Truffe et sentiments

Le bouquine incontournable de ce début d’année !

Habituellement, je vous propose plutôt des livres aux contenus informatifs, ce coup-ci j’ai totalement craqué sur un roman… Et oui, un contenu narratif touchant et captivant.

Pour cause, je l’ai littéralement dévoré en une soirée ! Et, je suis quasi certaine, d’y replonger le nez ultérieurement…

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Présentation de l’ouvrage ; Truffe et sentiments, d’Émilie Devienne, paru en avril 2016 aux éditions Pygmalion ; une histoire se déclinant en 17 chapitres en 219 pages. Le livre est disponible sur le site Fnac à 17 en broché et 11 euros en version numérique.

 

Résumé qui devrait vous mettre l’eau aux babines ;

« Gibus est un pur SPA et fier de l’être. Quand Rose et Julien l’ont recueilli, il pensait couler des jours sereins. Or, ils divorcent ! Bien sûr, ils ont tout prévu, garde alternée pour les enfants, partage équitable des meubles… Mais qu’en est-il de lui, le bon vieux chien de famille ? On s’arrache sa garde. Pour l’emporter, tous les coups sont permis. Mais c’est sans compter sur les plans rusés de ses jeunes maîtres, Paul et Sophie. Pendant ce temps, Pinotte refuse ses avances, la mère de Rose tombe amoureuse à plus de soixante ans et ce n’est pas tout… Fin psychologue et philosophe à ses heures, Gibus nous offre un tableau touchant et réaliste des relations humaines. Quand l’amour se fane dans un couple jusqu’au point de non-retour et que désaccords et incompréhensions se multiplient, comment surmonter la crise sans y laisser son pelage ? Rassurez-vous, Gibus a plus d’une astuce sous la patte ! »

Information concernant l’auteure ;

« Émilie Devienne place sa carrière sous le signe de l’expression individuelle et des contacts humains. La pratique du coaching s’inscrit dans le prolongement de son expérience professionnelle échelonnée sur une vingtaine d’années entre la France et le Canada.

Pigiste, correspondante, rédactrice en chef et éditrice de plusieurs magazines, parmi les principaux domaines qu’elle a couverts, on peut citer l’audiovisuel, la santé, la beauté et l’agroalimentaire. »

Source biographique : Babelio

Comment ce roman m’a-t-il séduite ?

Il ne s’agit pas dans cette histoire, de déterminer qui gardera le chien…

Par son réalisme ; ce roman m’a véritablement accrochée : Tout d’abord dans les relations humaines qu’il dépeint, au travers du récit de vie des « Vaudrielle » ; la famille de Gibus, pas de faux-semblants, que de vrais travers ; On s’est aimé, on ne s’aime plus ; et après ?

Ce roman répond judicieusement à la question, sans détours, sans tabous, tel l’authentique reflet de notre société moderne qu’il incarne ; après, on passe à autre chose, on s’organise, on entre dans une autre vie, dans notre nouvelle vie !

Les personnages sont tantôt attachants ; lorsqu’il s’agit de Gibus tout particulièrement, et à d’autre moment, Attachiants, lorsqu’on évoque Rose, et ses troubles au « bonheur », principale responsable de ses déboires, ou à la déconcertante capacité de « zapping » développée par Julien qui fait grincer les dents. Et c’est criant de vérité, Rose et Julien, sont humains… À notre image, et ce sont ces traits de caractère qui renforcent justement le réalisme de ce récit. Un récit dont la qualité littéraire est incontestable, un vocabulaire riche, des expressions travaillées avec beaucoup de subtilité, un vrai régal de lecture, qui se dévore sans complications ; un livre addictif !

L’imperfection, des êtres qui œuvrent cependant, à la reconstruction de leur vie, ce qui m’a beaucoup plu, c’est que malgré les aléas de cette séparation, et de ce processus de reconstruction, ils n’en demeurent pas moins une « famille », récompensée, remaniée, malmenée, mais malgré tout, soudée. Et le ciment de cette histoire, n’est pas incarné seulement par les enfants ; il laisse également une jolie place à Gibus, le chien. Notons, que c’est au travers de Gibus que nous vivons les péripéties de la famille, il est le narrateur de l’histoire ; Nous pouvons lui prêter de multiples qualités, notamment, son adaptabilité, et sa faculté d’analyse « humaine » très judicieuse. Il observe, décortique et contribue largement à dynamiser le récit ; loin d’en être au centre pour autant, il est le fil conducteur qui nous permet de suivre pas à pas l’évolution des personnages ; et plus largement, de la situation « familiale ».

Lui aussi, vivra ses déboires, fera la rencontre de sa « vilaine dans l’histoire » ; un passage dont je ne vous dirais pas plus, mais qui m’a beaucoup plu, car pour les amoureux de chiens comme moi, nous avons déjà tous fait les frais de l’hypocrisie de l’une de nos connaissances quant à son attitude envers notre chien… Ce qui me conforte dans le réalisme des situations, un livre dans lequel, nous pouvons aisément nous projeter ; pas uniquement à titre personnel mais qui nous renvoie facilement à ce que nous avons pu côtoyer à un moment ou à un autre de notre cheminement personnel. Le regard de Gibus sur la société et les humains transcendant l’authenticité de ce que nous refusons souvent de qualifier à juste titre, les travers de nos existences humaines ; une existence rapide, accélérée, aux multiples préoccupations mais de moins en moins centrée sur l’essentiel… Un roman, qui m’a donc incité à me remettre en question sur ces constats interpellant.

Seul bémol, mais il n’engage que moi ; la fin me laisse sur ma faim ; j’aurai souhaité un peu plus de Gibus… Sa conclusion, bien à lui pour une chute plus canine, même s’il y joue un rôle majeur ! Effectivement, il a intellectualisé le moindre élément de l’histoire, et en dernier page, il nous laisse pantois… Bon, sur le coup, je commence à rêver d’une suite, qui pourrait expliquer cette fin… Qui sait ?

Tout est-il que j’ai vraiment apprécié ce roman, qui tout en abordant des thèmes plutôt rebutants « séparation », « crise », « recomposition familiale » reste guilleret et rafraîchissant !

Pour les impatients ou les plus curieux d’entre vous, sachez que le premier chapitre est disponible, gratuitement, sur le site « actualité littéraire » CLIC

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