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21 novembre 2020

My Cat is a King On bouquine ?

Walking Cat de Tomo Kitaoka aux éditions Kana

21 novembre 2020

#Bouquine

Les Rolling Stones chantent “Walking the Dog”; Tomo Kitaoka, quant à lui, nous dépeint le périple hors normes d’un chat qui “promène” les humains en ce monde, nouvellement rendu, apocalyptique.

Walking Cat est une série manga qui se décline en trois tomes; dont les deux premiers parus en juin 2020, et le troisième attendu en novembre; furent dessinés et scénarisés par Tomo Kitaoka, pour la traduction, c’est Pascale Simon qui l’a rendu accessible aux francophones que nous sommes; côté éditeur, ce sont les éditions Kana, Big kana qui le propulse jusqu’à nous !

Présentation de l’éditeur :Depuis que les zombies sont apparus en ville, tout est parti en vrille. Jin, un homme dans la vingtaine, fait de son mieux pour survivre seul dans ce chaos. Un jour, alors qu’il approche d’une petite bourgade, il croise un chat blanc, déambulant, nonchalant, au milieu des morts-vivants.
Inquiet de le voir si vulnérable, Jin sauve le chat des griffes des zombies à ses trousses. Peut-être pour le remercier, le chat blanc guide Jin vers la maison de ses maitres, un couple de personnes âgées encore saines. D’abord méfiant, le mari fini par accepter d’héberger Jin pour la nuit lorsqu’il voit que ses chats lui accordent leur confiance. Le lendemain matin, le chat blanc, prénommé Yuki, se faufile dans le sac à dos de Jin pour partir à l’aventure avec lui, à la recherche de son épouse disparue…

Vous avez connaissance de mes lacunes en manga, sachez donc, que j’œuvre à y remédier; ainsi, sachez que ce Manga se lit bel et bien à l’envers; (je vois d’ici les adeptes du genre littéraire en rire); à savoir, de droite à gauche, de l’arrière à l’avant; conformément à son sens original de lecture. Il comporte 168 pages, composées de planches en noir et blanc; seule la couverture est en couleur; d’un format 127×180; il est vendu 7.45 euros le tome.

Pour information: Walking Cat est classé dans la catégorie Seinen; il s’agit d’un terme japonais qui signifie ” jeune homme “. En Occident, il désigne cependant des mangas, sorte de BD japonaise, destinés aux jeunes hommes âgés de 18 à 30 ans. Exemple : Le seinen manga cible les jeunes hommes au contraire du josei manga. Personnellement, je pense qu’il s’adresse à un public beaucoup plus vaste; il peut s’avérer tout aussi accrocheur pour les seinen(s) que les josei(s) … Entendons-nous, pour les hommes et les femmes; effectivement, c’est une jeune femme que le tome 2 place sur la route du chat, Yuki…

En extraits … histoire de vous plonger dans l’aventure ?!

©︎Tomo Kitaoka 2018 – Source : Edition Kana

Le Zombie … faut-il encore que l’on en parle ? Cet être antérieurement humain, guidé par l’instinct primal de se sustenter; inévitablement, les survivants tentent de survivre, courent partout, et bien évidemment, dégomment du zombie … Du moins, c’est le traditionnel scénario “zombesque” qui fut exploité durant des décennies… jusqu’à ce que l’angle d’approche change, conformément aux changements de nos sociétés, entrainant avec lui son lot d’introspection sur la nature humaine et ses réactions en situation sur terrain hostile … Plus récemment, nous avons vu poindre des séries, telle que, Walking Dead, qui permettait une approche plus anthropocentrée sur les relations entre humains, sur le survivalisme et plus globalement, l’instinct de survie VS la morale de vie; que ferions-nous pour survivre ? Jusqu’ou pourrions-nous aller pour survivre ? Les leaderships insoupçonnés se révèlent, les travers humains exacerbés par la panique s’amplifient … Bref, désormais les histoires de zombies sont plus proches de l’étude sociologique que de la course-poursuite ! Cependant, ils font abstraction de l’animal en son essence émotionnelle, en sa faculté à générer réconfort et à maintenir ce que l’on qualifie communément “d’humanité” pour l’être humain. Bien souvent, ils servent de diversion, R.I.P. au cheval de la saison 1 de WD; ou de lunch … pensée particulière à la meute de chiens qui a malheureusement croisé l’arbalète de Daryl, fournissant ainsi, un BBQ à ses comparses.

Walking Cat bouscule le genre, Yuki, le chat, n’est pas un personnage secondaire, ni une ressource alimentaire, et encore moins, un appât ou une diversion à balancer aux prédateurs zombesques… Il est l’élu de ce manga, celui qui jusqu’ici traverse les “tableaux” avec une dextérité et une insouciance propres à son espèce. Il est le fil rouge, comme un relais entre les personnages, qui, quant à eux, ne font que traverser l’histoire… Les personnages “humains” jouent un rôle qui semble toujours à la fois primordial sur l’instant et cependant, secondaire en comparaison à la récurrence de celui tenu par Yuki. Il est réconfort; ancrage du personnage qu’il accompagne dans une réalité défunte, s’apparentant au bonheur simple; et permet au lecteur de se glisser dans le récit par une approche neutre et objective; il parcourt les personnages et les lieux de refuge pour nous les faire découvrir en allant à l’élémentaire. Le bouffer ou l’aimer, le dilemme est de taille pour les survivants qui le croise; il y a une forme de réflexion complexe au travers de ce questionnement; qui nous renvoie à cet incontournable… Que ferions-nous pour survivre et que ne ferions-nous pas pour garder notre humanité ? Certains comportements peuvent hypothétiquement permettre un rapprochement implicite entre le comportement des survivants et celui de leurs nouveaux prédateurs, finalement … Yuki sauveur, rédempteur, attache à ce qui fut, et moteur à ce qui sera…

J’ai beaucoup apprécié ce manga, car il permet d’appréhender le rôle majeur de l’animal dans un monde apocalyptique; mais également, de révéler le pire et le meilleur de la nature humaine avec aisance et simplicité; Il n’en reste pas moins un récit d’actions, qui cependant, laisse une grande place à l’imaginaire, notamment, sur les causes de cette mutation humaine, qui n’est pas explicitée clairement; sur le devenir du “genre humain”, qui reste toujours à écrire, en ce type de situation. Le manga est fluide, il se dévore facilement, les dessins sont très réalistes, surtout dans l’expression des personnages, en un ensemble qui nous plonge vraiment dans ce périple félin, avec angoisse, suspense, humour par les comportements improbables et insouciants de notre protagoniste à poils; mais surtout l’attachement; pour ce chat au caractère bien trempé, dont la nature féline est fidèle à la réalité.

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Où acheter ? Sur le site officiel / Fnac / BdFugue / version e-book GooglePlay à 4.99 euros.

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