BadTime Les dangers Soins et prévention Take care of me

La dysplasie de la hanche chez le chien

30 juillet 2021

#PREVENTION

Je souhaiterai vous parler de la dysplasie coxo-fémorale (dysplasie de la hanche ) chez le chien. J’ai été personnellement confrontée à cette maladie avec mon chien Jack chez qui nous avons découvert cette maladie au cours de sa première année de vie.

La dysplasie coxo-fémorale existe chez de nombreuses espèces notamment celle du chien. La dysplasie de hanche est l’une des affections orthopédiques les plus fréquemment diagnostiquées chez les chiens (de compagnie, d’élevage, et de travail). Les chiens de toute race peuvent être atteints de dysplasie mais la maladie est plus fréquente chez les chiens de grandes et moyennes tailles : Berger Allemand, Labrador, Golden Retriever , Rottweiler , Dogue de Bordeaux , Bouvier Bernois ,Saint Bernard ,  Bearded Collie etc.…  Il faut quand même tenir compte que certaines races de plus petites tailles peuvent être concernées comme l’Épagneul Breton, le Bulldog Anglais, le Cocker ….

Chez le chien, la dysplasie coxo-fémorale est une affection héréditaire, non congénitale. Autrement dit, le chiot dysplasique naît avec des hanches normales d’un point de vue anatomique mais sa prédisposition génétique peut entraîner un développement anormal de celles-ci entre 4 et 12 mois. La combinaison de facteurs génétiques et de certains composants environnementaux (croissance rapide, suralimentation, exercice physique intense) peuvent entraîner une expression plus ou moins importante de la dysplasie des hanches.

La dysplasie de la hanche consiste en une déformation progressive de l’articulation de la hanche se produisant lors de la croissance de l’animal responsable d’une hyperlaxité coxo-fémorale. De manière progressive, la tête du fémur va se déformer et ne va plus correspondre tout à fait à la cavité articulaire. On observe alors une subluxation de la hanche qui va alors conduire indéniablement à une inflammation de l’articulation, puis plus tard des lésions au niveau du cartilage, des ligaments et des os entraînant un processus arthrosique secondaire : Dysplasie.

Modèle plastique d’une hanche normale de chien. La cavité du bassin et la tête du fémur s’articulent bien et ne sont pas déformées

Modèle plastique d’une hanche de chien dysplasique. La cavité du bassin et la tête du fémur s’articulent mal et sont déformées par l’arthrose

Radiographie d’une hanche normale de chien. La cavité acétabulaire doit bien recouvrir la tête fémorale. L’espace articulaire doit être régulier, avec les deux surfaces articulaires parallèles. (1 : Cavité acétabulaire ; 2 : Tête fémorale ; 3 : col fémoral)

Dysplasie bilatérale des hanches chez un chien. On note un défaut de recouvrement de la tête fémorale par la cavité articulaire au niveau du bassin. (D’après Piermattei)

Forme grave de dysplasie des hanches chez le chien. On parle ici de luxation des hanches. (D’après Piermattei)

Un grand nombre de chiens présentent peu ou pas de symptômes. Néanmoins, la dysplasie de la hanche chez le chiot ou même chez l’adulte peut se manifester aussi bien par des signes généraux que par des signes locaux.

Le chiot atteint de dysplasie peut être particulièrement calme pour son âge. Il peut aussi exprimer une fatigabilité lors des promenades (absence de trot), un refus de jouer et des périodes de dysorexie (troubles de l’appétit). Chez le jeune chien atteint de dysplasie, une démarche chaloupée ondulante peut être constatée par les propriétaires. Celle-ci est liée à l’hyperlaxite articulaire et peut être fréquente et cela de manière physiologique chez les chiots de race géante y compris lorsqu’ils ne sont pas dysplasiques. La boiterie n’est donc pas forcément le premier signe (Certains chiens ne présenteront ni boiterie, ni douleurs avant l’âge de 6 voire même 10 ans).  On pourra mettre en évidence quelques signes comme la position assise dyssimétrique (un membre reste en extension, l’autre membre reste replié sous le corps). Souvent le chiot dysplasique lorsqu’il court est comparé à un lapin. Cela vient du fait que le chien utilise plus volontiers ses pattes avant dans la course et beaucoup moins les pattes arrière. Il avance alors par bonds comme un lapin. Il est peut-être constaté une raideur au relever, lors de la montée des escaliers et une réticence à rester debout.

Chez le chien adulte présentant des lésions d’arthrose installées, une fatigabilité bien plus marquée, une raideur au relever, un manque d’entrain avec des périodes de repos de plus en plus prolongées peuvent être observées. Ces différents symptômes résultent de modifications arthrosiques liées à la dysplasie. Un chien docile peut s’avérer agressif lors d’un contact avec son arrière train notamment lors de séances de jeux. Une aggravation des symptômes en cas de froid et d’humidité (boiterie, raideur) peut-être aussi constatée.

Il existe cependant une extrême variabilité d’un chien à l’autre et les signes cliniques ne sont pas toujours corrélés à l’âge du chien ni aux signes radiographiques. Certains chiens présentent des symptômes dès leur tout premier âge avec des formes douloureuses et invalidantes tandis que d’autres ne présentent des troubles moteurs des années après. Il n’est pas possible de corréler la sévérité des signes cliniques et des lésions radiographiques chez les chiens dysplasiques.

Toutes les races canines ne sont pas égales devant le développement de la dysplasie coxo-fémorale comme vu plus haut. Lorsque la maladie se manifeste cliniquement, le handicap qui en découle donnera lieu à une prise en charge médicale voire chirurgicale. Depuis maintenant près de 50 ans des programmes de lutte ont vu le jour notamment en Europe avec la fédération cynologique internationale. Néanmoins, la dysplasie coxo-fémorale se rencontre encore très fréquemment chez nos amis poilus donnant lieu à un impact à la fois économique et affectif pour les éleveurs canins ainsi que les propriétaires.

En France, le dépistage de la dysplasie est organisé par chaque club de races sous l’autorité de la SCC (Société centrale canine). Chaque club de race peut désigner un ou plusieurs vétérinaires comme lecteurs officiels.  Ce dépistage est organisé grâce à des clichés radiologiques des hanches et ainsi les lecteurs peuvent classer les animaux dans cinq catégories différentes :

-A : aucune dysplasie

-B : hanches sensiblement normales

-C : Dysplasie Légère

-D : Dysplasie moyenne

-E : Dysplasie sévère

Il faut bien comprendre que le diagnostic de Dysplasie de Hanche ne pourra se faire qu’après deux examens importants :

-un examen orthopédique rigoureux et sous tranquillisation afin d’apprécier le degré d’hyperlaxité ligamentaire dans un premier temps puis dans un second temps l’instabilité de la hanche (la subluxation dont nous avons parlé plus haut)

-La radiographie des hanches sous différentes incidences. Celle-ci est effectuée sous tranquillisation forte de l’animal ou même sous anesthésie générale.

La société centrale canine recommande aujourd’hui pour certaines races de chiens de reproduire que les A ou B ensemble, et parfois les C si la saillie a lieu avec un A. Le but est de limiter au maximum la reproduction de chiens dysplasiques sévères afin de limiter au maximum des souffrances inutiles pour les chiens atteints ainsi que pour leurs maîtres et éleveurs.

Solutions pour la prise en charge de la dysplasie de hanche

La prise en charge médicale et /ou chirurgicale chez les chiens atteints de dysplasie n’est pas chose aisée. Le type de traitement va dépendre d’un certain nombre de facteurs comme l’âge du chien, le degré d’atteinte. La décision se fera en concertation avec le vétérinaire ou le chirurgien orthopédiste afin de trouver la solution la plus adaptée pour le chien malade.

Dans tous les cas, le chien sera suivi de manière rigoureuse et cela à vie qu’il soit opéré ou non.

Prise en charge médicale

Elle consiste à proposer aux chiens des chondroprotecteurs  qui visent  à apporter des nutriments au cartilage arthrosique afin de limiter les douleurs ,de la physiothérapie (hydrothérapie , électrothérapie ,ultrasons , ostéopathie…. ),des compléments alimentaires, des antalgiques ainsi que des  anti-inflammatoires en cas de crises douloureuses d’arthrose .

Ce type de prise en charge est proposée aux chiens peu symptomatiques ou lors de la découverte fortuite de leur dysplasie.

Il s’agira d’un traitement au long cours avec une évolution inexorable de l’arthrose, celle-ci entraînant par ailleurs des lésions irréversibles.

Prise en charge chirurgicale

Les techniques chirurgicales vont se répartir en deux groupes avec d’une part les interventions chirurgicales prophylactiques ou préventives et d’autre part les chirurgies palliatives. Afin d’éviter la transmission à la descendance, la stérilisation des chiens opérés est donc recommandée.

1-Les interventions chirurgicales prophylactiques

   Les chirurgies prophylactiques doivent être réalisées avant un certain âge. Elles vont permettre une amélioration clinique plus que satisfaisante et permettent d’endiguer de façon significative la progression de la dysplasie.

a)La symphysiodèse pubienne juvénile

Pour être efficace, cette intervention doit être fait avant l’âge de 5 mois (20 semaines maximum). C’est une technique qui s’adresse donc à des animaux jeunes. Il s’agit d’une opération préventive qui va permettre une fermeture précoce de la symphyse pubienne par nécrose thermique afin de modifier la croissance du bassin et induire une rotation ventrale. C’est une technique qui a l’avantage d’être peu onéreuse (par rapport aux autres, entre 400 et 600 euros HT), peu invasive. L’amélioration est telle qu’il est presque impossible de détecter la dysplasie à l’âge adulte et on note une nette diminution du développement de l’arthrose. Cette chirurgie lorsqu’elle est réalisée est moins lourde pour le chien qu’une castration ou une stérilisation.

Localisation de la symphyse pubienne qui sera électrocoagulée chez le chien. (d’après Evans)

Cette technique s’accompagne de peu d’effets secondaires, la durée de l’intervention est courte et est peu invasive. Les chiots opérés doivent être maintenus au repos durant une quinzaine de jours et les promenades doivent être effectuées en laisse afin de permettre la cicatrisation des tissus. Les fils sont retirés au bout de 12 jours.

b)la double(DOP) ou triple ostéotomie(TOP)  pelvienne

Ces deux interventions sont indiquées chez des animaux entre 6 et 10 mois.   Plus l’animal est opéré précocement et plus les résultats sont meilleurs. Elle est indiquée sur des animaux dysplasiques qui ne présentent aucun signe d’arthrose précoce.  Un chien chez lequel la TOP est réalisée à 12 mois, présente sept fois plus de risques de développer de l’arthrose qu’un chien qui a été opéré à 6 mois. Les vétérinaires s’accordent à une limite d’intervention chez les chiots entre 10 et 12 mois. En effet, c’est bien souvent vers cet âge que les premiers remaniements osseux liés à la dysplasie sont observés ce qui est un facteur de mauvais pronostic pour ce type d’intervention. Avant d’envisager ce type d’intervention, des examens orthopédiques minutieux et radiographiques doivent être effectués.

Visualisation schématique des traits d’ostéotomie lors d’une DOP et d’une TOP (Crédit photo : Fregis)

La triple ostéotomie du bassin (TOP) consiste à modifier l’articulation de la hanche en changeant l’orientation de la partie rattachée au bassin (cavité articulaire du bassin appelée acétabulum). De manière générale, comment cela fonctionne t’il ?

Le chirurgien orthopédique va créer trois fractures au niveau du bassin du chien, c’est la triple ostéotomie au niveau des os ilium, ischium et pubis). Puis dans un second temps, il va procéder à la « réparation »de ces trois os sectionnés tout en changeant l’orientation de la cavité articulaire et en mettant en place une plaque et des vis. Cette technique permet de retrouver une articulation la plus proche de la normale et ainsi éviter le développement secondaire de l’arthrose. C’est la technique qui a été utilisée chez notre chien Jack qui était alors âgé de 8 mois.

La double ostéotomie du bassin (DOP) est une technique similaire où seules deux ostéotomies sont réalisées au lieu de trois (ilium et pubis). Le principe est le même que la TOP mais le taux de complications post opératoires est diminué.

A la suite de ce type de chirurgie, une période de repos total est conseillée durant trois à cinq semaines afin que la consolidation se déroule bien et que le matériel reste en place. Si le chien présente deux hanches dysplasiques, on peut les opérer toutes les deux avec deux à trois semaines d’écart. Concernant notre Loulou, il s’est d’abord fait opérer de sa hanche gauche (dysplasie C) puis trois semaines plus tard de sa hanche droite (dysplasie D).

Jack dans son petit enclos aménagé dans notre salon après sa première intervention

Radiographie post opératoire de Jack après sa TOP bilatérale

Un suivi clinique et radiographique est réalisé afin de surveiller la cicatrisation et certaines complications rares (2,6 %) comme un arrachement de vis ou de plaque. Pour Jack, nous avions installé un parc dans notre salon afin d’éviter qu’il ne se déplace trop et qu’il garde le repos au maximum, chose toujours compliquée pour un chiot.  Les fils de suture sont retirés au bout de 12 jours.

Le taux de réussite est de 86 à 92 % et par ailleurs cette technique chirurgicale réduit de manière importante le développement de l’arthrose à terme.

Il s’agit quand même d’une technique qui présente un coût non négligeable entre 1000 et 2500 euros HT.

NB : L’évolution de Jack a été extrêmement favorable. Il avait eu sa première opération à la fin du mois de mars 2015 puis la seconde en avril. En juin, il gambadait et reprenait une vie paisible de toutou comme si ces trois mois n’avaient jamais existés pour notre plus grand bonheur. Jack a bénéficié de séances de balnéothérapie suite à la fonte musculaire occasionnée par le repos forcé après ses deux chirurgies.

Jack durant ses séances de balnéothérapie trois mois après sa triple ostéotomie bilatérale en 2015

Jack 6 ans après !!!

2-les interventions chirurgicales palliatives

Les traitements palliatifs ont pour but de faire disparaître la douleur. Ceux sont des traitements symptomatiques et non curatifs comme les précédents.

a-la résection de la tête et du col du fémur

Il s’agit d’une technique radicale qui consiste à retirer la tête du fémur arthrosique à l’origine des douleurs de l’animal. Elle est envisagée lorsqu’il n’est pas possible de réaliser une prothèse totale de hanche pour des raisons financières ou anatomiques.

Cette technique implique que l’animal ait une musculature fessière suffisante et surtout ne présente pas d’autres problèmes orthopédiques. Il y a également une limite du poids du chien, celui-ci devant se situer idéalement entre 17 et 25 kilos.

Une pseudo-articulation est ainsi créée limitant le contact osseux douloureux. On constate néanmoins une amplitude du mouvement limitée.

C’est une intervention peu onéreuse (entre 500 et 800 euros HT) La physiothérapie est indispensable secondairement afin d’améliorer la récupération et maintenir une musculature suffisante.

L’activité n’est pas limitée après la chirurgie hormis les dix premiers jours qui suivent l’intervention.

Radiographie préopératoire, Dysplasie de stade E

Radiographie postopératoire

b-la prothése totale de hanche (PTH )

C’est une intervention chirurgicale de pointe qui consiste à remplacer l’ensemble de l’articulation de la hanche par une prothèse. Contrairement à la résection de la tête et du col du fémur, la PTH permet d’obtenir un retour presque normal de l’articulation de la hanche et cela même chez les animaux sportifs ou de travail. Différents types de prothèses sont utilisées cimentées ou non et sans différences significatives entre elles en termes d’efficacité.

Avant d’envisager ce type de chirurgie, il faut vérifier l’absence d’infection locale chez l’animal ainsi que l’absence de troubles locomoteurs ou neurologiques. Une chirurgie antérieure rendra l’opération plus difficile et un risque infectieux multiplié par deux.

 Prothèse cimentée posée sur un chien de petit format.

C’est une opération qui s’adresse aux chiens de petites ou grandes tailles. La taille n’est donc en aucun cas un facteur limitant.

 Les chiens opérés reviennent à une fonction normale trois à six mois après l’intervention. La qualité de vie est nettement améliorée avec une réduction significative des douleurs. Le chien devra néanmoins respecter un repos strict six à huit semaines après l’opération. Les complications sont rares (luxation, fracture …) mais celle dont on craint le plus est la complication infectieuse d’où l’importance d’une asepsie rigoureuse. Les résultats sont généralement très bons avec un taux de réussite oscillant entre 90 et 95 %. Les implants de qualité durent toute la vie du chien.  C’est une technique qui demande une rigueur de la part du chirurgien mais aussi des propriétaires. Toutefois, le coût reste bien souvent l’obstacle majeur dans la décision thérapeutique (entre 2000 et 3000 euros HT).

c-la dénervation  de la hanche

 Il s’agit d’une intervention qui consiste à sectionner les fibres nerveuses véhiculant l’influx responsable de la douleur au niveau de la hanche atteinte. Il n’y a pas de contre-indication particulière. C’est une technique simple, peu invasive et peu onéreuse mais qui manque encore d’études sur le long terme.

d-l’implantation de billes d’or

Lorsque les anti-inflammatoires n’agissent plus ou sont de moins en moins tolérés par l’animal, l’implantation de billes d’or est une thérapeutique antalgique et palliative qui peut être proposée. Sous sédation profonde et sous guidage radiologique, des petites particules d’or sont implantées au niveau de la hanche dysplasique. Ces particules vont détourner le système inflammatoire responsable de la douleur et ainsi améliorer la qualité de vie de l’animal. C’est une technique peu couteuse sans réelles complications (hormis ceux liés à l’anesthésie générale), non toxique et peu onéreuse à côté des autres chirurgies proposées.

Conclusion :

Comme nous avons pu le voir, il existe différents traitements de la dysplasie de la hanche. Les techniques sont variées et nombreuses. Le traitement doit être adapté à chaque cas après un examen rigoureux effectué par le vétérinaire et en concertation avec les propriétaires. On note néanmoins l’importance du diagnostic précoce afin de pouvoir disposer d’un large choix dans les choix thérapeutiques. Les propriétaires doivent être sensibilisés au plus tôt sur l’importance des mesures hygiéniques permettant d’éviter l’aggravation trop précoce de l’arthrose. Bien entendu, l’avis du maître et aussi sa capacité à assumer le coût d’une intervention chirurgicale ainsi que les risques qui en découlent sont des critères essentiels qu’il ne faudra pas négliger dans la décision thérapeutique. La dysplasie n’est plus aujourd’hui une fatalité pour nos poilus grâce aux différentes alternatives thérapeutiques qu’elles soient médicales ou chirurgicales afin qu’ils puissent vivre une vie de toutous presque normale. 

Loulou l’hiver dernier sous la neige

En hommage à Sanjy parti trop tôt des suites de sa dysplasie sévère …

Sources photographiques

(Images et photographies provenant en majorité du site du centre hospitalier vétérinaire de Fregis

𝐿𝓊𝒸𝒾𝑒 & 𝓈𝑒𝓈 𝓅𝑜𝒾𝓁𝓊𝓈
𝐿𝓊𝒸𝒾𝑒 & 𝓈𝑒𝓈 𝓅𝑜𝒾𝓁𝓊𝓈

𝐿𝓊𝒸𝒾𝑒 & 𝓈𝑒𝓈 𝓅𝑜𝒾𝓁𝓊𝓈; 𝐿𝓊𝒸𝒾𝑒,𝒥𝒶𝒸𝓀﹠ 𝑀𝒶𝓇𝓉𝓎; ʀᴇ́ᴅᴀᴄᴛʀɪᴄᴇ𝓈 𝘽𝙡𝙤𝙜 𝙚𝙩 𝙈𝙖𝙜 𝟣𝟢𝟢% 𝘿𝙤𝙜𝙢𝙤𝙢𝙨, 𝐸𝒸𝑜𝓇𝑒𝓈𝓅𝑜𝓃𝓈𝒶𝒷𝓁𝑒

No Comments

    Laisser un commentaire

    %d blogueurs aiment cette page :