L’histoire de « WOOFYNoël », conte pour Poilu … à lire au coin du feu!

#Conte de Noël pour poilus et petits d’hommes

 

Parce que les poilus aussi ont le droit d’avoir un conte de Noël !

 

Il faut rendre justice à cette histoire, beaucoup trop ancienne pour qu’on s’en souvienne… ou beaucoup trop jeune encore, dans la mesure, où je suis juste sur le point de l’écrire…Les petits d’hommes se demandent souvent si c’est aussi le Père Noël qui apporte les cadeaux aux petits poilus …

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Je vais tâcher de les éclairer,

Spéciale dédicace aux petits d’hommes qui prendront connaissance du récit, puissiez-vous toujours être respectueux des animaux, responsables et engagés, car le devenir de notre société réside entre vos mains !

 

Installez-vous confortablement, oui, vous… petits d’hommes et petits poilus car je vais vous conter l’histoire une histoire qui répondra à votre question…

Qui apportera des cadeaux à nos poilus à Noël?

 

I. Un mauvais départ

Comme toutes les histoires, elle commence par…

Il était une fois, il y a bien longtemps, dans une ville lointaine, un petit poilu esseulé, il se nommait « sans nom », c’est bien étrange me direz-vous… comment l’appeler s’il n’a pas de nom ?  C’était justement là, tout le drame de son existence, « Sans Nom » n’avait jamais été appelé par personne, « Sans Nom » n’avait jamais suscité l’intérêt réel de personne…

Dans sa vie, les humains n’avaient jamais été que de passage… bien triste départ !

Et pour cause, sa vie avait commencé comme celle de n’importe quel poilu, par sa naissance, sa maman, dont il n’avait aucun souvenir, l’avait mis au monde, lui, ses frères et sœurs. Il n’avait pu lui dire adieu, alors qu’il l’avait à peine connue, il lui avait enlevé, il avait été vendu à un couple de passage dans ce qu’il pense être, une boutique à poilus… (nous pensons qu’il s’agit d’une animalerie). Le Monsieur était venu le chercher un beau matin de grand froid, très souriant,… Il se souvient à peine des premiers jours dans cette famille, en revanche, il se remémore encore les cris et les colères, les mots dont il ne percevait le sens mais qui à l’intonation lui faisaient peur, des regrets et des reproches à n’en plus finir. Ceux qui semblaient former un joli jeune couple au moment de Noël, se séparaient à Nouvel an…. Monsieur avait offert ce petit poilu à Madame, Joyeux Noël avait-il déclaré, avec un joli nœud rouge.. Car dans son esprit, une vie peut être un cadeau… Mais Madame avait décidé de s’en aller… Une semaine plus tard, le cadeau n’avait pas suffi… Madame ne voulait plus rien qui lui rappela Monsieur… Y compris ce petit poilu…. Lorsqu’elle claqua la porte sans se retourner, « Sans Nom » compris, qu’il n’était plus vraiment désiré… « Qu’est-ce que tu regardes toi, le chien ?« … Monsieur appela sa mère, lui fit part de son « Problème »… car désormais la boule de poil était passée du statut de solution miracle pour couple en crise, à celle de… problème. La mère de monsieur écouta sans entendre, et face au problème elle ne voulu apporter de solution…, Certes elle aimait les animaux, comme tout le monde… « Mais la retraite c’est la liberté, je veux voyager, maintenant que vous n’êtes plus dans mes pattes, toi et ton frère, je veux pouvoir en profiter, un chien c’est l’esclavage «  avait-elle fermement signalé !

Monsieur contrarié passa donc au plan B, le frère… Il a des gosses, « les gosses aiment les chiens… » d’autant qu’ils en voulaient un… Ni une ni deux, on remet le nœud rouge qui traînait encore sur la commode de la chambre, dont les tiroirs, désertés par Madame sont désormais à moitié vides, direction la voiture,… Sans nom, pauvre poilu, se sent inquiet et ballotté, il se demande ce que Monsieur a décidé de faire de lui, il s’interroge surtout, quant au « pourquoi », Monsieur ne veut-il pas de lui… ! Monsieur qui, une semaine auparavant était venu le chercher, lui avait promis une belle vie, emplie d’amour, un foyer, nous ferons ceci, nous vivrons cela… Où étaient passées les belles promesses, Monsieur aurait-il menti ?

Le voilà arrivé, les enfants courent dans tous les sens, ils sont surexcités « non-laisse, c’est moi qui le prends » on le tire de tous les côtés, le cou et la patte arrière, les grands humains sont dans la cuisine, ça parle fort, ça ne semble pas d’accord… « juste un essai »… Comme s’il était un objet… satisfait ou remboursé ?

Monsieur ressort sans même un regard, il a des choses à régler, la vie humaine est si compliquée, vous comprenez ! C’est la dernière fois que « Sans Nom » verra celui qui pourtant était responsable de lui… Il se souvient vaguement de sa nuque…, depuis le temps, vous pensez, le reste, c’est effacé… Au début, il l’attendait, ensuite, il a compris… L’attente était inutile, attendre est vain lorsqu’il est question des humains….

Cependant, une semaine plus tard, il crut reconnaître la voix de Monsieur au téléphone, peut-être a-t-il changé d’avis ? Oserons-nous l’espoir ? Non… L’humain au regard noir criait, il ne voulait pas garder cette chose… La chose ? « De quelle chose parlait-il ? De moi ? » se demanda « Sans Nom »…

Plus attentif, « Sans Nom » écoutait les reproches qui lui étaient indirectement adressées, « manger les pieds de chaise, uriner partout… Vider la poubelle,… SALE… Ne sert à rien… »

« Mais comment être autrement ? Jamais personne ne m’a rien appris… ! Qu’attendent-ils de moi, les humains ? Comment dois-je me comporter pour faire les choses comme ils souhaitent que je les fasse ? Je veux apprendre, je veux être comme ils veulent… Je veux…  » Tellement de pensées qui se bousculent dans sa tête, tellement de regrets injustifiés, tellement d’injustice inconsidérée.

Tant de questions qui resteront sans réponses…

La solution avait été trouvée… « à donner contre bons soins » quelques caractères sur Internet et voilà, le défilé d’humains potentiels avaient commencé… « il n’était pas vraiment de race », « il semblait déjà trop grand »,… « Il ne semblait pas très méchant, pour la tâche qui lui était prédestinée… » Et puis, elle est arrivée, avec sa canne et son odeur de lavande, ELLE c’était Mamie… Parce qu’elle était plus âgée que les autres humains, elle semblait gentille, elle était douce, c’était réconfortant,… Arrivée chez elle, les choses changèrent,… Pour la première fois « Sans Nom » se sentit bien, en sécurité, il avait presque  le sentiment d’être chez lui. Il avait un coussin, une assiette à lui, toujours bien remplie, un jouet qui fait puic-puic… Pour la première fois…, il pouvait être le chien insouciant qu’il aurait dû être depuis sa naissance… Il découvrait les caresses, c’était différent de la rudesse des enfants, qui tiraient les oreilles et la queue dès que les humains tournaient les yeux…. C’était nouveau et c’était bien !

Malheureusement, ce ne fut que de courte durée, Mamie ne se portait pas bien, elle ne savait plus sortir, elle peinait à se déplacer, un jour, les hommes en blancs sont venus l’emmener…

Toute la journée, il avait attendu, dans le noir, il avait peur,… La porte s’ouvrit lorsque la nuit fut tombée, la fille de mamie était là, le visage blême, les yeux emplis de larmes, le nez rouge et irrité,… Elle ne dit qu’une chose  » On va te trouver une nouvelle famille »

Cette réalité était la sienne, d’un foyer à l’autre, sans que personne ne semble vraiment se soucier de son devenir.

Ils arrivèrent devant les portes de ce que les humains qualifient de « refuge ».

« Est-ce pour se réfugier de l’indifférence, qu’on nous enferme ici ? Est-ce une manière pour les humains de dissimuler leurs incompétences à nous aimer, à tenir leur engagement, à assumer leur responsabilité, tout simplement ? se demandait Sans Nom.

Sans trop comprendre pourquoi, sans trop avoir conscience de ce qui lui était reproché, « Sans Nom » parce qu’on avait jamais pris le temps de le nommer, se retrouva confronté à la dure réalité… sauf que cette fois, il ne voulait plus l’accepter !

Ils approchaient de la porte, à l’intérieur ça semblait bruyant, des aboiements portaient au loin… Elle tirait sur la laisse pour traîner « Sans Nom »à l’intérieur, il était pétrifié et ne voulait plus avancer.. C’est là qu’il recula et, l’effet des tiraillements inversés, le fit sortir de son collier… Sans attendre, il décida de fuir les hommes, de choisir une autre voie…. Car ce qu’il avait vu jusque-là du monde des humains, ne lui donna aucune envie de rester parmi eux… aucune confiance, aucun désir de remettre son destin à nouveau entre leurs mains !

II. L’abandon de trop !

Il courut, plus vite, plus loin, plus longtemps, jusqu’à une ruelle sombre, dans laquelle il décida de s’arrêter pour se cacher… Derrière une poubelle, entre deux cartons, l’espace était peu agréable mais il se sentait davantage en sécurité depuis qu’il avait fui… Il se demandait pourquoi, personne ne semblait vouloir de sa présence… Qu’avait-il pu faire de si mal qu’on ne le considère que comme une erreur, un indésirable, il en avait vu d’autres partir avant lui, avec des humains qui avaient l’air si gentils, des petits d’hommes qui disaient « tu seras mon meilleur ami pour la vie »… Lui, n’avait pas de nom… Et désormais, il n’avait plus de famille, mais peut-on vraiment considérer qu’il en a eu une, à un moment de son existence ?

Alors que ses pensées vagabondes le renvoyaient à la pénible réalité, il dut se faire à l’idée qu’il n’aurait, ce soir, rien à manger… Le froid devenait plus intense, la clarté qui parsemait la sombre ruelle par intermittence, entre les grands immeubles, s’estompait jusqu’à faire place à la nuit noire et froide.

Il se souvenait avoir entendu qu’il était un cadeau de Noël, sans trop savoir ce qu’était Noël, il se demandait même la signification du mot « cadeau », il n’était pourtant pas une chose, il était vivant, il pensait, parlait sans être vraiment compris, il ressentait toutes les émotions, la joie lorsque Monsieur est venu le chercher, l’euphorie à l’idée de quitter l’usine et d’avoir son propre foyer, la peur lorsque les humains ont commencé à crier, la peine, lorsqu’il a compris qu’il n’allait pas rester, l’angoisse lorsque Monsieur le quitta, et Mamie…celle qui fit naître à la fois l’espoir et le désespoir…  mais surtout la colère, et l’injustice, de ne pas avoir le temps d’apprendre à devenir ce qu’ils attendaient de lui…

Il se dit, qu’il ne regrettait rien, qu’il était mieux sans les humains, … leva la tête et regarda le ciel, les étoiles et particulièrement, celle qui plus que toute autre brillait au-dessus de sa tête, cette nuit, « Sans Nom » l’ignorait mais, cette nuit était la nuit de Noël… il devait donc avoir plus d’un an … c’était le second Noël de son existence.

Il lui était difficile de percevoir la magie de Noël, de comprendre l’euphorie des fêtes qui gagnaient les humains à l’approche de cette simple nuit, triste et froide comme toutes les autres. Peut-être n’était-il pas seul à vivre ça… Peut-être y en avait-il d’autres comme lui.

Lui qui n’avait de nom, n’attendait rien… plus rien…

Mais…

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III. Les miracles de Noël existeraient-ils ?

La belle étoile, magnanime, douce et souvent bienveillante, décida de forcer le destin de ce petit poilu laissé pour compte… Qui mieux que le Père Noël pourrait réaliser ses vœux?

Sans plus attendre, la belle étoile brilla de plus belle, indiquant la ruelle, éclairant et réchauffant l’abri de fortune de ce petit « Sans Nom » qu’elle avait décidé d’aider. C’est alors qu’un bruit retenti, apeuré, « Sans Nom » s’enfonça plus lointainement dans sa cachette, il avait peur, ne voulait pas que les humains puissent lui faire du mal, « à quoi bon y retourner, ils finiront encore par me rejeter », se disait-il…

« OhoHoh… » dit une grosse voix plus chaleureuse et chantante que toutes celles qu’il avait pu entendre jusqu’ici… « Ne vas-tu pas venir me saluer ? » insista-t-elle, cette grosse voix…

Étrangement, « Sans Nom » n’avait pas peur, bien au contraire, la voix semblait familière, bien qu’il ne l’ait jamais entendue avant ce soir-là; elle était grosse mais rassurante, joyeuse, prometteuse, … Alors, il se décida, à approcher à petits pas…

Et pour la première quelqu’un compris ce qu’il « woufa »… Cet humaine parlait-il son langage?, du moins, il semblait le comprendre …

Il avança en levant les yeux et la truffe, vers la grosse voix… et découvrit un « gros » monsieur, tout de rouge vêtu, à la longue barbe blanche, le même monsieur que celui présenté sur les affiches, ou dans les vitrines qu’il vit en courant jusqu’à la ruelle,  ….

Il était souriant et avait les joues roses malgré ce grand froid… « Je suis le Père Noël et toi, tu es en retard ! », lui signifia le nouveau venu…

« En retard ? «  … répéta « Sans Nom » stupéfait… « comment peut-on être en retard, alors qu’on est attendu nulle part ? » lui répondit-il ….

Le Père Noël, d’un air amusé lui rétorqua  » C’est lorsque l’on n’attend rien, que parfois la bonne étoile nous donne beaucoup, elle a posé le regard sur toi Woofy… »

L’espace d’un instant « Sans Nom » y avait cru… il avait pensé, que quelqu’un s’intéressait à lui, mais il y avait erreur sur la personne, confusion totale, on l’avait pris pour une autre, un dénommé « Woofy »… accablé par cette nouvelle déception, il expliqua rapidement au Père Noël qu’il se trompait d’interlocuteur…, d’un air dépité, il balaya la ruelle du regard, avant de répondre, tête baisée « Comme vous voyez…ici, il n’y a pas de Woofy, il doit se trouver dans la ruelle d’à côté, votre… ami, ici, il n’y a que moi… »sans nom ».

Le Père Noël, se mit d’abord à rire, faisant ainsi chanter sa grosse voix… avant de s’interrompre et de poser un regard tendre, empli de douceur sur le pauvre petit « Sans Nom »… il le rassura « C’est bien toi que je suis venu voir… Woofy, tu ne vas pas rester sans nom, ce serait dommage, désormais tu as un nom Woofy, et une mission… très importante! »

Le trouble de cette révélation planait encore dans la tête de Woofy, désormais, il avait un nom, et une mission… « une mission? Mais quelle mission? »…

Le Père Noël, lui expliqua  » Désormais, tu vas travailler avec moi, c’est toi qui apportera les cadeaux de Noël aux petits poilus sages … la nuit de Noël, j’ai déjà tant de travail avec les petits d’hommes… l’étoile a vu en toi, un assistant de premier choix! il enchérit, « bien sûr, il te faudra travailler dur, toute l’année, nous surveillons, préparons les cadeaux, dans nos ateliers, avec les lutins, pour que la nuit de Noël soit parfaite… nous serons ta famille, ton foyer, si tu veux de nous ? »

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Woofy hocha la tête, pour signifier son acquiescement,  sans hésiter un instant, il avait une mission, très importante, s’assurer que tous les petits poilus du monde puissent avoir un cadeau le matin de Noël !

Ainsi naquit WoofyNoël, car en plus d’avoir un nom et une mission, ce petit poilu avait désormais une famille… et pas n’importe laquelle … celle du Père Noël !

Une question cependant subsistait … Woofy décida de la poser, il prenait déjà sa mission très à coeur …  » Mais … que faire pour les poilus qui ne sont pas sages? « 

Le Père Noël, très amusé lui expliqua que les poilus pas sages auraient juste droit… au recyclage des biscuits qu’il aurait mangé durant sa tournée…

C’est pourquoi, on dit au petit poilu qu’ils doivent être sages, sans quoi, au pied du sapin, il n’y aura que des petites « paillettes artisanales »... et non des cadeaux !

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Cet conte nous apprend, qui vient déposer les cadeaux de nos petits poilus au sapin, mais elles nous rappellent aussi, qu’un poilu n’est pas une chose ou un cadeau de Noël, il s’agit d’un être vivant doté d’émotions, de la faculté de penser, qui mérite un foyer aimant pour s’y réchauffer physiquement mais aussi émotionnellement … Il nous démontre que son arrivée dans la famille doit être mûrement réfléchie … et que des petits sans noms… on en compte par milliers, ceux qui attendent derrière les grilles des refuges que vienne enfin le temps pour eux, d’être adoptés …

Un conte édulcoré pour que les petits d’hommes comprennent que vouloir n’est pas toujours pouvoir… que parfois, il est préférable d’attendre, de grandir et mûrir afin d’assumer pleinement le rôle essentiel d’humain qu’ils auront à assurer pour le poilu de leur vie !

Un contre qui invite à ne pas oublier toutes ces bonnes étoiles qui veillent sur les poilus laissés pour compte, qui œuvrent pour leur trouver une famille aimante, sans jamais rien attendre en retour. Ces anges gardiens, qui donnent de leur temps, de leur énergie … et à qui, il faut rendre hommage en disant  « MERCI de tout ce que vous faites pour eux, car en de nombreux cas… vous êtes leur seul espoir ! »

Tous les poilus méritent un foyer, mais tous les foyers ne méritent pas  un poilu… Responsabilité et cohérence … DON’T SHOP… ADOPT !

Ps: N’oubliez pas de déposer des petits gâteaux pour Woofy au pied du sapin, demain soir !

My Queen;

 

 

 

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