Another pets in wonderland On bouquine ?

Le Zoo des animaux disparus de Cazenove & Bloz

25 mai 2021

#LECRUSH BD

Sensibiliser son môme avec imagination et sagesse… Notons, accessoirement, que l’on peut aussi sensibiliser son père … !

Pour ceux qui me suivent depuis un moment, vous savez qu’il existe un lieu, en ce bas monde, où il faudrait me traîner de forces vives pour me faire entrer … LE ZOO… rien que la simple prononciation du mot m’ulcère; car nous parlons de ZOO, Z-O-OOk, une seconde, arrêt sur image… je vous vois balayer cette phrase, le titre de l’article, cette phrase, le titre de l’article, attention, vous allez perdre votre rétine là … Cependant, gymnastique oculaire, légitime, c’est déroutant, mais rassurez-vous, ni vous ni moi ne sommes schyzos… Vous allez comprendre… Pourquoi cette BD est mon total crush du moment… malgré qu’il s’agisse de la petite vie, ni plus ni moins déconcertante, d’un ZOO

Présentation par l’éditeur … Bamboo édition;

Le Zoo des animaux disparus, Tome 1(petite danse … qui précise 1, sous-entend 2 … CLACLAP…) scénarisé par Christophe CAZENOVE, dessinné par BLOZ, mise en couleurs par Alexandre AMOURIQ, Sylvie BONINO, MIRABELLE. Paru le 03 Juin 2020; il s’agit d’une bande dessinée de 48 pages (planches). ISBN 978-2-81897-630-2

Le seul endroit où découvrir des animaux jamais vu ou qu’on ne verra malheureusement plus. Déborah, stagiaire vétérinaire qui rêve de travailler dans un zoo, se voit affecter dans un parc zoologique très particulier, car il ne présente aux visiteurs que des animaux éteints depuis des siècles, quelques décennies ou même quelques mois. Pas évident de savoir quel vaccin faire à un dodo, comment nourrir un éléphant de Sicile ou si cet oiseau tahitien, l’O’u, est en pleine forme ou pas…” Source

Une approche judicieuse…. Pour petits, et grands…

Qualifiée de “tout public“, et ce, dés 6 ans, cette bande dessinée, s’inscrit dans la lignée pédagogique d’une didactique pour le moins humoristique; Le process inclusif, plonge l’enfant dans un univers contemporain et familier; pas de voyage dans le temps, nous sommes à son époque; une époque familière et propice à la postposition et au rapprochement avec les espèces qu’il connaît déjà, côtoie ou dont il a conscience de la menace de disparition, par la médiatisation ou la sensibilisation effectuée en amont dans sa sphère sociale voire familiale; en ce sens, je considère, que soulever “le pourquoi du comment” de l’arrivée dans ce zoo d’animaux disparus, il y a “fort fort longtemps… et lointainement” n’est qu’accessoire; c’est un choix judicieux des créateurs. L’enfant, n’appréhende pas le monde conformément à notre logique formelle, et cartésienne, il se pose beaucoup de questions, au quotidien, sa curiosité “dévorante” est largement rassasiée par le contenu informatif, très riche sur ces espèces disparues.

Déborah est le personnage auquel l’enfant, qui découvre le contenu, peut aisément s’identifier, et rêver “d’être à sa place”, de découvrir cette multiplicité d’espèces disparues; Exemple, le DODO, de vous à moi, le DODO, c’était mon rêve de môme … Du coup, l’adulte que je suis, et l’enfant en sommeil qui persiste à m’habiter ont adoré cette bande dessinée.

Une mise en scène qui implique une réflexion, petit d’homme, doit mobiliser sa compréhension de l’implicite, afin de tirer ses propres conclusions; exemple pour les petits Bilbis, qui ne boivent pas, mais “s’abreuvent” par les fruits et graines, on peut imaginer que la cause de disparition de leur espèce est liée à la raréfaction de ressources, comme évoqué, par les canicules… Pour d’autres espèces, il est évoqué des massacres, et l’action humaine, de consommation, surexploitation des ressources, un bouleversement de l’habitat naturel, etc … d’où, petit d’homme pourra tirer ses propres conclusions; ainsi, une réflexion collective pourra être menée avec lui; le renvoyant à la lutte écologique actuelle, et à la nécessité de devenir “acteur” de ce demain qui lui appartient.

Un contenu fictionnel, certes, mais documenté, même si le fait qu’il s’agisse d’espèces disparues n’a certainement pas facilité le travail des créateurs; ainsi, Christophe Cazenove déclare dans une interview, avoir cherché des informations dans l’espace dédié aux animaux disparus de la grande galerie de l’évolution au jardin des plantes de Paris.

Une BD qui colle à l’idéologie de préservation… sans taper trop fort..

Ce type de bande dessiné permet à l’enfant de découvrir, de s’informer, mais surtout, de réfléchir en reliant le contenu à la problématique actuelle d’extinction des espèces. Il ne s’agit pas d’un militantisme exacerbé, il peut davantage être qualifié de subtil et responsabilisant; l’enfant tirera ses propres conclusions; cet ouvrage plante la graine, qu’il vous reviendra, à vous, et petit d’homme de faire germer. Comme le sujet reste cependant grave, l’humour, comme porte d’entrée, est vraiment une démarche des plus adaptée; les enfants ont une sensibilité parfois démesurée, cette approche, douce, drôle mais formatrice permettra d’introduire la sensibilisation aux vivants dans son quotidien sans fatalisme oppressant.

Gros plus : Un cahier pédagogique en partenariat avec l’AFDPZ est inclus en fin d’ouvrage; il s’agit d’un excellent complément de 6 pages, qui abordent les principales causes d’extinction des espèces et qui permettra à petit d’homme de valider ses hypothèses de lecture, de compléter sa réflexion initiale, ou d’approfondir ses connaissances.

Un aperçu en images?

©Bamboo édition 2020

Niveau dessin; si je me réfère aux gravures et documentations anciennes, le rendu semble très réaliste; dynamique, expressif, conforme à la bonne compréhension des scènes par l’enfant ! Perso, ça fait écho à mon enfance; un papa collectionneur BD, des figurines et des lithos partout, ce fut un agréable moment “voyage dans le temps”, l’adepte de la cause animale en ressort satisfaite, voilà donc un zoo, où j’ai aimé mettre le nez ! Notons, les personnages qui composent ce premier Tome, sont nombreux, et proposent un panel de personnalités agréables;

Mon avis ? Une excellente initiative qui allie judicieusement imaginaire et réalisme; un passé à la rencontre d’un présent, qui répond à une nécessité d’instruction, un univers qui se passe aisément de sur-légitimité en son essence; une échappée instructive et cependant, magique pour l’enfant et l’adolescent voire l’adulescent (prise la main dans le … book). La sensibilisation, la distraction, l’imaginaire, le rêve, la possibilité de mener sa propre enquête, de suivre ses pistes; tant d’ouvertures, qui me poussent à vous recommander vivement cette BD dont j’attends impatiemment le second tome ! Pour éviter que cette liste d’animaux disparus ne s’allonge, l’enfant d’aujourd’hui, incarnera le sage de demain… il peut donc être plus que judicieux de lui placer ce contenu entre les mains !

Où acheter ? La BD est vendue 10.95 euros au format papier, et 6.99 euros au format Ebook sur les sites Fnac, Amazon, Librairies dialogues, BDFugue, Momie Librairie, Décitre, mais aussi, dans les boutiques spécialisées, et chez vos libraires de proximité, sur commande.

Bonus : Pour la version numérique GooglePlay

TOME 2

CLAP CLAP

Mise à jour du 22 mai 2021

Le second tome du Zoo des animaux disparu est paru, aux éditions Bamboo, le 5 mai 2021 ; toujours la même équipe aux commandes ; scénarisé par Cazenove et dessiné par Bloz ; un duo qu’on apprécie pour la pédagogie des contenus ;

Présentation de l’éditeur : « Le seul endroit où découvrir des animaux jamais vus ou qu’on ne verra malheureusement plus. Dans ce parc zoologique très particulier qui ne présente aux visiteurs que des animaux éteints depuis des siècles, quelques décennies ou même quelques mois, Déborah, stagiaire vétérinaire, a fort à faire pour suivre toutes les naissances extraordinaires de ces espèces disparues. Et elle s’émerveille de pouvoir côtoyer le dodo, la véritable star du zoo ! Tandis que de nouveaux animaux continuent d’arriver dans les enclos, les soigneurs prennent autant soin des bêtes que des visiteurs, dans ce zoo définitivement pas comme les autres.   Inclus : un cahier supplémentaire. »

Alors, ce tome 2 est-il à la hauteur du premier ? Retour sur impressions … pour le premier tome les deux acolytes avaient placé la barre très haute ; le concept d’animaux disparus est non seulement novateur mais également formateur et sensibilisateur ; l’humaine était conquise !

Pour ce second tome, on peut clairement affirmer qu’ils réitèrent la performance ; fidélisant les lecteurs convaincus et séduisant les nouveaux arrivants ; notamment, par de nouvelles thématiques parfaitement reliées aux préoccupations actuelles de préservation des espèces qui sont traitées avec humour et bon sens ;

Gros plus : Des encadrés informatifs sont inclus en bas de planche afin d’expliquer la disparition de l’espèce narrée ; un contenu informatif, pertinemment structuré, comme suit : année d’extinction, causes de l’extinction, particularités, espèce cousine encore vivante, répartition géographique ; sans oublier le planisphère de localisation qui permet aux plus jeunes de parfaire leurs connaissances en géographie mondiale.

Ainsi, dans ce second tome, on retrouve Déborah et son équipe ; on comprend que le Dodo est une star incontestable ; ce qui lui confère quelques privilèges ; on s’offusque avec les Quaggas du manque d’estime accordé à leur statut, quantitativement proportionnel à leurs rayures, on en viendrait presque à bouder le zèbre par solidarité; on idolâtre le Bubale malgré sa condescendance pour notre espèce; et surtout, on comprend toute la complexité du mécanisme de réintroduction des espèces dans leur milieu naturel.

Un nouveau cahier pédagogique est inclus dans ce second thème ; réalisé en partenariat avec l’AFDPZ ; qui aborde la protection des espèces en danger, la sauvegarde d’espèces dites « éteintes » dans la nature mais sauvegardées dans des parcs zoologiques ; et la difficile réintroduction des espèces, information qui permet de comprendre que la réintroduction est un processus long, risqué et couteux ; d’ailleurs, toutes les tentatives ne se sont pas soldées par la réussite, malheureusement ! Une ouverture qui permet d’aborder le rôle du parcs zoologiques selon un autre aspect, et qui favorise, notamment, la distinction avec le « Zoo » traditionnel, fustigé, à raison, par l’opinion publique depuis que l’animal est considéré dans sa sensibilité et qu’une perspective de droit naturel lui est enfin attribué par une majorité de personnes sensibilisées à cette réalité.  

©Bamboo édition 2021

Mon avis ? Le second tome est à la hauteur du premier ; je peux même affirmer que je le préfère ; les encadrés permettent de contextualiser mais également de relier à l’histoire et à l’évolution de nos sociétés dans ses us et coutumes ; je trouve cette approche très intéressante pour un enfant, un adolescent et même un adulte ; preuve étant, j’ai lu et relu ce second tome d’une traite ; en adepte inconditionnelle, bien évidemment, je me suis attardée sur le DODO !!!

Cette BD est véritablement à placer dans la catégorie « outil » éducatif et pédagogique ; elle permet d’introduire des valeurs fortes ; écologiques, humanistes, universelles ; elle favorise également le dialogue dans la sphère familiale ; enfin, elle peut constituer une porte d’entrée à des recherches ultérieures, à un approfondissement des concepts abordés ; aussi, il est parfaitement envisageable qu’elle puisse donner libre cours à des réalisations ou même servir de pierre angulaire à un exposé scolaire.

Enfin, aux parents qui « résistent » quant à la perspective d’emmener leur progéniture au cirque ou dans les zoos traditionnels ; cette BD peut justement permettre d’ouvrir le dialogue, d’informer, d’expliquer et de favoriser l’adhésion des enfants à une prise de position légitime empreinte d’empathie pour le vivant ; notamment, par une attention particulière accordée aux encadrés informatifs ; l’homme ayant une responsabilité majeure dans ces disparitions. Cela favorisera également d’introduire le réchauffement climatique, l’étalement urbain, et bien d’autres problématiques engendrées par l’activité humaine qui contribuent à faire planer une menace sur de nombreuses espèces actuellement ; les enfants d’aujourd’hui étant les adultes de demain, il est important qu’ils prennent conscience qu’ils ont un rôle à jouer dans ce devenir.

Qui plus est, soyons clairs ; la BD, n’est pas un sous-produit littéraire ; c’est un art à par entière qui associe signifié et signifiant ; qui contribue à développer l’imaginaire de l’enfant et à l’initier à des lectures plus longues par la suite ; suscite sa curiosité, aiguise son esprit critique, lorsque celle-ci est porteuse de sens, comme c’est le cas avec « Le zoo des animaux disparus », elle peut également être une approche d’ouverture à une multitude de disciplines ; géographie, sociologie, histoire, philosophie, sciences ; enfin, il nous faut évoquer les valeurs liées à l’empathie, le respect, la considération du vivant amenées par ces présentations ; un contenu informatif subtilement distillé entre deux tranches d’humour ; qui permet à l’enfant de passer un agréable moment tout en apprenant ; le propre même de la compétence liée à la capacité de réflexion attendue lors de son développement vers le monde qui l’entoure.  

La BD de 48 pages est vendue 10.95 euros sur le site officiel de la maison d’édition Bamboo, mais aussi, sur FNACDECITRE / BDFUGUE  et bien évidemment, dans vos librairies de proximité, sur simple commande.

Les liens utiles : Bamboo édition le site officiel / Le Facebook / L’Instagram / Le twitter / La chaîne Youtube / Biographie de Christophe Cazenove et une interview spéciale confinement / Biographie de Bloz.

Queeny & L'humaine
Queeny & L’humaine

𝘘𝘶𝘦𝘦𝘯𝘺, 𝘤𝘳𝘰𝘪𝘴𝘦́𝘦 𝘈𝘒𝘈 𝘱𝘢𝘶𝘱𝘪𝘦𝘵𝘵𝘦 e𝘵 𝘴𝘰𝘯 𝘩𝘶𝘮𝘢𝘪𝘯𝘦 💬𝙵𝚘𝚗𝚍𝚊𝚝𝚛𝚒𝚌𝚎 𝚍𝚎 𝙼𝙳𝙸𝙰𝚀 𝚎𝚗 𝟸0𝟷𝟼 𝗥𝗲́𝗱𝗮𝗰𝘁𝗿𝗶𝗰𝗲𝘀 𝗕𝗹𝗼𝗴 & 𝗠𝗮𝗴 𝟭𝟬𝟬% 𝗗𝗼𝗴𝗺𝗼𝗺𝘀 ◽Dღɢℓɨƒєsтγℓє / Иєωs◽ 𝑅𝑢𝑏𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑝ℎ𝑎𝑟𝑒𝑠 : 𝑊𝑖𝑠ℎ𝑙𝑖𝑠𝑡, 𝑏𝑜𝑢𝑞𝑢𝑖𝑛𝑒, 𝐷𝑜𝑔𝑠𝑚𝑜𝑚𝐿𝑖𝑓𝑒,..

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