Dog's Mom Life My Queen et les associations Pour doglovers Only

Maïdja, la première chienne d’assistance auto-formée de France;

24 janvier 2021

#La belle histoire;

PORTRAIT DE DOGMOM

Depuis plus d’un an, j’ai la chance d’échanger avec Alvina, une personne adorable et courageuse; au parcours de vie qui, je le pense, pourra incarner la lueur d’espoir pour d’autres qui traversent les épreuves qu’elle-même a traversé; un partage de vécu, un témoignage fort en émotion, en gratitude et enclin à susciter l’admiration de tous.

Alvina âgée de 39 ans est l’heureuse maman de deux enfants de 7 ans et demi et 9 ans ; la famille compte également une poilu exceptionnelle ;  Maidja son alter-égo à poils qui fêtera prochainement ses 5 ans. Elle a toujours été passionnée par les animaux, et elle a toujours vécu avec des chiens et des chats ; petite son rêve était d’avoir son propre chien ; elle a donc eu un cocker en 2000 et une jument, la plus belle du monde Genoise ; malheureusement en 2008, leurs vies basculèrent lorsqu’elles eurent un accident, sa jument lors d’une promenade, a chutée et lui est tombée dessus ;

Un accident qui marqua à tout jamais le quotidien d’Alvina ; un accident qui lui apporta aussi, indirectement, le plus beau des soutiens ; Maidja, son chien d’assistance … Voici leur histoire ;

Lorsqu’elle avait 10 ans, Alvina et sa famille ont trouvé un petit caniche, abandonné, ils décidèrent de le garder, il était très intelligent, très joueur, et développa très rapidement une relation particulière avec Alvina ; enfant déjà, elle était passionnée par l’éducation canine, elle s’était lancé le défi d’éduquer ce nouveau compagnon pour en faire un chien pour déficient visuel.

Elle se bandait les yeux et lui apprenait les rudiments du chien guide ; par exemple, le solliciter pour la conduire, les yeux bandés, jusqu’à la boulangerie ; il s’est rapidement avéré très doué, il parvenait à lui faire prendre les passages piétons, éviter les poteaux, signifiait les marches d’escalier, évitait les personnes et les voitures.

Cette situation amusait beaucoup les gens, mais pour eux c’était un véritable défi qui nourrissait la relation spéciale qu’ils entretenaient, basée sur l’apprentissage réciproque. Alvina déclare d’ailleurs, « qu’ils s’éclataient vraiment tous les deux » en apprenant.

Depuis sa plus tendre enfance, Alvina a toujours eu des petits soucis de santé ; des douleurs généralisées ; accompagnées d’entorses, de tendinite, de luxations, de subluxations ; des problématiques attribuées par déduction à la pratique du sport, à savoir, la gymnastique de haut niveau qu’elle pratiquait assidument.

Physiquement, elle avait toujours quelque chose qui n’allait pas, en grandissant, elle restait d’ailleurs très fragile, sur beaucoup de choses, sans pour autant être considéré comme « handicapantes », dans le sens, où elle s’en sortait au quotidien, même si, elle faisait plus attention et était plus fatigable, tout en maintenant ce qu’elle qualifie de « vie normale ».

Cet épisode fait écho à la responsabilisation, indispensable tant dans l’éducation canine que dans celle de l’enfant; c’est un moteur positif qui alimente les apprentissages, favorise la confiance en soi, et consolide au sein même de la relation de petit d’homme avec son chien.

2008 …

Tout bascule, lorsqu’elle a un accident à cheval. Elle a commencé à avoir des douleurs généralisées et intenses, au bout de 12 années d’errance médicale ; le verdict tombe ; Alvina a une maladie génétique, C’est les syndromes d’Ehlers Danlos, ; dont les symptômes renvoyaient aux problématiques de son enfance ; ce qui jadis fut attribué au sport, était en réalité une maladie devenue handicapante suite à l’accident.

C’est quoi ?

Les syndromes d’Ehlers Danlos

Les syndromes d’Ehlers-Danlos (SED) sont des maladies héréditaires du tissu conjonctif caractérisées par la triade : hyperlaxité articulaire, hyperélasticité cutanée (légère, modérée ou importante selon le type de SED) et fragilité des tissus conjonctifs. Ils sont dus à des anomalies de la matrice extracellulaire.

Les principaux signes cliniques à rechercher sont : hyperlaxité articulaire (dépistée par le score de Beighton), entorses et luxations multiples, scoliose, troubles de la proprioception, douleurs articulaires, hyperextensibilité cutanée, difficultés de cicatrisation, hématomes anormaux, fragilité des tissus conjonctifs, fatigabilité anormale.

Les douleurs et la fatigue chroniques sont des caractéristiques majeures de certains SED NV et peuvent conduire à un déconditionnement physique. Les douleurs sont nociceptives et neuropathiques, musculosquelettiques et extra-articulaires (gastro-intestinales, pelviennes, céphalées, …). Le traitement des douleurs nécessite une approche et un suivi multidisciplinaires, associant une intervention pharmacologique à une thérapie physique et psychologique, afin de traiter les causes de la douleur et de minimiser son ressenti. Les attelles et la mise en décharge (en évitant le béquillage prolongé) peuvent avoir un effet antalgique. La fatigabilité est multifactorielle (musculaire, troubles de la proprioception, dysautonomie, douleurs,..) et peut majorer des troubles neuropsychologiques. Il est important de rechercher et traiter d’éventuels facteurs aggravants : anémie, carence nutritionnelle, médicaments, troubles du sommeil, allergies, dysthyroïdie. Des problématiques auxquelles peuvent s’ajouter; la fragilité cutanée, des troubles fonctionnels gastro-intestinaux, les troubles respiratoires, cardiologiques, neurologiques, gynécologiques, ORL, ophtalmologiques, dentaires; …

Source : Haute autorité de santé


Aujourd’hui; Alvina parvient à marcher un peu à la maison, à se tenir debout ; en revanche, à l’extérieur, elle ne parvient plus à se mouvoir au-delà d’une dizaine de mètres ; une fatigue extrême découle de sa maladie, ainsi que des douleurs avec lesquelles, il faut vivre quotidiennement.

Alvina avait déjà une boule de poils dans sa vie, depuis 2000; une adorable cocker, très têtue, avec qui l’apprentissage de la marche en laisse fut compliqué, elle n’a jamais voulu apprendre grand-chose, mais elle était aimée et choyée comme un membre à part entière de la famille; elle les quitta âgée de 16 ans, après une fin très difficile, suite à plusieurs AVC.

Elle ne ne se voyait pas vivre sans chien, elle a donc mené des recherches afin de trouver un poilu qui pourrait lui correspondre, il ne pouvait pas être un gros chien car elle souhaitait vraiment l’éduquer elle-même, de fait un chien de grand gabarit, 18kg alors qu’elle n’en pèse que 60, ce n’était pas envisageable physiquement, et cela pouvait s’avérer dangereux pour sa santé.

En 2016 c’est arrivée de Maïdja , directement très proche, complices, malgré que petite rien de spécial ne lui fut demandé, si ce n’est assis, et les autres prémices éducatifs qu’on inculque aux chiots ; cependant, toute petite, elle était déjà très focalisée sur Alvina, en la suivant, en se montrant très attentive à ses déplacements. Prédisposition,  motivation affective ? l’histoire nous le confirmera…

Elle a donc cherché selon les critères suivants ; l’intelligence, bien qu’ils soient tous intelligents, il fallait un chien réceptif et enclin aux apprentissages complexes ;  mais aussi, un chien qui soit adorable avec les enfants. Elle est tombée, au fil de ses recherches, sur le berger des shetlands, au départ, elle avait un peu peur qu’elle soit trop petite, étant donné que le standard de taille, pour une femelle, tourne autour des 34 centimètres, il fallait qu’elle soit suffisamment à hauteur ; malgré cette réticence liée à la hauteur, elle a craqué sur le caractère ; qui pouvait parfaitement convenir à son souhait de former un chien qui pourrait l’accompagner dans son quotidien, en jouant un rôle de soutien et d’assistance.

L’apprentissage a véritablement commencé lorsque Maîdja avait 7 mois ; lorsqu’elle s’est retrouvée enfermée, par mégarde, dans la chambre ; Alvina a décidé de lui apprendre à ouvrir la porte seule ; afin qu’elle puisse sortir facilement si cela venait à se reproduire ; l’étincelle dans son regard lorsqu’elle fut placée pour la première fois, en situation d’apprentissage, semblait signifier qu’elle s’éclatait, elle en redemandait ; Alvina a donc considéré qu’elle était prête pour apprendre des petites choses, progressivement, en s’amusant toutes les deux. Elle se sont donc lancées dans l’apprentissage de ses incontournables ; ouvrir et fermer les portes, y compris les portes de placard, prendre ce qu’il y a dans les placards, aller chercher des objets spécifiques à la demande, prendre la télécommande, le téléphone. Poursuivant sur des apprentissages plus complexes comme vider la machine à laver, ramasser les clés tombées, etc…

Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, elle était demandeuse, d’apprendre, d’accomplir quelque chose, ce n’est pas un chien de travail car pour elle ce n’est pas une contrainte ou des corvées, c’est un plaisir ; qui découle de la relation fusionnelle qu’elle entretient avec son humaine ; des actions valorisantes, Maïdja, comme beaucoup de chiens, a conscience de l’état de santé de son humaine, et se sent utile, s’accomplit dans son rôle à prendre soin de celle qu’elle aime.

D’elle-même Maïdja prend des initiatives afin de soulager le quotidien de sa binôme, ainsi, lorsqu’Alvina fait tombé ses clés, pas besoin de demander quoi que ce soit, elles lui sont rapportés d’instinct. C’est une connexion, entre elle et son humaine.

Le plus difficile fut d’aboyer sur demande, car elle n’était pas aboyeuse de nature, c’était cependant indispensable pour solliciter de l’aide en cas de chute ou problème pour Alvina.

Anecdote

Quand Maidja lance le son…


Complication : Un fauteuil roulant c’est compliqué, surtout un fauteuil manuel, et davantage en ville (entre les poubelles, les poteaux et les mobylettes; Alvina nous rappelle, qu’en fauteuil il n’est pas possible de descendre du trottoir pour éviter l’obstacle et remonter ensuite, d’autant qu’il y a encore beaucoup de lieux qui ne sont pas adaptés. De fait, le quotidien n’est pas simple et il y a encore beaucoup de magasins dans lesquels on ne sait pas rentrer ; en ce cas, il lui est déjà arrivé de demander à Maïdja d’aboyer pour attirer l’attention et obtenir de l’aide ; comme ce fut le cas devant une boulangerie qui ne lui était pas accessible à cause de la marche à l’entrée.

Pour lui apprendre toutes ses actions, Alvina a utilisé le Free-shaping le but c’est qu’elle réfléchisse d’elle-même à ce qui va lui être demandé ; à l’aide d’un bout de tissu, un clicker et des récompenses; un exemple pour apprendre à ouvrir les portes.

Un tissu est placé sur porte, Maidja est assise à côté de la porte, l’humaine attend avec elle, à côté de la porte, le but étant que le chien comprenne ce qu’on attend de lui, clic quand elle regarde la porte, clic, friandise, et au bout d’un moment, plus de clic, elle va donc chercher ce qu’on attend ensuite, elle avance vers la porte, clic friandise, on interrompt le clic; jusqu’à ce qu’elle comprenne et qu’ elle touche le tissu, clic à nouveau … l’étape suivante étant lorsqu’elle va prendre le tissu dans sa bouche, la suivante, lorsqu’elle va le tirer pour ouvrir, … quand elle aura compris la fin « c’est bien, ouvre la porte »; on associe un nom à l’action “ouvrir la porte“.

C’est donc un apprentissage par décomposition, en différentes étapes, progressives, et surtout basé sur la réflexion du chien. Parfois ça découle sur des apprentissages par essai erreur, mais c’est ce qui est intéressant de voir le chien chercher.

Shaping & Free-Shaping

Le shaping est un apprentissage par décomposition; chaque étapes devra être comprise par le chien pour qu’il en perçoive pleinement la finalité.

Le Free-shaping laisse une grande liberté au chien, l’humain n’a pas de plan d’apprentissage prévu en amont, c’est votre poilu qui doit comprendre et rythmer la décomposition de l’action; c’est donc plus complexe que le shaping car votre boule de poils est actrice de la décomposition.

Lorsque Maïdja maitrisait énormément de choses, Alvina s’est mise en quête d’une association qui permettrait de la faire reconnaitre comme chien d’assistance. Elle s’est tournée vers l’une des seules associations connues en France, c’est-à-dire, HANDICHIEN ; sauf que le schéma classique pour les chiens d’assistance, c’est qu’ils sont formés en amont, par des associations et des professionnels et sont fournis par la suite à des personnes dont la demande a été validée, après une attente pouvant aller jusqu’à 3 ans.

Alvina ne voulait pas d’une chien « clé en main », elle voulait que cette reconnaissance soit accordée à Maïdja afin qu’elle puisse l’accompagner dans les liens publics comme n’importe quel autre chien d’assistance, car c’est exactement ce qu’elle était pour elle, c’est le rôle qu’elle endossait chaque jour dans leur quotidien.

D’autant, qu’on ne choisit pas son chien d’assistance dans ce schéma traditionnel, ce sont les structures qui constituent des duos selon les besoins de l’un et les compétences de l’autre.

Alvina poursuivit donc ses recherches, jusqu’à tomber sur une toute jeune association FCAPIFrance chien d’assistance personnalisé et individualisé.

ASSOCIATION

FCAPI

La FCAPI est une association d’intérêt général à but non lucratif régie par la loi de 1901 du 1er juillet 1901.
Nous souhaitons qu’elle devienne une association reconnue d’utilité publique, agrée par Assistance Dog International.

Son nom est également un clin d’œil au roman d’Hector Malot “Sans Famille” où, le chien nommé CAPI devient le meilleur ami du petit Rémi qui est un enfant trouvé et acheté à Jérôme BARBERIN par Maître VITALIS, un musicien ambulant qui s’occupe de Rémi et qui l’aime comme si il était son propre fils. Le chien nommé CAPI est un chien faisant partie de la troupe ambulante. Il est très affectueux, social et sociable, très obéissant, dressé à effectuer des tours. Il devient le confident du petit Rémi et son meilleur ami mais il est également le meilleur acteur de la troupe.

Historique de la FCAPI :

La FCAPI a été pensée et créée fin 2012, suite à la demande grandissante de Chiens d’Assistance dans notre pays et la France ayant beaucoup de retard par rapport aux USA, à certains pays d’Europe et afin de former des “Chiens d’Assistance” pour différentes orientations :

Pour les personnes à mobilité très réduite, pour les personnes ayant des problèmes de Stabilité et de Mobilité modérée, pour les personnes sourdes ou malentendantes, pour les personnes autistes ou atteintes de troubles du comportement, de troubles cognitifs, pour les institutions qui accueillent du public en situation de handicap ou âgé, pour les personnes cardiaques, épileptiques, diabétiques, asthmatiques, allergiques, etc…

Grâce à tous ses diplômes reconnus en France, par la Fédération Cynophile Internationale et par “Assistance Dog International” autant sur le plan de la santé physique du chien que sur le plan comportemental du chien et de son dressage, elle a pu obtenir sa certification de “SERVICE DOG TRAINER & BEHAVIOR” donc de formateur de “CHIENS D’ASSISTANCE et COMPORTEMENTALISTE CANIN” pour les personnes à Mobilité Réduite, pour former les “Chiens de Stabilité et de Mobilité”, pour former les “Chiens de Service Social et de Thérapie” pour les personnes atteintes de troubles Autistiques et autres troubles du comportement ou encore post-traumatiques, pour former les “Chiens d’Alerte Médicale” pour les personnes souffrant de problème cardiaque, d’épilepsie, d’asthme, de diabète, d’allergie(s) et formateur de “Chiens d’Audition” pour les personnes sourdes ou malentendantes.

Source : FCAPI

Les formations peuvent être dispensées selon un double-axe; soit avec votre chien âgé de moins de 24 mois et présentant des prédispositions éducatives; soit avec l’un des chiens de l’association, sélectionné en amont après avoir été testé.

Formation chien d’assistance dit “classique”, chien de stabilité et de mobilité (comme Maïdja), chien de service social et de thérapie, chien d’alerte médicale, chien d’audition, chien thérapeute de soutien et de service social.

Pour information, les chiens peuvent accompagner les adultes mais aussi les enfants, à partir de 5 ans.

Le chien peut, lorsqu’il est devenu âgé, être adopté par sa famille, et ce, même si un nouveau chien est intégré pour le remplacer dans son rôle d’assistance. Les chiens sont remis gratuitement aux familles, dans le cas d’une formation de votre propre chien, c’est encore plus simple; cependant, plusieurs aides sont également possibles “Si la personne bénéficie de la Prestation Compensatoire du Handicap alors, à l’issue de la formation de son chien elle pourra faire la demande de l’Aide Animalière auprès de la MDPH d’un montant mensuel de 50 € et également bénéficier de l’assurance santé animale spéciale Chiens Guides et Chiens d’Assistance de la MACIF d’un montant annuel de 149 € et qui couvre mondialement avec le rapatriement compris.”

Le bénéficiaire devra naturellement prendre à sa charge l’entretien du chien, les frais vétérinaires ainsi que le coût de l’assurance santé. L’assurance Responsabilité Civile est obligatoire pour tous les Chiens d’Assistance y compris pour ceux en cours de formation ou pour les autres chiens résidant dans le même foyer.

Pour information, cette association, comme beaucoup d’autres ne peut vivre et aider les bénéficiaires que grâce aux dons et aux legs, ainsi qu’à l’implication des bénévoles; c’est pourquoi, je vous ajoute le lien qui permet de faire un don car je trouve ce travail exceptionnel et surtout réellement nécessaire afin de faciliter le quotidien et favoriser l’intégration sociale des personnes et enfants touchés par un handicap.

Comment cela fonctionne ? Alvina nous donne des précisions … Les personnes ont la charge de l’éducation de leur chien, ce qui implique que le handicap ne soit pas trop lourd, afin de pouvoir gérer cet aspect indispensable.

Critères pour rejoindre l’association : CMI carte mobilité inclusion faisant de préférence mention d’un besoin d’accompagnement, avoir une reconnaissance de la MDPH, le % varie selon le type de chien d’assistance nécessaire (exemple : 50% pour le Chien de Service Social et de Thérapie ou d’alerte médicale, 80% pour le chien d’assistance de type “classique”, de type “Stabilité et de Mobilité” et le chien d’audition) en ayant un minimum de connaissance des chiens, c’est un plus idéal.

Les personnes en situation de handicap ne pensent pas forcément à recourir à un chien, souvent par manque d’accompagnement ou d’informations ; cependant il existe plusieurs types de chiens de service, dont certainement l’un pouvant les accompagner dans le quotidien.

Pour une personne qui souhaite entrer dans l’association, avec un handicap qui peut aller de l’autisme, à l’asthme, trouble cardiaque, ou encore en étant malentendante ; chacun est acteur de l’éducation de son chien, aidé par un éducateur, qui fait les cours de base : marche au pied, marche en laisse, entente avec les congénères ; le référent signalera à l’éducateur ce qu’il doit apprendre, les lieux à privilégier, les commandes à favoriser et comment les acquérir. C’est donc une formation complètement personnalisée, chaque binôme a un programme de formation correspondant à ses besoins spécifiques, pour leur quotidien, avec la configuration de vie qui correspond. En revanche, l’association ne traite pas encore le cas des malvoyants car c’est plus complexe au niveau des apprentissages à dispenser pour l’humain qui doit être acteur de cette formation ;

Exemple : le chien d’une personne autiste ne va pas forcément apprendre à allumer la lumière en priorité, en revanche, il aura la capacité d’apaiser son humain dans une multitude de situation.

Prise de contact d’Alvina en mars 2018, avec la présidente, elles ont passé des heures au téléphone afin d’exposer sa situation ; à savoir : que Maïdja avait été éduquée avec Alvina, sans jamais recourir à un éducateur, que cette éducation était le ciment de leur relation, une véritable passion commune qui porta ses fruits, étant donné que Maidja maîtrisait énormément de compétences relatives à l’assistanat des humains en situation de handicap.

Elles ont rencontré la présidente qui a réalisé un test de comportement avec Maïdja, suivi d’une démonstration de ce qu’elles avaient appris toutes les deux ; tout ce qu’elle savait faire à la maison ;

Pour information : afin d’être reconnu chien d’assistance, il faut maitriser au minimum 50 commandes qui attenues le handicap de la personne. Il a donc fallu reprendre le travail, car Alvina et Maïdja n’en avait pas 50 à ce moment-là ;

Elles ont poursuivi l’apprentissage, notamment, dans les lieux publics, et plus spécifiquement, dans les magasins. Un apprentissage, jusque là peut sollicité par l’interdiction des chiens dans ce type de lieux. Cependant, petite, Maïdja se rendait fréquemment dans des galeries commerçantes et tant qu’on ne lui contre-indiquait pas leur présence, elles profitaient de l’opportunité d’apprendre d’autres choses, dans cet environnement particulier.

Un travail qui fut récompensé en octobre 2018 ; après un passage devant le comité, constituant l’évaluation finale avec pas moins de 80 commandes étaient acquises, la little Queen Maïdja fut reconnue chienne d’assistance.

Maïdja est la première chienne, en France, à avoir été reconnue chien d’assistance sans avoir recours à un professionnel de l’éducation. C’est ALVINA qui l’a éduquée en qualité de particulier; en faisant de Maïdja une chienne d’assistance aux compétences et à l’efficacité reconnues de tous !

Une efficacité qui permet même d’anticiper les douleurs neuropathiques très douloureuses ; effectivement, Maïdja reconnait les crises avant qu’elles n’arrivent, elle alerte en poussant, sautant, chose qu’elle ne fait jamais habituellement car elle a conscience que c’est douloureux. Cette attention permet à son humaine d’anticiper la crise afin de se placer dans une position adaptée avant qu’elle ne survienne.

Elle apporte beaucoup car elle est toujours là, patte dans la main, à chaque moment de la vie d’Alvina, Maïdja est là, elle soutient psychologiquement et physiquement. Durant les rendez-vous médicaux et dans la quotidien d’une maman. Sa présence change le regard des gens sur le handicap, en tant que maman, il y a toujours cette appréhension lorsque les enfants rencontrent des copains, elle redoute l’incontournable « c’est ta maman est en fauteuil ? » qu’ils pourraient adresser à ses enfants. C’est magique, avec Maïdja, ce que les enfants retiennent des rencontres, c’est que petit d’homme a un chien trop “cute” et hyper intelligent. Ils sont moins focalisés sur la différence, en oublie le fauteuil et se concentre sur Maidja et la relation qu’elle entrient avec toute sa famille, n’en ressort alors que le côté positif! C’est pareil pour les adultes, ils posent beaucoup de questions, s’intéressent à Maïdja, sont curieux de savoir ce qu’elle fait au quotidien et de découvrir leur parcours.

Maïdja est une petite boule de poils joueuse, sportive, hyperactive, cependant, elle a cette faculté à faire la part des choses, lorsqu’elle est en situation de devoir accompagner son humaine, elle enfile son costume de super héroïne et se montre très rigoureuse.

Joueuse mais aussi gourmande, ce qui d’ailleurs, contribua à son éducation ; elle apprend pour faire plaisir, mais lorsqu’elle apprenait quelque chose, elle recevait une petite friandise ne dit-on pas que tout travail mérite salaire ? Elle parvient cependant à ne pas focaliser uniquement sur les gourmandises mais à rester centrée sur son humaine, guidée par un amour inconditionnel qui se lit dans son regard.

“Un chien ça change le regard des gens quand on a un handicap, c’est fatiguant de se sentir le boulet des autres, Maïdja a changé le regard des gens et mon regard sur moi-même “ c’est ce qu’Alvina veut transmettre; son témoignage est un message d’espoir !

Alvina va devenir formatrice au sein de l’association FCAPI, après un parcours de stagiaire, afin d’aider les personnes qui souhaiteraient, comme elle, éduquer leur chien. Ce n’est pas toujours évident pour les éducateurs canins car ils connaissent les chiens, mais n’ont pas toujours conscience des aspects liés au handicap dans l’approche éducative. Alvina a le vécu permettant d’accompagner des personnes à éduquer leur propre chien, avec Maïdja en maitre d’école, le duo va se lancer dans cette nouvelle aventure afin de venir en aide à tout ceux qui souhaitent suivre le même parcours ; Maïdja, quant à elle, deviendra prochainement, également, chien “écouteur”, car Alvina rencontre aussi des problèmes d’audition, en plus de son statut de chien d’assistance mobilité, cette compétence sera validée afin de pouvoir le signifier sur son gilet d’héroïne d’assistance.

Pour suivre le duo Alvina & Maïdja

Un duo attachant qui tient à remercier sa communauté, pour son aide lorsque la cagnotte permettant l’achat d’une roue d’adaptation pour vélo a été lancée! Une communauté qui n’a pas hésité à se mobiliser, une communauté grâce à laquelle Alvina peut faire du vélo avec ses enfants comme la maman qu’elle est, tout simplement !

Ce que cette belle histoire nous apprend; qu’à cœur vaillant rien d’impossible, qu’il est essentiel de poser son regard sur la personne au-delà de son handicap, et surtout, qu’une boule de poils aussi petite soit-elle peut s’avérer plus efficace que WonderWoman; Maïdja est une héroïne à poils que j’avais à cœur de vous faire découvrir, pour que son histoire réchauffe le cœur, porte l’espoir à ceux qui vivent une situation semblable, pour les mettre à l’honneur car toutes deux le méritent vraiment pour ce qu’elles sont parvenues à accomplir grâce à ce lien exceptionnel qui les unies.

Queeny & L'humaine
Queeny & L’humaine

𝘘𝘶𝘦𝘦𝘯𝘺, 𝘤𝘳𝘰𝘪𝘴𝘦́𝘦 𝘈𝘒𝘈 𝘱𝘢𝘶𝘱𝘪𝘦𝘵𝘵𝘦 e𝘵 𝘴𝘰𝘯 𝘩𝘶𝘮𝘢𝘪𝘯𝘦 💬𝙵𝚘𝚗𝚍𝚊𝚝𝚛𝚒𝚌𝚎 𝚍𝚎 𝙼𝙳𝙸𝙰𝚀 𝚎𝚗 𝟸0𝟷𝟼 𝗥𝗲́𝗱𝗮𝗰𝘁𝗿𝗶𝗰𝗲𝘀 𝗕𝗹𝗼𝗴 & 𝗠𝗮𝗴 𝟭𝟬𝟬% 𝗗𝗼𝗴𝗺𝗼𝗺𝘀 ◽Dღɢℓɨƒєsтγℓє / Иєωs◽ 𝑅𝑢𝑏𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑝ℎ𝑎𝑟𝑒𝑠 : 𝑊𝑖𝑠ℎ𝑙𝑖𝑠𝑡, 𝑏𝑜𝑢𝑞𝑢𝑖𝑛𝑒, 𝐷𝑜𝑔𝑠𝑚𝑜𝑚𝐿𝑖𝑓𝑒,..

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