y a peu, nous avons été contactées par Lucile Devlaeminck, qui pratique entre autres la communication animale, et nous a proposé de réaliser un sujet sur ce domaine.

Amoureuses des animaux que nous sommes dans l’équipe My Dog is a Queen, mais aussi de nature très curieuse, nous avons volontiers accepté la proposition. Nous n’avons, en effet, jamais vraiment abordé le sujet sur le blog, et il nous paraissait très intéressant et enrichissant de faire plus ample connaissance avec cette pratique.

La première étape a été de choisir un des cinq poilus qui composent la team ? Qui de Queeny, Luna, Nalie, Jack ou Marty allait nous révéler tous ses secrets, et nous faire part de ses remarques sur la vie qu’il/elle mène avec nous ? Après une petite discussion, le choix s’est porté sur Luna. Mais… comme tout le monde est tenté, il est bien possible que cet article ne soit que le premier d’une trilogie sur nos expériences de communication animale !

Voici donc un dossier qui, nous l’espérons, vous éclairera sur la communication animale.

Historique de la communication animale

L’histoire de la communication animale remonte à très loin dans l’histoire. Les 1er écrits concernant la capacité de l’humain à parler aux animaux remontent à environ 950 avant JC, avec Salomon, dont les légendes juives, islamiques et chrétiennes racontent qu’il possédait un anneau lui proférant ce pouvoir. Aux environs de 500 avant JC, Pythagore, grand mathématicien dont tout le monde connaît intimement le théorème, se serait lui aussi formé à la communication avec les animaux.

Au Moyen Age, St François d’Assise parlait à ses « frères les oiseaux », mais aussi aux mammifères et aux poissons. Beaucoup plus récemment, au siècle dernier, Ramana Maharshi, un indou, vivait entouré d’animaux auxquels, raconte-t-on, il confiait de nombreuses missions, et pour lesquels il était capable de régler les conflits intra- et inter-espèces.

Les chamanes font aussi la part belle à la communication animale, pas en direct mais via son énergie, son essence, depuis des centaines et des centaines d’années (voir plus ?). Présents sur tous les continents, l’étude des chamanes débute réellement au 20e siècle. Le chamane est un intermédiaire entre les êtres vivants et les esprits et parmi eux, les animaux.

Qui n’a jamais entendu parler de chamane dont les prières sont inévitables avant une partie de chasse ou de pêche de la tribu, afin d’en assurer la sécurité et le succès. Il rabat le gibier et les poissons dans les filets des Hommes… Et, dans un registre différent, qui n’a jamais entendu le terme d’animal totem ? Les chamanes les utilisent comme sorte de portails, d’interface entre l’Homme et la nature.

La pratique n’est donc pas récente : nos ancêtres la pratiquait depuis déjà des millénaires.

A notre époque contemporaine, la communication animale a été remise au goût du jour dans les années 1970, avec Pénélope Smith, pionnière dans le domaine aux Etats-Unis, mais aussi dans le monde. Elle parle de communication télépathique inter-espèces. Elle est à l’origine du code de déontologie des communiquants animaliers, créé dans les années 90.

Dans la suite, plusieurs noms se sont élevés dans le milieu, parmi lesquels Laila Del Monte, la pionnière européenne (espagnole), ou encore Anna Evans, vétérinaire formée en médecine holistique (acupuncture, homéopathie), s’est après quelques temps qu’elle s’intéresse à la communication intuitive non-verbale, et devient la pionnière française du domaine. 

La communication animale, un don ou une capacité innée ?    

« Les enfants naissent avec la capacité de communiquer par télépathie avec leur propre espèce et les autres. Dans cette société, les humains sont généralement socialisés pour utiliser le langage verbal comme mode de communication accepté et “supérieur” et découragés de recevoir directement les pensées et les sentiments des humains ou des autres espèces. Nous sommes également conditionnés à croire que les animaux sont généralement inférieurs aux humains dans leur capacité à penser, à ressentir et à faire des choix non instinctifs, et nous apprenons donc à nous séparer d’une communication mutuelle et égale avec eux. » Pénélope Smith

Voilà donc qui répond à cette question, et qui permet de comprendre pourquoi tout un chacun a la capacité de se former et de communiquer avec nos amis les animaux. Ainsi, aussi, la raison pour laquelle les plus grands communiquants insistent sur le fait qu’ils n’ont pas de « don », mais sont formés à ces pratiques.

Qu’en pensent les scientifiques ? Des recherches sur la communication animale ?

Les recherches sur la télépathie chez l’animal commencent dans les années 1910, avec le cheval Hans, baladé dans le monde entier pour ses capacités à épeler des mots, résoudre des problèmes mathématiques, répondre à des questions par oui/non ou encore donner la date par exemple.

Des centres d’études, y compris en France, ouvrent afin de comprendre pourquoi certains animaux tels que Hans sont aussi intelligents.

Même si la télépathie n’est pas prouvée, mais il permet l’ouverture à d’autres expériences cognitives et comportementales qui commenceront à remettre en cause le statut de l’animal, pour un être intelligent, capable de penser, puis progressivement, vers un animal doté d’une conscience dans les années 2010.  En 100 ans, la place de l’animal a donc bien évolué.

Concernant l’Homme et sa capacité à transmettre et recevoir des messages télépathiques, les tests commencent dans les années 1930. Rien n’est vraiment prouvé, mais il semble que l’entraînement améliore le pouvoir télépathique entre Hommes.

Dans les années 1960, les rêves télépathiques sont abordés : une personne doit tenter d’influencer les rêves d’une autre, dans une autre pièce, et le sujet ayant rêvé doit raconter son rêve au réveil. Les conclusions sont alors les suivantes : « il apparaît clairement que la tendance aux succès plutôt qu’aux échecs ne peut raisonnablement être due au hasard. Il existe bien un lien de nature systématique, c’est-à-dire non dû au hasard, au niveau de la ressemblance entre les rêves et les cibles. » (Ullman, 2003).

Ancien chercheur, Sheldrake relance les études sur la télépathie Homme-animal dans les années 2000.

Toutes les expériences menées suggèrent qu’il existe une possibilité de transmissions d’informations non verbale entre animaux, et d’Homme à animal, mais pas d’animal à Homme. Mais elles sont sujettes à controverses étant donné que, entre autres, les expériences ont été menées sur de petits groupes, qu’il n’y a pas eu de reproductibilité suffisamment importante pour confirmer les résultats de façon absolument certaine.

Le mode de fonctionnement a aussi été étudié depuis plusieurs dizaines d’années. Les ondes alpha sont les « grandes gagnantes » parmi les hypothèses. Les études ont permis de mettre en évidence leur présence importante lors de transmission d’informations extrasensorielles.

Chez les animaux, les ondes alpha sont les ondes de l’état d’éveil ordinaire. Alors que chez l’humain, elles sont caractéristiques de l’état de relaxation. Pour être en phase avec l’animal, il faudrait donc être plutôt en état de relaxation/méditation, afin d’être sur la même fréquence que les interlocuteurs animaux.

Parmi les autres hypothèses, les neurones miroirs, un champ magnétique quantique ou encore un champ morphogénétique.

Très très récemment, cette année même, une étude a été mise en place au CHU de Liège pour comprendre les mécanismes sur de la transe chamanique, afin d’en comprendre les mécanismes et tenté d’en élucider les secrets, à des fins thérapeutiques. (Infos  ) 

Les recherches continuent donc pour mieux comprendre ce type de communication ! Mes sources sur cette toute petite partie de présentation, et pour aller plus loin, une thèse vétérinaire sur la communication animale très instructive .

Tout est-il que la communication animale, que l’on puisse prouver son efficacité et ses mécanismes ou non, est devenue une pratique plutôt courante pour de nombreux amoureux des animaux. Mais aussi pour les professionnels à leur contact ! Nombreux sont les vétérinaires, soigneurs, ostéopathes, éleveurs, refuges, etc qui font appel aux communiquants. A-t-on vraiment besoin de preuves que cela fonctionne ?

Lucile Devlaeminck, lors de notre discussion, m’a d’ailleurs fait une remarque plutôt pertinente “l’armée est plus pragmatique, elle ne cherche pas forcément de preuves scientifiques, de raison. Si ça semble marcher, elle prend, elle utilise !”, en parlant de personnes aux capacités extrasensorielles plus “développées”.

Peut-être devons nous tenter l’expérience pour se faire une idée ? Mais comment s’y retrouver ? A qui faire confiance ? La question est parfaitement légitime…

Formation des communicateurs et Code de déontologie

Le revers de la médaille avec la démocratisation de la profession, n’est donc pas à prendre à la légère… le nombre de communicateur a explosé. Mais sont-ils tous aptes à pratiquer comme il se doit ? Rien n’est moins sûr… N’y-a-t-il pas, comme dans tous types de profession de « sciences parallèles », des charlatans ?

Il n’existe pas de diplôme de communicateur animalier. Cette profession n’est pas reconnue (comme l’ostéopathie ne l’était pas il y a un certain nombre d’années, ou comme le cas de l’hypnose médicale) à l’heure actuelle.

Vous trouverez donc sur le marché des communicateurs, qui s’installent après seulement 2 jours de formation hors de prix. Doit-on leur faire confiance ? Là est bien la question… certains auront un don inné, d’autres, pas du tout…

La communication animale s’apprend, mais il faut se former, pendant un certain temps, auprès de professionnels reconnus dans le domaine, de vrais formateurs.

Mais alors, y’a-t-il quelque chose qui puisse attester du sérieux d’un communicateur ?

Il y a une piste : la charte de déontologie de la profession.

Cette charte est extrêmement importante : elle vous permet de vous diriger vers des professionnels qui pratiquent la communication animale de façon éthique et responsable.

Une communication animale doit se faire avec le consentement de la famille de l’animal. Comme un psychiatre n’irait pas psychanalyser un enfant dans la rue et faire le compte rendu aux parents, les communiquants animaliers suivent une éthique et ne communiquent pas avec les animaux domestiques sans le consentement des humains responsables d’eux (que ce soit pour les animaux en famille, en refuge, en parc animalier, etc…)

Que dit la charte ? En voici les grandes lignes :

  • La motivation première est la compassion pour tout être vivant, et aider l’humain à communiquer avec les espèces qui l’entourent
  • Honorer les personnes qui demandent de l’aide, sans aucun jugement
  • Utiliser la communication télépathique avec humilité et bienveillance, et tentant de faire fi de ses propres ressentis/émotions, en sachant se remettre en question
  • Recherche d’informations et formation personnelle constante afin d’augmenter l’efficacité du travail
  • Aider ceux qui viennent chercher des réponses auprès des consultants en communication animale, avec respect et bienveillance, tout en reconnaissant ses propres limites
  • Travailler dans la confidentialité, respecter la vie privée des personnes et des animaux
  • Ne pas cultiver la dépendance envers la communication animale mais plutôt stimuler la curiosité et encourager l’autonomie, afin de faire grandir les personnes dans leur relation avec les autres espèces
  • Reconnaitre ses limites et orienter vers un professionnel : ne pas pratiquer la médecine vétérinaire mais guider les personnes dans la compréhension pour qu’ils en fassent part au professionnel de la santé
  • Créer une bulle de compassion, de compréhension et d’équilibre entre les êtres lors des consultations

Vous trouverez la charte complète d’après Pénélope Smith, pionnière de la communication animale ici :

https://lucile-devlaeminck.com/wp-content/uploads/2021/07/charte-ethique.pdf

Comment choisir un professionnel ?

Pour vous répondre franchement, je ne saurais vous dire comment on choisit de façon certaine un bon communicateur, mais certaines petites choses me paraissent toutefois logiques… voici donc nos petits conseils, même s’ils sont non exhaustifs bien évidemment !

En premier lieu, nous ne pourrions que vous conseiller de trouver un professionnel qui adhère à la charte de déontologie des communicateurs.

En effet, les plus professionnels d’entre eux, et avec de l’éthique, sont signataires de la charte. Ils adhèrent donc à un code de déontologie qui vous permettra de faire un premier tri parmi les professionnels du domaine. L’éthique de la personne est primordiale dans ce type de profession.

Vous pouvez aussi regarder le parcours du communicateur : quelles sont ses formations, auprès de qui s’est-il formé ? S’il vous parle de diplôme : fuyez ! il n’existe pas de diplôme en communication animale (je le répète), il commencera donc directement par vous mentir… ce n’est donc pas vraiment quelqu’un digne de confiance.

Et puis, comment aborde-t-il la communication, le domaine ? Les écrits sont importants pour aider à cerner quelqu’un de professionnel ou non…

Ensuite, c’est là que le bouche à oreille, les avis comptent. Quelqu’un de reconnu dans le monde de la communication animale sera à privilégier, plutôt qu’un professionnel « sorti de nulle part » dont vous avez eu la pub sortie de nulle part elle-aussi par exemple.

Souvent, les plus reconnus travaillent depuis des années, bien avant que la communication animale ne soit « à la mode ». Ils en ont fait leur métier depuis bien longtemps… Mais comme pour tout, l’avis de l’un n’est peut-être pas l’avis de l’autre, à vous de faire le tri aussi dans ce que vous pourrez lire.

Enfin, l’aspect pécunier n’est pas négligeable : un communicateur qui vous demande 100€ pour une consultation sans aucun détail annoncé, on peut se douter qu’il s’agit de quelqu’un qui en veut plus à votre argent qu’au bien-être de votre animal… Les tarifs varient souvent entre 40 et 65€, voire un peu plus selon la durée des prestations.

Renseignez-vous bien en amont si vous souhaitez faire une séance avec votre poilu, pour choisir un communicateur expérimenté et professionnel. Le choix n’est pas forcément simple, mais observer ces quelques conseils, et vous faire confiance pourra vous aider à faire le bon choix.

A noter également qu’un vétérinaire qui est aussi communicateur, n’est pas une preuve de son professionnalisme. Ce n’est pas parce qu’il est vétérinaire que son côté communicateur est prouvé et efficace. Cela voudra simplement dire qu’il est sensible à ces pratiques.

Combien coûte une communication animale ?

Etant donné qu’il ne s’agit pas d’une profession réglementée, les tarifs applicables par les praticiens sont totalement libres.

En général, d’après nos recherches, une communication coûte en moyenne entre 40 et 65€ (2 à 8/10 questions).

Nous avons trouvé des professionnels, signataires de la charte, qui pratiquent des prix plus élevés, mais les communications durent plusieurs heures ou se déroulent en plusieurs parties, d’où les tarifs plus importants. 

Qui est Lucile Devlaeminck ? Comment pratique-t-elle ? La « discussion-interview » non formelle avec la Luna’s Team

Lucile pratique la communication animale depuis plus de 20 ans. Mais elle l’a toujours eu en elle, comme tout le monde jusqu’à l’âge de 7 ans environ, où les adultes disent aux enfants que ce n’est pas possible de parler aux animaux et aux végétaux. Cependant, elle a continué malgré tout, sans prêter attention à ce que disaient les adultes. Elle racontait à l’origine qu’elle avait des flashs, et était connue comme « la voyante pour chiens », par bouche à oreille.

Formée en Belgique dans les années 90, elle est praticienne en Shiatsu Médecine chinoise pour les animaux. Cette pratique fonctionne sur les points d’acupuncture et les méridiens, une vraie formation de médecine !

Concernant la Communication animale, Lucile a suivi des formations, et conférences et suivi par Laila Del Monte, pionnière européenne et très reconnue dans le domaine. (Pour information, Laila Del Monte enseigne dans le monde entier. Elle a notamment donné des conférences à la Sorbonne à Paris, et a été publiée dans de nombreuses revues scientifiques.)

A son tour, Lucile anime des conférences et séminaires, mais uniquement pour les professionnels en santé animale qui souhaite apprendre la communication animale.

Elle est basée dans le nord de la France.

Comment la communication animale fonctionne pour elle ?

Lucile m’explique qu’il s’agit du système de la glande pinéale qui entre en jeu dans la communication animale (pour info : c’est une glande située dans le cerveau, aussi nommée épiphyse, qui a un rôle dans le rythme circadien, les phases éveil/sommeil, et qui est souvent nommée comme le « troisième œil » chez les reptiles et les oiseaux). Elle agit en direct chez Lucile, la communication animale est synchrone : elle parle à l’animal, lui pose les questions, a ses réponses/ressentis et nous retranscrits tout en direct. Ce qui n’est pas le cas chez tout communiquant animal (certains ont besoin de méditer, de communiquer, poser les questions, puis faire un compte rendu plus tard à l’humain). Elle trouve d’ailleurs que cette façon synchrone est une chance, même si elle ne comprend pas pourquoi ça fonctionne comme ça chez elle, et pas chez d’autre.

Elle m’explique alors qu’elle entre en onde alpha (des ondes qui sont caractéristiques d’un cerveau détendu, un état de conscience apaisé), en lien avec le système inné, « reptilien », puis effectue une mise en marche forcée de la glande pinéale (comme dans le chamanisme, en méditation forcée). Il s’agit d’une sorte de rêve éveillé. Elle « prête » une partie de son cerveau à l’animal. Elle a ainsi tous les ressentis, comme en cinéma 3D, selon ce qu’elle me dit.

Lorsque je lui ai posé la question suivante : « Pourriez-vous me dire ce que vous ressentez lors d’une communication ? Des images, des sons, de vrais mots de la part de l’animal ? Autre chose ? » Voici sa réponse : « Alors tout : les 5 sens et les phrases, des douleurs et des émotions, les états mentaux. Le chemin de vie et le chemin d’âme (la destinée et ce qu’on en fait). »

En pratique, spontanément, des animaux peuvent venir communiquer avec elle. Au niveau du sauvage, elle accepte, et elle leur parle instinctivement si un danger se présente devant eux « hors de la route, les chasseurs sont par-là, fuis dans ce sens plutôt ! » par exemple.

Pour le domestique, il y a une éthique, notamment étant signataire de la charte : il lui faut le consentement du propriétaire.

Pour la communication avec les animaux domestiques, une question m’est automatiquement venue à l’esprit : « Comment retrouvez-vous l’animal juste d’après une photo ? Est-ce que cela peut s’expliquer en quelques mots ? Beaucoup de poilus se ressemblent, comment être certain qu’il s’agit bien du mien ? ». Lucile me répond alors « Dès que je regarde la photo avec le nom je suis en lien immédiat. J’entre de suite en ondes alpha et la transmission des informations commence, ce n’est pas le cas pour tous les communiquants (besoin de méditer, d’être au calme etc), ce n’est pas mon cas…

Je vais de suite ressentir le tempérament. C’est une des preuves : « vous reconnaissez votre animal ? » Des faits sont donnés par l’animal : « vous confirmez ? ». Ce système de preuves permet d’être sure qu’on est avec le bon animal. Dans 90% des cas la connexion est avec le bon animal. »

J’ai aussi voulu en savoir plus sur les profils des gens qui la contactent, et les motifs les plus courants de consultations. Voici ses réponses :

« Particuliers par les bouches à oreilles ou envoyés par des professionnels ou association, des éleveurs, les professionnels en direct : vétérinaire, ostéopathe, shiatsu, éducateur, toiletteur, moniteur instructeur, maréchal, podologue… Mais aussi des associations : SAP, aide aux animaux, familles d’accueil

Les motifs principaux sont :

  • Aider un professionnel dans son diagnostic. « Que dit l’animal sur l’origine de la maladie, les causes, ses ressentis, ses besoins ? » La Communication Animale est un pilier d’orientation vers les professionnels de la santé animale dont les spécialités vétérinaires.
  • Comportement : comprendre les causes, permettre à l’animal de comprendre ce qu’il vit, ce qu’on lui propose, se l’approprier.
  • Orienter vers éducateur, moniteur, éthologue, comportementaliste afin d’accompagner l’humain à mieux comprendre son animal
  • Accompagnement de la vie : de tous les âges, enfance, adolescence, âge adulte, maternité, paternité, sevrage, vieillissement, soins palliatifs
  • Passage d’âme pour les animaux vivants et décédés afin de leur permettre d’être sur leur chemin d’Âme sur terre et dans l’au-delà
  • Connexion avec les plantes, avec l’eau, et la Terre également »

Et qu’en est-il des animaux perdus/volés ? Certains communiquants le font, d’autres pas, comme Lucile. Pourquoi ? Lucile m’explique ne pas entrer en communication avec les animaux perdus, pour différentes raisons, mais surtout à cause de l’humain : « s’il est perdu, ça veut bien dire ce que ça veut dire : c’est qu’il ne sait pas où il est. Il faut d’abord comprendre ce qu’il raconte. Quand on voit le temps passé pour trouver quelque chose dans sa propre maison… Il va décrire un endroit qu’il ne connait pas, et qu’on ne connait pas forcément non plus, donc c’est compliqué. Il faut être extrêmement disponible, c’est très fatiguant pour l’animal. Il faut que l’humain puisse se déplacer, donc l’humain doit être disponible. On est entre 60-70% de satisfaction positive de retrouver l’animal donc il est difficile de faire payer le propriétaire. Le temps pris est très long (et il faut que Lucile trouve ce temps dans ses semaines de 60h de travail !) : au bout de 40-45 min dois-je de nouveau demander 40€ comme les sites de voyance ? Je ne le sens pas de dire ça, sans être certaine de la réussite.

Et, pour moi le principal problème, c’est l’émotionnel humain, je ne suis pas équipée pour gérer ça…

Et il faut aussi savoir que certains animaux ont aussi décidé de quitter leurs humains dans certains cas, comment l’expliquer à l’humain ? Dans 20 à 30% des cas, l’animal s’en va car il ne va pas bien (ambiance familiale qui change, humain qui fume/drogue/autre odeur insupportable, de la violence qui arrive par exemple). C’est souvent le cas des chats d’ailleurs. L’animal pense à avoir une belle vie, à son bien-être, sa sécurité. » Les raisons principales sont dites, et on la comprend parfaitement, même si ça peut être difficile entendable par un humain qui a perdu son meilleur ami…

Lucile pratique également la communication animale avec les animaux décédés. J’avoue être intriguée, donc je pose la question : comment cela se passe-t-il ? Y a-t-il des conditions ? (décès depuis combien de temps par exemple). Lucile m’éclaire : « ça marche pour tout animal décédé, le jour même, 3 mois, 6 mois, 1 ans, 10 ans ou 50 ans sans problème. Sur une photo, même principe que la communication animale classique. Je demande 40 jours après le décès. Il y a une raison à ça : il faut que l’humain ait commencé à faire son deuil. Il faut que la communication soit pour l’animal. Pour l’humain, je ne suis pas le bon professionnel. Et 40 jours car, dans toutes les grandes traditions religieuses ou philosophiques, il y a 10 jours pour le deuil du corps physique, 10 jours de mental, 10 jours d’émotionnel et 10 jours de spirituel pour comprendre qu’on est dans un autre monde. L’objectif est de travailler pour l’animal, il a besoin de s’y faire, être mort n’est pas une petite affaire. 40 jours on peut savoir s’il est entre 2 mondes, s’il a vu la lumière ou s’il veut continuer d’errer entre 2 mondes, ou s’il est perdu et cherche la lumière. 40 jours, on va pouvoir l’aider. Le but, c’est d’aider l’animal. On fait la communication pour l’animal, si c’est pour l’humain, j’oriente vers des professionnels. On peut savoir si l’animal va bien ou s’il a des messages à passer. C’est vraiment axé sur l’animal. »

Et enfin la communication végétale et environnementale, qui peut parfaitement être complémentaire de la communication animale. Certains animaux parlent des plantes et de leur environnement, et rapportent ce qui les gêne. Elle me parle des vaches qui rapportent par exemple les problèmes d’éoliennes qui leur déclenchent des mammites. Pareil chez les chevaux. Ou encore des chats qui veulent protéger leurs humains de croisement d’eau sous l’habitation. Certains demandent aussi des communications de leur végétal, parce qu’ils ont leur arbre dans le jardin qui est en train de pourrir sur une moitié par exemple ils ont tout essayé, mais rien n’y fait. Lucile peut alors les orienter via des analyses de la géobiologie par exemple. Les communications animales et environnementales peuvent donc être parfaitement liées.

Si vous souhaitez en savoir plus sur une journée type de Lucile, en communication animale, c’est par ici ! https://lucile-devlaeminck.com/index.php/2021/07/16/une-journee-communication-animale-a-distance/

Notre séance de communication animale avec Luna

Tout d’abord, je tiens à rappeler que je suis une scientifique. A la base, pour moi, ce type de pratique est un peu compliqué à imaginer… d’autant que je suis neurobiologiste, l’étude du cerveau, c’est mon truc. Alors quand il y a quelques années on m’a parlé pour la première fois de télépathie, j’ai eu un peu de mal avec ce genre de notions…

Et puis… des évènements personnels m’ont permis de m’ouvrir un peu. J’ai donc toujours tendance à chercher une raison scientifique à quelque chose, mais si je ne trouve pas, je me dis maintenant qu’on ne peut pas tout savoir, ni tout prouver…

Encore récemment, je me suis dit qu’il y avait des « choses » qu’on ne pouvait pas forcément comprendre, mais qui était là (« Use the force » – les geek comprendront) : mon bébé se réveillait énormément la nuit pour téter, mais jamais aux mêmes horaires (sinon c’est trop simple). Pourquoi donc, je me réveillais systématiquement 1 à 2 min avant qu’il pleure, en sachant qu’il allait falloir lui donner le sein ? Et pourquoi, de temps en temps, je savais qu’il allait se réveiller d’une minute à l’autre, mais se rendormir sans que j’aie besoin de me lever ? Et tout ça, sans qu’il ne dorme dans notre chambre… Mystère mystère !

Bref, tout ça pour dire que je suis méfiante de base, car scientifique, mais que je garde l’esprit ouvert. Donc lorsque la possibilité de tester la communication animale s’est offerte à nous, j’ai été volontiers volontaire pour tester avec Luna : mieux la comprendre, savoir d’où elle souffrait (personne ne le sait, seulement 2 pistes, donc si ça pouvait aider !), savoir si on pouvait améliorer son quotidien, bien chamboulé avec l’arrivée de bébé, et la rassurer sur certaines choses… alors pourquoi pas !!

Voici donc que nous répondons à Lucile, une personne adorable, qui nous propose un rendez-vous la semaine d’après.

L’expérience avec Luna…

En attendant le rendez-vous, il faut préparer les questions, maximum 10 que nous souhaitons poser à Luna.

Nous nous posons donc tous les deux avec mon mari, pour choisir soigneusement ces questions. Elles sont assez ciblées, du moins nous l’espérons. Je commence aussi bien évidemment à me renseigner non seulement sur le déroulé de la future communication avec Luna, mais aussi sur ce domaine, en prévision de cet article (que je commence à rédiger).

Je préviens aussi Luna, par respect pour elle, sait-on jamais. S’il est possible qu’elle soit moins surprise par cette expérience, en la prévenant de ce qu’il va se passer… j’aime parler aux filles quand il va se passer quelque chose, alors, là encore, je le fais « Tu sais ma chérie, jeudi, une dame va nous permettre de communiquer ensemble, tu vas pouvoir me dire plein de choses ! et je vais aussi te poser des questions, d’accord ? » – une série de léchouille, ok, le message est passé, je le répète quasiment chaque jour jusqu’au jour J.

Jour J, une photo de Luna doit être envoyé à Lucile 2h avant. Je prends donc Luna en photo, de face, devant un meuble de cuisine, sans aucune indication sur notre lieu de vie, si ce n’est la couleur des placards bas de la cuisine ! Je sais aussi d’avance que, étant donné que je ne poste que très peu de choses sur les réseaux sociaux, quasiment aucun indice ne circule sur notre intérieur.

2h après l’envoi de la photo, nous y sommes… et je suis un peu stressée. Pourquoi me direz-vous ? je ne sais pas… l’entrée dans un monde qui m’est inconnu, l’idée de communiquer avec Luna sur ses ressentis profonds, la peur qu’elle ne soit pas heureuse avec nous peut-être… bref, petit stress… mais c’est parti ! Commençons la séance !

La première partie est une partie « libre ». Lucile nous indique les ressentis de Luna, ses remarques : ce qu’elle aime, ce qu’elle déteste, où elle a mal, etc…

C’est assez étrange de se dire que notre poilue est en train de communiquer tout ça, de transmettre tout ça. Mais pour le coup, j’ai su tout de suite qu’il s’agissait bien de ma fifille ! Le caractère, les façons de faire qu’elle exprime : c’est tout Luna ! Même ses différentes sensibilités digestives et de la peau sont abordées dans différents ressentis.

En effet, Lucile, a chaque ressenti/sujet que Luna aborde, commence la transcription de la même façon « la sensation c’est …. Bla bla bla…. » et la termine avec un « Est-ce que ça vous parle ? ». A moi de réfléchir ensuite pour comprendre ce qu’elle peut vouloir dire. Ce n’est pas forcément évident, mais ça vaut le coup de se creuser la tête !

J’apprends donc non seulement où elle est douloureuse (ce qui devait faire partie de mes questions) mais aussi qu’elle ne supporte pas d’être humide/mouillée, et qu’elle a horreur de se promener quand il pleut très très fort ! Lucile fait une constatation très juste sur Luna, que seule la famille très proche sait : elle est vite sensible au niveau digestif et de la peau. J’apprends aussi qu’elle est bien avec nous, mais qu’elle aimerait participer beaucoup plus à la vie de famille, et quand ça ne va pas assez vite pour elle, ça l’énerve : « Je n’ai pas de patience, et je réclame, réclame, réclame », « c’est trop haut, je ne vois pas bien, ça m’énerve ! ». Et clairement, je reconnais parfaitement ma fille là-dedans ! Sont abordés un changement dans la conformation de la cuisine qui ne lui va pas « avant c’était bas, maintenant, c’est trop haut », avec une info sur nos meubles de cuisine… et que dire si ce n’est qu’effectivement, nous avons changé la cuisine il y a 2 ans pour un ilot, et que tout concorde !

Je ne vais pas tout vous écrire car cela serait beaucoup trop long, mais les descriptions des lieux sont pleines de précisions, tout comme les raisons des douleurs de Luna. Je suis bluffée par ce que j’entends.

Au bout d’une trentaine de minutes, nous passons à la phase des questions que je souhaite poser à Luna. La moitié des sujets ayant été abordé en phase libre sans que je ne mentionne quoi que ce soit, il ne me reste que quelques petites questions sur son quotidien et certains de ces comportements. Lucile lui pose les questions et me retransmet les réponses, en expliquant à Luna les comportements à adopter, ou en m’indiquant quoi faire pour aider.

Je demande à ce moment-là, notamment, la raison pour laquelle elle aboie comme une folle devant la télé à la moindre apparition d’un animal, quel qu’il soit. Non seulement pour connaitre les raisons, mais aussi parce qu’il s’agit de quelque chose que je pourrais vérifier rapidement après la communication.

Mon avis général

Je l’avoue, cette communication animale est une sacrée bonne surprise. Beaucoup de questions ont été répondues en partie libres, sans que je n‘ai jamais abordé le sujet avec Lucile ou sur les réseaux sociaux ou le blog. Les réponses correspondent parfaitement à des suppositions quant à la santé de Luna : on se doutait qu’elle avait mal à l’épaule droite et/ou au dos… et bien… moi qui n’est jamais abordé le sujet nulle part, outre dans la famille très proche, on a confirmation qu’il y a bien les 2 zones qui sont douloureuses ! Et les dents aussi… et après vérification le lendemain, effectivement, les gencives sont un peu gonflées et rouge, donc rendez-vous est pris chez le véto pour faire un check up. 

Lucile a su nous décrire des zones de la maison, telles que des modifications dans notre cuisine, la tête de notre store ban ou encore son coin pour dormir dans le salon. Et tout ça, alors qu’aucune photo n’a filtré sur le net… Et pour aller plus loin, elle a même réussi à nous décrire un truc qui ressemble à une volière qui intrigue fortement Luna dans une maison qui fait l’angle, avec toutes les précisions. Il s’avère qu’il s’agit effectivement de la maison en face qui fait un angle et dans le jardin de laquelle, il y a quelque chose qui ressemble effectivement à une volière : un trampoline avec des voilages tendu en hauteur pour sécuriser les sauts.

J’ai pu tester dès le lendemain l’effet de la communication sur les irritations aux pattes/à ses machouillages, et vis-à-vis de la télé. Pour les pattes et le fait qu’elle ne supporte pas d’être humide, j’essuie donc depuis plusieurs jours ses pattes, entre les doigts/coussinets après chaque sortie. Et effectivement, elle se lèche vraiment beaucoup moins les pattes, elle était vraiment dans un cercle vicieux : c’est humide, ça me gêne, donc je lèche, donc c’est humide… et plus c’est humide, plus je lèche. Et pour la télé, elle grogne ou aboie quelques fois au démarrage des documentaires animaliers, parce qu’elle est surprise plus qu’autre chose je crois, puisqu’elle se calme maintenant très vite et regarde sereinement lion, loups, ours, élan, oiseaux, chats et chiens, et autres. Sacré changement pour elle, et pour nos oreilles !!

Autre chose très appréciable, Lucile n’outre passe pas ses compétences et nous dirige vers les professionnels à consulter pour les problèmes de Luna (cela fait partie de la charte de déontologie du métier) : vétérinaire classique pour ses dents/gencives, que nous avons vu, mais l’inflammation était passée suite aux brossages avec dentifrice naturel que je lui ai fait pendant quelques jours avant le rdv, et ostéopathe pour les doigts/coude/épaules coincées et son dos (Edit de cet article bientôt ?).

C’est une professionnelle adorable au téléphone, et par sms, avec qui vous pouvez communiquer facilement, j’ai beaucoup apprécié nos échanges autour de la communication de Luna, et pendant bien évidemment. 

Je ressors donc de cette communication animale complètement épatée, étonnée, intriguée, curieuse, avec l’envie de retenter l’expérience avec Nalie cette fois-ci.

Je suis abasourdie des compétences de Lucile, qui ne pouvait pas savoir tout ça sur notre famille, notre Luna, notre lieu d’habitation au travers une seule photo quelconque, banale, sans indices.

Alors oui, c’est assez étrange, et mon côté scientifique aurait envie de lancer plein de types d’études sur le cerveau des communicants, afin de mieux comprendre comment tout ça fonctionne, mais il est de fait, que je suis plutôt impressionnée par ces compétences extraordinaires.

Envie de tester ?

Maintenant, après cet article, à vous de voir si vous souhaitez ou non tenter l’expérience avec votre poilu, afin de vous faire votre propre avis ! Je crois d’ailleurs que c’est finalement la seule façon pour être convaincu, ou non !

Lucile propose d’ailleurs, depuis peu, des petits bons cadeaux pour une séance de communication – 40€ la séance d’environ 45 min. Elle ouvre donc la possibilité de faire un joli cadeau à un proche ! https://lucile-devlaeminck.com/

Et n’hésitez pas à nous faire part de vos avis sur la communication animale !

Luna's Team
Luna’s Team

ʟᴜɴᴀ·s ᴛᴇᴀᴍ; ᴋᴀʀᴇɴ﹐ ɴᴀʟɪᴇ﹐ ʟᴜɴᴀ ﹠ ᴘ·ᴛɪ ᴅ·ʜᴏᴍᴍᴇ; ʀᴇ́ᴅᴀᴄᴛʀɪᴄᴇs 𝘽𝙡𝙤𝙜 𝙚𝙩 𝙈𝙖𝙜 100% 𝘿𝙤𝙜𝙢𝙤𝙢𝙨 – 𝘼𝙡𝙡 𝘽𝙖𝙗𝙮𝙨- ʀᴜʙʀɪϙᴜᴇs ᴘʜᴀʀᴇs ﹕ ᴛᴀᴋᴇ ᴄᴀʀᴇ﹐ ᴍɪɴɪ ʜᴜᴍ·s ᴀᴅᴅɪᴄᴛ﹐ ʙᴀʙʏᴅᴏɢ ᴇᴛ ᴘʟᴜs ᴇɴᴄᴏʀᴇ…

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