Comment aider Poilu à ne pas avoir peur ? Mes astuces…

#Dog’s Mom diary

car en chaque poilu sommeille un gros bébé Poilu !

 

On a tendance à penser, à tort, qu’un Poilu est peureux uniquement parce qu’il a connu la maltraitance, qu’il a eu un début de vie difficile, qu’il a été agressé, qu’il a vécu dans un environnement familial hostile ou répressif mais ce n’est pas toujours le cas. Poilu peut simplement avoir de petites peurs en lien à des situations ou des objets particuliers. Les peurs peuvent être liées à la personnalité de Poilu, certains sont plus sensibles que d’autres…

Loin d’être une poule mouillée ou d’avoir vécu une enfance « poileuse » difficile, Queeny a malgré tout, comme beaucoup de poilu, certaines peurs… ou du moins elle en avait lorsqu’elle est arrivée à la maison. De fait, lorsque ses peurs se manifestent, c’est parfois, panique à bord, il me fallait donc trouver des alternatives pour l’aider à les surmonter, ou pour l’apaiser dans ces moments, et ce, que je sois présente ou non lorsqu’elles surviennent !

Comme je le dis souvent, je ne suis ni éducatrice, ni comportementaliste, je ne suis qu’une dog’s Mom, le but de cet article étant uniquement de partager mon expérience, ainsi que mes trucs et astuces. Pour les problèmes de peur pouvant s’avérer dangereux pour la sécurité de poilu ou de ses proches, et surtout, pour amoindrir le mal-être pouvant en découler, je vous conseille vivement de faire appel à un professionnel. Celui-ci sera à même de vous aider à gérer la situation en mettant en place des dispositifs plus complexes, intégrant la notion de vécu, les habitudes de vie, travaillant au cas par cas dans l’écoute, la douceur et le dialogue. Il sera un réel soutien pour votre poilu et l’ensemble de votre famille, comprendre et agir en équipe avec un professionnel, c’est un réconfort lorsqu’on ne parvient pas à soulager les maux de notre boule de poils !

1.Comment savoir si Poilu à peur ? Observer et interpréter !

Votre Poilu : Il est un fait que vous connaissez votre Poilu par cœur, vous détectez facilement un changement d’attitude, vous flairez la peur, et souvent, vous parvenez à l’anticiper. Mais parfois le danger peut venir de la peur ressentie par un autre Poilu, par exemple, un poilu que vous croiserez en promenade. Il est donc intéressant de parvenir à identifier la peur chez les poilus en général, et pas seulement sur VOTRE poilu, afin d’éviter des altercations, de stresser inutilement une petite boule de poils en détresse, de mettre des poilus en danger… Vous êtes l’humain, vous devez veiller au grain !

Le monde qui VOUS entoure: Il est facile de dire; « il est responsable de son chien, il n’avait qu’à faire demi-tour… » Un peu de bienveillance n’a jamais tué personne, si ? Pensez aux personnes qui n’ont pas vos connaissances, qui ont récemment adopté en refuge, qui sont au début de la relation avec leur boule de poils, qui n’ont pas terminé de régler les problèmes comportementaux… On ne peut pas séquestrer un poilu durant sa phase de rectification comportementale car il a justement besoin de voir le monde extérieur. Vous, sans le savoir, pouvez être l’un des acteurs de sa rémission… ne détournez pas les yeux devant la difficulté des autres, il y a une histoire en coulisse, qui n’est pas indiquée sur le front du duo … ne jugez pas trop hâtivement …

Un exemple que nous avons vécu; En nous promenant, nous avons croisé un petit poilu sacrément teigneux, qui aboyait comme un possédé sur Queeny .. une horreur ..

La Dog’s Mom que je suis, n’appréciait pas du tout, qu’un poilu s’adresse à elle, de cette manière… j’ai porté mon attention sur l’humaine au bout de la laisse… elle était gênée, pire, on la sentait peinée, elle tentait de calmer son poilu, en le regardant non pas avec colère mais avec amour… arrivé à proximité, je me suis demandé ce que je devais faire, changer de trottoir, continuer à avancer… je lui ai demandé s’il mordait… elle m’a répondu que non, en m’expliquant « il est gentil mais c’est parce qu’il a peur »... je connais ma poilue, elle est adorable et obéissante, étant donné les voitures et le trafic, traverser à cet endroit était dangereux pour nous… on a donc avancé à distance pour contourner sans déranger, arrivé à sa hauteur, il était plus calme, profil bas, je l’ai laissé dire bonjour à Queeny, en lui disant bonjour moi aussi … Les apparences sont parfois trompeuses, ce chien a été recueilli récemment par cette dame, mal sociabilisé, il a peur de tout, surtout des autres chiens, un tout petit poilu qui a commencé à bouger la queue et à faire des bisous dès que la glace fut brisée… En croisant d’autres poilus, petit à petit, en complément du travail parallèle qu’ils effectuent avec le comportementaliste, on espère qu’il ira mieux. 

5 minutes de notre temps, un bonjour, c’est comme un sourire, c’est gratuit .. et ça peut changer la journée de quelqu’un !

Il est un fait qu’on ne peut pas gérer les choses de cette manière à tous les coups, il m’est déjà arrivé de changer de trottoir parce que le poilu grognait et avait clairement l’air de vouloir nous transformer en lunch … ! Mais au « feeling », en communiquant avec l’humain préalablement, parfois ça vaut la peine de se montrer solidaire !

Cette anecdote pour signifier qu’il n’est pas nécessaire de fustiger ou stigmatiser une situation sans avoir connaissance des tenants et aboutissants, montrer du doigt constamment, il est parfois préférable de dépasser le jugement hâtif, en tâchant de comprendre, on peut en tirer un enseignement …

Quels sont les signes de peur décelable chez un poilu ?

Plus difficile à anticiper lorsque ce n’est pas notre poilu, mais parfaitement identifiable, LA PEUR … On dit généralement que les signaux ne manquent pas, pour causes, ils sont nombreux et varient d’un poilu à l’autre. Les signaux peuvent mêmes être simultanés et alternés;  la queue est repliée entre les pattes arrière ou tout simplement basse, autre possibilité; à l’instar du chat, les poils sont dressés, nous pouvons le remarquer, notamment, au niveau du cou, les oreilles sont au taquet ou plaquées en arrière, parfois IL se plaque littéralement au sol en adoptant une posture basse, il aboie, gémit, comme un pleurnichement, ou grogne carrément… il tremble, il a les pupilles dilatées comme dans un mauvais cartoon… 

Selon les situations, comme cela peut être entraîné par la joie, ça arrive également sous l’effet de la peur; le fameux pipi et/ ou paillettes, incontrôlés, d’anxiété…  Niveau mobilité; des poilus effrayés se cachent ou s’encourent … tournent en rond et semblent complètement déboussolés comme surexcités (en mode panique)Les yeux sont également un indicateur; ils regardent derrières eux, ou au contraire fixe le sol….  Le poilu qui a peur peut être tendu en adoptant une posture raide, statique, il peut bâiller, se lécher les babines, saliver … balayer du regard en continu, …

Finalement, de ce que j’ai pu observer, les réactions d’un poilu apeuré ne sont pas très éloignées de celles observables chez le petit d’homme… voire des nôtres… (soyons honnêtes, nous sommes humains et adultes mais il peut nous arriver également d’avoir peur…!).

Qu’il s’agisse de notre boule de poils ou d’un autre poilu, on constate aisément que quelque chose ne va pas, la peur est perceptible et observable par un comportement confus, des alternances de manifestations d’émotions variées, de réactions qui semblent incohérentes même pour un poilu… une agitation ou manifestations qui généralement font peine à voir !

2. De quoi Poilu a-t-il peur ? Comprendre pour mieux l’aider !

  • Les bruits brusques et les fortes détonations … Travaux, feux d’artifice

Le feu d’artifice est incontestablement la bête noire de ma poilue..je n’ai d’ailleurs jamais tenté de l’y emmener, chaque année, je peux assister au feu d’artifice du 14 juillet depuis mon jardin, il est tiré depuis la plage ce qui me permet de le voir sans me déplacer, la vue étant dégagée, et surtout, ça ce passe dans le ciel.. ça aide ! Dès la première année, première détonation, Queeny était en panique totale, elle est rentrée dans la maison en courant et a déterminé ce qui deviendrait sa « PanicRoom ». Un lieu, qu’elle a choisi afin de s’y réfugier lorsqu’une situation la place en état de peur, d’angoisse ou de mal-être.

C’est le dessous de mon bureau à qui, elle a attribué cette fonction; 

Sa PanicRoom

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J’ai très vite compris, qu’il était important de laisser Poilu, jucher de la situation, accepter sa peur et la réaction qu’elle engendre. Lorsque poilu a peur, cela ne sert à rien de le forcer ou d’insister, car comme pour nous, cela risquerait de le braquer davantage.

De fait, le 14 juillet, j’anticipe, 15 minutes avant le lancement de la première fusée, je prépare la « PanicRoom’, une petite lumière dans la pièce est préalablement allumée, sa playlist est lancée, son doudou est installé sous le bureau, où elle ne tardera pas à arriver… Pour détourner son attention des détonations, deux petits gâteaux sont disposés à proximité, de l’eau dans la pièce, car la peur fait haleter; Je la laisse tranquille, c’est le lieu qu’elle a choisi pour faire passer les choses… c’est un lieu qui l’a rassuré, la prendre dans mes bras, la chouchouter ne ferait que renforcer sa peur, la connaissant … ça ne ferait que légitimer son interprétation de ce qu’elle considère comme un « danger ».

Une attitude qui commence à porter ses fruits… la première année, elle est restée plusieurs heures après le feu d’artifice dans sa « PanicRoom », l’année suivante, elle nous a retrouvé dans le jardin, à la fin des lancements… petit à petit, l’oiseau fait son nid. Le fait d’assister au feu d’artifice dans le jardin, au lieu de lui tenir la patte sous le bureau est une manière de lui envoyer le message « tu vois, ce n’est pas dangereux … si j’y suis, tu peux venir aussi… lorsque tu seras prête » ! 

Conseils: Si Poilu a peur des feux d’artifice et détonation, garder-le à l’intérieur de la maison, par sécurité, il pourrait tenter de s’enfuir, si le jardin est mal clôturé ou mal fermé, c’est la catastrophe assurée… Poilu risque de fuguer ! Arrangez-vous pour que des objets rassurants (son doudou, son jouet fétiche, votre vieux t-shirt) lui soient accessibles, ainsi que de l’eau … Queeny ne boit pas sur le coup, en revanche, elle boit après !  

Respecter sa peur, laissez le choisir un espace de confinement dans lequel il se sentira à l’abri, cependant, sans minimiser son mal-être, n’en faites pas toute une histoire et ne le surprotégez pas … Aider Poilu à surmonter une peur, ou dirons-nous traverser un moment de peur, ça ne veut pas dire, la surmonter à sa place !

Que faire à l’extérieur ? Et bien, si Poilu a peur des feux d’artifice, la question ne se pose même pas, il reste à la maison, au calme, il n’est pas nécessaire de prendre des risques, de lui imposer cette épreuve, … Si un feu d’artifice survient (ce qui en soi, peut arriver, durant les vacances, ils n’ont pas tous lieu le 14 juillet, il peut y en avoir n’importe où, n’importe quand, des plus petits pour des célébrations locales)…

Si vous vous faites piéger par des festivités, comme ça m’était arrivé, si la distance est courte jusqu’à la maison, on rentre en vitesse avec Poilu, maintenir l’interaction entre vous, peut l’aider, car en lui parlant, en chantant, en sautillant, bref, en faisant diversion, vous détourner son attention des détonations… (Certes, j’avais l’air ridicule, mais nous sommes rentrées sans encombres, et elle n’a pratiquement pas paniqué, trop attentive à mon comportement inhabituel qui l’amusait beaucoup) En revanche, il est impératif d’attacher Poilu, le plus rapidement possible et de tenir vigoureusement la laisse, pour éviter la fugue.

Si la route est longue, votre voiture, le temps des détonations peut constituer une « PanicRoom » d’appoint, mais vous n’y laissez pas Poilu seul, vous vous installez avec lui, à l’arrière par exemple, c’est juste un abri le temps que ça passe, pensez à mettre la radio pour couvrir les bruits de détonation.

Dans le cas, où vous ne seriez pas en voiture, mais éloigné de la maison, un lieu fermé est une bonne alternative, un bar, un restaurant, il y a des conversations, du mouvement, des odeurs, suffisamment d’éléments qui permettront à Poilu de détourner l’attention du feu d’artifice se déroulant à l’extérieur,  vous vous installez le plus loin possible des fenêtres, à l’intérieur, vous commandez un plateau grignotage, ça occupera Poilu, le temps que son calvaire prenne fin !

Ce qui fonctionne le mieux avec ma poilue, c’est détourner son attention en l’orientant sur autre chose… 

Les mêmes astuces ou plan « B », peuvent être appliqués, lorsqu’il est question d’orages;  Une autre bête noire sonore des poilus, sauf que l’orage n’est pas toujours prévisible. Les deux premiers orages de Queeny furent … « révolutionnaires », survenus durant la nuit, elle courait partout dans la maison en mode panique « totale », je pense que le fait d’être dans le noir, de nuit, à un moment où dans son quotidien, il n’y a pas un bruit, renforçait son désarroi, elle ne comprenait pas d’où provenait le bruit…  J’ai donc montré le ciel depuis la porte-fenêtre, en indiquant c’est le ciel qui joue.. peu concluant ..

J’ai opté pour un système D, qui vous fera peut-être rire .. un détournement d’attention, rassurant… la veilleuse…

Mon modèle m’a coûté à peine 5 euros, il fonctionne à pile, produit des petites étoiles… bleues qui éclairent à peine la pièce mais la distrait de l’orage… elle observe les étoiles… et s’endort malgré le tonnerre !

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Lorsqu’un orage approche, que je sens la panique arriver, je pousse sur le gros champignon … les étoiles viennent rassurer ma boule de poils, et moi, je peux continuer à dormir tranquille !

  • L’invasion de son espace vital, 5-10 c’est bien… mais 30 c’est trop ! 

Lorsque nous avons des invités, Queeny est de la partie, selon le nombre, selon le bruit généré, car voilà le problème, les environnements bruyants ou « surpeuplés » ne lui conviennent pas. Généralement, elle est présente en début de soirée, dit bonjour aux arrivants et petit à petit, si le groupe est trop important, trop bruyant, ça l’incommode, de nature douce et tranquille, l’agitation doit lui faire mal aux oreilles… de fait, elle va se réfugier au bureau, s’installe dans le panier, fait une sieste sur le lit, supervise en cuisine, s’installe dans le canapé du salon, si la soirée se tient au jardin, j’ai constaté qu’elle occupera l’intérieur de la maison dès que le nombre dépasse les 10-15 personnes !

Elle revient généralement lorsque le nombre a diminué, ou rejoint les enfants devant un Dvd… Je respecte son besoin de calme, elle se montre sociable en saluant les convives mais étant chez elle, il n’y a aucune obligation pour elle d’assister à l’intégralité de la soirée… Elle pointe le bout de la truffe, de temps à autre, à sa convenance.

On en vient donc à accorder l’autonomie de jugement à Poilu, le laisser déterminer si la situation lui convient ou non, s’il a envie de rester ou non. Trop souvent, j’ai vu des personnes contraindre leur Poilu à rester aux pieds… toute la soirée, parfois même attaché, alors qu’il n’en avait manifestement, aucune envie… Il y a, du moins, à mon sens, une limite entre éducation et privation de libre arbitre, on ne cesse de clamer que Poilu est un être à part entière, doté de sensibilité, de raison, de droits, je pense donc que ses droits commencent à la maison… il a le droit de ne pas vouloir participer à la petite fête organisée, il n’est pas « l’animation » de la soirée… C’est l’un des membres de la famille !

  • La Foule… Trop de pieds… tue le pied, pour mes pattes c’est abusé !

Devenir sa « PanicRoom » mobile, son point de référence, ça peut aider …Durant la période estivale, nous apprécions de flâner sur les marchés, en général, nous nous y rendons de bonne heure. Cependant, un matin, la foule nous a rattrapé, il était quasi impossible de circuler, je sentais Queeny paniquer… Je me suis donc positionnée en « PanicRoom », en l’invitant à se placer devant mes pieds, limite entre mes jambes pour avancer sans risquer de se faire marcher sur les pattes, pour la rassurer en sentant mes deux jambes accolées comme un rempart. Le dispositif à relativement bien fonctionné. Depuis, lorsque nous rencontrons quelque chose qui semble l’effraie ou la surprendre à l’extérieur, elle n’a plus ce réflexe de vouloir s’enfuir dans la direction opposée, elle vient se réfugier sur mes pieds… me regarde, je la motive, et on repart en parlant beaucoup, en détournant l’attention, pour que le dépassement de l’obstacle passe plus vite (exemple: Des gros travaux bruyants sur la route, pas d’autre trottoir, on se motive, PanicRoom ambulante et on passe sans que cela ne trépasse !) Petit plus, après chaque obstacle surmonté, je la félicite, je vante son courage, je l’applaudis en lui signalant qu’elle est la meilleure, même pas peur !

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Les petites peurs de ce genre sont de moins en moins fréquentes, désormais elle passe à côté de bulldozers sans même y prêter attention … une vraie spartiate en devenir ! 

Notons que parfois, c’est elle qui me motive, … et joue les coachs lorsqu’il faut gravir une montée qui me semble titanesque … C’est elle, qui joue les « PanicRooms » pour moi, en passant de l’avant à l’arrière, pour me motiver ! Sur la plage à marée basse, lorsqu’il y a une invasion de cailloux et d’algues, elle ouvre la marche, en me faisant une haie d’honneur, un parcours sur mesure… Elle connaît sa mission, « montrer le chemin », au début, je devais lui signaler lorsque le chemin suggéré était compliqué pour moi, « pas par-là, je ne sais pas te suivre par là », je faisais mine d’être bloquée, elle regardait autour d’elle, et proposait une autre direction, c’est devenu un jeu qui l’amuse beaucoup, à presque trois ans, je dois reconnaître qu’elle est douée, mon TomTom de plage, parcours adapté à l’humaine soucieuse de ne pas glisser, de ne pas se tordre la cheville, les algues sont vicieuses…ça évite aussi de se mouiller les chaussures !

Jouer des difficultés ou placer Poilu comme votre référent, avec la mienne ça a fonctionné, elle se sentait responsable de moi, prenait sur elle, pour passer les obstacles rencontrés sur notre chemin, y compris les vagues, la première fois que nous avons couru dans les vagues pour regagner la sortie, elle a ouvert la marche, vérifiée que je suivais, ce n’était que de toutes petites vagounettes… mais pour le bébé poilu qu’elle était, il y avait de quoi être fière .. Elle avait mené son humaine à la sortie, en sécurité ! La valorisation est un atout qui a aidé ma poilue à gagner en confiance ! 

Conseils: Dans la mesure du possible, j’évite les lieux occupés par la foule, pour ses pattes, pour le bruit, pour lui épargner un stress inutile. Cela étant, lorsqu’on ne peut faire autrement, qu’il nous faut circuler dans la foule, le système « PanicRoom ambulante, entre-jambes » si vous êtes seul, le système « garde du corps, en file indienne » si vous êtes deux, l’un ouvre la marche, poilu au milieu et l’autre la ferme, ma poilue n’a pas peur lorsque c’est moi qui marche collée à elle, en confiance, elle avance, en sachant que je ne lui ferais pas mal.

  • Les autres Poilus… Les récalcitrants… !

Lorsqu’un chien est récalcitrant, montre de l’agressivité ou de l’hostilité, ma poilue et moi détournons, je la garde très proche de moi, on avance aux pieds, collée à ma jambe, et on ne se retourne pas, je lui parle le temps nécessaire à croiser l’autre poilu pour qu’elle n’y prête plus attention. J’ai pris l’habitude de me placer, à nouveau, en mode, « PanicRoom », son référent… par le dialogue « Lui, il est levé de la mauvaise patte…laisse-le, il boude, … pas grave, on va jouer ensemble « 

Au début, elle était anxieuse en croisant ce type de congénère, de nature, sociable et cool, elle avait, semble-t-il, des difficultés à comprendre qu’un poilu puisse se montrer « désagréable » avec elle, ça semblait la toucher émotionnellement, elle faisait une petite bouille triste … Désormais, elle n’y prête plus du tout attention, au contraire, elle ne s’intéresse qu’aux poilus qui lui manifestent de l’intérêt, « positivement » parlant, ceux qui remuent la queue pour dire bonjour, ceux qui semblent vouloir jouer… Elle ignore littéralement les autres, en se plaçant dans sa petite bulle avec moi !

De fait, face aux poilus récalcitrants, finalement, on réagit comme avec les humains … on les évite ! Simple et efficace, ils sont sans doute comme ça pour une raison, voire plusieurs, on ne va pas s’y frotter, après tout… On ne peut pas plaire à tout le monde !

  • Les Tortionnaires du quotidien… anodins mais intolérables ! 

Aspirateur, sèche-cheveux, mouche … Les intolérables sont nombreux … pour l’aspirateur, j’ai utilisé le système de friandises, d’abord des friandises posées dessus lorsqu’il était à l’arrêt, et ensuite, lorsqu’il était en marche, je les ai laissés se débrouiller … elle est allée chercher ses friandises, ça a pris du temps… beaucoup de temps… facilement une heure… j’ai également utilisé l’aspirateur pour faire venir sa balle, un jeu à trois, avec une balle de tennis, ELLE, MOI et Monsieur ASPI, avons joué à la balle dans le salon… il a un nom … ASPI, ça aidait pour jouer … « donne à Aspi…, Aspi prend…  » depuis, elle ne réagit plus en le voyant, car parfois, je repositionne une friandise dessus, ou nous échangeons deux – trois balles, lorsque je passe l’aspirateur avec notre pote ASPI ! Et oui, nous avons un aspirateur à vocation Père Noël à la maison…

Le sèche-cheveux par contre, elle n’en a pas peur mais elle ne l’apprécie pas du tout, en fait, elle tente habillement de le « tuer » dès que j’ai le dos tourné… Idem pour les mouches, elle n’en a pas peur, mais… ne supporte pas qu’elle se pose sur elle ou la survole de trop près … Une vraie « killeuse » à insectes !

Bref, Pour les petits tortionnaires du quotidien, transformer l’appréhension en jeu, a relativement bien fonctionné pour nous !

3. Les astuces et plans « B » qui peuvent servir …Récap.

  • Mobiliser la complicité avec Poilu, pour l’aider à traverser ce moment de peur, sans en faire trop … Ce n’est pas une victime, il ne faut pas exagérer la situation!
  • Utiliser la musique pour couvrir des bruits. 
  • Un DVD, idéalement, un film d’animation, beaucoup de mouvement, des sons comiques qui détourneront son attention. 
  • Se servir de la gourmandise de Poilu pour l’occuper, le temps que ça passe.
  • Ne pas le forcer, trouver des itinéraires « Bis », afin de contourner le problème.

Il fut un temps jadis, où l’on pensait qu’en forçant un enfant à nager, il dépasserait sa peur… »tu as peur de l’eau? », je te balance dans une piscine, une peur ça doit s’affronter pour se surmonter… Force est de constater que ces méthodes ne sont en aucun cas adaptées, elles manquent totalement de psychologie, renforcent les peurs, et génèrent des traumatismes parfois irréversibles chez l’enfant, et chez le poilu, lorsque c’est à lui qu’elles sont appliquées.

  • Surtout, ne sombrez pas dans la bêtise…Respectez la peur, tentez de comprendre d’où elle provient, du bruit, du manque de lumière, des mouvements, adaptez l’environnement, rendez-le rassurant, montrez-vous patient, voilà des actions simples, accessibles à tous, qui par le respect, la confiance et la complicité vous mèneront à un résultat, avec le temps!
  • L’aider à déterminer un lieu rassurant à la maison, à l’intérieur, aménagement de sa « PanicRoom », à l’extérieur, devenir « sa PanicRoom », son point de référence rassurant, son soutien moral.
  • Détourner son attention, l’occuper, le motiver à avancer, s’il n’existe pas d’autre parcours, face un obstacle qui l’effraie , mais sans le brusquer, en prenant le temps, sans vous impatienter, crier ou vous énerver ! 
  • Surtout, éviter de prendre Poilu dans les bras, car cette solution ne pourra lui être utile que si vous êtes présents lorsqu’il a peur, et ce ne sera pas toujours le cas, un orage survient lorsque vous êtes au boulot…où sont les bras de l’humaine? Par contre, pour les petits poilus, dans la foule, il ne faut pas se priver, ça peut sauver des pattes, ce n’est pas une question de peur mais surtout, une alternative afin de lui éviter d’être blessé !
  • Tourner le problème sous forme de jeu… selon les situations, ça peut aider !
  • Ne jamais prendre de risques inconsidérés, surtout lorsque cela implique d’autres poilus, des petits d’hommes ou des personnes extérieures à votre cercle de confiance déjà connu de poilu.
  • Si les peurs de Poilu constituent un danger, pour lui ou pour les autres, si le mal-être perdure, malgré votre bonne volonté, il ne faut pas hésiter à vous référer à un professionnel !

En espérant que notre vécu pourra servir à l’un ou l’autre parmi vous;

Surtout n’ayez pas peur petits poilus, vos humains sont là pour veiller sur vous !

Queeny et son humaine; 

 

 

3 thoughts on “Comment aider Poilu à ne pas avoir peur ? Mes astuces…

    1. oui 5 kg c’est facile à transporter 😉 La mienne est trop lourde pour le bras, et avec sa fâcheuse tendance à jouer les Divas c’est carrément à éviter, elle en ferait une habitude ^^ à quand les sacs ou plan B pour grandes boules de poils 😦 DIY la valise avec la tête qui sort 😉 Des bisous

      Aimé par 2 people

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