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Nous les chiens

18 septembre 2020

#CINEDOG

Sensibiliser c’est éduquer !

Qui de plus objectif dans sa vision du monde que l’enfant, il regarde les choses sans détours et s’en interroge, bien souvent, il partage ses observations avec ses parents humains, ce qui peut donner libre cours à des échanges constructifs, éducatifs, instructifs qui permettent de faire passer un contenu par la construction collective aux détours de d’hypothèses, déductions, vérification lorsque la thématique prête à une enquête ludique pour en apprendre davantage sur un sujet ciblé ; une acquisition complexe, par un mode d’assimilation intuitif et réflexif ; qui peut aisément se mener au sein de la famille.

Ce film d’animation est la porte d’entrée idéale vers la sensibilisation à toutes les problématiques touchant le chien ; de sa conception à sa fin de vie.

Nous les chiens, de son titre origina « The Underdog », est un film d’animation Sud-Coréen, de Oh Sung-yoon et Lee Choon-Baekde sorti le 22 juin 2020, d’une durée 1h 42min ; Récompensé festival Voir Ensemble 2020 – Grand Prix du jury enfant.

« La définition du mot « underdog » (titre original du film) qualifie les plus faibles dans une compétition. Nous trouvions intéressante l’idée de faire un film sur des animaux en apparence plus faibles que les humains, mais qui finissent par trouver, à long terme, ce qui fait leur force : l’union, la solidarité. Nous voulions montrer que la vie n’est pas un don, mais plutôt un objectif que nous devons atteindre par nous-mêmes. Vivre notre vie telle que nous l’avons rêvée permet d’en éprouver la quintessence. NOUS, LES CHIENS est un film qui narrela quête de ce bonheur universel. Nous aimerions que les spectateurs adhèrent à ce message. »

Source : Communiqué presse, OH SUNG-YOON & LEE CHOON-BAEK

Synopsis : « Le chien est le meilleur ami de l’homme. Affectueux, fidèle… mais lorsqu’il vieillit ou se comporte mal, il est parfois abandonné comme un mouchoir souillé. Et lorsqu’il se retrouve seul face à la nature, l’instinct animal et l’esprit de meute reprennent le dessus. Solidaire, déterminée, notre petite bande de chiens errants va peu à peu réapprendre à se débrouiller seule. Et découvrir la liberté, au cours d’un extraordinaire voyage ».

Particularité, le film d’animation propose une alternance, 3D des personnages et 2D des décors, à laquelle petit d’homme n’est très certainement pas accoutumé s’il est adepte de Disney ou Pixar,… Perso, j’ai apprécié, ça m’a rappelé certains dessins animés de mon enfance.

Une réelle volonté de sensibiliser à l’origine de ce projet ; pour cause, les créateurs Sung-yoon Oh et Lee Choonbaek ont initié cette réalisation collective, après avoir visionné un documentaire sur les abandons massifs de chien ; donc, dans le but de sensibiliser un vaste public ; on ne le dira jamais suffisamment, les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain ; il est donc primordial de les éduquer à la pensée « humaniste » dans toute sa bienveillance.

Il s’agit d’un animé d’aventures, sur fond de drame ; cependant, rassurez-vous il y a un Happy end, ça reste un contenu destiné au jeune public, mentionné à partir de 6 ans ; Perso, je penche davantage vers le 7-8 ans, ou selon, prise en considération de la maturité « émotionnelle » de l’enfant ; qui aura peut-être besoin de mettre des mots sur des thématiques difficiles, telles que la mort, la maltraitance,…

La maturité émotionnelle c’est la capacité à ressentir, assumer, et exprimer ses émotions, cela implique de parvenir à les identifier, les décrire, voire les nommer. Nous ressentons une multitude d’émotions parfois simultanément, parfois consécutivement ; les identifier permet de les gérer, de communiquer… si petit d’homme se sent en colère, dans l’incompréhension, dans la frustration parce qu’il ne comprend pas les aléas vécus par les protagonistes du film, il est important de l’accompagner dans la démarche d’interprétation de comportements humains qui peuvent sembler déconcertants voire incompréhensibles ; par exemple « l’abandon », s’il partage quotidien d’un chien, petit d’homme, par essence, abstrait de toutes déconsidérations « adultes » pour le vivant, peut s’avérer perturbé par la première confrontation avec la cruauté de ces réalités du quotidien, appréhendées au travers de ce que l’on qualifie communément de « divertissement », à savoir, un dessin animé. Cela reste, certes, moins choquant que tombé nez à nez avec un chien abandonné sur une aire d’autoroute ; mais cela n’en demeure pas moins, une thématique, qui nécessite une intellectualisation, et donc, un dialogue au sein de la famille ; de fait, la maturité émotionnelle constitue un gros plus pour l’aborder efficacement.

Nous les chiens, un outil éducatif ?

On vous explique pourquoi…

La meute, c’est la solidarité ; mais aussi, le partage de connaissances et ressources ; le dépassement des différences lorsque celle-ci s’élargit par l’assimilation des chiens errants dits « sauvages ».Vivre avec les autres, parmi LES autres, entendons, les humains, avec toutes les complications que cela peut générer, l’union fait donc la force dans ce cortège de démonstration fraternelle, propre à l’espèce, que nous affectionnons tant, le chien.

Le périple, cette quête qu’ils mènent en équipe, qui permet le voyage par des décors extrêmement bien réalisés et des tableaux du quotidien très détaillés ; qui initie à la diversité culturelle, par la gastronomie, le vestimentaire, les traditions qui parsèment le périple de la meute. Pour le personnage principal, Moong-chi, la quête relève vraiment du récit initiatique dans le monde libre ; ses premiers pas, maladroits y sont d’ailleurs attendrissants, notamment, sa rencontre avec l’amour, incarné par Ba-mi.

L’injustice des problématiques récurrentes ; telles que les usines à chiots, l’abandon, la maladie, le vieillissement, la mort, les accidents de la route, la traque des chiens errants, les difficultés qu’ils rencontrent pour survivre ; tant de thématiques pouvant être abordées avec petit d’homme, c’est vraiment un support idéal pour l’initié à la cause animale.

La rédemption ; l’humain peut aussi être bon, sans rien attendre en retour, ou il peut aussi décider de changer, finalement, c’est sur une note d’espoir que se clôt cette belle aventure ;

Idées d’activité : Réaliser une carte mentale avec les thématiques abordées (par les péripéties des héros canins), effectuer des recherches sur ses sujets en post-positionnement à son pays de résidence (ex : les chiffres de l’abandon dans notre pays, quelles en sont les causes, on va rechercher…) ; La ligne chronologique du périple, avec les embûches et les bons moments à replacer en deux couleurs différentes ; ça favorise le travail de la mémoire, mais aussi, la vérification de la bonne compréhension des évènements, donc, leur interprétation, notamment, par le classement ; duquel découlera peut-être une hiérarchisation propre à petit d’homme ; enfin, cela permet de lancer, ensuite, la réflexion sur les problématiques rencontrées, dégager les ressentis, mettre des mots sur les choses, transformer les choses en idées (clarifier la notion), et approfondir.

Ex : « il le laisse seul dans la forêt » / Le verbe- mot : c’est abandonner, de l’abandon / L’idée (clarification), alors c’est quoi l’abandon ? Est-ce que c’est seulement laisser dans une forêt ? Enfin, explorer la problématique en menant une recherche ou une réflexion.

En bonus le Communiqué presse de Bookmakers pour accompagner petit d’homme dans l’exploration du film.

Bon, déjà,… Comme à mon habitude, j’ai pleuré, évidemment, j’ai pleuré 3 fois… Je ne vous en dis pas plus, sur les moments, vous tenterez de deviner en le visionnant… (challenge). Tout est-il, que j’ai vraiment adoré ce film parce qu’il est juste, subtil, cependant, il aborde toute la complexité de la cause animale en seulement l’espace d’1h42. Il permet d’avoir une vue d’ensemble sur les problématiques et dérives humaines relatives à l’univers canin ; sur la déconsidération ; le côté « objet » ou « bien marchand », la possession qui occulte la sensibilité ; mais paradoxalement, il permet aussi de faire ressortir le meilleur, l’espoir.

Il est chargé d’humour, d’actions, de belles amitiés ; il reflète bien les us et coutumes de nos boules de poils sans sombrer dans les clichés ; bref, c’est vraiment un rendez-vous que vous devez planifier en famille avec ou sans petit d’homme ; enrichissant humainement, instructif pour les uns, piqûre de rappel pour d’autre, un florilège de réalisme relativement atypique pour un dessin animé, et pourtant… C’est adapté à cet aujourd’hui décevant que l’on rêve en demain bien meilleur, pour « eux les chiens » !

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