Another pets in wonderland On bouquine ?

Préservons la vie sauvage, halte au massacre de Christian Bouchardy

4 mai 2021

#BOUQUINE INTROSPECTIF

Vous connaissez déjà mon admiration pour la faune sauvage et la nature; ainsi que mon inclination à promouvoir sa préservation; c’est pourquoi, j’ai a cœur de vous présenter un ouvrage absolument magistral; complet, illustré de photographies superbes et surtout très riches en contenus.

Moi et les nature, une histoire de respect, comme beaucoup, je tente de déranger le moins possible; j’ai eu la chance de me rendre utile avec Happy; depuis, je me sens encore plus responsable des dommages que notre présence occasionne aux animaux et à la nature. Il semble que la prise de conscience passe par la connaissance; la compréhension et le changement découlent de notre amour pour le vivant, et de notre volonté individuelle et collective; c’est pourquoi, ce livre est à placer entre toutes les mains; convaincus, assidus, novices, interrogatifs; jeunes et moins jeunes; car nous sommes tous la pièce d’un tout indissociable, nécessaire au changement de la condition animale; et ce, qu’il s’agisse de préservation ou tout simplement d’amélioration des simples conditions d’existence dans un environnement qui de fait, devrait leur être dû !

PRÉSERVONS LA VIE SAUVAGE HALTE AU MASSACRE

CHRISTIAN BOUCHARDY, hors collection, 160 pages illustrées de photographies; format 20x26cm; paru le 1 octobre 2020 aux éditions Artémis. L’ouvrage est vendu 24.90 euros, sur le site officiel / Fnac / Decitre /

Présentation de l’Editeur

Pourquoi, tandis que l’immense majorité des Français aime la nature, la biodiversité est-elle toujours le parent pauvre des politiques publiques ? Pourquoi et comment des millions d’animaux sauvages sont-ils, chaque année, exterminés, écrasés et voient-ils leur milieu de vie régresser ? Quels sont les lobbies qui permettent à des pratiques aussi barbares que la chasse à la glu de perdurer ? Pourquoi tous les plans destinés à réduire l’emploi des pesticides restent jusqu’à présent des échecs ? Quels sont, malgré tout, les progrès constatés durant ces quarante dernières années grâce au combat des associations, à la loi et à l’Europe ?

Après des décennies d’observation et d’étude de la faune sauvage et d’engagement dans les associations de protection de la nature, Christian Bouchardy nous livre ses analyses, ses sentiments, ses colères et ses espoirs.

Il nous raconte très concrètement comment, en qualité d’élu régional, il a vécu le difficile chemin pour la création des espaces protégés. De loin en loin, il nous fait partager des citations particulièrement pertinentes de naturalistes, de philosophes ou de chercheurs, extraites de ses lectures et il nous fait découvrir par l’image, le fruit de longues années d’affût et de pérégrination dans des paysages somptueux. Enfin, il termine son plaidoyer par un appel à la transformation d’un monde de cruauté, de cynisme et d’exploitation en un monde d’attention aux autres, de respect et d’émerveillement.

Depuis plus de 40 ans, Christian Bouchardy fréquente le milieu naturaliste où il pratique la photo et la vidéo. Spécialiste de la faune et du patrimoine local, il a réalisé une quarantaine de films, présenté des émissions de télévision et est l’auteur de nombreux ouvrages. Il a été vice-président du Conseil Régional d’Auvergne en charge de l’Environnement, et consacre désormais son temps à l’écriture, la photographie, et la protection de la nature au sein de plusieurs associations naturalistes.

Pour écouter une interview de Christian Bouchardy, menée par Christophe Noiseux; sur France Bleu pour l’émission H20, enregistrée le 16 octobre 2020, d’une durée de 28 minutes.

Des vidéos très intéressantes qui vous permettront de mieux connaitre l’auteur;

Décortiquons l’ouvrage…

Il est composé de 7 chapitres, eux-mêmes divisés en sous-chapitres, allant de 2 à 7 thématiques abordées de manière très détaillée;

Premier chapitre – éloge de la nature: Il s’agit ici, d’aborder la préservation et en quelque sorte, le militantisme qui en découle par la clarification de notions élémentaires; telles que le naturalisme; qui selon l’auteur trouve son essence dans l’amour de la nature et l’émerveillement; en ce sens, je suis entièrement d’accord avec lui; les plus beaux souvenirs de quiétude qui me viennent à l’esprit remontent à ces moments d’apaisement durant lesquels je me suis trouvée seule avec Queeny majoritairement, face à ces étendues naturelles; qu’il s’agisse de la plage ou de la forêt, j’ai toujours considéré qu’en découlaient un sentiment de sécurité et de bien-être inégalé; un sentiment que je n’ai jamais ressenti vautrée dans mon canapé, devant une série télé… On s’y sent à la fois petit mais aussi, relié à ce tout; spectateur et composant; On en vient donc à l’émerveillement; lié comme le souligne si judicieusement l’auteur au plaisir des yeux; toutes ces couleurs; cette luminosité qui fait que la nature n’offre jamais deux fois le même paysage; on me demande souvent si je ne suis pas lassée de me promener à la plage; la réponse est non; selon les marées, l’heure de la journée, le paysage est toujours à la fois similaire et différent; cependant, jamais identique. Il se découvre et se contemple à l’infini. Enfin, il y aborde l’impact de la présence humaine pour les espèces; en analysant très pertinemment les conséquences du premier confinement.

Second chapitre – Une nature riche mais fragile : Ce chapitre permet de mieux appréhender certains concepts par la clarification des définitions majeurs; le concept de nature, le vocable biodiversité, les mots naturel et sauvage; des clarifications qui permettent de s’imprégner de la pensée de l’auteur; une pensée ouverte, sage et raisonnée. Ensuite, le chapitre propose de prendre connaissance des atouts de la France, des aires protégées mais aussi, de ce signal d’alerte qui devrait tous nous émouvoir; les espèces en danger; avec l’indice planète vivante (IPV), l’union international pour la conservation de la nature (UICN); un déclin édifiant qui est présenté à l’aide de données quantitatives qui fendent le cœur. Enfin, l’auteur aborde la question des résistances et hostilités avec les causes directes et indirectes de la régression de la biodiversité qui sont, à la fois nombreuses et complexes; entremêlées et bien trop souvent occultées par ceux qui ne se sentent pas concernés. L’auteur étant un homme de terrain, cela permet de mieux comprendre les problématiques qui découlent parfois de choix, ou dirons-nous d’absence de choix en faveur de la nature auxquels nous assistons bien trop souvent; cela permet de mieux comprendre les blocages, les obstacles aux belles et grandes actions; cependant, l’auteur place également à l’évidence, qu’il y a encore des personnes qui œuvrent au mieux pour la nature; parfois, envers et contre tous; et que finalement, les petites victoires existent aussi ! Son vécu et son expérience porte un regard très intéressant dans la production d’un contenu informatif très riche sur les mécanismes de préservation à l’échelle locale et nationale. Des informations qui nécessité de creuser lorsque l’on est pas acteur de ce combat; en ce sens, l’ouvrage peut véritablement conscientiser le plus grand nombre, sur la complexité de ces situations; protéger et préserver, ok, il n’y a qu’à faire… ah oui mais finalement, non, parce que … c’est plus compliqué que cela; l’économie, le développement économique, le renforcement de secteurs spécifiques, les intérêts politiques, l’adhésion d’une opinion publique ciblée peuvent parfois, pour ne pas dire, souvent, alterner l’entendement du bon sens, relatif à la préservation !

Troisième chapitre – Des menaces persistantes : J’ai particulièrement apprécié cette partie qui permet d’aborder les causes de régression de la biodiversité et les menaces qui pèsent sur Dame nature et ses protégés. L’auteur évoque notamment, la destruction des habitats, les zones humides, l’urbanisation; la problématique liée aux rivières comme; la pollution, les aménagements; mais aussi, le changement climatique, ou encore, l’introduction d’espèces étrangères; bonus que j’affectionne, l’auteur évoque également la problématique “délicate des chats” avec une conclusion pleine de lucidité, il n’y a pas de mauvais chats, il n’y a que de mauvais maître. Bravo Monsieur Bourchardy, il est indispensable de relayer ce message de responsabilisation des propriétaires de chats.

Quatrième chapitre – L’agriculture : Vaste débat, qui s’ouvre sur l’agriculture intensive; et zoom sur la politique commune (PAC); en évoquant l’impact de l’agriculture intensive; et en mettant en évidence les pesticides dont les dégâts sont considérables et avérés; ainsi que la fin du bocage; On en revient à la nécessité d’une exploitation raisonnée de nos ressources et de la mise en évidence d’un développement durable, pour les générations futures toutes espèces confondues. Produire, plus que de raison, plus que de besoin; nous sommes dans un système de surconsommation; d’abondance et d’opulence; mais la facture est “salée” pour le monde qui nous entoure, elle le sera davantage pour ceux qui sont amenés à l’habiter après nous… je supporte de moins en moins les supermarchés; trop de tout, trop de superflus et de tentations, trop de malbouffe; trop de stratégies logistiques; manger pour vivre, semble si lointain; acheter raisonné, c’est une philosophie adoptée voici plusieurs années; avec une mention particulière au vrac qui permet de se limiter à ce dont nous avons vraiment besoin ! Le cercle vertueux du développement durable est facilement entravé par cette demande constante de tout, de trop; qui pousse à produire de tout, et beaucoup trop; pour finir par gaspiller de tout et de trop; nous sommes tous responsables; de tout les dégâts qu’on constate partout; capricieux et insatiables l’humain creuse le trou dans lequel il n’aura plus qu’à se coucher ensuite… sauf si, aujourd’hui, il se réveille?!

Cinquième chapitre – La chasse et le piégeage : Sur le blog, nous avons déjà allégrement abordé la question de la chasse, et vous connaissez tous ma position sur la question; je ne m’en cache pas, je n’en change pas ! Ce chapitre démarre par le panorama de la chasse en France, en détaillent; la chasse à tir, avec la liste des espèces chassables en France; en pointant du doigt, à nouveau une certaine forme d’opulence, c’est-à-dire, 90 espèces différentes, un record européen qui ne peut nullement nous rendre fier face à nos voisins plus modérés ! Ensuite, est abordé le piégeage et le concept de nuisible ou d’ESOD. Les chasses traditionnelles, la vènerie, le braconnage; et enfin, la question “qui décide du sort des animaux sauvages” mention spéciale pour les lectures recommandées afin d’approfondir la problématique de la chasse; ainsi que l’extrait sélectionné par l’auteur; dernière gerbe de Victor Hugo.

Septième chapitre – La route et la faune : Problématique que je ne connais que trop bien; elle a couté la vie à la maman d’Happy et lorsqu’il me fallu la laisser libre de faire ses choix, j’ai redouté le moment où elle serait confronté à la route. Ce n’est pas l’animal qui traverse la route, c’est la route qui entrave le parcours de l’animal… de mon avis, ça n’engage que moi; pour s’alimenter, trouver de l’eau, se reproduire, la dispersion au moment de prendre son propre chemin, l’impossible adaptation; les passages à faune; qui peuvent sauver des vies;

Huitième chapitre – Un espoir pour l’avenir : Dans cette dernière partie, l’auteur, avec toute la bienveillance qui le caractérise, garde et insuffle espoir au lecteur; en évoquant la loi et ses avancées; et le nouveau message; qui à mon sens incarne une belle leçon de vie; une ligne verte qu’il incombe à tous de choisir de suivre.

J’ai véritablement adoré cet ouvrage, très bien rédigé, une syntaxe fluide et un vocabulaire approprié mais qui n’exclut pas les lecteurs plus jeunes; que du contraire, les clarifications de notions, concepts et vocabulaire permettront aux plus jeunes de se plonger dans cet ouvrage; il permet de faire le tour de nombreuses problématiques mais se ferme sur l’espoir; l’auteur est sage, et passionnée; il aime la nature et cela se ressent de la première à la dernière ligne de son livre. C’est très instructif, évasif et surtout, responsabilisant. Pour ceux qui apprécient la nature à sa juste valeur; il y a vraiment de quoi passer un excellent moment de lecture; à lire, et à relire; notons que les photographies sont absolument superbes; elles font voyager; Il est vraiment à placer dans la série des “beaux livres”, ceux qu’on range avec amour dans sa bibliothèque et que l’on sort volontiers lors des soirées entre amis, durant lesquelles on aborde le monde et ce dont on rêve pour lui! Je pense que nous sommes nombreux à souffrir ces injustices; à souffrir le sort des animaux sauvages, libres, d’élevages ou même, domestiques avec toutes les maltraitances qu’ils subissent; ce type d’ouvrage permet de réaliser que les choses peuvent encore changer, évoluer, qu’on peut y participer; à notre échelle; informer, éduquer les plus jeunes, responsabiliser; fédérer l’intérêt pour le vivant. Un livre constat et ouverture sur demain que je vous recommande vivement; réaliste, informatif, bouleversant de vérités, et cependant, imprégné d’espoir !

Queeny & L'humaine
Queeny & L’humaine

𝘘𝘶𝘦𝘦𝘯𝘺, 𝘤𝘳𝘰𝘪𝘴𝘦́𝘦 𝘈𝘒𝘈 𝘱𝘢𝘶𝘱𝘪𝘦𝘵𝘵𝘦 e𝘵 𝘴𝘰𝘯 𝘩𝘶𝘮𝘢𝘪𝘯𝘦 💬𝙵𝚘𝚗𝚍𝚊𝚝𝚛𝚒𝚌𝚎 𝚍𝚎 𝙼𝙳𝙸𝙰𝚀 𝚎𝚗 𝟸0𝟷𝟼 𝗥𝗲́𝗱𝗮𝗰𝘁𝗿𝗶𝗰𝗲𝘀 𝗕𝗹𝗼𝗴 & 𝗠𝗮𝗴 𝟭𝟬𝟬% 𝗗𝗼𝗴𝗺𝗼𝗺𝘀 ◽Dღɢℓɨƒєsтγℓє / Иєωs◽ 𝑅𝑢𝑏𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑝ℎ𝑎𝑟𝑒𝑠 : 𝑊𝑖𝑠ℎ𝑙𝑖𝑠𝑡, 𝑏𝑜𝑢𝑞𝑢𝑖𝑛𝑒, 𝐷𝑜𝑔𝑠𝑚𝑜𝑚𝐿𝑖𝑓𝑒,..

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