Gobi & Moi

 #Bouquine 

… Avec émotion !

 

Le livre recommandé pour votre été … 

Qui ne connaît pas Gobi et son incroyable histoire ? Nous en avons tous entendu parler, dans les médias, sur les réseaux sociaux, mais toujours en un flux d’informations éparses ; des brides et des échos dont on retenait l’essentiel, pouvant souvent tenir à peu de chose « Un coureur a trouvé une chienne durant une course, ayant lieu dans le désert de Gobi, il l’a ramené chez lui en Écosse, happy end » ; J’en savais… Si peu de chose finalement,… Comment peut-on résumer une si belle histoire en si peu de choses ?… C’est pourquoi, à la perspective de découvrir l’ouvrage relatant leur aventure, j’étais très emballée, j’allais enfin, en apprendre davantage, sur l’incroyable histoire de Gobi et Dion ;

Pourquoi ? Parce qu’entre les échos virtuels, et le retour sur vécu de l’un des protagonistes d’une aventure, il y a toujours l’essence émotionnelle, ce plus, qui transcende les belles histoires, lorsqu’elles émanent avec le cœur, des lignes de ceux qui l’ont vécue ;

Caractéristiques : Dion Leonard, Gobi & moi, un homme, un chien, un marathon : une formidable histoire vraie, paru le 3 avril 2019, aux éditions Harper Collins, 304 pages.

Présentation de l’Éditeur ;

Gobi et Dion« Un homme, un chien, des kilomètres à parcourir : une incroyable histoire vraie…

Coureur marathonien de l’extrême, Dion Leonard s’apprête à participer à une course d’endurance de 250 kilomètres au cœur des terres sauvages du désert de Gobi, en Chine. Une course redoutable, éprouvante. Le deuxième jour de l’épreuve, un petit chien se mêle aux coureurs sur la ligne de départ. Il semble avoir jeté son dévolu sur Dion, bien décidé à le suivre à chaque étape de la course…

Dion n’a pas du tout l’intention de courir ce marathon en binôme. Et pourtant, comment résister à cette petite boule de poils, endurante et courageuse, et qui ne le lâche pas d’une semelle ?

Traduit de l’anglais (Australie) par Z. Papillon »

Source

Au sujet de l’Auteur : « Coureur de l’extrême, Dion Leonard, Australien, réside en Écosse avec son épouse, Lucja. Il a couru parmi les marathons les plus exigeants au monde, le plus souvent dans des territoires inhospitaliers. La rencontre avec Gobi a marqué un tournant dans sa vie sportive ».

Source

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Où acheter ? Sur le site officiel de la maison d’édition Harper Collins, l’ouvrage est vendu 18 euros au format papier, et 12.99 euros au format EBOOK / Si vous êtes adhérents, vous pouvez également l’acquérir sur le site FNAC, il est également vendu 18 euros ou 17.10 euros, par les 5 % si vous choisissez le retrait en magasin.

Décortiquons l’ouvrage :

Tout d’abord, il faut prendre conscience qu’il s’agit d’une autobiographie ; Qui plus est, celle-ci offre une perspective très intéressante dans l’entrée en matière, car elle nous permet de prendre connaissance du vécu de l’auteur, Dion, avant sa rencontre avec Gobi ; Notamment, par l’évocation chronologique dispersée de ses souvenirs d’enfance et d’adolescence, de ses épreuves ; De fait, cette approche bilatérale permet de cerner les aspects de sa construction personnelle, ceux qui contribuèrent à façonner l’homme qu’il était au moment de sa rencontre avec cette petite boule de poils, qui chamboula sa vie, de la plus extraordinaire des façons. Ainsi, nous pouvons pleinement jucher de son cheminement personnel ; C’est un récit qui revient notamment, sur la naissance de sa passion, pour le trail, la compétition, de sa relation avec son épouse admirable, et qui subtilement met en place, toutes les clés nous permettant de comprendre sa détermination lorsqu’il fut, plus tard question de « se battre » pour Gobi !

L’ouvrage est structuré en 6 parties, divisées en plusieurs chapitres. Toutes ces parties abordent un ou plusieurs moments clés de leur histoire commune ;

La première partie : Elle évoque l’enfance de Dion, mais surtout ; elle nous permet de plonger dans l’univers des « Ultra-trails » ; Par cette mise en relation, l’on peut rapidement déceler la forte volonté de Dion, sa force de caractère, certes il a commencé à courir tardivement, mais avec une détermination, une volonté et une implication qui lance un beau message à tous ceux qui doutent de leur aptitude à s’essayer au sport ; Nous plongeons avec lui dans la Gobi March Race de 2016 ; On souffre des 250 kilomètres qu’il doit parcourir, et on ne peut qu’admirer face à une telle persévérance… La détermination, la rigueur, la combativité mais aussi la sagesse, dont l’auteur parvient à faire preuve lors de ses propres introspections ; C’est à la dernière ligne de cette première partie, qu’une petite boule de poils fit son apparition, à l’issue du second jour de course ; Même si à ce moment, elle n’a pas encore été baptisée Gobi ; Elle semble en quête, de sa destinée ?

La deuxième partie : Elle nous entraîne encore plus profondément dans la rudesse de cet ultra-trail, mais surtout, elle nous montre d’autres aspects de la compétition ; La solidarité, l’honneur, l’éthique ; Elle nous permet aussi d’approcher une nouvelle facette de l’auteur, celle que l’on avait pu entre-lire implicitement, à savoir, sa générosité exprimée par une profonde humanité,… On assiste à la naissance de cette histoire d’amour, qui le relie désormais subtilement à Gobi ; Je pense que l’on peut véritablement parler de connexion entre ces deux êtres, chacune des anecdotes relatées par l’auteur contribue à nous conforter dans ce sentiment d’attachement réciproque très profond ; jusqu’à la décision, à la fin de la course, Dion ne laissera pas Gobi derrière lui en Chine… Et ce moment, on l’attend,… on l’espère, et on le savoure ! Parce que Gobi et Dion, c’est comme les deux faces d’une même pièce… Un boomerang…

La troisième partie : De retour chez lui, En Écosse, Dion organise le rapatriement de Gobi ; Non sans mal, les procédures et formalités, sont ardues ; Une sublime démonstration de bienveillance, un élan de générosité inespéré sur les réseaux sociaux lui permettra de récolter une somme suffisante à la bonne réalisation de toutes ces démarches onéreuses ; mais tout ne se passera pas comme prévu ; Gobi restée en Chine, doit affronter de nouvelles péripéties, qui plongent Dion dans la tourmente, et le conforte dans la prise de conscience qu’il est très attaché à Gobi, et qu’il se sent responsable d’elle,…

La quatrième partie : Une belle leçon d’humanité, à nouveau, un message d’espoir, une démonstration concrète permettant de balayer les clichés, en Chine, Dion a bénéficié d’un nouvel élan de générosité ; Dans un pays à des milliers de kilomètres de chez lui, alors qu’il ne parle pas couramment la langue, il trouvera de l’aide ; Des personnes foncièrement investies dans la recherche de Gobi, des êtres humains, qui dans un pays où il ne fait pas toujours bon d’être un chien, ont décidé de les aimer, les protéger, et les secourir… La solidarité fait miraculeusement réapparaître l’espoir, Gobi et lui, sont à nouveau réunis,…

La cinquième partie : Digne d’un polar, lorsque le mystère plane, que les menaces fusent de toute part, on ne peut s’empêcher de craindre pour notre duo ; Il demeure des zones d’ombre qui le resteront toujours, des hypothèses non vérifiables ; Cependant, l’essentiel reste acquis, Gobi et Dion sont ensemble, mais toujours en Chine, il faut en passer par plusieurs étapes de contrôle, notamment sur la santé de Gobi, et d’attente avant qu’elle ne puisse poser la patte sur le sol écossais…

La sixième partie : C’est une conclusion douce et méritée, enfin, ils peuvent démarrer leur nouvelle vie, en Écosse, en famille avec Lucja, l’épouse de Dion, son soutien indéfectible et Lara, la nouvelle copine chat de Gobi ; Cette dernière partie n’est pas dénuée de tension, jusqu’à la dernière ligne, on attend de lire qu’ils sont arrivés, en sécurité… car tout au long de ce récit, on ne peut que s’attacher à cette fine équipe…

Mon avis ?

Au-delà de ce superbe récit de vie, la question de l’importance médiatique dans notre société, du rôle joué par les réseaux sociaux, la condition de vie des chiens en Chine, l’univers des compétitions et des « ultratrails » sont abordés par un contenu très riche en informations ; Cette plongée dans ses univers méconnus est très intéressante, d’autant, que l’approche culturelle de Dion est basée sur son vécu, ils partagent ses observations, ses anecdotes, avec une grande objectivité, en fournissant des précisions relatives aux us et coutumes rencontrées lors de son séjour en Chine ; Je reste admirative face aux performances des compétiteurs, surtout lorsque l’on prend des conditions extrêmes d’accomplissement de celles-ci!

Ce livre m’a véritablement bouleversée ; Certes, lorsqu’il s’agit d’animaux, je suis toujours émotive, mais cette histoire, est l’une des plus belles aventures humaines et canines, qu’il m’ait été donné de découvrir ; Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est l’évolution de l’auteur, au début de son récit, il m’est apparu compétiteur, il était là pour gagner ; mais petit à petit, il nous laisse entrer dans sa réalité complexe ; Ce n’est pas qu’un compétiteur, c’est quelqu’un de déterminé globalement, et ce dans tout ce qu’il entreprend, il est droit, honnête, sincère, foncièrement bon, envers les humains et les animaux ; Et ce, malgré les tourments et embûches qu’il lui fallut affronter dans la vie ; Je ne connais pas beaucoup de personne qui aurait tout quitté, pour retrouver une petite boule de poils à peine côtoyée… Il y a peu d’humains qui auraient fait passer « une promesse » donnée à un chien, avant une carrière ou une vie de famille, peu auraient bataillé pour se donner les moyens d’honorer cette promesse sans jamais lâcher, malgré les complications ;

C’est une histoire émouvante, et authentique, qui démontre que l’amour que l’on porte à son chien, n’a d’égal que la volonté que l’on peut mettre en œuvre pour le rendre heureux ! J’ai versé la larme à deux reprises, lorsqu’il écrit : « Aujourd’hui commence notre nouvelle vie, à toi et moi, ensemble » (p251), après tout ce qu’ils ont traversé, séparément et ensemble, on comprend et ressent aisément la valeur symbolique de ses mots de Dion prononcés à Gobi ; Il était une fois, sur un ultra-trail, un traileur, qui fut choisi par une petite chienne, qu’il appela Gobi, en référence à cette course ; Elle savait ce qu’elle voulait, elle savait qu’il serait son humain, déterminée, d’une volonté implacable, comme lui, elle n’a rien lâché, finalement, ils sont semblables… Gobi et Dion, ils se sont bien trouvés, ce duo c’est une belle évidence et malgré bien des péripéties, ils n’ont rien lâché… Un autre moment clé, qui me fit à nouveau verser la larme, lorsqu’ils survolèrent le désert de Gobi, volant vers cette nouvelle vie ! Respect à cet homme, qui donne une belle leçon à tous ceux qui osent encore dire « ce n’est qu’un chien… »

Une histoire à lire et relire, absolument, c’est un souffle d’espoir en ce monde encore trop souvent obscur pour nos compagnons à quatre pattes… Un modèle, une source d’inspiration ; Apparemment, la sortie d’un film est évoquée, et je trouve qu’il serait très appréciable de le diffuser largement afin que plus personne ne croise un chien errant « en fermant les yeux »… Après avoir pris réellement connaissance de l’histoire de Gobi, j’espère que les regards changeront sur l’abandon, la détresse animale, l’empathie et les sentiments que ressentent nos boules de poils !

On souhaite beaucoup de bonheur à Gobi et Dion, qui nous ont, tous deux, beaucoup impressionnés par leur volonté et leur attachement réciproque ! On attend impatiemment le film … !

Plus récemment, Gobi et Dion participèrent au marathon de Paris;

Un article sur leur participation à cet événement CLIC

Les liens utiles : Pour suivre les aventures de Gobi et Dion sur Facebook / Instagram / le site internet Finding Gobi/ la rubrique actualité du site / L’Instagram, le site internet et le Facebook de l’éditeur Harper Collins.

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