Dans la tourmente des Dog’sMOM- un poilu malade !

Quand la communauté peut compenser l’indifférence de la société !

Une Dog’sMom, on le répète bien souvent, c’est avant tout une maman, maman d’un poilu mais maman envers et contre tout, hélas la société tend davantage à dissocier les éléments au centre de cette réalité !

Lorsque poilu tombe malade, la Dog’smom, contrairement à la momhumaine, ne pourra pas systématiquement compter sur le réconfort de son « entourage », dès qu’elle s’éloigne de sa zone de confort, qu’elle étend ses échanges à la sphère professionnelle, ou à des connaissances plus superficielles, dès qu’elle sort de la sphère balisée par les poilus Addicts que nous sommes ; la compréhension et l’empathie sont parfois plus difficiles à obtenir.

Et pourtant, une Dog’smom subit de plein fouet la maladie et ses complications quotidiennes comme une « vraie » maman….

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  • La problématique du temps : Lorsque poilu tombe malade, il n’est pas forcément possible d’obtenir un congé, même en cas d’urgence, dans certaines professions, le couperet se montre cruel, le fameux : « emmenez votre chien chez le vétérinaire ce soir, après vos heures de travail » est un grand classique lorsque la dogsmom contacte son employeur le matin pour négocier son absence du jour.

Un poilu malade, ça nécessite de pouvoir dégager du temps, en journée pour se rendre chez le vétérinaire, pour procéder à des examens, tout simplement parce qu’il est malade, il souffre, vous n’avez pas dormi de la nuit, et vous ne voulez pas prendre le risque d’attendre une journée supplémentaire avant une prise en charge adaptée.

Parce qu’une maman s’inquiète, elle veut en avoir le cœur net, elle souhaite une prise en charge rapide, pour s’assurer que le problème et l’état général de santé de poilu ne se dégradent pas, la dogsmom s’en voudrait, elle se sentirait coupable, et même si vous et moi sachons pertinemment qu’elle n’y est pour rien. La dogsmom c’est une maman, et comme toutes les mamans, elle culpabilise car elle sent responsable du bien-être et de la santé de son petit.

Un poilu malade ne peut pas toujours rester seul à la maison, dans les premiers jours, après une opération, il peut avoir besoin d’une surveillance rigoureuse ; bien évidemment, il existe des Dogsitters de confiance, fiable et parfaitement capable de s’occuper de poilu durant vos absences ; car la vie continue, et qu’un congé spécial poilu convalescent n’a pas encore été mis en place par notre très « Dogfriendly » société de consommateurs mal avisés… Un chien n’est pas un meuble, il tombe malade, et comme tout malade, il a besoin de soins physiques mais aussi de soutien psychologique, d’amour, d’attention, d’être entouré et rassuré, car poilu contrairement à l’humain, n’intellectualise pas la situation, il ne comprend pas toujours ce qui lui arrive, il ne sait pas exprimer sa douleur de manière claire.

Certes par l’attitude et le regard, il sait se faire comprendre, il envoie des signaux à ses humains qui le connaissent mieux que personne, mais poilu, tout comme l’enfant, ne sait pas mettre de mot sur les choses. Exprimer son mal-être ; et pourtant, poilu lorsqu’il est malade doit s’adapter à ce changement de situation ; promenades plus courtes, moins fréquentes, voire suppression totale des promenades que ce soit temporaire ou définitif selon son état, restriction alimentaire, les jouets sont cachés, pour qu’il ne se blesse pas davantage ;… Bref, un univers qui peut basculer d’un extrême à l’autre, et ce, d’un jour à l’autre.

Un nouveau quotidien auquel poilu et sa famille doivent pouvoir s’adapter, les choses doivent pouvoir se mettre en place, les solutions doivent pouvoir bénéficier de transitions afin que poilu ne souffre pas de trop brutale perturbation… Seulement voilà, pour cela, il faut pouvoir se dégager du temps, et ce n’est pas toujours le cas.

  • La problématique financière : Les frais liés à la maladie de poilu peuvent très vite devenir difficiles à assumer pour sa famille, entre les examens, les allers et retours chez le vétérinaire, les opérations, traitements et séances de soins particuliers. La note peut rapidement devenir astronomique.

Les familles doivent alors faire face à ses factures de plus en plus onéreuses, et nombreuses, piochant dans leurs économies, qui s’avèrent malheureusement bien souvent insuffisantes. Souvent les reproches pleuvent, pourquoi ne pas avoir souscrit une assurance santé ? Et bien, au départ, lorsque l’on prend un poilu, on n’envisage pas toujours qu’il ait de gros soucis de santé, on pense qu’il sera bien temps de faire la démarche plus tard, on oublie ou tout simplement, on a pris le temps de se renseigner sur tous les facteurs d’exclusion qui de toute manière, n’auraient pas couvert la moitié des frais engagés par la famille.

Bien souvent, la famille, se trouve au comble du désespoir, après avoir escompté le refus d’un prêt, car bien évidemment, les banques ne sont pas toujours favorables à octroyer un prêt lorsque celui-ci doit servir aux soins de votre poilu, votre situation financière ne vous permet parfois, tout simplement pas d’en obtenir un… L’alternative solidaire est alors pratiquée, sous forme de cagnotte faisant appel à la solidarité et la générosité des participants afin d’alléger la famille en l’aidant à payer les factures, du moins, les plus urgentes. Beaucoup de familles en viennent d’ailleurs, à vendre leurs effets personnels de valeur afin de pouvoir prodiguer les meilleurs soins à leur poilu…

Ces complications financières sont sources de tensions, de stress, il est très difficile de tendre la main, de solliciter l’aide des autres, davantage lorsqu’il s’agit de parfaits inconnus, et pourtant ses familles ravalent leur amour-propre pour le bien de leur petit. Il me semble donc normal et moral de partager, diffuser, encourager la démarche qu’on y adhère ou non ; et ce, sans porter de jugement trop rapide. Il est toujours facile de reprocher en scandant que « lorsqu’on prend un chien, on doit en avoir les moyens ». Cependant, permettez-moi de vous signaler que les affres de la vie, ne placent personne à l’abri des complications, des pertes d’emploi, de la maladie… La vie est tout aussi belle qu’elle ne nous paraît cruelle… Pourquoi nous ? Pourquoi maintenant ? Tant de questions qui ne trouveront pas de réponses, car il n’y a aucunes raisons particulières, chercher un coupable ou une cause karmique n’aidera pas la famille à sortir de la tourmente ; au même titre que les reproches ou les jugements.

  • La problématique émotionnelle : Lorsque l’on aime son poilu, le savoir malade, le soutenir, les nuits blanches, les soucis de la situation financière ou du manque de temps peuvent affaiblir grandement le moral des troupes.

Le sentiment d’impuissance, la fatigue, le manque de compréhension du monde « extérieur » sont tant de facteurs qui renforcent la détresse émotionnelle de la famille. C’est une période difficile, qui peut durer plusieurs semaines, plusieurs mois, et parfois la vie entière de poilu. Lorsque le quotidien doit se poursuivre de manière mécanique, « métro-boulot-dodo », il est très difficile de les aborder sereinement, l’esprit libre, la concentration optimale, car à la maison, la situation préoccupe, et ce, même lorsque l’on quitte le foyer chaque matin. C’est pourquoi, il est important d’être soutenu, entouré, et surtout de pouvoir échanger sur la situation. Les groupes de soutien pour parents d’enfants malades sont nombreux, parce que face à la maladie, les émotions se bousculent, les psychologues ont bien compris la nécessité pour ces familles de pouvoir échanger, se confier, se sentir écouter et surtout, compris en pouvant évoquer les difficultés avec d’autres personnes qui partagent les mêmes difficultés. Qui souffrent les mêmes maux… Ça paraît simple, mais pourtant, parler à quelqu’un qui est déjà passé par là, peut aider la famille à aborder les choses avec un regard extérieur et objectif plus réconfortant.

Pour poilu, les familles peuvent généralement compter sur la communauté canine, très largement représentée sur les réseaux sociaux. Des gens formidables qui donnent de leur temps et de leur énergie afin de soutenir, épauler et tout simplement écouter la douleur des autres. Car soulignons-le, il y a une réelle différence entre écouter et entendre… C’est l’attention et la considération qu’on accorde aux propos de l’autre.

La société tend à banaliser cet aspect psychologique, la famille doit avoir la force de soutenir poilu, son mental doit être de béton, afin de surmonter ces épreuves avec force et courage. Pour que cela soit le cas, un entourage positif, objectif et bienveillant est indispensable.

Il ne faut donc pas hésiter à se tourner vers la communauté canine, qui vous comprendra et vous écoutera mieux que quiconque. Une communauté soudée, d’amoureux et de passionner qui mieux qui quiconque soulage les maux de la solitude ou de l’incompréhension dans les moments difficiles.

La maladie touche nos boules de poils ; mais la société n’a, actuellement, rien mis en place pour soutenir les humains à affronter ces situations. Il s’agit plus souvent d’arrangement officieux lorsque l’employeur sait se montrer compatissant, de systèmes « D » pour se dégager du temps légalement, d’heures supplémentaires afin de remédier aux besoins financiers liés à la situation, mais qui renforce la problématique de la disponibilité et du temps que vous pouvez accorder à poilu.

Une dog’sMom est avant tout une maman, qui s’inquiète, qui souffre de ne pouvoir soulager la douleur d’un baiser magique, qui a peur de perdre son petit poilu, qui voudrait faire tellement plus que lui tenir la patte, qui se lève la nuit pour le veiller comme elle le ferait pour un enfant humain ; et qui le lendemain ira travailler, comme si de rien, car personne ne peut comprendre qu’elle se mette dans un tel état pour un « chien ». Une Dog’smom vendrait son rein, si ça pouvait lui garantir de sauver son poilu, parce que l’amour d’une dog’smom, c’est avant tout l’amour d’une maman. Que vous aimiez les chiens ou non, que vous soyez humains d’une boule de poils ou non, il est bien une réalité qui ne peut vous laisser indifférent « la tourmente d’une personne qui aime inconditionnellement », la détresse humaine… Car oui, La dog’sMom souffre… Elle aussi, de cette situation.

Libérez votre humanité… Prenez le temps d’observer cette réalité, l’amour n’a pas d’âge, pas de forme, pas d’espèce ;…. L’amour est universel et intemporel ; vous pouvez à votre échelle en dispenser à ces familles dans la tourmente, un simple sourire, un geste, une main tendue, un intérêt réel à la situation ; ça ne coûte rien, mais produit beaucoup… De bien 100 % humains !

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