100 clés pour dresser son chien

#Bouquine 

Comment faire de ton PadawanPoilu

Un vrai JEDI !

L’une des facultés de l’individu, que j’affectionne le plus, c’est son indéniable capacité à apprendre toute sa vie durant, pour peu qu’il en manifeste la volonté… Assidue dans cette philosophie de vie, j’apprécie d’acquérir de nouveaux savoirs ou compétences, qui s’intègrent dans mon quotidien, s’articulant ainsi, avec les acquis dont je bénéficiais déjà préalablement. Au même titre, je trouve salutaire, de prendre la peine, et le temps de remobiliser des acquis antérieurs parfois peu sollicités, afin d’en explorer les possibilités. En termes d’éducation, ce concept triadique, d’acquisition, de mobilisation et de remobilisation est au cœur de ma relation avec Queeny, car il ne me semble pas présomptueux d’affirmer que cette capacité à apprendre toute notre vie durant, peut également être observée chez nos boules de poils.

Un poilu bien dans ses pattes ; Mes confidences…

Dans notre quotidien, j’observe énormément ma boule de poils, et je peux la déclarer humblement « bien dans ses pattes », épanouie, sociable avec les humains et ses congénères, au fait des codes pratiqués par ceux-ci, raisonnable et prudente, plus que téméraire et audacieuse, sans pour autant se montrer timide, toute en nuance, sans troubles du comportement, assidue dans les apprentissages, affectivement en balance équilibrée ; c’est-à-dire, ni dans la demande excessive, ni dans l’indifférence, à l’écoute de mes recommandations mais aussi d’elle-même, curieuse des découvertes, évoluant en faisant preuve d’une intelligence accrue lorsqu’elle se trouve confrontée à une situation nouvelle, qu’il lui faut analyser, décortiquer, résoudre, ou lorsqu’un nouveau problème logistique se présente à elle ; J’ai beau creuser ma mémoire un seul constat inhérent à la mémorisation de son cheminement personnel, en presque 5 années de cohabitation, elle est toujours parvenue à se dépêtrer des casse-tête rencontrés sur son chemin de vie.

En ce sens, j’estime avoir beaucoup de « chance… », sans occulter la réalité, qu’en termes d’éducation, et de bien-être canin, pour atteindre le Graal « d’un poilu bien dans ses pattes », il faut une réelle implication personnelle, consacrer du temps à son compagnon, l’accompagner dans les apprentissages et découvertes de la vie, s’impliquer émotionnellement, en vivant conjointement ses réussites et ses échecs, qui finalement, sont ceux de votre duo.

Nous n’avons jamais eu d’autres ambitions que le bien-être et l’épanouissement, les « tricks » ne nous ont jamais attirés, Queeny n’a jamais manifesté d’intérêt à la perspective de sauter pour une friandise ou un applaudissement. En revanche, elle a toujours manifesté une grande satisfaction à faire les choses « correctement », car elle savait que l’accomplissement réussi d’une tâche, même complexe me conférait fierté et satisfaction ; Pour ma boule de poils, c’est quelque chose qui compte, plaire à l’humaine. Un pouvoir que nous possédons sur nos compagnons, et qui justifient peut-être en une certaine mesure l’appellation de « Maître ». Dans mon approche éducative, j’ai toujours placé le nom « maître » avec une grande réserve, en le conceptualisant dans une relation bienveillante, de complicité, au sens StarWarsien du terme, tel un Jedi, j’ai inculqué les bases de ma maîtrise à ma boule de poils, placé en position de Padawan à poils. Pour moi, il n’a jamais été question de relation « dominée et dominante » car je n’ai jamais accordé de crédit à ces théories.

La direction à prendre varie du duo… Mon vécu et mes choix…

J’ai lu récemment qu’un chien ne s’éduque pas avec des livres, qu’il faut recourir à des professionnels qui maîtrisent leur métier. Un chien n’est pas un autre, et il en va bien évidemment de même pour son humain, par incidence, cela vaudra pour le duo constitué par ses deux entités bien distinctes qui devront trouver l’équilibre nécessaire pour se comprendre, évoluer ensemble, et converger vers une cohabitation harmonieuse. Les livres que l’on trouve sur le marché actuellement, sont d’une grande qualité tant pédagogiquement que dans la méthodologie qu’ils inculquent ; Notons également, qu’ils sont majoritairement production de professionnels émérites, qui souhaitent par un contenu scientifique plus que littéraire, partager au plus grand nombre leur expérience, en proposant « un clé en main » éducatif, accessible à tous !

Lorsque Queeny est arrivée, j’avais des notions éducatives très sommaires, je me suis donc tournée, tout naturellement, vers les éducateurs en prenant des cours d’éducation. Nous en avons expérimenté trois différents, j’ai écouté, j’ai ingéré les concepts, mais je n’avais aucune envie de les appliquer, tout du moins, pour la moitié des leçons dispensées. Dominance et autorité, ce n’est pas ma tasse de thé ; Lorsqu’ils me disaient que le chien ne devait pas monter sur le lit ou le canapé, là, en revanche, j’avais envie de me montrer ferme et de replacer les choses dans leur contexte « je suis le maître chez moi », si j’autorise mon chien à se prélasser dans le canapé, c’est mon droit le plus strict. Lorsque l’un d’eux à propulser ma boule de poils en arrière, en tirant fortement sur la laisse, soi-disant pour lui apprendre à ne pas tirer en laisse, j’ai manqué de peu de le pulvériser… Bref, les éducateurs et moi n’avons pas vraiment accroché… J’ai d’ailleurs mis fin aux séances relativement rapidement… L’éducation était donc à compléter, certes, mais pas avec des personnes qui enseignent selon des concepts erronés, d’un autre temps, celui des clichés, et des stéréotypes fondés sur l’idée d’une dominance humaine à imposer plus qu’une relation entre les espèces à construire.

Les ouvrages éducatifs furent mon salut, ils ne me contrariaient pas, ne me donnaient pas tort, me laissaient prendre ou laisser au gré de mes affinités ce qui se trouvait entre leurs pages. De fait, j’ai appris seule à ma boule de poils, la marche au pied, avec ou sans laisse, le rappel, les ordres de base, tel que pas bouger, que nous avons rebaptisé « attend », assis, couché, « chut » pour cesser de faire du bruit, petit truc bien pratique lorsque nous passons à proximité des maisons très tôt ou très tard durant les vacances, pour éviter de réveiller les personnes qui dorment les fenêtres ouvertes.

En revanche, j’ai lâché des notions qui ne me semblaient pas utiles dans notre quotidien, attendre le signal pour manger, perso, ça m’a toujours gonflé de devoir attendre que le dernier qui traîne arrive enfin à table pour pouvoir commencer mon dîner, je ne vois donc pas la nécessité de me la jouer « abus de pouvoir » sur la gamelle de ma boule de poils ; Elle a faim, c’est quoi l’intérêt de lui demander d’attendre 5 minutes devant sa gamelle ? Marquer le fait que c’est grâce à moi qu’elle mange, que par conséquent, elle me doit obéissance… Moyenâgeux comme perception de la relation, c’est l’équivalent de la domination exercée sur les femmes durant des siècles que l’on a postposé sur nos boules de poils, en fait ?

Bref, j’ai pris ce qui me convenait, j’ai laissé ce qui n’était pas en adéquation avec ma conception d’une vie harmonieuse, et nous avons, ensemble, entendons, elle et moi, travaillé en nous amusant la plupart du temps, afin de nous « inculquer » les bases nécessaires.

J’en viens donc à ce constat, chacun doit suivre son chemin, en termes d’éducation, il y en a plusieurs, il existe d’excellents éducateurs ou comportementalistes à même de vous aider à inculquer les bases éducatives ou corriger un comportement pouvant porter préjudice à la relation de poilu avec vous ou avec les autres. Personnellement, je n’ai pas eu la chance de les rencontrer au moment où j’en avais besoin ; En revanche, depuis le lancement du blog, j’en ai rencontré beaucoup, des passionnés, qui appliquent des méthodes positives, qui s’adaptent à vos conceptions de vie, qui vous comprennent et vous aident à trouver un équilibre nécessaire en prenant en compte plusieurs facteurs, à commencer par le type de chien que vous avez au bout de la laisse, et le mode de vie que vous mènerez tous deux ! Il faut dire, que depuis une dizaine d’années, les pratiques éducatives ont beaucoup évolué et que désormais le bien-être de nos compagnons est davantage pris en compte.

Pour en revenir à mon parcours, les livres furent donc d’une grande aide, autodidacte par nature, j’ai pris plaisir à relever ce challenge ; Faire de nous un duo capable de se comprendre, de communiquer selon un langage commun, et de s’épanouir mutuellement toute notre vie durant.

Il me semble cependant nécessaire de nuancer mon propos, je ne vous recommande pas d’éduquer seul votre chien, un chien n’est pas un autre, Queeny, c’est l’équivalent de Bob Marley avec des poils, certains chiens ont besoin d’un encadrement éducatif rigoureux, et pour certains humains, il est nécessaire de bénéficier de l’aide de professionnels. En revanche, vous restez « maître » à bord, de fait, prenez ce qui vous correspond et zappez ce qui vous fait souffrance. Par la suite, n’hésitez pas à compléter vos bases en utilisant des livres, en développant votre faculté à apprendre « toute » votre vie durant… Queeny et moi, continuons d’apprendre selon plusieurs perspectives ; nous apprenons ensemble, mais nous apprenons aussi l’une de l’autre, et ces apprentissages contribuent largement à renforcer notre complicité, nous aimons la perspective de progresser, en s’amusant en renforçant ou en innovant !

Le livre que je vous propose de découvrir est susceptible de vous y aider, pour vous, ceux qui comme moi, souhaitent, en parallèle à l’éducation traditionnellement dispensée, travailler l’éducation de manière douce et efficace, c’est un outil adéquat.

100 clés pour dresser son chien aux éditions Larousse ;

« Tout ce que vous avez besoin de savoir pour éduquer votre chien est dans cet indispensable guide du maître; »

Encore une fois, le maître est à prendre au sens « Jedi » du terme, car vous le comprendrez rapidement, cet ouvrage est en totale adéquation avec les méthodes positives qui tendent à sacraliser le respect de votre compagnon menant à une relation harmonieuse et épanouissante.

Caractéristique de l’ouvrage :

  • Broché : 144 pages
  • Editeur : Larousse (6 mars 2019)
  • Collection : Animaux
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2035960215
  • ISBN-13 : 978-2035960214
  • Dimensions du produit : 21 x 1,1 x 27,7 cm

Présentation de l’éditeur: 100 clés pour dresser son chien de Sarah Fischer et Marie Miller

Une méthode d’éducation positive et motivante pour le chien… Comme pour le maître. Découvrez 100 fiches pratiques pour faire de votre animal préféré un compagnon bien élevé, calme, confiant et heureux de vivre à vos côtés. Apprenez les techniques d’éducation des plus basiques (les ordres simples, la marche en laisse, la propreté…) aux plus sophistiquées (le TTouch, le clicker…). Des exercices et des jeux amusants font partie intégrante du programme éducatif, donnant à votre chien la stimulation physique et mentale dont il a besoin.

Informations complémentaires sur les auteurs :

Sarah Fischer est la seule à enseigner le TTouch au Royaume-Uni ; Elle est l’auteure de nombreux articles dans les revues canines, anime des ateliers dans les principaux refuges de son pays, accueille chez elle des chiots en difficulté, donne des conférences à l’échelle internationale.

Marie Miller, quant à elle, a 30 ans d’expérience dans l’éducation canine, y compris auprès des chiens handicapés. Elle est également pratiquante du TTouch et écrit des revues canines.

Décortiquons l’ouvrage : Deux parties principales peuvent être dégagées, la théorie et la pratique :

Une théorie ciblée, qui intègre la multiplicité des choix ;

Une entrée en matière judicieuse « un chien parfait ? »

Une entrée en matière en pleine adéquation avec ce qui fut exposé en prémices de cet article, la faculté qu’ont nos boules de poils d’apprendre, et la nécessité de s’impliquer dans l’acquisition de ces apprentissages. « J’ai 11 ans, et j’aime encore apprendre de nouvelles choses », l’ouvrage place l’apprentissage en perspective valorisante, distinguant finalité et cheminement, l’intégration d’une acquisition est irrévocablement liée à une activité amusante et gratifiante, pour les deux et quatre pattes qui la pratique.

Un second point qui permet de Légitimer l’acte d’inculquer « pourquoi éduquer son chien ? »

Un apport théorie très intéressant qui clarifie des notions élémentaires, souvent utilisées, sans que nous ne puissions vraiment en jucher toute la complexité. Ainsi abordées, la notion même d’éducateur, les différentes théories de l’apprentissage ; Des clarifications qui permettent d’éviter tout malentendu, de se positionner dans sa pratique, mais aussi de se projeter dans une mutation de celle-ci. L’ouvrage invite également à prendre la place du chien, afin d’intégrer une perspective novatrice de l’approche éducative, par la complexité de la communication entre les espèces, ce que je dis m’est compréhensible, mais comment ce contenu est-il vraiment compris ? », ce qui permet notamment, d’expliquer les ratés éducatifs, en intégrant la possibilité que le problème réside dans la méthode davantage qu’en remettant en question la faculté de compréhension de votre Padawan.

Comme beaucoup d’ouvrage éducatif, s’en suit, un aperçu du matériel adéquat, les jouets recommandés ou à éviter, la socialisation, l’éducation de la famille conformément à l’intégration d’un nouveau membre, les limites à fixer, les cas particuliers, les chiots, en abordant la question des foyers composés de plusieurs chiens, mais aussi, en consacrant une partie au contenu étoffé de recommandation concrètes aux chiens sourds ou aveugles.

Troisième point, le plus conséquent en termes de quantité ; Un contenu flexible, qui intègre le libre arbitre : Comment éduquer votre chien ?

Les traditionnels sont passés en revue, à savoir ; le Clicker, le toucher Tellington (TTOUCH), l’utilisation de la cage dans le processus éducatif et après celui-ci, la propreté, les règles du « bien manger ». Petite anecdote pour revenir à l’un des points qui m’avait offusqué chez l’éducateur que nous avions consulté, les auteures n’imposent pas ce temps d’attente avant de pouvoir déguster, au contraire, elles indiquent que si poilu a l’habitude de manger directement, le jour où il ne sera pas dans son assiette, le fait constituera un bon indicateur de problèmes physiques ou psychologiques ; c’est donc considérer comme une forme de baromètre, outil de communication ; j’apprécie cette approche, elle me conforte dans l’idée que ce que nous avons adopté à la maison n’était pas si inapproprié finalement… Ne pas le laisser se ruer, mais se montrer juste en évitant l’attente inutile lorsque votre poilu est de nature « calme et modéré » dans son rapport à la nourriture. Cette partie donne également des clés pour apprendre à donner les récompenses à la main, sans risque pour les doigts ; je n’ai jamais rencontré cette complication, Queeny étant d’un naturel doux, mais effectivement, certains gloutons, peuvent, sans le vouloir, se montrer brusques. Lorsque ce concept de réception de la friandise est acquis, les auteures s’intéressent également à l’utilisation efficace des friandises, en rappelant que « ce qui est rare est précieux ».

Ce qui est captivant dans cette première partie théorique, c’est qu’elle s’adresse tant à l’humain qu’à son poilu ; en dispensant des recommandations pour poilu mais aussi pour son humain ; la voix, la posture, l’utilisation du T-shirt et des bandes élastiques dont nous vous avons déjà parlé sur le blog s’y retrouvent également.

Une tête pleine qui ne demande qu’à expérimenter… C’est ce qui vous sera proposé dans la seconde partie de l’ouvrage ; La partie pratique

Gros plus de la configuration, elle est pensée en termes d’adaptabilité du lecteur, et de fait, indirectement de l’apprenant ; Pour cause, les applications sont hiérarchisées selon le degré de difficulté ; Ainsi cette seconde partie se divise elle-même en trois sous-parties :

Niveau 1, niveau 2, niveau 3 ; la présentation est claire, il s’agit de fiche proposant un point à la fois, des indications théoriques, mais aussi des illustrations et des encadrés attirant votre attention sur ce qu’il ne faut pas faire, ou comment gérer l’échec ;

Pour rappel à l’issue de n’importe quel apprentissage, poilu doit être valorisé, même s’il ne parvient pas à accomplir la tâche demandée, il faut arrêter sur une note positive, par exemple, en terminant la séance éducative sur une petite victoire, même la remobilisation d’une aptitude déjà acquise. Pour qu’il n’associe pas l’apprentissage à une difficulté, que cela reste un plaisir et un jeu, fruit de valorisation et d’épanouissement.

Exercices de niveau 1 « aptitudes clés » qui s’adresse aussi bien aux chiots, qu’aux chiens ayant besoin de reprendre l’éducation à 0, par exemple, après une adoption, ou lorsque l’humain a pris conscience de lacune éducative nécessitant une remise à niveau.

Repartir de 0 peut être une bonne alternative, visant à gommer les imperfections et mauvaises habitudes antérieurement acquises.

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Dans le niveau 1, vous pourrez notamment, apprendre à immobiliser poilu en douceur, travailler les manipulations corporelles, lui apprendre à porter un collier sans tenter de le gloutonner, les signaux tels que « lâche » ou « va », saluer les gens, s’asseoir calmement, se coucher, jouer avec lui, ne pas rapporter n’importe quoi, le rappel, vous suivre, le rappel avec sifflet, le comportement à adopter en présence d’enfant, suivre les ordres par la main (ce qui correspond au dressage silencieux, uniquement basé sur la gestuelle, c’est celui que nous pratiquons le plus avec Queeny), la marche au pied avec ou sans laisse, l’utilisation du tapis d’éducation, le signal « debout », le voyage en voiture, en toute sécurité, l’initiation au « flair » le dog Spinny (il s’agit d’un jeu éducatif, que nous pratiquons assidûment à la maison, un grand plaisir de l’avoir retrouvé dans cet ouvrage). Le Dog Twister, un autre jeu éducatif, la marche sur des supports à faible hauteur, la gestion des surfaces glissantes, les déplacements, visites, parcs, campagne, la familiarisation avec d’autres animaux, rester calme, même lorsqu’il croise des objets à roulettes, de type vélo, skate,… mais aussi, lui apprendre à faire une pause au calme, à s’habituer à l’aspirateur, à se laisser toiletter ou couper les ongles, à supporter la muselière, l’habituer au bruit, à se clamer ou interrompre le jeu, à se cacher derrière vous en cas de danger, à rester seul à la maison, les temps morts, et le respect de vos espaces personnels.

Je suis très impressionnée par la multitude de situations pensées par les auteures, un contenu vraiment adapté au quotidien avec un chien, beaucoup plus varié et concret que ce que l’on trouve habituellement dans les manuels éducatifs. Des conseils pertinents, des astuces judicieuses distillées, des encouragements et pistes de remédiation pour obtenir le résultat escompté.

Le niveau 2 ; Alors que le niveau premier posait les bases éducatives en vous plaçant comme référent relationnel de votre boule de poils, le second niveau s’attelle à introduire une perspective de socialisation par l’ouverture vers le monde extérieur, et les autres.

IMG_8482Ainsi, seront abordés des acquisitions comportementales et éducatives telles que ; la manipulation et le toilettage par une tierce personne ; mais aussi le renforcement des bases par une temporalité plus soutenue, pour des tâches comme rester assis, couchés, maintenir une position malgré les distractions, ne pas rester collé à vous, être promené par un enfant, et donc indirectement adapté son rythme de croisière à la personne qui le sort. Notons, que des variantes sont ponctuellement proposées, comme pour le « rapporter un « objet », en indiquant que le jouet permet de relancer l’attention de votre chien ; ce qui va en opposition avec un autre ouvrage dans lequel on déconseillait les jeux de « balle » car le chien prend plaisir à s’éloigner de son humain ; ainsi, dans cet ouvrage, ce type de jeu sous-tend l’opposé, le chien prend plaisir « à revenir » vers vous. Lui faire accepté d’être attaché, travailler les jeux de bascule, excellent exercice pour l’équilibre, le repositionnement, et de fait, indirectement, les articulations car poilu est habituer à jouer avec les dénivelés qu’il rencontrera sur le terrain lors de ses aventures. D’autres exercices initiatiques et communs à la pratique de l’Agility sont également proposés.

 

Un second niveau par extension parfaite au premier, remobilisation des acquis avec accentuation de la difficulté, mise en articulation de plusieurs aptitudes précédemment intégrées ; La composition est vraiment très cohérente et équilibrée.

Le niveau 3 ; on repart des bases acquises en renforçant la difficulté, poilu pourra ainsi apprendre à rester assis hors de votre vue, chasser les friandises (en remobilisant les acquis « flair » du niveau 1), pratiquer le rappel en poursuite, se divertir par la chasse aux jouets, retrouver une personne, notamment un enfant, ramper, cela semble anodin, mais c’est une faculté qu’il est intéressant de développer, parfois nos poilus se faufile dans des cavités et ne parviennent plus à en sortir, cet ordre peut, en ce cas, les aider à se recentrer en cas de panique pour s’extraire de la cachette avec plus de dextérité. D’autres acquis peuvent être indispensables dans le quotidien, apprendre à s’éloigner, si poilu se trouve face à un danger, je pense, notamment aux vipères pour Queeny, s’en éloigner dans le calme peut, en ce cas, lui sauver la vie.

Le mot de la fin « l’important n’est pas tant la destination que le voyage », et c’est exactement ce que permet cet ouvrage, extrêmement complet, très bien rédigé, d’une hiérarchisation savamment conceptualisée, d’explorer la relation et sa complicité par l’apprentissage.

Mon avis : Je suis totalement conquise tant par la forme que par le fond, il y a des nouveautés que je n’avais jamais entrevues dans les autres ouvrages, des apprentissages qui peuvent s’avérer très utiles, et auxquels cependant, je n’avais jamais songé. Il est aisé de se prêter au jeu avec ce livre, depuis qu’il m’a été envoyé, je l’ai lu trois fois, et nous avons commencé certains apprentissages, sans nous en rendre compte, nous passons actuellement deux à trois heures par jour à nous en amuser, sur la plage, dans le jardin,… Nous n’avons, ni l’une, ni l’autre, l’impression de travailler, nous avons seulement le sentiment de nous amuser en passant un excellent moment ensemble !

IMG_8463Tous les exercices proposés, toutes les nouvelles aptitudes développées le sont avec respect, prise en considération des aptitudes physiques initiales, nuancées selon l’âge et les prédispositions, c’est un contenu que l’on peut aisément s’approprier et adapter à nos besoins ou nos envies de progression.

C’est un livre qui convient parfaitement aux novices, mais aussi, à ceux, qui comme moi, ont déjà inculqué des bases éducatives, ceux qui souhaitent les parfaire ou les étoffer. Une belle découverte qui nous occupera durant les vacances et que je vous recommande si vous cherchez un livre vous permettant de fournir à poilu de quoi nourrir sa volonté d’apprendre des nouveautés !

Un mot pour résumer le livre ? Complicité

C’est un appel à l’épanouissement de votre duo, au renforcement de la complicité par le jeu, apprendre en s’amusant restera toujours, pour moi, la plus belle des activités à pratiquer avec sa boule de poils.

Où acheter ? Le livre est disponible sur le site des éditions Larousse, il est vendu 15.95 euros, en cliquant ICI.

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