Mon chat, mon chien va partir

#Bouquine 

Après toi, après nous 

 

Peu de temps après la publication de l’article relatif au deuil, sur le blog, une amie m’a offert un ouvrage récent qui traite exclusivement de la problématique; « Faire face à la perte de son poilu », à la différence que cet ouvrage traite également des prémices de la perte … la gestion du vieillissement, la maladie, … des thèmes spécifiques que l’on aborde rarement avant d’y être confronté.

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Rédigé par le Dr Frantz Cappé

  • Caractéristiques de l’ouvrage 

Sorti le 29 mars 2017 en Édition brochée chez Albin Michel, 160 pages et vendu 12.90 €

Référence: EAN13 : 9782226391919

  • Qui est l’auteur ?

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Source 

« Le Dr Frantz Cappé exerce son métier de vétérinaire (médecine et chirurgie) depuis 1996. Généraliste, il n’hésite pas à vous conseiller les meilleurs spécialistes lorsque les cas l’imposent. Parce que chaque animal est unique, il est souvent nécessaire de prendre du temps pour faire connaissance avec votre compagnon. Une caresse, des mots rassurants mais aussi l’usage de phéromones volatiles apaisantes (des hormones volatiles agissant comme des parfums d’ambiance) que seuls les chiens ou les chats peuvent sentir sont autant d’attentions qui leurs adressent des messages de bienvenue.
Vétérinaire est notre métier et nous nous devons de vous expliquer la maladie, le devenir et les soins de votre animal en parfaite transparence. Le coût des soins fait l’objet de devis. Nous sommes formés en permanence pour la prise en charge de la douleur que ce soit lors de maladies, soins médicaux et ou chirurgicaux.
Nos conditions de consultations et hospitalisations respectent le bien-être animal. »

Source

Pour être honnête, je ne connaissais pas le Dr Frantz Cappé, et soit dit en passant, je ne le connais toujours pas personnellement, cependant, à la lecture de son ouvrage, je peux vous livrer mon ressenti… Au fil des pages, j’ai eu le sentiment d’entrer dans son univers, dans son quotidien de vétérinaire, et d’être humain, en toute simplicité, avec franchise, complicité et bienveillance. Pour me rendre finalement compte, que son quotidien était aussi le mien, celui d’une humaine amoureuse de sa poilue, nous parlions le même langage, celui de ceux qui aiment leur boule de poils. Ce qui est très appréciable, c’est qu’il n’y a pas de langue de bois, il s’agit d’un vétérinaire engagé et engageant, qui dit les choses en utilisant les mots appropriés, sans banaliser, sans vulgariser mais surtout, sans minimiser.

Un discours accessible à tous, un contenu informatif, instructif toujours agrémenter d’exemples par la présentation de cas concrets issus de son expérience professionnelle, ou d’anecdotes personnelles émanant de son vécu en tant que propriétaire d’une boule de poils, ayant lui-même dû faire face à la perte, il aborde la question avec objectivité en parvenant à se placer des deux côtés de la barrière. A savoir, celui qui fait face à la mort de son compagnon et celui qui accompagne la famille dans la perte de leur compagnon, le professionnel et l’être humain ne font qu’un, c’est perceptible tout le long de l’ouvrage. Enfin, un vétérinaire humanisé avec une empathie profonde, et une déontologie sans failles, ce qui hélas, n’est pas le cas de tous ses confrères.

C’est par ailleurs de cette manière qu’il introduit l’ouvrage, par son vécu et sa première confrontation à la perte d’un compagnon, en revenant sur celle de son premier chat, qu’il avait affectueusement nommé « le chat » comme par logique, une évidence, propre à l’enfant qui nomme les choses avec bon sens, …

  • Décortiquons l’ouvrage par la table des matières:

  • L’introduction de la page 9 à la page 16; 

Elle revient sur la première rencontre entre l’auteur et la mort de celui qui fut son premier compagnon, le chat, mais aussi sur ses motivations quant à la rédaction de cet ouvrage et à son approche de l’euthanasie, telle qu’elle est vécue dans la réalité de sa formation et de son métier.

  • Quand survient la maladie de la page 17 à la page 35;

Une approche notamment des problématiques médicales rencontrées en fin de vie, mais aussi, des conseils pour maintenir son poilu en bonne santé, et ce, aux différents stades de son existence.

Gros plus que j’ai apprécié, l’aide -mémoire des dernières pages, qui constitue une synthèse essentielle des conseils prodigués. Une synthèse que nous devrions tous garder en mémoire.

  • Prendre l’ultime décision de la page 37 à la page 60;

Cette partie est sans doute, la plus instructive de l’ouvrage, entendons, d’un point de vue purement pragmatique, elle décrit pas à pas le processus d’euthanasie, en évoquant le déroulement avec beaucoup de douceur, en toute simplicité. Un point qui est rarement abordé avec une telle authenticité, c’est une préparation trop souvent négligée. L’auteur parvient à nous insuffler, à la fois connaissances et courage; 

Il est vrai que pour celui qui n’a jamais été confronté à la mort d’une boule de poils, c’est une épreuve qui est bien trop souvent abordée rapidement, elle est parfois vécue comme une immersion trop rapide dans l’enfer de l’inconnu, les choses s’enchaînent très vite, chez le vétérinaire, il faut assimiler toutes les informations rapidement, et en un rien de temps, on se retrouve dans sa voiture, la laisse à la main, sans son poilu, en ne réalisant qu’à moitié ce qui vient de se dérouler sous nos yeux… « on regarde mais ne voit plus, on n’entend mais n’écoute plus, on acquiesce sans comprendre… » du moins, c’est comme ça, que je l’ai vécu la première fois, à mon plus grand regret. Tout va trop vite,… j’aurai voulu suspendre le temps, au moins l’espace de quelques heures… plus de temps, parce qu’au moment de dire adieu, on n’est jamais vraiment prêt.

Si j’avais pu lire ces informations avant, de vivre ce pénible moment, je l’aurai certainement abordé avec davantage de sérénité. Toutes les indications relatives aux formalités sont abordées, des conseils sont également donnés avec une grande lucidité, car ce sont des questions que je m’étais posées à moi-même, sans pour autant oser les aborder, parce que sur le coup, j’avais du mal à intellectualiser la finalité de cette « visite chez le vétérinaire ». 

Un autre point très appréciable de cette partie, l’auteur aborde le vécu du vétérinaire face à l’euthanasie, une approche plus humaine qui rassure, car je me suis souvent posée la question de la sensibilité de certains, qui semblent la pratiquer comme un facteur effectue sa tournée… certes, un vétérinaire n’est pas un autre, bien loin des généralisations, j’en ai déniché un exceptionnel, mais si l’on en croit les polémiques relayées sur les réseaux sociaux, à profession identique, sensibilité et bon sens parfois très éloignés. D’où, il est essentiel de revenir sur l’importance de bien choisir son vétérinaire, l’auteur le décrit d’ailleurs, comme l’équivalent du « médecin de famille », celui qui connaît vraiment la famille … C’est malheureux en y pensant, mais certaines cliniques vétérinaires ressemblent davantage à des « supers marchés du soin », les consultations s’enchaînent, sans la moindre personnalisation des échanges, on fait le vaccin rapidement, on ausculte sommairement, et on expédie pour laisser la place au suivant… Ce type de clinique est bien évidemment à éviter, tant pour poilu que pour vous … qui méritez une réelle prise en considération et ce, toute sa vie durant.

  • Vivre le deuil de la page 61 à la page 116;

J’ai retrouvé les éléments de mon vécu dans cette partie, beaucoup plus détaillé, plus complet, notamment, par la question de l’approche du deuil pour les enfants de la famille, comment gérer la transmission d’informations, la présence des enfants, que dire, et surtout, comment le dire… beaucoup de bon sens, à nouveau dans cette approche, il est vivement conseillé de ne pas mentir, ce que beaucoup de parents ont encore tendance à faire, en pensant protéger l’enfant d’une douleur, qu’il vivra inévitablement et à laquelle s’ajoutera l’incompréhension d’une situation pourtant bien réelle dans le quotidien de la famille.

Les enfants, perçoivent, ressentent, et comprennent beaucoup de choses, uniquement en nous observant, … la confrontation à la mort, est une étape de la construction qu’il faut aborder, lorsqu’elle se présente avec finesse mais vérité, afin d’éviter que l’enfant ne souffre plus tard de cette occultation bienveillante mais inadaptée au monde dans lequel il aura à se dépatouiller. Une construction doit être complète… préparée, mesurée, encadrée, mais complète.

  • Et après de la page 117 à la page 129;

Une sorte d’hymne à l’amour, un encouragement, une invitation au mieux-être que prodigue l’auteur avec beaucoup de psychologie et toujours en s’appuyant sur des cas concrets, mais surtout, en abordant avec respect les croyances de chacun.

L’ouvrage se termine par une conclusion, une note à l’intention des vétérinaires et une liste de livres, films, et sites internet utiles. (Page 131 à 155)

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Mon avis, 

J’ai vraiment apprécié cet ouvrage, pour les valeurs prédominantes qui transfigure de son contenu général. Le bien-être de l’animal est au centre des préoccupations de l’auteur, mais pas seulement, l’encadrement de l’humain qui doit faire face à la situation, il soigne les deux bouts de la laisse, c’est une parfaite formulation, qu’il utilise pour décrire avec pertinence son approche empreinte d’un profond respect pour la vie tout simplement, qu’on ait deux ou quatre pattes.

Seul bémol, je déplore que l’alternative Nidoo n’ait pas été présentée dans l’ouvrage car elle est pourtant en adéquation avec la vision perceptible de l’auteur et le respect qu’il manifeste dans l’encadrement de la « fin de vie ».

Je pense que ce livre constitue un excellent accompagnement pour aborder la fin de vie et le deuil avec un regard objectif, riche d’un vécu salutaire, d’un soutien cicatrisant. 

Je recommande vivement la lecture de ce livre, on souhaite garder nos poilus à nos côtés le plus longtemps possible, mais il nous faut prendre connaissance de ces informations, afin d’ingérer, concrètement, le fait qu’ils partiront avant nous, afin de nous préparer au mieux à vivre cette triste réalité, mais surtout, afin d’être en capacité de les accompagner au mieux dans leur fin de vie, lorsque ce moment sera venu, car ils le méritent. On leur doit d’être là, d’être au « top » dans notre rôle d’humain protecteur, jusqu’au bout… avec amour, comme ils l’ont été pour nous, toute leur vie durant.

Les liens utiles : Le site de la clinique du Dr Frantz Cappé / La page Facebook / L’Instagram.

Bonne lecture;

My Queen; 

2 commentaires sur « Mon chat, mon chien va partir »

    1. Merci, je trouvais important de pourvoir à cette nécessité d’accompagnement sur le blog en étoffant la rubrique pour le jour où quelqu’un en aurait besoin… J’espère qu’elle sera utile à ceux qui traversent ce moment difficile, que les pistes et références pourront les aider. Bisous

      Aimé par 1 personne

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